Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 4 jours
Chaque jour, Julien Arnaud vous accompagne de 10h à 12h dans Arnaud Direct sur BFMTV.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00:10L'actualité est encore particulièrement dense ce matin et on va la suivre dans son intégralité dans Arnaud Direct sur
00:00:16BFM TV avec l'International en Moyen-Orient, la reprise des frappes.
00:00:21Il y a également l'affaire Liana avec un déplacement d'Emmanuel Macron dans le courant de la matinée et
00:00:25puis sur Patrick Boel, il a été déféré à la fin de sa garde à vue il y a quelques
00:00:30heures maintenant et il risque la prison puisque le parquet demande la détention provisoire et on aura la décision dans
00:00:36le courant de cette journée, peut-être dès ce matin.
00:00:38Et on va retrouver d'ailleurs pour commencer devant le palais de justice de Nanterre Nargis Hadji. Vous êtes avec
00:00:44Benjamin Danan et c'est donc là au palais de justice de Nanterre que le chanteur est arrivé tôt ce
00:00:50matin.
00:00:53Absolument. À 8h30, la garde à vue de 48 heures s'est terminée pour Patrick Boel. Il est donc désormais
00:00:58derrière nous dans ce tribunal judiciaire de Nanterre.
00:01:02Aujourd'hui, Patrick Boel va être présenté à trois juges d'instruction. Le parquet requiert, vous l'avez dit, sa
00:01:08mise en examen et son placement en détention provisoire pour viol, tentative de viol, agression sexuelle, harcèlement sexuel concernant neuf
00:01:15femmes en France, en Belgique mais aussi en Suisse.
00:01:18Des faits qui se seraient produits entre 2010 et 2019. L'artiste de 67 ans avait été convoqué et s
00:01:25'est présenté aux alentours de 8h30 lundi à la police judiciaire parisienne pour être auditionné sur 13 plaintes pour viol
00:01:32et agression sexuelle.
00:01:33Évidemment, on vous retrouve, Nargis, en direct. Vous êtes sur place. Il y a également l'équipe de Lelabaï qui
00:01:39est sur place pour suivre tous les rebondissements dans cette affaire qui n'en manquera pas aujourd'hui.
00:01:44On le voit bien. Pauline Revenard, vous nous avez rejoint pour qu'on aille un petit peu plus loin sur
00:01:48les suites judiciaires.
00:01:51Donc précision. Il risque bien la détention provisoire. En tout cas, c'est ce qu'a demandé le parquet. Qu
00:01:56'est-ce qui va se passer maintenant ? Qui prend la décision ? Comment ça se passe ?
00:01:58Alors là, il est sous escorce policière dans ce tribunal judiciaire de Nanterre. Il va être présenté à trois juges
00:02:04d'instruction. Il va y avoir un interrogatoire de première comparution.
00:02:07En même temps, ils sont les trois face à lui. C'est comme ça que ça se passe.
00:02:09A priori, c'est comme ça. Il va répondre à des questions. Il peut ne pas répondre, mais il peut
00:02:13répondre. A l'issue de quoi, ils vont demander sa mise en examen.
00:02:18Ça, c'est sûr. Ils vont demander sa mise en examen.
00:02:19Oui, la mise en examen. Et ensuite, s'ils demandent la détention provisoire, alors, comme le parquet l'a demandé,
00:02:26alors il y aura une deuxième étape qui est le juge des libertés et de la détention.
00:02:29Si et seulement s'il demande la détention provisoire.
00:02:32Exactement. Donc là, il y a une deuxième étape devant le juge des libertés et de la détention. Et là
00:02:36encore, il y a deux options possibles. Et il faut garder ces deux options sur la table.
00:02:39Alors, soit il part en détention provisoire, soit il peut aussi être libre sous contrôle judiciaire avec des conditions, avec
00:02:46plusieurs conditions différentes.
00:02:47Des conditions strictes, du cautionnement, des interdictions de se produire, par exemple, parce que rappelons-le, et Marine le sait
00:02:53mieux que moi, c'est aussi dans ses coulisses de spectacle que des femmes qui ne se connaissent pas ont
00:02:58raconté sensiblement et ont fait sensiblement les mêmes récits.
00:03:01Marine, c'est Marine Turquie qui est avec nous, journaliste au Pôle enquête de Mediapart, qui a en grande partie
00:03:08révélé tous ces témoignages, ces dizaines de témoignages qui se sont accumulés.
00:03:12Également, les plaintes, ce qui se passe en ce moment, ça vous étonne, vous ? C'est la suite logique
00:03:15?
00:03:16En fait, ce qui est intéressant, c'est que le parquet demande la mise en examen pour neuf faits présumés.
00:03:20Sur les neuf, sept étaient déjà entre les mains de la justice, en France, en Belgique.
00:03:25Ça, c'est quand même intéressant et ça va, je pense, interpeller aussi la justice.
00:03:29C'est-à-dire qu'en fait, le même parquet décide aujourd'hui de demander la mise en examen pour
00:03:33des faits qu'il a classés précédemment.
00:03:35Il a changé d'avis d'une certaine façon.
00:03:36Absolument.
00:03:37On verra dans le détail quelles sont les plaintes.
00:03:38Absolument. Et ce qui est intéressant, c'est qu'entre-temps, qu'est-ce qu'il s'est passé ?
00:03:41Il y a des femmes qui ont décidé de briser l'Omerta en parlant à Mediapart dans une enquête étayée,
00:03:47recoupée, qui m'a pris, vous l'avez dit, plus de sept années.
00:03:50Et sept ans, c'est le temps qu'il faut pour recouper les choses, mais c'est le temps qu
00:03:53'il faut pour la parole aussi.
00:03:54Puisque quand j'ai eu connaissance des premiers témoignages, et c'était fin 2018, vous vous rendez compte, il y
00:03:58a des années, ces femmes n'étaient pas prêtes à parler ouvertement.
00:04:01Certaines me disaient, moi je vous parle pour vous orienter, pour vous donner des pistes, mais je ne peux pas
00:04:04parler dans un article.
00:04:05Parce qu'elles risquent leur carrière, parce qu'elles ont peur d'être rayées de la carte.
00:04:09C'est justement notamment.
00:04:10Bien sûr, et pas que Flavie Flamand.
00:04:12Elle vous avait parlé, mais de façon anonyme.
00:04:14Elle ne s'est dévoilée, si j'ose dire, que dans un second temps.
00:04:17Elle m'a dit, moi je parle pour appuyer la parole des autres.
00:04:20Elle a parlé sous le pseudonyme d'Eva.
00:04:22Ça n'intéressait pas grand monde quand elle était Eva.
00:04:25Elle est sortie du bois une semaine après.
00:04:27Elle savait la responsabilité qui était la sienne, en tant qu'animatrice connue et populaire, de prendre la parole.
00:04:31Et je crois que sa parole a été un tournant.
00:04:33Ça a été un déclencheur, y compris judiciaire ?
00:04:35Je pense, parce que deux jours après, la procureure de la République de Paris a annoncé une grande enquête centralisée
00:04:41à Nanterre.
00:04:41Mais juste avant, deux mois avant, dans Mediapart, Daniel Elsner, la patronne d'Unifrance, donc c'est une institution du
00:04:46cinéma français,
00:04:47avait déjà porté plainte pour tentative de viol.
00:04:49Il y avait déjà une enquête en cours à Paris.
00:04:51Et cette prise de parole en a déclenché d'autres.
00:04:53Moi, j'ai pu publier au total 25 témoignages en quelques semaines après 7 ans d'enquête.
00:04:59Donc c'est le temps qu'il faut, mais c'est aussi les déclencheurs de parole.
00:05:01Alors on a l'habitude de dire, Pauline Revena, que pour que la mise en détention soit prononcée,
00:05:06il faut remplir un certain nombre de conditions.
00:05:08Quelles pourraient être les conditions ici évoquées par le parquet ?
00:05:11Risques de troubles à l'ordre public, ça c'est en théorie.
00:05:14Risques de subordination de témoins, risques de dissimulation des preuves,
00:05:17ça c'est tout ce qu'il y a de théorique.
00:05:18Après, il faut voir ce que va décider la justice, c'est encore un peu tôt.
00:05:22Mais la journée va être très très longue pour Patrick Bruel, parce que là, il est à Nanterre.
00:05:27Et je pense qu'on aura cette décision finale en fin de journée, mais pas avant.
00:05:31Parce qu'il y a donc, comme je vous l'ai expliqué, plusieurs étapes.
00:05:34Et que c'est complexe, c'est compliqué.
00:05:36Et que cet interrogatoire de première comparution, il va pouvoir répondre ou pas.
00:05:41Et cette étape devant les juges d'instruction, parce qu'en fait, on reprend ce qui a été dit en
00:05:45garde à vue,
00:05:45sur le plan strictement formel, pour ceux qui n'y ont jamais assisté, expliquez-nous comment ça se passe.
00:05:50On le reprend, on décline son identité, on essaye d'avancer.
00:05:55Écoutez, comme il y a neuf faits qui sont extrêmement détaillés dans ce communiqué,
00:06:00il y a deux tentatives, je pense qu'il faut les nommer.
00:06:03Il y a deux tentatives de viol, il y a trois viols, il y a deux agressions sexuelles,
00:06:07et il y a deux cas de harcèlement sexuel.
00:06:09Cinq crimes présumés.
00:06:11Cinq crimes présumés, et je reprends vos mots, il y en avait sept sur neuf qui étaient déjà dans la
00:06:16main de la justice.
00:06:17Donc qu'est-ce que va faire le juge d'instruction ?
00:06:18Il va les reprendre un par un, il va écouter ce qu'a à dire Patrick Bruel, et ensuite il
00:06:22va décider.
00:06:23Et on va entendre l'expertise de Maître Bac qui est également avec nous,
00:06:26qui va nous expliquer comment tout ça se passe concrètement, parce que lui évidemment il le vit au quotidien.
00:06:30D'abord Stéphane Bellery, je me tourne vers vous, parce que comment,
00:06:34est-ce que, pour ce que vous en savez, on s'est préparé dans l'entourage de Patrick Bruel
00:06:38à cet éventuel, qui serait évidemment un coup de tonnerre dans cette affaire,
00:06:43qui serait le placement en détention de Patrick Bruel ?
00:06:45En tout cas, il n'a jamais formulé, Patrick Bruel, cette possibilité.
00:06:48Peut-être qu'il l'a fait auprès de ses avocats, mais auprès de tous les proches
00:06:52avec qui il a discuté jusqu'à dimanche.
00:06:55On peut penser que ses avocats lui en ont parlé, en tout cas ils sont là pour ça,
00:06:58pour le préparer à toutes les éventualités.
00:06:59J'imagine, s'ils ont fait leur boulot, ils lui ont probablement parlé de cette possibilité.
00:07:03Il espérait d'une certaine manière être mis en examen pour pouvoir avoir accès aux plaintes,
00:07:06pour pouvoir avoir accès aux dossiers, parce que lui aussi,
00:07:09tout comme les autres plaignantes et les autres avocats,
00:07:12n'avaient pas connaissance de l'intégralité des éléments.
00:07:14Donc aujourd'hui, il est toujours déterminé, visiblement, à expliquer.
00:07:20Il l'avait fait une première fois.
00:07:21Toujours présumé innocent, on le rappelle évidemment.
00:07:23Voilà, présumé innocent.
00:07:24Il l'avait fait une première fois sur de nombreuses affaires
00:07:26qui sont donc aujourd'hui regardées différemment par la justice.
00:07:30En tout cas, auprès de ses proches, il n'a jamais évoqué
00:07:33cette possibilité d'aller en détention.
00:07:36Ce serait une humiliation pour lui, m'a dit un de ses proches,
00:07:40parce qu'il ne l'a pas du tout imaginé.
00:07:42Et vous avez eu des échos éventuels de la façon dont se sont passées
00:07:46ces 48 heures de garde à vue ?
00:07:47Aucun, il était évidemment coupé du monde, coupé de son téléphone.
00:07:52Beaucoup de ses proches m'ont aussi dit, oui, il est capable de tenir
00:07:54trois heures sur une scène, un concert, passer deux journées en garde à vue,
00:08:00dormir très peu de temps.
00:08:01La journée qui s'annonce aujourd'hui sera très complexe,
00:08:04ce sera très difficile à vivre pour lui.
00:08:06Quelqu'un pour qui son rapport à sa carrière, à son image publique
00:08:10est extrêmement important, probable qu'il le vive difficilement ?
00:08:15Quels sont les retours des témoins marine turquie que vous avez contactés,
00:08:20avec qui vous êtes en contact depuis sept ans maintenant, vous nous l'avez dit ?
00:08:22On imagine que depuis ce placement en garde à vue,
00:08:25et même peut-être d'ailleurs depuis cette réquisition du procureur ce matin,
00:08:28cette demande de placement en détention,
00:08:30vous avez eu des échanges avec elle.
00:08:32Que vous ont-elles dit ?
00:08:33Oui, là ce matin j'étais au téléphone pendant des heures,
00:08:35avec plusieurs d'entre elles, qui ont pour certaines appris les choses
00:08:38en vous regardant ici.
00:08:40Elles sont hyper émues, parce que c'est une étape,
00:08:42je dis bien une étape, parce qu'on n'est qu'au début quand même des choses,
00:08:44c'est le début de l'instruction.
00:08:46Mais pour elles c'est extrêmement émouvant,
00:08:48parce qu'elles ont le sentiment, vous l'avez dit,
00:08:50sept des neufs avaient déjà signalé l'effet de la justice,
00:08:53elles ont le sentiment aujourd'hui qu'on commence à entendre.
00:08:55Et je crois que plus largement il se passe quelque chose en ce moment,
00:08:57l'affaire Liana, l'affaire Bruel,
00:08:59tous les questionnements autour du rôle de la justice
00:09:01dans le traitement de ces affaires de violences sexuelles.
00:09:03Je crois que c'est le début de quelque chose,
00:09:04en tout cas elles sont très émues pour la plupart ce matin.
00:09:07Maître Bas, éclairez-nous sur la façon dont ça va se passer aujourd'hui.
00:09:11Pauline Revena nous a donné le cadre général,
00:09:13un petit peu plus en détail,
00:09:15ça se passe comment, ça va se passer comment ?
00:09:17Alors déjà c'est la première fois en procédure
00:09:19que les avocats de Patrick Bruel auront accès au dossier,
00:09:22donc ils vont pouvoir voir concrètement ce qu'on lui reproche,
00:09:25parce qu'en garde à vue, on navigue un peu à vue,
00:09:27c'est-à-dire qu'on voit avec les questions qu'on nous pose,
00:09:29là ils vont pouvoir concrètement se préparer.
00:09:31Et ensuite, quand il sera présenté au juge d'instruction,
00:09:33d'ailleurs c'est pas anodin qu'il y ait trois juges d'instruction
00:09:36pour une affaire de viol,
00:09:37c'est pas pour toutes les affaires de viol, d'agression sexuelle
00:09:40qu'on a autant de juges d'instruction qui soient co-saisies.
00:09:43Oui, c'est vrai que trois ça paraît beaucoup.
00:09:44Trois, ça veut dire que c'est une affaire déjà d'ampleur.
00:09:46Parce qu'il y a beaucoup de cas surtout.
00:09:48Exactement, une affaire délicate.
00:09:49Donc il va être présenté dans les juges d'instruction
00:09:52qui vont lui demander déjà s'il veut garder le silence
00:09:54ou s'il veut s'exprimer.
00:09:55S'il veut s'exprimer dans ce cas,
00:09:58on pourra lui poser des questions,
00:10:01sinon il pourra garder le silence.
00:10:02Et là, ensuite, ces avocats feront des observations
00:10:04et le juge considérera sur chacun des faits
00:10:06s'il faut le mettre en examen
00:10:08ou s'il faut le placer sous le statut de témoin assisté.
00:10:12Ensuite, vraisemblablement,
00:10:13il pourrait être présenté à un juge des libertés de la détention.
00:10:16Sachant que...
00:10:16Ça c'est ce que nous avez dit Pauline,
00:10:18s'il y a une demande de mise en détention.
00:10:19S'il y a une demande de mise en détention,
00:10:21mais il est possible que le parquet ait actionné
00:10:24ce qu'on appelle l'article 137-4 du Code de procédure pénale
00:10:26qui permet, même si le juge d'instruction
00:10:28ne veut pas saisir le juge des libertés de la détention,
00:10:30de le saisir tout de même
00:10:32pour qu'il y ait quand même un débat.
00:10:33Ensuite, il pourrait être placé
00:10:34soit en détention prisoire,
00:10:36sous contrôle judiciaire,
00:10:37ou alors sous bracelet électronique
00:10:38si le parquet considère que...
00:10:40et le GLD,
00:10:42qu'on a un risque de pression sur les victimes notamment
00:10:44ou un risque éventuellement aussi de réitération des faits.
00:10:47Ça c'est le GLD, on le rappelle,
00:10:48juge des libertés de la détention
00:10:49et c'est lui qui décide,
00:10:51dans son âme et conscience,
00:10:52seul du placement en détention.
00:10:53Il décidera,
00:10:54dans son âme et conscience,
00:10:55du placement en détention
00:10:56et aussi, également, du lieu de détention.
00:10:59parce qu'on sait que de telles personnalités
00:11:01ne sont pas placées en détention
00:11:03pour les soirs n'importe où
00:11:05et aussi, dans certains quartiers,
00:11:07en réalité, protégés de la prison.
00:11:09Et d'une certaine manière,
00:11:10il a donné aussi des gages à la justice.
00:11:12Il a annulé 17 concerts
00:11:13qui devaient débuter la semaine prochaine,
00:11:15donc il n'a pas d'engagement professionnel.
00:11:17Il se tient à la disposition de la justice
00:11:18pour les quatre prochains mois.
00:11:20Il n'a aucun engagement professionnel
00:11:21dans aucun domaine.
00:11:22Il a toujours répondu
00:11:23aux convocations de la justice.
00:11:24Donc, ce sont peut-être aussi
00:11:26des éléments qui peuvent peser
00:11:28pour son maintien en liberté.
00:11:30Pauline Rovna,
00:11:31je voulais vous donner la réaction
00:11:32de Jade Doucelin,
00:11:33qui est l'avocate de Daniela Esner.
00:11:35Elle dit que, dans ce que vous disiez,
00:11:37que c'est une première victoire judiciaire
00:11:38pour les victimes
00:11:38et qu'elle a une pensée particulière
00:11:40pour Daniela Esner,
00:11:41qui a été la première
00:11:42dans cette nouvelle procédure
00:11:44à avoir ouvert la voie.
00:11:45Exactement.
00:11:45Et on en parlait il y a l'instant.
00:11:46Et grâce à elle, en quelque sorte,
00:11:48on en est là aujourd'hui.
00:11:49Donc voilà, les victimes,
00:11:50les présumées,
00:11:51les unes après les autres,
00:11:52qui, quand même,
00:11:54il y a une forme de soulagement.
00:11:55Mais c'est le début
00:11:55d'un très, très, très long cheminement.
00:11:58Marine Turquie,
00:11:58les témoins, les plaignantes,
00:11:59elles souhaitent ce placement
00:12:00en détention
00:12:00ou elles ne se prononcent pas là-dessus ?
00:12:02Vous savez, elles sont nombreuses.
00:12:03Elles sont 30 aujourd'hui
00:12:04à avoir témoigné dans la presse
00:12:06et chacune a des idératas différents.
00:12:08Je crois qu'aujourd'hui,
00:12:09elles veulent surtout
00:12:10qu'on entende leurs paroles.
00:12:11C'est ça qu'elles veulent.
00:12:12Qu'on entende qu'en fait,
00:12:13il y a quand même des similitudes
00:12:15dans les faits qu'elles ont dénoncés.
00:12:16Il faut bien entendre ça.
00:12:17Patrick Borel,
00:12:17il dit qu'il n'a jamais
00:12:18outrepassé un refus.
00:12:19Elles disent l'inverse.
00:12:20Elles décrivent un homme
00:12:21qui ne se soucierait pas
00:12:22de leur consentement,
00:12:23qui se jetterait sur elles.
00:12:25Donc, il faut bien comprendre
00:12:26qu'aujourd'hui,
00:12:26ce qu'elles veulent,
00:12:26c'est surtout qu'on les entende.
00:12:28Et je crois que la justice,
00:12:29là, elle ouvre la porte
00:12:30pour qu'on les entende.
00:12:31Et maintenant,
00:12:32ça va être le temps d'instruction
00:12:32qui va être très long.
00:12:33Est-ce qu'elles sont prêtes
00:12:34à une éventuelle confrontation ?
00:12:35Pour la plupart, oui,
00:12:37parce qu'en fait,
00:12:37elles veulent effectivement
00:12:39être confrontées
00:12:39et pouvoir dire leur vérité.
00:12:41Évidemment,
00:12:42face à des dénégations
00:12:43qui les ont évidemment énervées.
00:12:45Plusieurs m'ont dit,
00:12:46donc il a le droit de mentir,
00:12:48il a le droit d'être
00:12:49dans des dénégations.
00:12:50Bien sûr qu'il a le droit
00:12:51d'avoir sa version des faits,
00:12:52mais pour elles,
00:12:52c'est très difficile.
00:12:53Et c'est très difficile aussi
00:12:54de se faire insulter
00:12:55par tous les fans,
00:12:56parce que c'est ça
00:12:57qu'elles vivent aussi au quotidien
00:12:58depuis des semaines,
00:12:59se faire insulter par les fans
00:13:00sur les réseaux sociaux,
00:13:01dans les commentaires des articles.
00:13:02Ça, ça les atteint beaucoup
00:13:03et il faut se mettre à leur place.
00:13:04Évidemment que c'est très difficile
00:13:05quand vous dénoncez par exemple
00:13:07à un viol qui est un fait criminel
00:13:09de se prendre des remarques.
00:13:10Pourquoi 30 ans après ?
00:13:11Alors que la plupart,
00:13:12elles ont dit,
00:13:12il faut répéter ça,
00:13:13elles ont dit,
00:13:13Daniel Sner a fait 1000 alertes
00:13:16au sein d'UniFrance
00:13:16et dans la profession quand même
00:13:17au fil des années.
00:13:18Elle n'a jamais cessé de dire.
00:13:20Beaucoup ont dit.
00:13:21La question, c'est
00:13:21est-ce qu'on les a entendues ?
00:13:22Je crois qu'aujourd'hui,
00:13:23peut-être qu'on les entend.
00:13:23La confrontation sur le plan juridique,
00:13:26ce serait une prochaine étape possible,
00:13:28imaginable, maître Barre ?
00:13:29Alors, les confrontations
00:13:30au stade de l'instruction,
00:13:31en général, c'est plutôt à la fin.
00:13:33C'est-à-dire qu'il faut d'abord
00:13:34interroger à plusieurs reprises
00:13:36probablement Patrick Bruel,
00:13:38ensuite recueillir la parole
00:13:40des différentes victimes,
00:13:42voir si elles se constituent
00:13:43partie civile.
00:13:43Et ensuite, il peut y avoir
00:13:45des confrontations
00:13:46ou alors une confrontation.
00:13:47Ça peut arriver aussi
00:13:48qu'on ait Patrick Bruel
00:13:49qui soit confronté à l'ensemble
00:13:51ou alors plusieurs victimes
00:13:53en même temps.
00:13:53Et d'ailleurs, Patrick Bruel
00:13:54a préparé aussi ce passage
00:13:56et cette défense-là
00:13:57en appelant beaucoup de ses proches,
00:14:00en les invitant à les témoigner
00:14:01dans les prochaines semaines.
00:14:02C'est quelque chose
00:14:02qu'il a préparé la semaine dernière.
00:14:03Avec un état d'esprit
00:14:05très combatif, oui.
00:14:06En parlant d'un début de guerre,
00:14:08que c'est le début de la guerre
00:14:09et qu'il va falloir
00:14:09se retrousser les manches.
00:14:10Et il a appelé plusieurs proches
00:14:12à qui il a fait promettre
00:14:13d'aller témoigner devant la justice
00:14:15dans son sens.
00:14:16Et justement, ça peut être aussi
00:14:17un enjeu par rapport
00:14:18à la détention provisoire
00:14:19parce que, techniquement,
00:14:20on n'est pas trop censé
00:14:22prendre contact
00:14:22avec des personnes
00:14:23qui peuvent être amenées
00:14:24à témoigner
00:14:24pour orienter leur témoignage.
00:14:26Donc, il faut faire...
00:14:26Ça, c'est le rôle de l'avocat,
00:14:27normalement.
00:14:28Parce que c'est bien
00:14:29que quelqu'un se charge
00:14:30de ce travail-là.
00:14:31C'est plutôt le rôle
00:14:31des enquêteurs
00:14:32et ou du juge d'instruction.
00:14:35Muriel Reus est avec nous,
00:14:36présidente de l'association
00:14:37Femmes avec
00:14:37et cofondatrice de MeToo Media.
00:14:39Bonjour à vous.
00:14:40Merci de nous répondre ce matin
00:14:41et de réagir en direct.
00:14:43Comment réagissez-vous
00:14:44donc à cette annonce
00:14:45d'un possible,
00:14:46pour l'instant,
00:14:47en tout cas,
00:14:47c'est la réquisition du parquet
00:14:48et Patrick Bouel
00:14:49reste présumé innocent,
00:14:50il faut évidemment
00:14:50toujours le rappeler,
00:14:52mais qu'en tout cas,
00:14:53la demande de mise en détention
00:14:54ait été prononcée.
00:14:56Moi, je pense...
00:14:57Enfin, nous pensons
00:14:57que le contexte d'impunité
00:14:59n'est plus tenable
00:15:00et l'affaire Yana
00:15:01est symptomatique de cela.
00:15:02D'ailleurs,
00:15:03sa mort n'est pas un accident,
00:15:04c'est le résultat
00:15:05du choix politique.
00:15:07Chaque année,
00:15:07on estime à 150 000
00:15:09le nombre de victimes
00:15:10de violences sexuelles
00:15:11en France,
00:15:128 % d'augmentation
00:15:13l'année dernière.
00:15:14Seuls 7 %
00:15:15des victimes déposent plainte.
00:15:17Ça démontre à quel point...
00:15:18Enfin, ce chiffre démontre
00:15:19à quel point
00:15:20c'est extrêmement compliqué
00:15:21pour elles d'aller...
00:15:25Un petit problème de liaison
00:15:27avec Muriel Reus.
00:15:29Alors, évidemment,
00:15:30il faut...
00:15:30C'est vrai qu'il y a
00:15:31des événements d'actualité
00:15:32qui se percutent,
00:15:33qui s'entrechoquent.
00:15:35Ils n'ont rien à voir
00:15:35l'un avec l'autre,
00:15:36on le précise.
00:15:37Mais, évidemment,
00:15:38c'est une actualité judiciaire
00:15:39qui est particulièrement dense
00:15:41avec cette évolution
00:15:42qu'on surveille
00:15:44et l'éventuel placement
00:15:45en détention ou pas.
00:15:46On vous a expliqué
00:15:47les conditions
00:15:48qui pourraient être remplies
00:15:49ou pas
00:15:50et qui feront
00:15:51que le juge
00:15:52se décidera.
00:15:54Vous nous avez rappelé,
00:15:54Pauline Rovna,
00:15:55les différents faits.
00:15:56Il y a neuf plaintes,
00:15:59neuf victimes,
00:16:00en tout cas,
00:16:00dont le dossier
00:16:01a été ici examiné.
00:16:02Mais il y a d'autres dossiers.
00:16:04Alors, donc,
00:16:05il y a une mise en examen
00:16:06qui est demandée
00:16:07pour neuf victimes.
00:16:09Je le rappelle,
00:16:09deux tentatives de viol,
00:16:10trois viols,
00:16:11deux agressions sexuelles
00:16:12et deux harcèlement sexuel.
00:16:15Ce à quoi s'ajoute,
00:16:16quand on lit le communiqué
00:16:17de manière détaillée,
00:16:19treize procédures
00:16:20qui vont être,
00:16:21pour l'instant,
00:16:23réexaminées
00:16:23et les juges
00:16:24vont se demander
00:16:25si cette prescription
00:16:27est acquise
00:16:27ou si on peut les inclure
00:16:29dans la procédure.
00:16:30Donc là,
00:16:30il y a une mise en examen
00:16:32demandée pour les neuf
00:16:32mais il y a un bloc
00:16:34de treize
00:16:34qui va suivre.
00:16:35Et Marine Turquie le disait,
00:16:37on est quasiment,
00:16:38moi j'en avais compté 25,
00:16:39on est peut-être à plus.
00:16:40Il y a d'autres plaintes
00:16:41qui sont en train d'affluer.
00:16:42Donc ce que je veux vous dire,
00:16:43c'est que l'étape,
00:16:44ce n'est qu'une étape judiciaire
00:16:45mais que là,
00:16:46ce dont on parle aujourd'hui,
00:16:48c'est neuf victimes présumées
00:16:49et c'est ce bloc-là
00:16:50dont on parle.
00:16:51Mais il y en a d'autres.
00:16:52C'est la mise en action,
00:16:55maître bas,
00:16:56de ce qu'on a appelé
00:16:57la prescription flottante,
00:16:59la prescription
00:16:59qu'on revoit
00:17:00à la lumière
00:17:02de faits éventuellement
00:17:03en série,
00:17:04sériels.
00:17:05C'est exactement
00:17:05cette illustration
00:17:06qu'on est en train de vivre ?
00:17:07Il faut voir en fait
00:17:09chaque fait
00:17:10par rapport à la date
00:17:10parce qu'en réalité,
00:17:11la prescription,
00:17:12dès lors qu'elle n'est pas acquise,
00:17:13dès qu'on a une nouvelle loi
00:17:14par rapport à la prescription,
00:17:16en réalité,
00:17:16elle peut donc s'étendre.
00:17:18Il faut voir par rapport
00:17:19à l'âge des victimes
00:17:20mais c'est vrai
00:17:21que c'est très fait.
00:17:23Il va y avoir
00:17:23un gros débat
00:17:24justement
00:17:25pour regarder
00:17:26s'ils sont prescrits
00:17:27ou non.
00:17:28Et d'ailleurs,
00:17:28si jamais d'aventure
00:17:30ils étaient prescrits,
00:17:31les plaignantes
00:17:32pourraient tout à fait
00:17:33être témoins
00:17:34dans cette affaire.
00:17:35Alors ne pas se constituer
00:17:35le Parti Civil
00:17:36mais tout de même
00:17:36avoir leur parole
00:17:37qui compte
00:17:38dans le cadre
00:17:38de cette procédure.
00:17:39Ce sont des précisions
00:17:39évidemment juridiques
00:17:41importantes.
00:17:42Marine Turquie,
00:17:43c'est donc une décision
00:17:44judiciaire
00:17:44qui est rarissime
00:17:47que le parquet
00:17:48se déjuge
00:17:49d'une certaine façon.
00:17:50Certaines de ces affaires
00:17:51ont été classées sans suite
00:17:52et qu'est-ce qui s'est passé après ?
00:17:54Alors le procureur
00:17:55a changé déjà
00:17:56et ça explique peut-être
00:17:57un regard différent
00:17:58je ne sais pas
00:17:58sur ce dossier
00:18:00mais je pense
00:18:01qu'en fait
00:18:01quand la presse
00:18:02fait son travail
00:18:03et justement
00:18:05brise des omertas
00:18:06enquêtes
00:18:07révèlent des faits
00:18:08qui sont difficiles
00:18:09à formuler
00:18:09qui sont parfois tus
00:18:10qui sont parfois
00:18:10sous une chape de plomb
00:18:11ça fait bouger les choses.
00:18:13Quand j'ai adressé
00:18:14mes premières questions
00:18:14au Parquet de Nanterre
00:18:15en janvier
00:18:15ils ont ressorti
00:18:16les procédures classées
00:18:17ils ont réexaminé
00:18:18donc si vous voulez
00:18:18la presse
00:18:19elle joue son rôle
00:18:19de contre-pouvoir
00:18:20et chacun son rôle
00:18:21la presse elle est là
00:18:22pour révéler les informations
00:18:23d'intérêt public
00:18:24et la justice est là
00:18:25pour dire si Patrick Boel
00:18:26est oui ou non
00:18:27coupable ou innocent
00:18:28et chacun fait son travail
00:18:29et je trouve que tout ça
00:18:30c'est justement
00:18:30à rebours du tribunal médiatique
00:18:32qui est parfois dénoncé
00:18:32c'est que justement
00:18:33chacun fait son travail
00:18:34moi je ne suis pas policière
00:18:35je ne suis pas magistrate
00:18:36mais je crois que la presse
00:18:41Patrick Boel
00:18:42il est extrêmement puissant
00:18:44extrêmement célèbre
00:18:45c'est un chanteur
00:18:45c'est un acteur
00:18:46c'est un comédien de théâtre
00:18:47c'est un joueur de poker
00:18:48il est dans les gradins
00:18:50de Roland-Garros
00:18:50il est très présent
00:18:51dans différents secteurs
00:18:52et je pense que ça a expliqué
00:18:54aussi un petit peu
00:18:55ces décennies en fait
00:18:56où les femmes parlaient
00:18:58elles n'étaient pas entendues
00:18:59c'est important de le dire
00:19:01ce que beaucoup ont quand même
00:19:03parlé en fait
00:19:03on a révélé nous à Mediapart
00:19:05un certain nombre de consignes
00:19:06qui avaient été données
00:19:07dans le spectacle
00:19:08des enfoirés aux bénévoles
00:19:09ou dans des rédactions
00:19:10des médias
00:19:12aux journalistes
00:19:12TF1 a reconnu
00:19:13auprès de Mediapart
00:19:14qu'ils n'envoyaient pas
00:19:14de journaliste masculin
00:19:15pour l'émission 50 minutes inside
00:19:16parce qu'il y avait
00:19:17un principe
00:19:19féminin
00:19:19vous avez dit masculin
00:19:20non non
00:19:20qu'ils envoyaient
00:19:21un journaliste masculin
00:19:22et pas féminin
00:19:23justement par principe
00:19:24de précaution
00:19:25ont-ils dit
00:19:25qu'est-ce que ça veut dire
00:19:26en fait
00:19:27qu'est-ce qui s'est passé
00:19:27pendant des années
00:19:28et je pense que cette affaire
00:19:29elle va interroger ça
00:19:31donc je crois qu'il faut
00:19:31en finir avec la surprise
00:19:33dans ces affaires
00:19:33il faut en finir
00:19:34avec l'idée
00:19:35qu'un chanteur
00:19:36qui a l'air gentil
00:19:37qui a l'air
00:19:38d'être le chanteur
00:19:39des adolescents
00:19:39des années 90
00:19:40ne puisse pas être mis en cause
00:19:41aujourd'hui
00:19:42il est multi mis en cause
00:19:43et ce sera
00:19:44encore une fois
00:19:45sa parole
00:19:45contre celle
00:19:46de 30 femmes
00:19:47ou en tout cas
00:19:48plusieurs dizaines
00:19:49dans le cadre judiciaire
00:19:50et je rejoins Pauline
00:19:51cette affaire
00:19:52on n'est qu'au début
00:19:52moi je reçois
00:19:53des nombreux témoignages
00:19:54aujourd'hui
00:19:55je continue de travailler
00:19:56des plaintes
00:19:56vous avez reçu
00:19:57d'autres témoignages
00:19:58bien sûr
00:19:59mais dans une quantité
00:20:01Mediapart avait annoncé
00:20:02deux nouvelles plaintes
00:20:02via Corinne Hermann
00:20:03qui est l'avocat
00:20:04de Flavie Flamand
00:20:05et Corinne Hermann
00:20:05elle dit qu'elle en a encore d'autres
00:20:06qui arrivent la semaine prochaine
00:20:07donc semaine après semaine
00:20:09les plaintes s'accumulent
00:20:10et la justice va devoir les traiter
00:20:12quelle que soit la temporalité
00:20:13c'est pour ça
00:20:14qu'on parle d'un long cheminement
00:20:15il faut préciser
00:20:15que certaines ne portent pas plainte
00:20:17mais elles se signalent
00:20:17à la justice
00:20:18elles sont auditionnées
00:20:19elles ne portent pas plainte
00:20:20pour différentes raisons
00:20:21qui sont personnelles
00:20:22soit parce qu'elles pensent
00:20:22que c'est prescrit
00:20:23soit parce qu'elles n'ont pas
00:20:23la force de se jeter
00:20:24dans une bataille judiciaire
00:20:25ça coûte tout ça
00:20:27on entend parfois
00:20:28que les victimes
00:20:29elles auraient des choses à gagner
00:20:30de se faire de la pub
00:20:30ou de gagner de l'argent
00:20:31mais pas du tout
00:20:31c'est ruinant
00:20:32une bataille judiciaire
00:20:33pour une plaignante
00:20:34ou un plaignant
00:20:35donc là
00:20:36certaines se signalent
00:20:37à la justice
00:20:37pour appuyer le témoignage
00:20:39des autres
00:20:39mais ne portent pas forcément plainte
00:20:40mais pour la justice
00:20:41c'est la même chose
00:20:41puisqu'en fait
00:20:42elle se saisit de ces témoignages
00:20:43Steven Bellery
00:20:44l'état d'esprit
00:20:44de Patrick Boël
00:20:45et de son entourage
00:20:46il a évolué
00:20:48de ce que vous nous dites
00:20:49depuis le début
00:20:50c'est-à-dire qu'au début
00:20:51il était très décontenancé
00:20:52il a eu du mal à comprendre
00:20:53aujourd'hui
00:20:54son état d'esprit
00:20:55il est beaucoup plus combatif
00:20:56il y a un côté un peu
00:20:57on se ressaisit
00:20:58pour faire face
00:20:58Oui
00:20:59même si je crois
00:20:59qu'il y a peut-être
00:21:00une part de déni
00:21:01encore chez lui
00:21:02et ce qui revient souvent
00:21:05chez ce genre de personnage
00:21:06aussi
00:21:06peut-être que
00:21:08c'est une forme de protection
00:21:09et que là
00:21:11le vernis
00:21:12commence à craqueler
00:21:13et qu'il commence
00:21:14peut-être
00:21:15à prendre conscience
00:21:16de ce qu'il a pu faire
00:21:19et que la question
00:21:20du consentement
00:21:20c'est une question
00:21:21pour le coup
00:21:23très très complexe
00:21:24L'actualité judiciaire
00:21:25qui est particulièrement dense
00:21:26ce matin
00:21:26avec donc
00:21:27cet examen
00:21:29de la possible
00:21:30mise en détention
00:21:30de Patrick Bruel
00:21:31dans la journée
00:21:32et puis bien sûr
00:21:33les suites de l'affaire Liana
00:21:34avec un déplacement
00:21:35tout à l'heure
00:21:36d'Emmanuel Macron
00:21:37ces questions d'autorité
00:21:38et de justice
00:21:39quelles réponses
00:21:40face au fiasco
00:21:41soir exceptionnel
00:21:42sur BFM TV
00:21:43les réponses politiques
00:21:43avec de nombreux responsables
00:21:45qui vont se succéder
00:21:46sur notre plateau
00:21:47on n'oublie pas non plus
00:21:48l'actualité internationale
00:21:49parce qu'il se passe
00:21:50pas mal de choses également
00:21:51du côté du Moyen-Orient
00:21:52avec des frappes
00:21:53américaines
00:21:54sur l'Iran
00:21:55et l'Iran
00:21:56qui contre-attaque ce matin
00:21:57avec des frappes
00:21:58sur certaines monarchies
00:21:59du Golfe
00:21:59on va retrouver
00:22:00nos envoyés spéciaux
00:22:00dans quelques minutes
00:22:01et nous suivons toutes les actualités
00:22:04ce matin
00:22:04Patrick Brouel
00:22:05Liana bien sûr
00:22:06mais aussi le Moyen-Orient
00:22:07parce qu'il se passe
00:22:08de nombreuses choses
00:22:09là-bas
00:22:09avec les américains
00:22:11qui frappent l'Iran
00:22:12et cette contre-attaque iranienne
00:22:13on va vous dire
00:22:14ce qui s'est passé
00:22:15grâce à nos envoyés spéciaux
00:22:16dont vous voyez
00:22:16qu'ils sont toujours
00:22:17autant mobilisés
00:22:19dans la région
00:22:19et on va d'ailleurs
00:22:20commencer par
00:22:21les Émirats Arabes Unis
00:22:22vous avez aperçu
00:22:23Boris Karlamov
00:22:24qui se trouve à Abu Dhabi
00:22:25avec Margot Sev
00:22:27Boris
00:22:28le Golfe
00:22:29s'est donc de nouveau
00:22:30embrasé
00:22:31ces dernières heures
00:22:32après qu'un hélicoptère américain
00:22:33a été abattu
00:22:34les américains
00:22:34ont frappé ensuite
00:22:36et l'Iran a répliqué
00:22:37en multipliant les cibles
00:22:38où en est-on
00:22:39dans ces échanges
00:22:41de tirs mutuels
00:22:42Boris ce matin ?
00:22:45Absolument Julien
00:22:46une réplique iranienne
00:22:47une riposte iranienne
00:22:49qui privilégie
00:22:50le Koweït
00:22:51et Bahreïn
00:22:52c'était déjà le cas
00:22:53la semaine dernière
00:22:55Téhéran
00:22:56qui n'a pas tardé
00:22:56à riposter
00:22:57les gardiens
00:22:58de la révolution iranien
00:22:59revendiquent
00:23:00avoir lancé
00:23:00une attaque de drone
00:23:02contre le quartier général
00:23:04de la cinquième flotte
00:23:05américaine
00:23:06à Bahreïn
00:23:07les sirènes
00:23:08d'alerte aérienne
00:23:09ont été activées
00:23:10à deux reprises
00:23:11la nuit dernière
00:23:12l'armée du Koweït
00:23:14elle dit avoir visé
00:23:15des cibles aériennes
00:23:16dites hostiles
00:23:18on ignore pour l'heure
00:23:19s'il y a eu
00:23:19des dégâts
00:23:21au Koweït
00:23:22ces dernières heures
00:23:23et puis il y a
00:23:24la Jordanie
00:23:24la Jordanie
00:23:25qui a annoncé
00:23:26avoir abattu
00:23:27cinq missiles iraniens
00:23:29de leur côté
00:23:30les gardiens
00:23:30de la révolution iranienne
00:23:31affirment avoir visé
00:23:32détruit
00:23:33quatre cibles majeures
00:23:34en Jordanie
00:23:35notamment des groupes
00:23:36de chasseurs
00:23:37F-35
00:23:38sur une base aérienne
00:23:39et le centre
00:23:40de commandement
00:23:41militaire américain
00:23:43d'Azrak
00:23:44Téhéran
00:23:44qui estime
00:23:45que les pays du Golfe
00:23:46ont je cite
00:23:47la responsabilité légale
00:23:49et morale
00:23:49de mettre en terme
00:23:50aux attaques américaines
00:23:51menées contre l'Iran
00:23:53la semaine dernière
00:23:54déjà
00:23:54souvenez-vous
00:23:55il y avait eu
00:23:55cette frappe
00:23:57cette multifrappe
00:23:58sur l'aéroport
00:23:59de Koweït
00:23:59qui avait engendré
00:24:00de nombreux dégâts
00:24:01Bahreïn
00:24:02une nouvelle fois
00:24:03qui avait intercepté
00:24:04de nombreux missiles
00:24:06et drones iraniens
00:24:07ce sont vraiment
00:24:08ces deux pays du Golfe
00:24:09qui sont la cible
00:24:10privilégiée de l'Iran
00:24:11depuis maintenant
00:24:11plusieurs semaines
00:24:12quant aux Émirats Arabes Unis
00:24:15où nous nous trouvons
00:24:16avec Margossev
00:24:17et bien cela fait
00:24:17désormais fort longtemps
00:24:18qu'il n'y a eu
00:24:19aucune alerte
00:24:20et aucun missile
00:24:21tiré depuis l'Iran
00:24:22contre ce pays du Golfe
00:24:24il y avait même eu
00:24:24un mort et des dizaines
00:24:25de blessés
00:24:25au Koweït
00:24:26la semaine dernière
00:24:26vous avez raison
00:24:27de le rappeler
00:24:28Boris
00:24:29et on vous retrouve
00:24:29évidemment
00:24:30si de nouvelles
00:24:32échauffourées
00:24:32devaient éclater
00:24:34parce que c'est de ça
00:24:35dont on parle
00:24:36même s'il semble
00:24:37Patrick Sos
00:24:37que cette fois
00:24:38la réplique iranienne
00:24:38soit de plus grande ampleur
00:24:39que ce qu'on a vécu
00:24:40ces derniers jours
00:24:40jusqu'à maintenant
00:24:41c'était surtout le Koweït
00:24:43frappe assez ciblée ici
00:24:44Koweït, Bahreït, Jordanie
00:24:45Oui et ce genre de séquence
00:24:47est vouée à se répéter
00:24:48tant qu'il n'y aura pas
00:24:49d'avancée majeure
00:24:51et maintenant
00:24:52on demande des avancées majeures
00:24:53dans les négociations
00:24:54alors ça vient vraiment
00:24:55de partout
00:24:56les uns et les autres
00:24:57essayent de vraiment
00:24:59saucissonner ces accords
00:25:00je pense notamment
00:25:01à une partie du monde
00:25:02les Européens
00:25:03mais aussi certains
00:25:04pays du Golfe
00:25:05voire d'Asie
00:25:06sont en train
00:25:07d'essayer de gérer
00:25:08le dossier d'Hormuz
00:25:10vous avez les Pakistanais
00:25:11qui sont vraiment
00:25:11sur le dossier nucléaire
00:25:13et puis vous avez
00:25:14les négociations
00:25:15qui se passent aussi
00:25:16de façon indirecte
00:25:17entre directement
00:25:18les Américains
00:25:19et les Iraniens
00:25:20mais on sent en fait
00:25:21le mur
00:25:22qui se rapproche
00:25:23très fortement
00:25:24pour Donald Trump
00:25:25on vous disait
00:25:26ces derniers jours
00:25:2737, 38 fois
00:25:28il a prononcé
00:25:29les mots
00:25:30accords imminents
00:25:31on n'y est absolument pas
00:25:32la dernière illustration
00:25:33c'est celle de ce matin
00:25:34cet après-midi
00:25:36l'équipe de France
00:25:36de football
00:25:37s'envole
00:25:38pour la première
00:25:39coupe du monde
00:25:40organisée par un pays
00:25:41en guerre
00:25:42le premier match
00:25:43le match inaugural
00:25:44aura lieu
00:25:45vendredi au Mexique
00:25:46mais c'est bien
00:25:46sur Donald Trump
00:25:48que toutes les lumières
00:25:50sont braquées
00:25:51dimanche prochain
00:25:52on parle de l'anniversaire
00:25:53de Donald Trump
00:25:54avec cette soirée
00:25:55de MMA
00:25:55mais le 14 juin
00:25:57c'est le Flag Day
00:25:57on a tendance
00:25:58à l'oublier
00:25:59c'est le jour du drapeau
00:26:00le jour où les Etats-Unis
00:26:01ont décidé
00:26:02de s'accorder
00:26:05un drapeau
00:26:05et cette bannière
00:26:06étoilée
00:26:06et puis derrière
00:26:07le G7
00:26:08et je vous éparle
00:26:09le reste du calendrier
00:26:10il se retrouve
00:26:10face à un mur
00:26:11diplomatique
00:26:13médiatique
00:26:13politique
00:26:14de façon intérieure
00:26:15aussi
00:26:16et ça devient
00:26:16très difficile
00:26:17de Donald Trump
00:26:18d'enchaîner les phrases
00:26:19après ce genre de séquences
00:26:20il y a beaucoup de choses
00:26:21dans votre éclairage
00:26:22c'est vrai
00:26:22la politique intérieure
00:26:23la diplomatie
00:26:24l'aspect militaire
00:26:25sur le plan militaire
00:26:26le général Palomero
00:26:27c'est avec nous ce matin
00:26:28pour nous aider
00:26:28à y voir un petit peu
00:26:29plus clair
00:26:29sur ce qui s'est passé
00:26:31bonjour à vous
00:26:32on a l'impression
00:26:33que l'escalade
00:26:35elle monte à chaque fois
00:26:36d'un cran
00:26:36est-ce que c'est le cas
00:26:38ou est-ce que
00:26:38ce qui se passe ici
00:26:40reste malgré tout
00:26:40contenu
00:26:41comme les échauffourées
00:26:42précédentes
00:26:43on est dans ce qu'on
00:26:45pourrait qualifier
00:26:45de drôle de guerre
00:26:47c'est pas très drôle
00:26:47mais c'est l'expression
00:26:49consacrée
00:26:49si je puis dire
00:26:50depuis le début
00:26:52de la deuxième guerre mondiale
00:26:53on sent que
00:26:54chaque camp
00:26:55essaie d'établir
00:26:56son supérieur
00:26:58une sorte
00:26:58de supériorité stratégique
00:27:00les Iraniens
00:27:02montrant
00:27:02à toute occasion
00:27:04qu'ils ont
00:27:05la main
00:27:05en quelque sorte
00:27:06sur les pays du Golfe
00:27:08avec une force
00:27:08qui vous surprend
00:27:09ou pas ?
00:27:10Non
00:27:10ça paraît assez ciblé
00:27:13il faut voir
00:27:13on n'a pas les résultats
00:27:15c'est ciblé
00:27:17et justement
00:27:17c'est d'autant plus
00:27:19efficace
00:27:20qu'ils n'ont pas besoin
00:27:21d'une force
00:27:23et de consommer
00:27:25beaucoup
00:27:25de leurs missiles balistiques
00:27:26pour aller frapper
00:27:27là où ça fait mal
00:27:30la Jordanie
00:27:31pour l'instant
00:27:32était par exemple
00:27:33un pays
00:27:34qui est un pays important
00:27:35à tous égards
00:27:37dans cette région
00:27:38a été frappé
00:27:40il faut voir
00:27:40je ne pense pas
00:27:41qu'il y ait eu des F-35
00:27:42et autres comme ça dit
00:27:43on a quand même
00:27:44nous aussi
00:27:44une implantation
00:27:45en Jordanie
00:27:45il faut s'en souvenir
00:27:48donc on a d'un côté
00:27:49cet Iran
00:27:50qui sait exactement
00:27:51ce qu'il veut
00:27:52imposer ça
00:27:53d'abord
00:27:54et ils l'ont répété
00:27:55l'Ayatollah l'a dit
00:27:57imposer sa main
00:27:59sur le Proche-Orient
00:28:00le Moyen-Orient
00:28:02sur le long terme
00:28:03c'est ça
00:28:04la vraie question
00:28:05devenir la puissance régionale
00:28:06la puissance régionale
00:28:07avec peut-être demain
00:28:09une puissance nucléaire
00:28:09mais aujourd'hui
00:28:10ne serait-ce qu'avec
00:28:11leurs missiles balistiques
00:28:12ils ont déjà
00:28:12une dissuasion conventionnelle
00:28:14on l'a déjà dit
00:28:14et ça se prouve
00:28:15à chaque occasion
00:28:16et puis Hormuz
00:28:18et puis voilà
00:28:19et progressivement
00:28:20ils essayent
00:28:21de faire comprendre
00:28:22finalement
00:28:22à ces pays du Golfe
00:28:23que la Pax Americana
00:28:26elle a vécu
00:28:27et que c'est eux
00:28:28maintenant
00:28:28qui donnent le ton
00:28:29cette affaire
00:28:30d'un autre côté
00:28:31on a un Donald Trump
00:28:32qui est très hésitant
00:28:33ça c'est pas la peine
00:28:34d'insister là-dessus
00:28:36l'affaire de l'hélicoptère
00:28:37alors ça c'est encore
00:28:38un truc
00:28:38si vous voulez
00:28:39enfin Patrick
00:28:39on conviendra
00:28:40d'abord
00:28:42je ne vais pas rentrer
00:28:43dans le détail
00:28:44parce que c'est absurde
00:28:45je ne vois pas
00:28:46comment un drone
00:28:47Shahed
00:28:47pourrait descendre
00:28:48l'hélicoptère
00:28:49l'hélicoptère Apache
00:28:50il voit deux fois plus vite
00:28:51donc il s'est passé
00:28:52quelque chose
00:28:53par l'affaire de l'hélicoptère
00:28:55c'est à cause de ça
00:28:56que l'Iran
00:28:57à la suite de frappes américaines
00:28:59c'est un hélicoptère Apache américain
00:29:00qui a été abattu
00:29:01par les Iraniens
00:29:01donc c'est un incident
00:29:03d'autant plus
00:29:04que l'équipage
00:29:05a été repatrié
00:29:08sain et sauf
00:29:08grâce à un drone
00:29:09maritime
00:29:09et on vous expliquera comment
00:29:10ça c'est intéressant
00:29:12au plan purement militaire
00:29:14et donc
00:29:16de là à déclencher
00:29:17des frappes
00:29:19telles qu'ils les ont faites
00:29:20on a le sentiment
00:29:21si vous voulez
00:29:22moi je serais
00:29:22des chefs militaires américains
00:29:24je dirais
00:29:25on a fait quand même
00:29:26un sacré job
00:29:27la première fois
00:29:27mais avec ce cessez-le-feu
00:29:29qui n'en finit pas
00:29:29on est en train
00:29:30de nous pourrir le terrain
00:29:32ils ont des moyens
00:29:33de défense
00:29:33ils ont restitué
00:29:35en quelque sorte
00:29:35des moyens de défense aérienne
00:29:36le radar
00:29:37on va profiter de l'occasion
00:29:39on va faire un sweep
00:29:40on va essayer d'attaquer ça
00:29:41parce que de toute façon
00:29:42si la guerre reprend
00:29:43il faudra le faire
00:29:44donc c'est un peu
00:29:45des frappes préventives
00:29:46qui sont
00:29:47qui sont
00:29:48on se sert un peu
00:29:48du prétexte de l'hélicoptère
00:29:49pour
00:29:50faire quelque chose
00:29:51de l'hélicoptère
00:29:51je pense que l'hélicoptère
00:29:53enfin bref
00:29:54on pourrait y revenir
00:29:55mais on va y revenir
00:29:55on va y revenir
00:29:56les américains parlent
00:29:57d'une riposte proportionnée
00:29:59voilà on a l'habitude
00:29:59maintenant de ces termes
00:30:00qui sont à la fois
00:30:02politiques, diplomatiques
00:30:03et militaires
00:30:03Antoine Forestier
00:30:04est à Washington
00:30:05en direct avec nous
00:30:06et avec Bastien Dufour
00:30:08est-ce que
00:30:08Antoine
00:30:09ça veut dire que côté américain
00:30:10on considère que cet épisode-là
00:30:11il est terminé
00:30:13malgré la riposte iranienne
00:30:14qu'on a vue tout à l'heure
00:30:15avec Boris
00:30:18oui opération
00:30:19terminé selon les américains
00:30:21les frappes
00:30:22elles auront duré
00:30:22environ 4 heures
00:30:23cette nuit
00:30:24ce sont des infrastructures
00:30:25au niveau des villes côtières
00:30:27iraniennes
00:30:28dans le détroit d'Hormuz
00:30:28qui ont été visées
00:30:29avec notamment des radars
00:30:31qui ont été détruits
00:30:32également des centres de contrôle
00:30:34des moyens aériens
00:30:35selon les américains
00:30:36les iraniens
00:30:36disent également
00:30:37que des réservoirs d'eau
00:30:38ont été détruits
00:30:39par les américains
00:30:40cette nuit
00:30:41pour Donald Trump
00:30:41ces frappes
00:30:43ne signifient pas
00:30:43forcément une reprise
00:30:45des hostilités
00:30:46l'armée américaine
00:30:47souhaitait se venger
00:30:48de ce qu'il s'est passé
00:30:49lundi
00:30:49selon les américains
00:30:50un de leurs hélicoptères
00:30:52un hélicoptère Apache
00:30:53a été visé
00:30:54par un drone iranien
00:30:56l'hélicoptère s'est craché
00:30:57les deux pilotes américains
00:30:59ont pu être sauvés
00:31:00grâce à un drone naval
00:31:02ils sont indemnes
00:31:03selon le président
00:31:05des Etats-Unis
00:31:06ce regain de tension
00:31:06intervient
00:31:07alors que les négociations
00:31:08via l'intermédiaire
00:31:09pakistanais
00:31:10se poursuivent
00:31:11pour tenter de trouver
00:31:12un accord
00:31:12selon un responsable américain
00:31:14cité par CNN
00:31:15l'administration Trump
00:31:16estime que malgré
00:31:17les frappes de cette nuit
00:31:18cela n'empêchera pas
00:31:19les négociations d'avancer
00:31:21Donald Trump
00:31:21parle toujours
00:31:22d'un accord imminent
00:31:24le problème
00:31:25c'est que toujours
00:31:25selon CNN
00:31:26qui a effectué un décompte
00:31:27c'est la 38ème fois
00:31:29que le président américain
00:31:30indique
00:31:31qu'il y a un accord
00:31:32qui va être retrouvé
00:31:33très prochainement
00:31:33on a donc désormais
00:31:35encore plus de mal
00:31:36à le croire
00:31:36ça devient une espèce
00:31:37de décompte officiel
00:31:38c'est vrai qu'on les empile
00:31:39à chaque fois
00:31:40on est à 38
00:31:41merci beaucoup Antoine
00:31:43si on a d'autres
00:31:44dans la journée
00:31:44évidemment
00:31:45on vous retrouvera
00:31:46on va s'arrêter
00:31:47un petit peu plus longuement
00:31:48sur cet épisode
00:31:48parce que c'est vrai
00:31:49vous l'avez souligné
00:31:50général c'est intéressant
00:31:51de voir ce qui s'est passé
00:31:52exactement
00:31:52avec ce sauvetage
00:31:54des deux membres
00:31:55d'équipage
00:31:56de l'hélicoptère
00:31:57Apache américain
00:31:58c'est donc
00:31:59un drone naval
00:32:00qui est allé les chercher
00:32:01ce qui est inédit
00:32:02Pauline Pioche
00:32:03va nous montrer
00:32:04comment cela s'est passé
00:32:05on vous retrouve
00:32:06Pauline
00:32:06montrez-nous ça
00:32:07alors Julien
00:32:08la fameuse guerre des drones
00:32:09et même la puissance
00:32:10des drones
00:32:10dont on vous parle
00:32:11alors pour vous contextualiser
00:32:13nous sommes lundi soir
00:32:14voilà c'est ce type
00:32:15d'hélicoptère
00:32:16qui a été frappé
00:32:17par l'Iran
00:32:18un hélicoptère
00:32:19Apache
00:32:19de l'armée américaine
00:32:22il est en train
00:32:23à ce moment-là
00:32:23de survoler
00:32:24le détroit
00:32:25d'Ormus
00:32:26alors les deux pilotes
00:32:27ont réussi
00:32:28à s'extraire
00:32:28de l'hélicoptère
00:32:30je précise
00:32:31que dans les hélicoptères
00:32:32il n'y a pas
00:32:32de siège éjectable
00:32:34c'est toute la différence
00:32:36ce qui intervient
00:32:37effectivement
00:32:37c'est un drone
00:32:38un bateau drone
00:32:40un Saroni Corsair
00:32:41qui est totalement automatisé
00:32:42c'est-à-dire qu'il n'y a pas
00:32:43de pilote à l'intérieur
00:32:46absolument personne
00:32:47alors pour bien comprendre
00:32:48en fait le déroulé
00:32:49de ce qu'il s'est passé
00:32:51l'hélicoptère est d'abord touché
00:32:53il faut du coup
00:32:53trouver un moyen
00:32:54d'amérir
00:32:56et ensuite
00:32:56les deux pilotes
00:32:57à l'intérieur
00:32:58doivent attendre
00:32:59le fameux bateau drone
00:33:00qui va ensuite
00:33:01là en l'occurrence
00:33:01ils ont quand même attendu
00:33:02deux heures
00:33:02le bateau
00:33:03ensuite les emmène
00:33:04à un autre hélicoptère
00:33:05qui va permettre
00:33:06de totalement les évacuer
00:33:07voilà comment ça s'est passé
00:33:08dans ce déroulé
00:33:10alors il faut savoir
00:33:11que c'est la toute première fois
00:33:12que les Etats-Unis
00:33:13utilisent ce genre de drone
00:33:15ça a été rendu possible
00:33:17grâce à un site militaire
00:33:18qui est assez récent
00:33:19qui est présent
00:33:20depuis 2021
00:33:21il y a 5 ans
00:33:22qui est basé au Bahreïn
00:33:23c'est un nouveau type
00:33:25d'unité navale
00:33:26qui justement
00:33:27Julien
00:33:27est dédié
00:33:28au système sans pilote
00:33:30Merci beaucoup Pauline
00:33:32pour cette précision
00:33:33Patrick
00:33:33s'il n'y a pas de siège éjectable
00:33:34comment ça se passe
00:33:35pour s'extraire de l'hélicoptère
00:33:36on le sait ou pas ?
00:33:36Vous me demandez à moi
00:33:37alors qu'il y a un chef
00:33:37d'état-major de l'armée
00:34:05sauf si vraiment
00:34:05il est frappé de plein fouet
00:34:07ce qui est un peu troublant
00:34:09cette affaire
00:34:10Pourquoi ?
00:34:11Parce qu'on ne voit pas
00:34:13un drone chai
00:34:14de tirer un hélicoptère
00:34:16ça n'a pas de sens
00:34:16peut-être des missiles solaires
00:34:19ça serait plus possible
00:34:20mais on n'en sait trop rien
00:34:22il y a aussi une hypothèse
00:34:24c'est que l'hélicoptère
00:34:25s'il veut descendre un drone
00:34:26s'il se rapproche un peu trop
00:34:28le drone explose
00:34:29et à ce moment-là
00:34:30il y a des risques
00:34:30que les débris
00:34:31puissent faire exploser l'hélicoptère
00:34:33ça c'est pas tout à fait
00:34:35à écarter comme hypothèse
00:34:36mais le fait que cet incident
00:34:38qui plus est
00:34:39avec la récupération
00:34:40des équipages
00:34:42déclenche ça
00:34:42on voit bien que c'est un prétexte
00:34:44et ce que je n'ai pas dit
00:34:46tout à l'heure
00:34:47c'est qu'effectivement
00:34:47c'était intéressant
00:34:48de voir la carte
00:34:49on est dans la bataille
00:34:50d'Hormuz finalement
00:34:51on continue à être
00:34:52dans la bataille
00:34:52c'est des escarmouches
00:34:53mais si on prive
00:34:55effectivement les Iraniens
00:34:56de leur contrôle
00:34:58pratique je dirais
00:35:00avec les radars
00:35:01avec les stations
00:35:02avec les centres de commandement
00:35:04effectivement
00:35:05ça les affaiblit
00:35:06dans le contrôle
00:35:07des détroits d'Hormuz
00:35:08on peut voir ça comme ça
00:35:09et il y a ces illustrations
00:35:10pardon Julien
00:35:11aussi de ce qu'on croit comprendre
00:35:13on vous parle
00:35:14d'escorte discrète
00:35:15au niveau naval
00:35:17pour faire passer
00:35:18des navires
00:35:18et depuis quelques jours
00:35:19on nous parle
00:35:20d'escorte aérienne
00:35:21l'APACH
00:35:22hélicoptère de combat
00:35:23on est focalisé
00:35:24sur cet hélicoptère
00:35:25mais ce qu'il y avait
00:35:26en dessous
00:35:26ce sont sans doute
00:35:28des navires
00:35:29qui passent
00:35:29avec le transmondeur
00:35:30éteint
00:35:31et le message iranien
00:35:32vient peut-être de là
00:35:33ça va dans le sens
00:35:34d'une réactivation discrète
00:35:36du projet Liberté
00:35:37dont on vous avait parlé
00:35:38la semaine dernière
00:35:39vous avez raison de le souligner
00:35:40pour aller dans le sens
00:35:41de ce que vous dites général
00:35:42regardez la réaction iranienne
00:35:43on pourrait penser
00:35:43côté iranien
00:35:44on pourrait crier victoire
00:35:45en disant
00:35:45nous avons abattu
00:35:46un hélicoptère ennemi
00:35:47et bien pas du tout
00:35:48le ministre des Affaires étrangères
00:35:49il dit
00:35:50les forces étrangères
00:35:51qui sont près de chez nous
00:35:52elles sont exposées
00:35:53à des risques
00:35:54et pour éviter ces risques
00:35:55alors il parle d'incidents
00:35:57sous-entendus
00:35:57je ne sais pas trop
00:35:58ce qui s'est passé
00:35:58ça peut être aussi
00:35:59une collision en vol
00:36:00oui voilà exactement
00:36:01moi j'ai failli
00:36:02en Bosnie
00:36:02j'ai failli prendre un drone
00:36:04effectivement
00:36:04j'étais en hélicoptère
00:36:05on est passé à deux doigts
00:36:07de prendre un drone
00:36:08c'est très difficile
00:36:09de coordonner
00:36:09toutes ces actions aériennes
00:36:10et bien c'est peut-être
00:36:11ce qu'il s'est passé
00:36:13si l'on lit
00:36:14entre les lignes
00:36:14de ce communiqué
00:36:15du ministre iranien
00:36:17des Affaires étrangères
00:36:18et si on a plus
00:36:19de précisions
00:36:20évidemment
00:36:20on vous les donnera
00:36:21sur BFM TV
00:36:23tout comme on vous donne
00:36:23les dernières informations
00:36:24sur le plan judiciaire
00:36:25concernant à la fois
00:36:26les suites de l'affaire Liana
00:36:27et les suites
00:36:28de l'affaire Bruel
00:36:30la garde à vue
00:36:31de Patrick Bruel
00:36:32est terminée
00:36:33il va être présenté
00:36:34à trois juges
00:36:35d'instruction
00:36:36le parquet
00:36:37a demandé sa mise
00:36:38en détention
00:36:39il va être mis en examen
00:36:41selon les informations
00:36:42de BFM TV
00:36:42mais sera-t-il placé
00:36:43en détention ou pas
00:36:44ça c'est un juge
00:36:45des libertés
00:36:45de la détention
00:36:46qui va le décider
00:36:47en fonction d'arguments
00:36:48qu'on va vous expliquer
00:36:49dans quelques instants
00:36:50à tout de suite
00:36:58l'actualité judiciaire
00:36:59est particulièrement
00:37:00dans ce matin
00:37:01on suivra tout à l'heure
00:37:02le déplacement
00:37:03d'Emmanuel Macron
00:37:04sur
00:37:05lié en tout cas
00:37:06à l'affaire Liana
00:37:07puisqu'il va aller
00:37:07dans le service
00:37:09d'un hôpital
00:37:09spécialisé dans l'accueil
00:37:11des enfants victimes
00:37:11de violences
00:37:12ça ce sera donc
00:37:13tout à l'heure
00:37:14et puis
00:37:14ce qu'on va surveiller aussi
00:37:15de très frais
00:37:16c'est évidemment
00:37:17l'évolution des choses
00:37:18pour Patrick Bruel
00:37:19vous voyez que nos équipes
00:37:19sont mobilisées
00:37:20devant le palais de justice
00:37:22de Nanterre
00:37:23et également à l'intérieur
00:37:25avec Lola Baye
00:37:26et Vincent Vantiguem
00:37:26c'est vous deux
00:37:28qui allez surveiller
00:37:29avec Nargis Hadji
00:37:30il y a Lola Baye
00:37:31qui est également sur place
00:37:32mais c'est Nargis
00:37:33qu'on voit ici
00:37:33et qu'on va retrouver
00:37:34évidemment tout au long
00:37:34de cette soirée
00:37:35nos équipes très présentes
00:37:36autour de ce palais de justice
00:37:37de Nanterre
00:37:38pour vous dire exactement
00:37:39ce qui va se passer
00:37:41parce que la garde à vue
00:37:43de Patrick Bruel
00:37:43est donc terminée
00:37:44depuis tôt ce matin
00:37:45et il est maintenant
00:37:46dans l'attente de la suite
00:37:47il doit avoir
00:37:48des juges
00:37:49et savoir
00:37:50s'il est placé
00:37:50ou non en détention
00:37:52comme l'a demandé
00:37:52le parquet
00:37:53Vincent Vantiguem
00:37:54vous êtes sur place
00:37:55expliquez-nous
00:37:56ce qui va se passer
00:37:57dans les minutes
00:37:58et les heures qui viennent
00:38:01bien vous l'avez dit
00:38:02Julien Patrick Bruel
00:38:03il a été transféré
00:38:04tôt ce matin
00:38:05ici au tribunal judiciaire
00:38:07de Nanterre
00:38:07après deux jours
00:38:08et deux nuits
00:38:09passés en garde à vue
00:38:10et c'est ici
00:38:10dans ce palais de justice
00:38:11que la suite des événements
00:38:12va s'écrire
00:38:13pour le chanteur aujourd'hui
00:38:14parce que vous l'avez dit
00:38:15d'abord il va rencontrer
00:38:16trois juges d'instruction
00:38:17qui ont été désignées
00:38:18pour instruire son affaire
00:38:20et qui devraient le mettre
00:38:21en examen
00:38:21pour des faits de viol
00:38:22tentative de viol
00:38:24harcèlement sexuel
00:38:25et agression sexuelle
00:38:27sur neuf femmes
00:38:28neuf victimes
00:38:28qui ont dénoncé
00:38:29des faits commis
00:38:30entre 2010 et 2019
00:38:31alors le parquet de Nanterre
00:38:32a bien précisé
00:38:33qu'il y avait aussi
00:38:34d'autres victimes
00:38:34qui pourraient être jointes
00:38:35à la procédure
00:38:36certaines qui ont dénoncé
00:38:37des faits qui semblent
00:38:37prescrits
00:38:38mais tout ça doit encore
00:38:39faire l'objet
00:38:39d'une analyse
00:38:40de la part des magistrats
00:38:41et puis dans un deuxième temps
00:38:42après cette probable
00:38:44mise en examen
00:38:45de Patrick Bruel
00:38:46on décidera de son sort
00:38:48doit-il dormir
00:38:48en détention ce soir
00:38:50ou peut-il rester libre
00:38:51sous contrôle judiciaire
00:38:52le parquet de Nanterre
00:38:53a requis son placement
00:38:54en détention provisoire
00:38:55on verra ce que dit
00:38:55le juge d'instruction
00:38:56mais il est possible
00:38:57qu'un juge des libertés
00:38:58de la détention
00:38:59doive trancher ce point
00:39:00en fin de journée
00:39:01Vous nous expliquerez
00:39:02plus précisément
00:39:03Vincent
00:39:03comment les choses
00:39:05doivent se passer
00:39:06tout à l'heure
00:39:07on va évidemment
00:39:08vous donner tous les tenants
00:39:09et les aboutissants
00:39:09de ce qui est en train
00:39:10de se passer
00:39:11mais d'abord
00:39:12Maître Getsch Benayoun
00:39:13je me tourne vers vous
00:39:13parce que vous êtes l'avocate
00:39:14de plusieurs plaignantes
00:39:16dans cette affaire
00:39:17comment réagissez-vous
00:39:18à cette évolution ce matin ?
00:39:21Bonjour
00:39:22on s'y attendait
00:39:23on savait que ça allait
00:39:24se terminer ce matin
00:39:26lorsque j'étais avec
00:39:27mes clientes ce matin
00:39:28et qu'on a entendu
00:39:29que M. Bruel
00:39:30était mis en examen
00:39:31on était bien sûr soulagés
00:39:32un peu stressés
00:39:33quand on a entendu
00:39:34que c'était pour neuf plaignantes
00:39:35puisqu'il y a beaucoup plus
00:39:37de plaignantes que neuf
00:39:38et à nouveau soulagés
00:39:40quand on a vu
00:39:41que les deux victimes
00:39:42que je représente
00:39:43qui ont déposé plainte
00:39:44font partie
00:39:45de ces neuf plaignantes
00:39:47il s'agit d'Ophélie
00:39:49et de Karine
00:39:50Karine Viseur
00:39:52dont la plainte
00:39:53a été transférée
00:39:54de Belgique
00:39:54en France
00:39:56mes clientes
00:39:57sont extrêmement soulagées
00:39:58et elles savent
00:40:00que le passage
00:40:01de l'enquête préliminaire
00:40:02est extrêmement difficile
00:40:04dans ce genre d'affaires
00:40:05donc soulagés
00:40:06que des juges d'instruction
00:40:07vont pouvoir examiner
00:40:08les faits
00:40:09dont elle se dit
00:40:10être victime
00:40:11soulagés
00:40:12parce qu'on va pouvoir
00:40:13travailler également
00:40:14maintenant avec le juge d'instruction
00:40:15faire des demandes d'actes
00:40:16apporter des éléments
00:40:18est-ce que vous
00:40:19les plaignantes
00:40:21que vous représentez
00:40:21peut-être vous-même
00:40:22vous souhaitez
00:40:23vous appeler au placement
00:40:24en détention
00:40:25de Patrick Bruel
00:40:25ou bien vous dites
00:40:26non
00:40:26c'est pas notre sujet
00:40:27nous
00:40:27ce qui compte
00:40:28c'est que la justice
00:40:28s'en saisisse
00:40:29exactement
00:40:30c'est pas du tout
00:40:31notre sujet
00:40:31nous
00:40:32on souhaite
00:40:33uniquement
00:40:33que la justice
00:40:35entende
00:40:36mes clientes
00:40:36et fasse son enquête
00:40:38à charge
00:40:38et à décharge
00:40:39le plus sereinement possible
00:40:40c'est ce qui est très difficile
00:40:42dans cette affaire
00:40:42de travailler sereinement
00:40:44quand on connaît
00:40:45la personnalité
00:40:46de monsieur Bruel
00:40:47mais également
00:40:47les personnes
00:40:48qui continuent
00:40:49à le soutenir
00:40:50et qui sont
00:40:51d'une violence
00:40:51inouïe
00:40:52envers mes clientes
00:40:53ou même envers moi-même
00:40:55c'est-à-dire ?
00:40:56c'est-à-dire
00:40:57qu'on reçoit
00:40:57des menaces
00:40:58des insultes
00:41:00mon cabinet
00:41:01est appelé
00:41:03voilà
00:41:03mes clientes
00:41:04sont traitées
00:41:05de tous les noms
00:41:06moi également
00:41:07mais je pense
00:41:08que c'est le lot
00:41:08de tous mes confrères
00:41:09quand on est
00:41:10dans ce genre
00:41:10de dossier
00:41:11mais
00:41:12on n'est pas là
00:41:13pour ça
00:41:13on est là
00:41:14pour porter
00:41:15la parole
00:41:15de nos clientes
00:41:16et travailler
00:41:16avec la justice
00:41:17la détention provisoire
00:41:19je vous avoue
00:41:20qu'on ne s'y attendait pas
00:41:22du tout
00:41:24voilà
00:41:24de cette réquisition
00:41:26parce qu'on est
00:41:27on est formaté
00:41:29au fait que
00:41:30c'est une personnalité
00:41:32une personnalité
00:41:32très importante
00:41:34que c'est des faits
00:41:36anciens
00:41:36ceci dit
00:41:37en prenant un peu
00:41:37de recul
00:41:38et pour être
00:41:38sur beaucoup d'affaires
00:41:39où il y a
00:41:40une pluralité
00:41:41de victimes
00:41:42notamment
00:41:43de victimes
00:41:44de violences sexuelles
00:41:44c'est assez fréquent
00:41:46qu'on ait ce genre
00:41:46de réquisition
00:41:47maintenant reste à savoir
00:41:48si les juges d'instruction
00:41:49est-ce que c'est suivi
00:41:49est-ce que c'est fréquent
00:41:50que ce soit suivi
00:41:50ou pas
00:41:51oui
00:41:53Pauline Revenard
00:41:53alors évidemment
00:41:54c'est l'une des questions
00:41:55majeures de cette journée
00:41:56Patrick Bruel
00:41:57va-t-il dormir en prison
00:41:58ce soir ou pas
00:41:58je ne le sais pas
00:41:59ce n'est pas la question
00:42:00que je vous pose
00:42:01en revanche
00:42:01ce que vous savez
00:42:02ce sont les critères
00:42:03habituellement retenus
00:42:04par la justice
00:42:04et par le juge
00:42:05des libertés
00:42:05de la détention
00:42:06pour se prononcer
00:42:07alors les critères
00:42:13il y a le risque
00:42:14de subordation de témoins
00:42:15il y a le risque
00:42:16de dissimulation de preuves
00:42:17il y a le risque
00:42:18de troubles à l'ordre public
00:42:19donc c'est ça
00:42:20qu'il va falloir déterminer
00:42:21mais avant cela
00:42:22il y a plusieurs étapes
00:42:23la journée va être
00:42:23très longue pour Patrick Bruel
00:42:25puisque là pour l'instant
00:42:26il est sous escorte policière
00:42:27il va monter
00:42:27dans le bureau
00:42:28des juges d'instruction
00:42:29qui vont reprendre
00:42:30un à un
00:42:31tous les cas
00:42:31puisqu'on parle de neuf
00:42:32victimes de faits présumés
00:42:34commis entre 2010
00:42:35et 2019
00:42:36et à chaque fois
00:42:37il va lui être stipulé
00:42:39s'il est mis en examen
00:42:39ou pas sur ses affaires
00:42:40affaires par affaires
00:42:41exactement
00:42:42à l'issue de quoi
00:42:43il ira devant le juge
00:42:44des libertés et de la détention
00:42:45qui lui décidera
00:42:46soit d'un placement
00:42:47en détention provisoire
00:42:48sur des critères
00:42:49soit de le laisser libre
00:42:51sous contrôle judiciaire
00:42:52avec aussi des critères
00:42:53très stricts
00:42:54il peut y avoir
00:42:54un très fort cautionnement
00:42:55il peut y avoir
00:42:56une interdiction de se produire
00:42:57et je parle là aussi
00:42:58sous votre contrôle
00:42:59parce que dans ces récits
00:43:00il y a énormément de victimes
00:43:02qui racontent
00:43:03que c'est en marge
00:43:03des festivals
00:43:04que c'est en marge
00:43:05des spectacles
00:43:06que c'est des techniciens
00:43:08que c'est des comédiennes
00:43:09ces femmes-là
00:43:10ne se connaissent pas
00:43:11et racontent pourtant
00:43:12le même mode opérateur
00:43:13moi je trouve ça
00:43:13quand même étonnant
00:43:14alors c'est Sarah Forestier
00:43:15qui est sur ce plateau
00:43:16la comédienne
00:43:17dont je précise
00:43:18que vous êtes actrice
00:43:20bien sûr
00:43:20réalisatrice
00:43:20aussi membre de l'association
00:43:22pardon
00:43:22Me Too Media
00:43:23allez-y
00:43:23oui tout à fait
00:43:24en fait je trouve ça étonnant
00:43:26mais très bien
00:43:26que la société
00:43:27se pose la question
00:43:28collectivement
00:43:29si ce monsieur
00:43:30représente un danger
00:43:31de récidive
00:43:32mais on aurait aimé
00:43:33que les employeurs
00:43:35se posent la question
00:43:35plus tôt
00:43:36parce qu'en réalité
00:43:37moi je vais vous dire
00:43:38il faudrait même pas
00:43:39l'appeler l'affaire
00:43:39Patrick Bruel
00:43:40il faudrait l'appeler
00:43:41c'est l'affaire
00:43:42d'un violeur
00:43:43qui n'a pas été
00:43:45présumé innocent
00:43:46on va le faire
00:43:47pour la femme
00:43:49qui n'a pas été
00:43:51écarté
00:43:51par les employeurs
00:43:53qui n'a pas été
00:43:54viré
00:43:54de certains festivals
00:43:56et qui n'a pas
00:43:57qui a été laissé
00:43:58en toute impunité
00:43:59c'est ça aussi
00:44:00le vrai sujet
00:44:00parce qu'il y a un piège
00:44:02qu'il faut vraiment
00:44:03qu'on regarde en face
00:44:04et je pense aussi
00:44:05en termes de traitement
00:44:06médiatique
00:44:06c'est qu'on se dit
00:44:07affaire Patrick Bruel
00:44:08musique
00:44:09affaire Gérard Depardieu
00:44:10cinéma
00:44:11or vous l'avez très bien
00:44:12rappelé madame
00:44:13c'est sur le lieu
00:44:14de travail
00:44:15dans des festivals
00:44:16une attachée de presse
00:44:18qui a travaillé avec lui
00:44:19et la réalité
00:44:20c'est que
00:44:20moi par exemple
00:44:21j'ai été agressée
00:44:22et agressée
00:44:23sur un plateau de cinéma
00:44:24c'est aussi sur mon lieu
00:44:25de travail
00:44:25et les employeurs
00:44:27auraient dû nous protéger
00:44:28il faut que vos téléspectateurs
00:44:30sachent une chose aussi
00:44:31c'est qu'il existe
00:44:32le code du travail
00:44:33les employeurs
00:44:34quand vous vous faites
00:44:34agresser
00:44:35sur votre travail
00:44:36normalement
00:44:36ils ont l'obligation
00:44:37de faire une enquête interne
00:44:39et de prendre
00:44:40des sanctions disciplinaires
00:44:41ce qui n'a pas été fait
00:44:43avec Patrick Bruel
00:44:44il a été laissé
00:44:45en toute impunité
00:44:46et donc c'est pour ça
00:44:47que je suis présente
00:44:48aussi aujourd'hui
00:44:49je voudrais dire
00:44:50qu'il y a une loi intégrale
00:44:51que toutes les féministes
00:44:52poussent en ce moment
00:44:53qui concernent
00:44:54la pédocriminalité
00:44:55donc l'affaire Liana
00:44:56etc
00:44:56mais ça concerne aussi
00:44:58toutes les violences sexuelles
00:44:59sexistes et sexuelles
00:45:00qui sont faites au travail
00:45:01et il y a énormément
00:45:03de choses à faire
00:45:04pour que
00:45:04en fait
00:45:05tous les employeurs
00:45:06de ce pays
00:45:08arrêtent
00:45:09de laisser faire
00:45:10les agresseurs
00:45:11parce que
00:45:11la réalité
00:45:12c'est que
00:45:13je vous le dis très sincèrement
00:45:14même le MeToo
00:45:16cinéma
00:45:17l'affaire Weinstein
00:45:18tout le monde s'offusque
00:45:18mais si les employeurs
00:45:20avaient viré
00:45:21systématiquement
00:45:21les agresseurs
00:45:22avaient pris des sanctions
00:45:23disciplinaires
00:45:24on n'en serait pas là
00:45:25aujourd'hui
00:45:25c'est une affaire
00:45:26évidemment
00:45:27qui est tentaculaire
00:45:29en elle-même
00:45:29mais qui
00:45:30c'est vrai
00:45:31appuie sur
00:45:31plein d'autres curseurs
00:45:32dont vous nous parlez
00:45:33vous avez raison de le faire
00:45:34sur le plan strictement juridique
00:45:36Maître Ben Sadoun
00:45:37on a besoin
00:45:38évidemment
00:45:38d'être précis ce matin
00:45:40et de votre éclairage
00:45:41et de votre expérience
00:45:42le JLD va donc
00:45:43se prononcer
00:45:44est-ce qu'il y a
00:45:46un pourcentage
00:45:47sur le suivi
00:45:48de la réquisition
00:45:48du procureur
00:45:49ou pas ?
00:45:50c'est systématique
00:45:51c'est une fois sur deux
00:45:52c'est quoi ?
00:45:52non il n'y a pas
00:45:53d'automaticité
00:45:55ni de caractère systématique
00:45:57en fait
00:45:58le juge d'instruction
00:46:00si d'aventure
00:46:00d'ailleurs
00:46:01il retient la mise en examen
00:46:02de Patrick Bruel
00:46:03parce que pour l'instant
00:46:03à ce stade
00:46:04ce qu'il faut comprendre
00:46:04c'est qu'il est présenté
00:46:05pour être éventuellement
00:46:07mis en examen
00:46:08d'accord
00:46:08c'est-à-dire qu'en fait
00:46:10c'est une première étape
00:46:12c'est-à-dire qu'en fait
00:46:13il est présenté
00:46:14devant trois magistrats instructeurs
00:46:14pour ce qu'on appelle
00:46:15un interrogatoire
00:46:16de première comparution
00:46:17ce qui est rare
00:46:17trois magistrats instructeurs
00:46:18il faut le préciser
00:46:19alors c'est rare
00:46:20oui ou non
00:46:20ça dépend parfois
00:46:21de la complexité de l'affaire
00:46:22c'est rare aussi
00:46:23d'avoir neuf cas
00:46:24à traiter d'un coup
00:46:25voilà aussi
00:46:26c'est-à-dire que
00:46:26là vous avez neuf faits
00:46:28et si vous voulez
00:46:29il y a un interrogatoire
00:46:30de première comparution
00:46:32la première des choses
00:46:33c'est que
00:46:34le juge d'instruction
00:46:35enfin les juges
00:46:36vont offrir la possibilité
00:46:37à Patrick Bruel
00:46:38soit de garder le silence
00:46:41soit de répondre
00:46:43à leurs questions
00:46:44soit de faire
00:46:45des déclarations spontanées
00:46:46pourquoi il y a
00:46:47à ce stade aussi
00:46:48le droit au silence
00:46:49parce qu'il faut comprendre
00:46:49que c'est la première fois
00:46:50que les avocats
00:46:52notamment l'avocat
00:46:52de monsieur Bruel
00:46:54qui vont avoir accès
00:46:55à la procédure
00:46:56il faut comprendre
00:46:57pour l'instant
00:46:58ils n'ont rien vu
00:46:58pour l'instant
00:46:59ils n'ont rien vu
00:46:59et c'est ça l'intérêt aussi
00:47:01de la mise
00:47:02en examen éventuel
00:47:03ou même du statut
00:47:04de témoin cité
00:47:04sur certains faits
00:47:05c'est que ça va permettre
00:47:06aux avocats
00:47:08d'exercer des droits
00:47:09de demander des confrontations
00:47:11de faire des demandes d'actes
00:47:12de faire des investigations
00:47:13et c'est là
00:47:14où ça devient intéressant
00:47:15et pour répondre
00:47:15plus précisément
00:47:16à votre question
00:47:16en s'agissant du juge
00:47:17des libertés
00:47:18et de la détention
00:47:19c'est lui qui décide
00:47:20c'est-à-dire que
00:47:21à l'issue de cet interrogatoire
00:47:23de première comparution
00:47:24en fonction du choix
00:47:25qu'aura fait monsieur Bruel
00:47:26le juge d'instruction
00:47:27décidera fait par fait
00:47:28s'il entend
00:47:29mettre en examen
00:47:31monsieur Bruel
00:47:31sur ces faits précis
00:47:33et à l'issue
00:47:34il décidera
00:47:34si oui ou non
00:47:36malgré la réquisition
00:47:37du ministère public
00:47:37de saisir le juge
00:47:38des libertés
00:47:39et la détention
00:47:39il faut rappeler
00:47:40que le juge d'instruction
00:47:40peut aussi décider
00:47:41de le placer en liberté
00:47:42sous contrôle juiciaire
00:47:43tout de suite
00:47:44à l'issue de la mise en examen
00:47:47et à défaut
00:47:48s'il devait saisir
00:47:49le juge des libertés
00:47:49de la détention
00:47:50à ce moment-là
00:47:50il y aura un autre débat
00:47:51et lors de ce débat
00:47:52il sera examiné
00:47:53les critères
00:47:53qui ont été rappelés
00:47:54d'ailleurs
00:47:54par votre collègue
00:47:56Pauline
00:47:58et qui expliquera
00:48:00alors pour ma part
00:48:01je pense très sincèrement
00:48:02je ne veux pas être
00:48:04anticipé
00:48:04à un certain nombre
00:48:04de questions
00:48:05je ne pense pas
00:48:06que la détention
00:48:06pour le dire
00:48:06se justifie dans ce dossier
00:48:07voilà
00:48:08on verra
00:48:10ce que en pensent
00:48:11les juges
00:48:12dans les heures qui viennent
00:48:15oui
00:48:15une précision
00:48:16Pauline
00:48:16avant de voir
00:48:17le détail des plaintes
00:48:17voilà
00:48:18est-ce que je peux poser
00:48:19une question
00:48:19à vous madame
00:48:22si vous le voulez bien
00:48:23sur le détail justement
00:48:24alors non non
00:48:24mais on a du temps
00:48:25vous allez poser une question
00:48:26mais juste avant
00:48:26je voudrais qu'on regarde
00:48:27le détail justement
00:48:28des plaintes
00:48:29pour qu'on comprenne bien
00:48:30il y a neuf victimes
00:48:32qui sont ici recensées
00:48:33c'est Fanny Weckscheider
00:48:34qui va nous préciser les choses
00:48:37avec Fanny qui nous rejoint
00:48:38parce qu'évidemment
00:48:39il y a beaucoup de cas
00:48:40il y a des cas
00:48:41qui ont été requalifiés
00:48:42donc c'est important
00:48:43de prendre un petit peu de temps
00:48:44pour se remettre
00:48:44un petit peu
00:48:45les choses
00:48:46voilà
00:48:46d'équerre
00:48:46alors ce que dit
00:48:48le communiqué de presse
00:48:50du parquet de Nanterre
00:48:51ce matin
00:48:51c'est que
00:48:52le procureur de la République
00:48:54se penche actuellement
00:48:56sur plusieurs plaintes
00:48:58neuf victimes
00:48:59qui ont déclaré
00:49:01plusieurs faits
00:49:02de tentatives de viol
00:49:05trois faits de viol
00:49:05de faits d'agression sexuelle
00:49:07de faits de harcèlement
00:49:09vous voyez survenus
00:49:10entre 2010 et 2019
00:49:12à la fois en France
00:49:13en Belgique
00:49:14et en Suisse
00:49:15et qui ont donné donc
00:49:16lieu à ces réquisitions
00:49:18du parquet
00:49:19une ouverture
00:49:20d'une information judiciaire
00:49:21notamment
00:49:22et des mises en examen
00:49:23des faits ont également
00:49:25été réexaminés
00:49:27ils avaient été précédemment
00:49:28classés sans suite
00:49:30et là ils sont de nouveau
00:49:32inclus dans le dossier
00:49:33on précise que ce sont
00:49:34des faits non prescrits
00:49:36et puis il y a donc
00:49:37cette première partie
00:49:38des faits qui sont revus
00:49:40aujourd'hui à la lumière
00:49:41de ce qui se passe
00:49:42et d'autres procédures
00:49:43sont également jointes
00:49:44au dossier
00:49:44en effet
00:49:44des faits cette fois-ci
00:49:46qui concernent
00:49:47d'autres plaignantes
00:49:48et qui sont donc
00:49:49elles aussi jointes
00:49:50à cette information judiciaire
00:49:52potentiellement prescrite
00:49:53ce sera vérifié
00:49:54par le parquet
00:49:56ainsi que les faits
00:49:57dénoncés par 13 victimes
00:49:59là aussi on parle
00:49:59de viols
00:50:00de tentatives de viols
00:50:01d'agressions sexuelles
00:50:02de harcèlement sexuel
00:50:03sur une autre période
00:50:04vous le voyez antérieure
00:50:05septembre 92
00:50:06septembre 2008
00:50:08voilà pour ces autres
00:50:10donc faits
00:50:11qui font que
00:50:12le procureur de la république
00:50:14on va le voir
00:50:14a décidé
00:50:15en tout cas il a requis
00:50:16le placement
00:50:17en détention provisoire
00:50:18de Patrick Bruel
00:50:19parmi tous les éléments
00:50:20que vous nous avez donnés
00:50:21il y a le réexamen
00:50:22qui est évidemment
00:50:23quelque chose aussi
00:50:23d'inédit
00:50:24sur lequel on va s'arrêter
00:50:25Pauline
00:50:25voilà mais je pense
00:50:26que vous l'avez déjà précisé
00:50:27mais maître Gage Benayoun
00:50:29dans ces neuf cas
00:50:30il y en a un vous concernant
00:50:32est-ce que vous êtes aussi
00:50:32dans le deuxième volet
00:50:34est-ce que vous pouvez nous
00:50:35donner les mots
00:50:36plutôt de votre cliente
00:50:38et comprendre
00:50:38ces émotions
00:50:39qu'elle traverse aujourd'hui
00:50:40parce que nous on a besoin
00:50:41de comprendre aussi
00:50:42comment elle reçoit tout ça
00:50:43alors deux
00:50:44mes deux victimes
00:50:45font partie de ces neuf cas
00:50:47donc pour mes deux victimes
00:50:48la demande
00:50:49du procureur de la république
00:50:50est de mettre en examen
00:50:51monsieur Bruel
00:50:52une c'est Ophélie
00:50:53elle fait partie
00:50:54des plaintes
00:50:55qui avaient été classées
00:50:56sans suite
00:50:57Ophélie
00:50:58qui a été extrêmement
00:50:59bousculée par la justice
00:51:00au moment de son premier
00:51:02dépôt de plainte
00:51:04c'est pas un secret
00:51:05on l'a dit
00:51:06elle a fait une grave
00:51:07tentative de suicide
00:51:08après
00:51:09elle a eu du mal
00:51:10à refaire confiance
00:51:11à la justice
00:51:12et sa réponse
00:51:13aujourd'hui
00:51:14c'est
00:51:14je suis soulagée
00:51:15et merci
00:51:16de m'avoir permis
00:51:17de refaire confiance
00:51:18à la justice
00:51:19elle sait
00:51:20qu'on n'est même pas
00:51:21encore au milieu du chemin
00:51:22qu'on va devoir
00:51:23encore travailler
00:51:26mais vraiment
00:51:27elle se sent
00:51:28beaucoup plus légère
00:51:29et soulagée
00:51:30quant à Karine Wieser
00:51:32qui est donc
00:51:33la plainte
00:51:33qui émane
00:51:34de la Belgique
00:51:34on a étudié
00:51:36procéduralement
00:51:36s'il n'y avait pas
00:51:37de difficultés
00:51:38il n'y en a pas
00:51:38puisque c'est un signalement
00:51:40qui a été fait
00:51:40du procureur de Bruxelles
00:51:42au procureur de Nanterre
00:51:44donc il était
00:51:45tout à fait possible
00:51:46de mettre en examen
00:51:47monsieur Bruel
00:51:48pour l'effet
00:51:48de tentative de viol
00:51:50que dénonce
00:51:51madame Wieser
00:51:52elle aussi
00:51:53elle était très stressée
00:51:54ce matin
00:51:55on était en communication
00:51:56et elle a été aussi
00:51:59extrêmement violentée
00:52:00suite à sa prise de parole
00:52:02hier soir
00:52:02sur les journaux belges
00:52:04et donc
00:52:05elle aussi soulagée
00:52:06elle save
00:52:07que de s'attaquer
00:52:08à une personnalité pareille
00:52:09elle s'expose
00:52:11ça coûte
00:52:12ça coûte
00:52:13et ça coûte
00:52:15en trauma
00:52:15même si ce n'est pas
00:52:16une célébrité
00:52:17et ça coûte encore plus
00:52:18quand c'est une célébrité
00:52:19et c'est important
00:52:21ce que vous nous dites
00:52:21sur cette tentative
00:52:23de suicide
00:52:24de l'une des plénoms
00:52:25que vous représentez
00:52:26parce que Sarah Forestier
00:52:27on voit bien
00:52:27que le fait que la justice
00:52:28se saisisse des choses
00:52:29s'en empare
00:52:30ça permet à chacune des victimes
00:52:32d'avancer
00:52:33de se sentir entendue
00:52:35par la justice
00:52:36et par la société
00:52:37évidemment
00:52:37de toute évidence
00:52:39et puis
00:52:40moi ce que je trouve
00:52:42très important
00:52:43enfin
00:52:44excusez-moi
00:52:44je suis un petit peu
00:52:46bouleversée
00:52:46non pas bouleversée
00:52:47mais c'est-à-dire que
00:52:48je suis
00:52:50un peu
00:52:52atterrée
00:52:52de voir
00:52:53d'entendre
00:52:54que monsieur
00:52:55Macron
00:52:55va se rendre
00:52:56dans un hôpital
00:52:57par rapport
00:52:59à l'affaire Liana
00:53:00et qu'en réalité
00:53:02il est encore
00:53:03dans des cas par cas
00:53:04je ne sais pas
00:53:04comment vous expliquer
00:53:05on a l'affaire Bruel
00:53:06on a des violences
00:53:08sexistes et sexuelles
00:53:08sur des femmes
00:53:09sur des enfants
00:53:10et d'une manière générale
00:53:12il y a quelque chose
00:53:13de beaucoup plus global
00:53:13et moi j'ai vraiment
00:53:15envie de dire
00:53:15pardon excusez-moi
00:53:16mais c'est important
00:53:17allô monsieur Macron
00:53:18allô monsieur Macron
00:53:20on a besoin
00:53:21que vous nous parliez
00:53:22de manière
00:53:24beaucoup plus
00:53:26globale
00:53:26et que vous vous positionnez
00:53:28sur cette loi intégrale
00:53:29on a besoin
00:53:29que vous protégiez
00:53:30les femmes dans ce pays
00:53:31on a besoin
00:53:32que vous protégiez
00:53:33les enfants
00:53:33comment ça se fait
00:53:34que les plaignantes
00:53:35de Patrick Bruel
00:53:36aient dû attendre
00:53:37autant d'années
00:53:38et vous parlez justement
00:53:39de cette souffrance
00:53:41psychologique
00:53:42de cette souffrance émotionnelle
00:53:43mais elle est là
00:53:44et on a besoin
00:53:45que le président
00:53:45de ce pays
00:53:46viennent à un moment donné
00:53:49pas sur des choses morcelées
00:53:50mais viennent dire
00:53:51oui il y a un problème
00:53:53sur la protection
00:53:54des enfants dans ce pays
00:53:55il y a un problème
00:53:55sur la protection
00:53:56des femmes
00:53:56et les associations
00:53:58féministes
00:53:59si vous les écoutez
00:54:00réellement
00:54:01et que vous ne faites
00:54:01pas semblant
00:54:02positionnez-vous
00:54:03sur cette loi intégrale
00:54:04et faites en sorte
00:54:05que ça passe
00:54:06et on entendra
00:54:06le président de la république
00:54:07donc tout à l'heure
00:54:08on le suivra
00:54:09et on verra
00:54:10s'il a ce regard transversal
00:54:12que vous appelez
00:54:12de vos voeux
00:54:13alors que donc
00:54:14on vous rappelle
00:54:14ce qui se passe
00:54:15du côté du palais de justice
00:54:16de Nanterre
00:54:17où nous étions
00:54:17il y a quelques instants
00:54:18et on va retourner
00:54:18d'abord peut-être Steven
00:54:19je me tourne vers vous
00:54:21parce que
00:54:21que dit-on également
00:54:23dans l'entourage
00:54:24de Patrick Bruel
00:54:25comment réagit-on
00:54:26et d'abord
00:54:26est-ce qu'on se préparait
00:54:27à cette éventualité
00:54:28d'un placement en détention
00:54:29ou bien on ne l'a pas
00:54:29du tout vu venir
00:54:30puisque même
00:54:33Maître Gage Benayoun
00:54:34qui est à côté de vous
00:54:34dit qu'elle ne s'y attendait pas
00:54:36en tout cas
00:54:36il n'en a jamais parlé
00:54:37à ses proches
00:54:38peut-être que ses avocats
00:54:39l'ont préparé
00:54:39à cette éventualité
00:54:40mais il ne l'a pas formulé
00:54:42peut-être que
00:54:43voilà
00:54:43il va être sonné
00:54:44parce que ce n'est pas
00:54:45une éventualité
00:54:46qu'il a formulé
00:54:47pour lui
00:54:47il s'attendait à être
00:54:49mis en examen
00:54:49il l'attendait même
00:54:50d'une certaine manière
00:54:51pour avoir accès au dossier
00:54:52pour pouvoir comprendre
00:54:54ce qu'il y a dans ses plaintes
00:54:55même s'il s'était exprimé
00:54:56sur de nombreuses plaintes
00:54:57déjà dans la première affaire
00:54:58il y a plusieurs années
00:54:59il n'y avait pas eu de procès
00:55:00dans ses premières affaires
00:55:01mais il n'a pas formulé
00:55:03auprès de ses amis
00:55:05cette possibilité
00:55:06d'être mis en détention
00:55:09ça serait une humiliation
00:55:10pour lui
00:55:11m'a confié un de ses amis
00:55:13il a un rapport
00:55:14à son image
00:55:15à sa carrière aussi
00:55:16qui est extrêmement important
00:55:18Patrick Brouel
00:55:18il sait qu'une mise en examen
00:55:20il pourrait éventuellement
00:55:21la surpasser
00:55:22une détention
00:55:23en termes d'image
00:55:23ce serait dévastateur
00:55:24et il aurait du mal
00:55:25à s'en défaire
00:55:26il n'empêche
00:55:28que beaucoup aussi me disent
00:55:29qu'il vivait dans une certaine
00:55:30forme de déni
00:55:30depuis des années
00:55:31le palais de justice
00:55:32de Nanterre
00:55:32Vincent Vantiguem
00:55:33vous êtes avec nous
00:55:34c'est donc là-bas
00:55:34que ça va se jouer
00:55:36et l'importance
00:55:37de ces auditions
00:55:37face aux juges d'instruction
00:55:38et peut-être éventuellement
00:55:39face aux juges des libertés
00:55:45oui effectivement
00:55:45parce qu'on parle beaucoup
00:55:46du passage de Patrick Brouel
00:55:48devant les trois juges
00:55:49d'instruction
00:55:49en vue d'une mise en examen
00:55:50mais peut-être
00:55:51y aura-t-il aussi
00:55:52un passage devant
00:55:53un juge des libertés
00:55:53et de la détention
00:55:54c'est en tout cas
00:55:55ce que le parquet de Nanterre
00:55:56réclame dans un communiqué
00:55:57ce matin
00:55:57le parquet a demandé
00:55:58à indiquer
00:56:00avoir requis
00:56:00le placement
00:56:01en détention provisoire
00:56:02Steven en parlait
00:56:03il y a un instant
00:56:03sur le plateau
00:56:04du chanteur Patrick Brouel
00:56:06comment ça se passe
00:56:07concrètement ?
00:56:07il faut d'abord
00:56:07que les juges
00:56:09aussi soient d'accord
00:56:10avec ce placement
00:56:10en détention provisoire
00:56:11qu'ils sollicitent
00:56:12l'avis d'un autre juge
00:56:13le juge des libertés
00:56:14et de la détention
00:56:15si tel est le cas
00:56:16il y aura une audience
00:56:17assez courte
00:56:18une demi-heure environ
00:56:18au cours de laquelle
00:56:19on va évoquer
00:56:21les conditions de vie
00:56:22de Patrick Brouel
00:56:22et la possibilité
00:56:24de l'incarcérer
00:56:25ou non
00:56:25alors évidemment
00:56:26ces avocats
00:56:27vont batailler
00:56:28pour lui éviter ça
00:56:28il y a plusieurs possibilités
00:56:30peut-être peut-on demander
00:56:31une grosse caution
00:56:32à Patrick Brouel
00:56:33pour lui éviter
00:56:34d'aller en détention provisoire
00:56:35et puis un contrôle
00:56:36judiciaire strict
00:56:37on peut imaginer
00:56:38un passage au commissariat
00:56:39une fois par semaine
00:56:40une fois par mois
00:56:40voire l'interdiction
00:56:42de se produire sur scène
00:56:44ça les juges
00:56:44peuvent le demander
00:56:45dans le cadre
00:56:45du contrôle judiciaire
00:56:46pourquoi ?
00:56:47tout simplement
00:56:47parce que les faits
00:56:48dénoncés par des plaignantes
00:56:49se sont produits
00:56:50selon leur témoignage
00:56:51en marge des concerts
00:56:52dans les coulisses
00:56:53dans les loges
00:56:54et une manière
00:56:55d'éviter la réitération
00:56:56des faits serait aussi
00:56:57d'interdire Patrick Brouel
00:56:59de se produire sur scène
00:57:00on le sait
00:57:00il préparait une immense tournée
00:57:02qui a été percutée
00:57:03par cette actualité
00:57:04reste à savoir donc
00:57:05si le juge des libertés
00:57:06de la détention
00:57:07sera saisie
00:57:08est-ce qu'il décidera ?
00:57:09cette décision
00:57:10devrait intervenir
00:57:10tard dans l'après-midi
00:57:12voire dans la soirée
00:57:13petit game qui suit évidemment
00:57:14l'évolution des choses
00:57:15et des décisions
00:57:16maître Ben Sadone
00:57:17vous nous disiez tout à l'heure
00:57:18qu'avec l'expérience
00:57:18qui est la vôtre
00:57:19vous sembliez sceptique
00:57:20sur la possibilité
00:57:21d'un placement en détention
00:57:22pour quelles raisons ?
00:57:23alors plusieurs raisons
00:57:24c'est que tout d'abord
00:57:26il faut bien comprendre
00:57:26ce que c'est
00:57:27un placement en liberté
00:57:28sous contrôle lucière
00:57:29c'est-à-dire que
00:57:29c'est pas une liberté sèche
00:57:30c'est une liberté
00:57:31qui est assortie
00:57:32d'un certain nombre
00:57:32d'obligations
00:57:33voire même d'interdictions
00:57:35et que le juge
00:57:36va devoir se poser
00:57:37la question de savoir
00:57:38si oui ou non
00:57:39ces obligations
00:57:39ou ces interdictions
00:57:40suffisent à éviter
00:57:41un certain nombre
00:57:42d'objectifs qui sont prévus
00:57:43ou des critères
00:57:44qui sont prévus par la loi
00:57:45comme le risque
00:57:45de réitération des faits
00:57:46ou un risque de pression
00:57:47sur les victimes
00:57:48ce que je note
00:57:49c'est que
00:57:49au regard des faits
00:57:51pour lesquels
00:57:51on envisage la mise en examen
00:57:53de monsieur Bruel
00:57:53il y a des faits
00:57:54qui datent
00:57:54depuis un certain nombre de temps
00:57:55je parle même pas
00:57:56des faits qui sont prescrits
00:57:58je parle des 9 cas
00:58:00qui sont aujourd'hui
00:58:01qui sont examinés
00:58:02par les 3 juges
00:58:02et j'ai pas le sentiment
00:58:05que depuis ces dates là
00:58:07Patrick Bruel
00:58:08est constitué
00:58:09si vous voulez
00:58:10un danger
00:58:11il y a certains faits
00:58:12qui datent depuis
00:58:13un certain nombre de temps
00:58:13il y a des faits
00:58:15qui sont encore très récents
00:58:162019 pour les derniers
00:58:17oui mais la question
00:58:18qui se posera
00:58:19est celle de savoir
00:58:20si on peut
00:58:20par des obligations
00:58:21du contrôle lucière
00:58:22faire en sorte
00:58:23qu'on évite
00:58:24je rappelle quand même
00:58:25parce que
00:58:25c'est important
00:58:26à ce stade
00:58:28Patrick Bruel
00:58:29reste présumé
00:58:30innocent
00:58:32moi je veux bien
00:58:32qu'on dise des faits
00:58:33il y a quand même
00:58:34un élément
00:58:34qui est important
00:58:35si vous me le permettez
00:58:36c'est qu'on nous dit
00:58:36qu'il y a des faits
00:58:37qui ont été classés
00:58:37sans suite
00:58:38très bien
00:58:40il y a eu un réexamen
00:58:41aujourd'hui
00:58:42mais les avocats
00:58:43au moment où
00:58:44les faits ont été
00:58:44classés sans suite
00:58:45avaient la possibilité
00:58:45de faire une plainte
00:58:46avec l'exposition
00:58:47en partie civile
00:58:47pour actionner la poursuite
00:58:49alors
00:58:49mon confrère
00:58:52est un très bon
00:58:52avocat de la défense
00:58:53moi je suis plutôt
00:58:54au côté partie civile
00:58:55donc je n'ai pas
00:58:56le même regard que lui
00:58:57vous ne le savez pas
00:58:59s'il y a des victimes
00:59:00plus récentes
00:59:00moi je le sais
00:59:01elles m'ont contactée
00:59:02j'étais avec une hier soir
00:59:03elles ne sont pas prêtes
00:59:05encore de témoigner
00:59:06ou de porter plainte
00:59:08vous en avez reçu
00:59:08beaucoup des appels
00:59:09comme ça récemment ?
00:59:10oui
00:59:10j'avais rendez-vous
00:59:12avec une des victimes hier
00:59:13elle est complètement effondrée
00:59:16c'est devenu une plume
00:59:18et elle n'est pas du tout
00:59:19prête
00:59:19aujourd'hui à parler
00:59:20donc
00:59:21ne parlons pas
00:59:22d'un côté et de l'autre
00:59:23oui la présomption
00:59:24d'innocence
00:59:24c'est important
00:59:25mais la protection
00:59:26de la société aussi
00:59:27quand on a un monsieur
00:59:28que ce soit
00:59:29monsieur Patrick Bruel
00:59:31ou monsieur Barrella
00:59:32ou n'importe qui d'autre
00:59:33qui a fait autant de victimes
00:59:35est-ce que la société
00:59:36est en danger ?
00:59:37c'est ça que le juge
00:59:38d'instruction va se demander
00:59:39c'est ça que le juge
00:59:40de liberté et de la détention
00:59:41va se demander
00:59:42est-ce que la société
00:59:43est en danger ?
00:59:44est-ce que nos femmes
00:59:46sont en danger
00:59:46si monsieur Patrick Bruel
00:59:48est en liberté ?
00:59:49uniquement ça
00:59:50et c'est pas parce que
00:59:51c'est monsieur Patrick Bruel
00:59:52c'est parce que
00:59:52c'est un citoyen
00:59:53de notre pays
00:59:54c'est injusticiable
00:59:55comme un autre
00:59:55alors oui
00:59:56moi aussi j'ai eu ce regard
00:59:58malheureusement
00:59:59parce qu'on est formaté
01:00:00à l'école de droit
01:00:01au droit de la défense
01:00:03mais c'est pas ce regard
01:00:04qu'on doit avoir
01:00:05la justice elle est là
01:00:07pour juger
01:00:07des personnes
01:00:08qui font du mal
01:00:09à notre société
01:00:10elle est là pour la société
01:00:11et c'est pas la société
01:00:12qui est là pour la justice
01:00:13mais il y a aussi
01:00:14ce qui est très intéressant
01:00:16maître vous disiez
01:00:17comme ça en off
01:00:18il y avait aussi
01:00:19la possibilité
01:00:20qu'il soit mis
01:00:21chez lui
01:00:23assignation à résidence
01:00:24ce qui est intéressant
01:00:25c'est de se poser la question
01:00:26de comment on peut mettre
01:00:27hors d'état de nuire
01:00:28des gens qui représentent
01:00:29un danger
01:00:29mais vous avez également
01:00:30parlé d'une chose
01:00:31qui est très importante
01:00:32c'est l'interdiction
01:00:33d'exercer le métier
01:00:34moi par exemple
01:00:35dans l'affaire de Pardieu
01:00:36j'étais très étonnée
01:00:37que les juges
01:00:38n'aient même pas mis
01:00:38une interdiction
01:00:39d'exercer son métier
01:00:41pendant un certain temps
01:00:42le temps qu'il se soigne
01:00:43parce que la réalité
01:00:45c'est qu'après
01:00:45vous avez des gens
01:00:46qui disent
01:00:46oh le tribunal médiatique
01:00:48on l'a empêché de travailler
01:00:49mais alors dans ces cas-là
01:00:51faisons-le dans l'état de droit
01:00:52que les juges estiment
01:00:53et disent
01:00:54on interdit de travailler
01:00:55monsieur de Pardieu
01:00:56pendant un certain temps
01:00:56le temps qu'il se soigne
01:00:58de la même manière
01:00:58on interdit un certain temps
01:01:00monsieur Patrick Buell
01:01:01d'aller en festival
01:01:02pour la protection
01:01:03de la société
01:01:04et pendant ce temps
01:01:06la justice
01:01:06a le temps de faire son travail
01:01:08mais pendant ce temps
01:01:09on protège les femmes
01:01:10On rappelle Stephen Bellery
01:01:11que la pièce
01:01:13de théâtre
01:01:13il l'a arrêté
01:01:14plus tôt que prévu
01:01:15et que donc
01:01:15il a annulé
01:01:16la direction du théâtre
01:01:19a été arrêtée
01:01:19plus tôt que prévu
01:01:20vous avez raison
01:01:20c'est une précision importante
01:01:21et qu'il a renoncé
01:01:22à la série de concerts
01:01:23sur les mois qui viennent
01:01:24jusqu'à septembre
01:01:25Il s'est offert quatre mois
01:01:27d'une certaine manière
01:01:28ça peut être vu
01:01:28comme un gage
01:01:29pour la justice aussi
01:01:30il a supprimé
01:01:3117 concerts de son agenda
01:01:32les trois à Paris
01:01:33la semaine prochaine
01:01:34toute sa tournée estivale
01:01:35il est censé remonter sur scène
01:01:36le 2 octobre à Chartres
01:01:38pour une énorme tournée
01:01:39tourner des zéniths
01:01:40dans de grandes salles
01:01:41cette fois-ci
01:01:41mais là aussi
01:01:42la justice peut estimer
01:01:43qu'il pourrait être
01:01:44en contact
01:01:45avec des femmes
01:01:46des maquilleuses
01:01:46des attachés de presse
01:01:47des membres de production
01:01:49des musiciennes
01:01:50et qu'en cela
01:01:50cela pourrait être complexe
01:01:51pour lui
01:01:51de mener à bien cette tournée
01:01:53et c'est important
01:01:53que ça passe juste par la justice
01:01:55pourquoi ?
01:01:56parce que ça évitera ensuite
01:01:57qu'ils puissent se victimiser
01:01:58en disant
01:01:59vous voyez on m'empêche
01:02:00de faire mon travail
01:02:01non
01:02:01si la justice vous empêche
01:02:02à un moment donné
01:02:03pendant un certain temps
01:02:04d'être en contact
01:02:05dans votre travail
01:02:06avec des femmes
01:02:07que vous pouvez agresser
01:02:08là tout d'un coup
01:02:09on est dans l'état de droit
01:02:10ils ne pourront plus rien dire
01:02:11Maître Benayoun
01:02:12alors c'est exactement pour ça
01:02:13que mes clientes et moi-même
01:02:14ont refusé
01:02:15avant refusé pardon
01:02:16de nous prononcer
01:02:17lorsqu'on nous demandait
01:02:19si on était
01:02:19quelle était notre position
01:02:20pour l'arrêt de ces concerts
01:02:21j'ai toujours dit
01:02:23que c'était à la justice
01:02:24de se saisir
01:02:25de cette décision
01:02:26parce que le contrôle judiciaire
01:02:28peut permettre de le faire
01:02:28par exemple
01:02:29quand on a un enseignant
01:02:30qui est mis en examen
01:02:32même pour un seul
01:02:36présumé viol
01:02:37ou une seule agression sexuelle
01:02:38on lui demande
01:02:39d'arrêter d'enseigner
01:02:40et on le met en retrait
01:02:41à titre conservatoire
01:02:42à titre conservatoire
01:02:43pour protéger la société
01:02:44encore une fois
01:02:44j'y reviens
01:02:45donc j'ai toujours dit
01:02:47que c'était
01:02:47au procureur de la république
01:02:49puis après
01:02:49au juge d'instruction
01:02:50et au GLD
01:02:51de prendre cette décision
01:02:52l'opinion publique
01:02:54a le droit
01:02:54de se positionner
01:02:56mais c'est à la justice
01:02:57de se positionner là-dessus
01:02:58les juges vont donc
01:02:59se positionner
01:03:00cet après-midi
01:03:00trois juges d'instruction
01:03:02éventuellement donc
01:03:03le GLD après
01:03:04selon la procédure
01:03:05que vous nous avez expliqué
01:03:07les uns et les autres
01:03:07merci beaucoup
01:03:08l'actualité judiciaire
01:03:10c'était évidemment
01:03:11également les suites
01:03:12de l'affaire Liana
01:03:13vous allez entendre
01:03:14dans quelques instants
01:03:15vous allez en savoir plus
01:03:16sur le récit
01:03:18glaçant
01:03:19de cette femme
01:03:19que vous avez entendue hier
01:03:20c'est la mère de Rosa
01:03:21et on en sait beaucoup plus
01:03:23maintenant
01:03:23sur le contenu
01:03:25de la plainte
01:03:26le récit
01:03:27de sa fille
01:03:28vous allez voir
01:03:28que c'est absolument terrible
01:03:29ce qu'on a découvert
01:03:30encore pire même
01:03:30que ce qu'on imaginait
01:03:32à tout de suite
01:03:36on écoute Maude Bréjon
01:03:38porte-parole du gouvernement
01:03:39après le conseil des ministres
01:03:40nos institutions
01:03:41qui derrière
01:03:43est également posée
01:03:45face à cela
01:03:46il faut d'abord
01:03:48agir avec détermination
01:03:50n'écarter
01:03:51aucune responsabilité
01:03:53et établir
01:03:54d'abord
01:03:55les faits
01:03:56les rapports d'inspection
01:03:58seront remis
01:03:59vous le savez
01:03:59le 19 juin
01:04:00il est évident
01:04:02qu'il y a eu
01:04:03des dysfonctionnements
01:04:05manifestes
01:04:05il faut comprendre
01:04:06désormais
01:04:07ce qui relève
01:04:07des responsabilités
01:04:09individuelles
01:04:10et des dysfonctionnements
01:04:11systémiques
01:04:12dans l'ensemble
01:04:13des services
01:04:14publics
01:04:15impliqués
01:04:16ce sont
01:04:16les mots
01:04:17du président
01:04:17de la république
01:04:20ensuite
01:04:21il faut rappeler
01:04:22que beaucoup de choses
01:04:23ont été faites
01:04:24depuis 9 ans
01:04:26tant en matière
01:04:26de réponses budgétaires
01:04:28de réponses législatives
01:04:30et de réponses
01:04:32réglementaires
01:04:32il faut bien sûr
01:04:33renforcer
01:04:34tout ce qui doit l'être
01:04:36mais à la lumière
01:04:38des faits
01:04:39je vous renvoie vers
01:04:40bien sûr
01:04:40les rapports d'inspection
01:04:41et avec méthode
01:04:44on ne répond pas
01:04:46à un drame
01:04:47par décrit
01:04:49la précipitation
01:04:50et la démagogie
01:04:51sont des réponses
01:04:53qui ne sont pas
01:04:54à la hauteur
01:04:55et qui ne sont pas
01:04:57respectueuses
01:04:58un texte de loi
01:04:59a été porté
01:05:01en conseil des ministres
01:05:03vous le savez
01:05:03il y a plusieurs semaines
01:05:05s'il doit être modifié
01:05:08c'est uniquement
01:05:09au regard
01:05:10des faits
01:05:11et encore une fois
01:05:12avec méthode
01:05:18ce sont les mots
01:05:19je le redis
01:05:19pour être très clair
01:05:20du président
01:05:21de la république
01:05:21que je vous ai
01:05:23scrupuleusement
01:05:24et rigoureusement
01:05:27relaté
01:05:28j'en viens à la partie
01:05:31plus formelle
01:05:32du conseil
01:05:34des ministres
01:05:35avec deux ordonnances
01:05:36qui visent à appliquer
01:05:38aux collectivités
01:05:40d'outre-mer
01:05:40et à la Nouvelle-Calédonie
01:05:42des évolutions
01:05:43législatives
01:05:44voilà donc
01:05:45pour ce début
01:05:47de compte-rendu
01:05:48de Maude Bréjon
01:05:49du conseil des ministres
01:05:51Amandine Attalaya
01:05:52il était assez évident
01:05:55qu'elle commence
01:05:56par ce commentaire
01:05:58sur l'affaire Liana
01:05:59et cette prise de parole
01:06:00du président de la république
01:06:01oui Emmanuel Macron
01:06:02qui évoque donc
01:06:02des dysfonctionnements
01:06:04c'est le mot qu'utilise
01:06:05depuis le début
01:06:05l'exécutif
01:06:06dans cette affaire
01:06:08et Emmanuel Macron
01:06:08a d'ailleurs demandé
01:06:09le week-end passé
01:06:10à Gérald Darmanin
01:06:11comme à Laurent Nunez
01:06:12d'aller se confronter
01:06:13aux français
01:06:14aux responsables politiques
01:06:16divers et variés
01:06:17pour montrer qu'il y avait
01:06:18un commandement
01:06:19c'était le mot du président
01:06:20de la république
01:06:20à l'époque
01:06:21et ils ont choisi
01:06:23d'essayer de dire
01:06:25aux français
01:06:25qu'en effet
01:06:26il n'y avait pas
01:06:27de problème
01:06:28d'une nouvelle loi
01:06:29nécessaire dans l'affaire Liana
01:06:31pas de problème
01:06:32de moyens
01:06:33ou de nombre
01:06:33d'enquêteurs
01:06:34mais plutôt
01:06:35une chaîne d'événements
01:06:37où il y a eu
01:06:37un dysfonctionnement
01:06:38des dysfonctionnements
01:06:40spécifiques
01:06:41qui disent-ils
01:06:42seront révélés
01:06:43au grand jour
01:06:44dans un rapport
01:06:45rendu public
01:06:46le 19 juin
01:06:47rapport de l'inspection
01:06:48générale
01:06:49de la justice
01:06:50qui a déjà commencé
01:06:51à enquêter
01:06:52en face
01:06:54l'indignation demeure
01:06:55on l'a vu
01:06:55chez les français
01:06:56avec ces très grandes
01:06:57manifestations
01:06:57Alors quelle réponse
01:06:58en question maintenant ?
01:06:59On l'écoute
01:07:02S'il ne l'a pas dit
01:07:04à quoi fait-il allusion
01:07:07selon vous ?
01:07:08Est-ce qu'il fait allusion
01:07:09à des éléments
01:07:10des déclarations
01:07:12qu'il a entendues
01:07:13que vous avez entendues
01:07:14ces dernières heures
01:07:15en particulier ?
01:07:16Écoutez
01:07:16j'ai pas davantage
01:07:18de précision
01:07:19ou d'exégèse
01:07:20de ces propos à faire
01:07:21là encore
01:07:21je vous les relate
01:07:22de manière
01:07:24scrupuleuse
01:07:25et rigoureuse
01:07:26ce que veut dire
01:07:27le président de la république
01:07:28c'est que
01:07:30face à ce drame
01:07:32face à l'émotion
01:07:34qui nous traverse
01:07:35toutes et tous
01:07:36la responsabilité
01:07:38le rôle du gouvernement
01:07:39le rôle
01:07:40des pouvoirs publics
01:07:41c'est d'y répondre
01:07:43là encore
01:07:44ce sont ces mots
01:07:44mais sans précipitation
01:07:46au regard des faits
01:07:48de laisser
01:07:49les inspections
01:07:50se dérouler
01:07:51vous savez que
01:07:52l'inspection générale
01:07:53de la justice
01:07:54et l'inspection générale
01:07:55de la gendarmerie nationale
01:07:56ont été saisies
01:07:57d'analyser
01:07:59les conclusions
01:07:59qui seront rendues
01:08:01dans quelques jours
01:08:02et sur la base
01:08:03de ces conclusions
01:08:04qui devront faire
01:08:06la part des choses
01:08:06entre ce qui relève
01:08:07des responsabilités individuelles
01:08:09il y en a probablement
01:08:11et des dysfonctionnements
01:08:12systémiques
01:08:13là encore
01:08:14il y en aura peut-être
01:08:15sur cette base là
01:08:16nous devrons en tirer
01:08:18toutes les conclusions
01:08:19toutes les conclusions
01:08:20et
01:08:21notamment
01:08:22amender
01:08:23le projet de loi
01:08:24que celui du gouvernement
01:08:25si c'est nécessaire
01:08:27mais au regard des faits
01:08:28et encore une fois
01:08:28avec méthode
01:08:30ça n'enlève rien
01:08:31de l'émotion
01:08:32qui traverse le pays
01:08:33ça n'enlève rien
01:08:33de l'émotion
01:08:34qui traverse également
01:08:35le gouvernement
01:08:37mais le rôle du gouvernement
01:08:38dans un moment comme ça
01:08:39c'est
01:08:41de répondre
01:08:42je crois
01:08:44avec
01:08:45le plus d'efficacité possible
01:08:47et donc
01:08:48avec une forme
01:08:48de rationalité
01:08:55Est-ce que justement
01:08:56cette réponse
01:08:58elle passera
01:08:58par
01:08:59un budget
01:09:00à loi
01:09:01à la justice
01:09:01qui sera
01:09:03augmenté
01:09:03parce que
01:09:04ces revenus
01:09:05de manière prépareil
01:09:06pondérante
01:09:06dans le débat
01:09:07le président de la république
01:09:08a lui-même
01:09:09mis cette question
01:09:10des moyens
01:09:11alloués dans le débat
01:09:12en précisément
01:09:13en les écartant
01:09:14en disant
01:09:14que ce n'était pas
01:09:15le sujet
01:09:16ici
01:09:17vous annoncez
01:09:18Matignon
01:09:18que pour le projet
01:09:19de loi de finances
01:09:202027
01:09:20il y aura néanmoins
01:09:21des propositions
01:09:22qui seront faites
01:09:22pour augmenter
01:09:23le budget
01:09:24est-ce qu'il n'y a pas
01:09:25une contradiction
01:09:26de ce point de vue
01:09:26En fait il y a deux questions
01:09:29très distinctes
01:09:30il y a la question
01:09:33du drame
01:09:34de la jeune
01:09:36Liana
01:09:36de cette affaire-là
01:09:38spécifiquement
01:09:39et des conclusions
01:09:40qui doivent être tirées
01:09:42au regard des faits
01:09:43qui peuvent être
01:09:44des conclusions
01:09:45liées à des responsabilités
01:09:47individuelles
01:09:47je le redis
01:09:48à des responsabilités
01:09:49collectives
01:09:49et à des dysfonctionnements
01:09:51systémiques
01:09:52et ensuite
01:09:53il y a toutes
01:09:54les questions
01:09:55tous les enjeux
01:09:56tous les défis
01:09:57qui relèvent
01:09:58de l'institution judiciaire
01:09:59et qui ont été
01:10:02massivement relevées
01:10:03depuis 9 ans
01:10:04je rappelle que
01:10:05le budget de la justice
01:10:06a été augmenté
01:10:06de 54%
01:10:07depuis le 2017
01:10:09si on pensait
01:10:10que le budget
01:10:10de la justice
01:10:11n'était pas un enjeu
01:10:12n'était pas une question
01:10:14nous n'aurions pas
01:10:14et le président
01:10:15de la république
01:10:16n'aurait pas lui-même
01:10:18budget après budget
01:10:20relevé
01:10:22cette enveloppe
01:10:23le budget de la justice
01:10:24en volume
01:10:25n'a jamais été
01:10:25aussi haut
01:10:26cette année
01:10:27il n'y a jamais eu
01:10:28autant de greffés
01:10:29il n'y a jamais eu
01:10:30autant de magistrats
01:10:31nous avons voté
01:10:31vous vous en souvenez
01:10:32une loi de programmation
01:10:33du ministère de la justice
01:10:35qui prévoit
01:10:35des hausses de crédit
01:10:38conséquentes
01:10:39et donc
01:10:40comme depuis 9 ans
01:10:41le budget de la justice
01:10:43en tout cas
01:10:44c'est la proposition
01:10:44que fera le gouvernement
01:10:45sera en hausse
01:10:47l'année prochaine
01:10:48ça ne signifie pas
01:10:49que la question budgétaire
01:10:53est une question
01:10:54ou en tout cas
01:10:54qu'apporter des réponses
01:10:55à la question budgétaire
01:10:56aurait suffi
01:10:58ou aurait permis
01:11:01d'éviter
01:11:02le drame
01:11:03qui encore une fois
01:11:04bouleverse
01:11:05tous les français
01:11:06voilà
01:11:06et donc
01:11:07il y a vraiment
01:11:08deux sujets
01:11:09différents
01:11:09il y a le sujet
01:11:10de l'affaire
01:11:10qui
01:11:11Liana
01:11:13et il y a
01:11:14les enjeux
01:11:15plus globaux
01:11:17de l'institution judiciaire
01:11:18d'ailleurs
01:11:19quand on parle
01:11:20de l'affaire Liana
01:11:21ça pose des questions
01:11:22d'ordre judiciaire
01:11:24mais ce n'est pas
01:11:24le seul service public
01:11:26qui de toute évidence
01:11:27est impliqué
01:11:28ça pose des questions
01:11:30liées
01:11:30au ministère de l'intérieur
01:11:33à l'éducation nationale
01:11:35probablement
01:11:37et donc
01:11:37c'est tous ces points-là
01:11:39qu'il va falloir
01:11:39aborder
01:11:40encore une fois
01:11:41avec méthode
01:11:42merci
01:11:44bonjour
01:11:44Paul Barcelone
01:11:44France Info
01:11:45est-ce que plus
01:11:45globalement
01:11:46et pour rebondir
01:11:47sur la question
01:11:47de mon confrère
01:11:48vous avez la sensation
01:11:49que cette affaire
01:11:49vient remettre en cause
01:11:50une partie aussi
01:11:51du bilan en matière
01:11:51de justice
01:11:52d'Emmanuel Macron
01:11:52une partie du pardon
01:11:54du bilan en matière
01:11:54de justice
01:11:55d'Emmanuel Macron
01:11:57je crois que ça vient
01:12:03conforter
01:12:03c'est pas le bon terme
01:12:04je crois que ça vient
01:12:07valider l'intuition
01:12:08qu'a été celle
01:12:09du président de la république
01:12:10et la détermination
01:12:11qu'a été celle
01:12:12du président de la république
01:12:13à relever systématiquement
01:12:16les moyens
01:12:17de la justice
01:12:17depuis 9 ans
01:12:18que l'on parle
01:12:19des moyens budgétaires
01:12:20encore une fois
01:12:21des dispositions législatives
01:12:22et des décisions réglementaires
01:12:25ça ne signifie pas
01:12:26que le sujet
01:12:26a été épuisé
01:12:27bien sûr
01:12:29mais pour autant
01:12:30on ne découvre pas
01:12:32les carences
01:12:33du système judiciaire
01:12:35on ne découvre pas
01:12:35les carences
01:12:36de l'institution
01:12:37et on ne découvre pas
01:12:38que des failles
01:12:39y compris personnelles
01:12:40sont possibles
01:12:41une fois que j'ai dit ça
01:12:42il faut laisser
01:12:43là encore
01:12:43le travail de l'inspection
01:12:44des inspections
01:12:45se faire
01:12:47Bonjour Julien Néni
01:12:48pour France Inter
01:12:49vous parlez d'augmentation
01:12:50de crédit de budget
01:12:51de la justice
01:12:52depuis 2017
01:12:52c'est vrai
01:12:53il y a quand même
01:12:53une exception
01:12:54sur le dernier budget
01:12:55414 millions d'euros
01:12:56de crédit gelé
01:12:58pour le ministère
01:12:58de la justice
01:12:59l'essentiel
01:13:00pour la pénitentiaire
01:13:01est-ce que
01:13:02au vu de l'actualité récente
01:13:04vous considérez
01:13:04que c'était une erreur
01:13:05d'abord
01:13:07ce sont des gels
01:13:08ce ne sont pas
01:13:09des annulations
01:13:10c'est une précision
01:13:12qui a son importance
01:13:14d'autre part
01:13:16ces gels
01:13:18ne concernent
01:13:19aucunement
01:13:20les ressources
01:13:22humaines
01:13:22les RH
01:13:23et donc
01:13:25il n'est pas question
01:13:25de revenir
01:13:26nous ne reviendrons pas
01:13:28sur l'objectif
01:13:29de hausse
01:13:30de 1600
01:13:32postes
01:13:33pour le ministère
01:13:34de la justice
01:13:34qui a été prévu
01:13:36initialement
01:13:36dans le budget
01:13:38pour autant
01:13:39ces 414 millions
01:13:40c'était une erreur
01:13:40ou pas
01:13:41même si ça ne concerne pas
01:13:42les RH
01:13:42de quoi on parle
01:13:44jamais le budget
01:13:45de la justice
01:13:45n'a été aussi haut
01:13:46et ça
01:13:47ça reste
01:13:48et ça
01:13:50ça reste vrai
01:13:53à l'instant
01:13:53où on se parle
01:13:54ensuite ce ne sont pas
01:13:55des annulations
01:13:56de crédit
01:13:57et
01:13:58c'est une
01:13:59encore une fois
01:13:59le mot gel
01:14:00se suffit à lui-même
01:14:02le budget de la justice
01:14:03n'a jamais été aussi haut
01:14:05il n'y a pas
01:14:05d'annulation de crédit
01:14:06et troisièmement
01:14:07il n'est aucunement question
01:14:09de revenir
01:14:10sur l'augmentation
01:14:11des ressources
01:14:12de la justice
01:14:12et notamment
01:14:13des ressources humaines
01:14:14et en parlant
01:14:15de ressources humaines
01:14:16gouvernementales
01:14:17celle-ci
01:14:17la démission
01:14:18de Gérald Darmanin
01:14:19n'a jamais été
01:14:19à l'ordre du jour
01:14:20vous comprenez
01:14:21sa volonté
01:14:21de ne pas démissionner
01:14:23je pense que
01:14:24ceux qui prétendent
01:14:27de manière très politicienne
01:14:28qu'une démission
01:14:29du garde des sous
01:14:31d'un ministre de la justice
01:14:32qui qu'il soit d'ailleurs
01:14:33résoudrait
01:14:35le drame
01:14:37que vit la famille
01:14:38de Liana
01:14:40et encore une fois
01:14:41les carences
01:14:43et les problèmes
01:14:43institutionnels
01:14:44de la justice
01:14:46mentent aux français
01:14:48moi je crois
01:14:49qu'on a de la chance
01:14:50d'avoir un ministre
01:14:51de la justice
01:14:53qui parle aux français
01:14:54avec honnêteté
01:14:55depuis le début
01:14:56de ce drame
01:14:57qui ne se cache pas
01:15:00qui répond
01:15:01en disant
01:15:02ce qu'il sait
01:15:02en disant
01:15:03ce qu'il ne sait pas
01:15:04et qui continue
01:15:05à porter l'ambition
01:15:06qu'est celle
01:15:06du président
01:15:07de la république
01:15:08que ce soit
01:15:08sur le plan législatif
01:15:09réglementaire
01:15:10encore une fois
01:15:11ou budgétaire
01:15:12ceux qui prétendent
01:15:13que la démission
01:15:13de Gérald Darmanin
01:15:15résoudrait
01:15:16quelques problèmes
01:15:16que ce soit
01:15:17encore une fois
01:15:18manque de respect
01:15:19aux français
01:15:19et mentent aux français
01:15:21dans une situation
01:15:22qui est dramatique
01:15:23c'est de la petite politique
01:15:27Bonjour Bastien Angers
01:15:28pour TF1 LCI
01:15:29sur le même sujet
01:15:30est-ce que vous considérez
01:15:31quand même
01:15:32qu'il y a eu
01:15:32ou pas
01:15:33des légèretés
01:15:34ou des manquements
01:15:34de la part
01:15:35de l'exécutif
01:15:36pour vous prendre
01:15:37deux exemples concrets
01:15:38puisque le gouvernement
01:15:40nous dit aujourd'hui
01:15:41qu'il est possible
01:15:41en quelques semaines
01:15:42de revoir tous les dossiers
01:15:43ou qu'il est possible
01:15:44aujourd'hui
01:15:45d'ajouter des mesures
01:15:45dans la loi
01:15:46pour mettre des délais maximum
01:15:47sur ces affaires-là
01:15:48pourquoi est-ce que
01:15:49ça n'a pas été fait avant ?
01:15:50Est-ce que
01:15:51pardonnez-moi
01:15:51est-ce que vous entendez
01:15:52par légèreté ?
01:15:53Je pense qu'il faut faire attention
01:15:54aux mots qu'on emploie
01:15:55eu égard à la situation
01:15:56qu'on est en train de traverser
01:15:57Une prise au sérieux
01:15:58insuffisante de ces dossiers
01:15:59est-ce que vous reprochez
01:16:00aussi à certains magistrats ?
01:16:01Je pourrais vous faire
01:16:02l'exégèse
01:16:03de toutes les lois
01:16:04de toutes les lois
01:16:05qui ont été votées
01:16:07depuis 9 ans
01:16:08On a massivement
01:16:09renforcé
01:16:10l'arsenal législatif
01:16:12de l'institution
01:16:13des juges
01:16:13des magistrats
01:16:14toutes les dispositions
01:16:16qui permettent
01:16:17notamment
01:16:17de protéger les mineurs
01:16:19de protéger les enfants
01:16:21de protéger l'ensemble
01:16:22des Français
01:16:22face au risque
01:16:24d'agression sexuelle
01:16:25Et face à cette situation
01:16:28il est légitime
01:16:29que
01:16:31le garde des Sceaux
01:16:32que l'ensemble
01:16:34de l'institution judiciaire
01:16:35que les magistrats
01:16:35se posent une question
01:16:37Il y a-t-il
01:16:38d'autres affaires
01:16:39Liana en France ?
01:16:41Une autre affaire Liana
01:16:42est-elle possible ?
01:16:44Et la première des réponses
01:16:45on la trouve
01:16:46en ouvrant les dossiers
01:16:47en ouvrant les plaintes
01:16:48en ouvrant les 70 000 plaintes
01:16:5070 000 plaintes
01:16:50sur 3 millions
01:16:51de mémoires
01:16:53pour regarder
01:16:54scrupuleusement
01:16:55si
01:16:57des failles
01:16:58des erreurs
01:16:59telles que celles
01:17:00qui ont probablement
01:17:01été commises
01:17:02dans le cas présent
01:17:05pourraient se reproduire
01:17:07Je pense que
01:17:09c'est l'inverse
01:17:09qui devrait nous être reproché
01:17:12Si on ne mettait pas
01:17:14tout en oeuvre
01:17:15Pardonnez-moi
01:17:16je vous ai dit
01:17:18précisément le contraire
01:17:19tout à l'heure
01:17:19Le gouvernement
01:17:22découvre quoi d'ailleurs ?
01:17:24En l'occurrence
01:17:25je vous posais la question
01:17:26sur le fait de dire
01:17:26on va analyser
01:17:28là en quelques semaines
01:17:28tous les dossiers
01:17:29et vous me répondez
01:17:30on vérifie
01:17:31qu'il n'y a pas
01:17:31d'autres affaires
01:17:32Diana
01:17:32Je vous dis que
01:17:33d'une part
01:17:33on agit depuis devant
01:17:35en augmentant
01:17:36considérablement
01:17:37l'arsenal législatif
01:17:38et judiciaire
01:17:38Je vous dis que
01:17:39face à cette situation
01:17:41qui encore une fois
01:17:42traverse la société française
01:17:44il est de notre responsabilité
01:17:46de redoubler de vigilance
01:17:48et de demander
01:17:49comme l'a fait
01:17:49le ministre de la justice
01:17:51aux magistrats
01:17:53de réouvrir
01:17:54les dossiers
01:17:55en cours
01:17:56c'est normal
01:17:57derrière
01:17:57ce sont des enfants
01:17:59et les polémiques
01:18:00que certains
01:18:01sont en train
01:18:01de chercher
01:18:02en demandant
01:18:03si le gouvernement
01:18:03découvre la question
01:18:05des violences
01:18:06faites aux enfants
01:18:06sont indignes
01:18:08indignes
01:18:16Quel regard
01:18:17le gouvernement
01:18:18porte dans ce contexte
01:18:19aussi
01:18:20sur la communication
01:18:21de certains magistrats
01:18:22sur le discrédit
01:18:23qui peut être porté
01:18:24sur la profession
01:18:26voire même
01:18:26des appels
01:18:27à se rassembler
01:18:29pour justement
01:18:31garder
01:18:32que cette affaire
01:18:33n'emporte pas
01:18:34un discrédit
01:18:35sur l'institution judiciaire
01:18:37de son ensemble
01:18:38Personne ne peut
01:18:39s'exonérer
01:18:40de cette question
01:18:43centrale
01:18:45y a-t-il
01:18:46y a-t-il d'autres affaires
01:18:47lianard
01:18:47et comment
01:18:49ce drame
01:18:50a-t-il pu arriver
01:18:51il y a donc
01:18:53deux inspections
01:18:54qui ont été lancées
01:18:55et elles devront faire
01:18:57toute la lumière
01:18:58sur les responsabilités
01:18:59encore une fois
01:19:00individuelles
01:19:01et systémiques
01:19:01d'où qu'elles viennent
01:19:02et chacun devra
01:19:04prendre ses responsabilités
01:19:05et si des sanctions
01:19:06doivent être
01:19:07prononcées
01:19:08elles le seront
01:19:11par respect
01:19:12pour la famille
01:19:13par respect
01:19:14pour toutes les victimes
01:19:15pour toutes les familles
01:19:16qui font face
01:19:17à des situations
01:19:17similaires
01:19:21personne ne peut
01:19:22mettre
01:19:23la poussière
01:19:24Compte rendu
01:19:24du Conseil des ministres
01:19:25on voit bien
01:19:26Amandine Attalaya
01:19:26c'est un exercice
01:19:28souvent un petit peu convenu
01:19:29avec des sujets
01:19:31qui partent un petit peu
01:19:32dans tous les sens
01:19:33et ici évidemment
01:19:34la question ne porte
01:19:34que sur un seul sujet
01:19:35Oui
01:19:36sur l'émotion
01:19:37et les problèmes
01:19:38et la colère
01:19:39en France
01:19:39après l'affaire Liana
01:19:41et la hauteur de la réponse
01:19:42il y a beaucoup de choses
01:19:44en tout cas
01:19:45dans ce qu'elle a dit
01:19:45d'abord
01:19:46Emmanuel Macron
01:19:47qui était très peu intervenu
01:19:48sauf au début
01:19:48pour dire que ça n'était pas
01:19:50un problème de moyens
01:19:51ce qui s'était passé
01:19:52il ajoute aujourd'hui
01:19:53qu'il y a des dysfonctionnements
01:19:55que c'est la confiance
01:19:56en nos institutions
01:19:57qui aujourd'hui est posée
01:19:58mais que la précipitation
01:20:00et la démagogie
01:20:01ne sont pas des réponses
01:20:02à la hauteur
01:20:02selon lui
01:20:04La porte-parole du gouvernement
01:20:05explique qu'ils ont
01:20:07maintenant
01:20:07deux angles d'attaque
01:20:09d'abord
01:20:09de nouvelles mesures
01:20:10sur une loi
01:20:11qui est déjà engagée
01:20:12sur la protection
01:20:13de l'enfance
01:20:13qui va être enrichie
01:20:14avec par exemple
01:20:15une aggravation des peines
01:20:16pour les viols en série
01:20:19sur le volet maintenant
01:20:20des moyens
01:20:21elle répète
01:20:22qu'il n'y a pas
01:20:24de problème
01:20:25aujourd'hui
01:20:25de moyens
01:20:26que le budget
01:20:29de la justice
01:20:29a été considérablement
01:20:31augmenté
01:20:31depuis 9 ans
01:20:32C'est pas très clair
01:20:33sur le gel ou pas ?
01:20:34Sur le gel
01:20:35sa réponse est incertaine
01:20:36parce qu'elle ne certifie pas
01:20:38qu'il n'y aura pas de gel
01:20:39des 414 millions d'euros
01:20:41qui étaient normalement
01:20:42envisagés
01:20:43gelés
01:20:44pour la justice
01:20:45mais elle dit
01:20:46qu'il n'y aura pas
01:20:46de répercussions
01:20:47sur les moyens humains
01:20:48et que le souhait
01:20:49du gouvernement
01:20:50et que l'an prochain
01:20:51le budget
01:20:51de la justice
01:20:53soit augmenté
01:20:54dernier volet
01:20:55sur la démission
01:20:56demandée par beaucoup
01:20:57de Gérald Darmanin
01:20:58c'est de la petite politique
01:20:59dit Maude Bréjon
01:21:01sa démission
01:21:02ne résoudrait rien
01:21:02aujourd'hui
01:21:03Écoutez justement
01:21:04sur cette question
01:21:05des moyens
01:21:05l'avocat des parents
01:21:07de Liana
01:21:09les mots
01:21:10et les 70 000 plaintes
01:21:11écoutez ce qu'il avait dit
01:21:13hier
01:21:13l'avocat
01:21:14en prenant une expression
01:21:15qu'Emmanuel Macron
01:21:15connaît évidemment très bien
01:21:18J'ai vu des magistrats
01:21:19désespérés
01:21:20car ils n'avaient plus
01:21:21les moyens
01:21:21de leur faire leur office
01:21:22dans de bonnes conditions
01:21:24étudier 70 000 plaintes
01:21:26d'ici le 14 juillet
01:21:27c'est de la poudre
01:21:28de Perlin Pimpin
01:21:29et j'espère que
01:21:30personne n'est dupe
01:21:31c'est impossible
01:21:32à moins de mal faire
01:21:33son travail
01:21:34C'est de la poudre
01:21:34de Perlin Pimpin
01:21:35Maître Seban
01:21:36est également avec nous
01:21:36sur ces sujets
01:21:37que vous connaissez bien
01:21:37puisque vous êtes
01:21:38l'avocat d'Éric Mouzin
01:21:40le père d'Estelle
01:21:42alors sur cette question
01:21:43des moyens ou pas
01:21:44quel est votre point de vue
01:21:45votre avis
01:21:45est-ce que vous partagez
01:21:46ce que vient de dire
01:21:47votre confrère ?
01:21:47Je partage totalement
01:21:48je vois d'ailleurs
01:21:50qu'il y a une évolution
01:21:51de ce que dit l'exécutif
01:21:52au début c'était
01:21:53une erreur finalement
01:21:55et circuler
01:21:56il n'y a rien à voir
01:21:57il va falloir sanctionner
01:21:58ceux qui sont à l'origine
01:21:59de l'erreur
01:21:59aujourd'hui on parle plus
01:22:02éventuellement
01:22:02d'une crise systémique
01:22:03moi je crois
01:22:04qu'on vit une crise
01:22:05systémique de la justice
01:22:06il y a une crise profonde
01:22:07de la justice
01:22:08alors avec la perte
01:22:09de confiance
01:22:11pourquoi une crise profonde ?
01:22:12Parce qu'à force
01:22:13d'additionner les priorités
01:22:14par exemple
01:22:15et bien il n'y a plus
01:22:16de priorité
01:22:17on nous fait des circulaires
01:22:18avec 40 priorités
01:22:20mais comment les magistrats
01:22:22les enquêteurs
01:22:23peuvent suivre
01:22:23toutes ces priorités ?
01:22:25Quand on voit
01:22:25les délais d'attente
01:22:28plusieurs centaines
01:22:29d'affaires bloquées
01:22:29en cours d'assise
01:22:30il faut attendre
01:22:31quelquefois
01:22:325 ou 6 ans
01:22:33pour qu'un criminel libre
01:22:35soit jugé
01:22:36quand on voit
01:22:3870 000 plaintes
01:22:39qu'il va falloir regarder
01:22:40évidemment
01:22:41en 15 jours
01:22:42personne ne regardera
01:22:4370 000 plaintes
01:22:44Mais ça veut dire
01:22:45qu'elles étaient bien
01:22:45dans un tiroir
01:22:46elles étaient dans un tiroir
01:22:47quand on voit
01:22:49l'absence
01:22:51le nombre d'affaires
01:22:52où les femmes
01:22:53portent plainte
01:22:54pour des viols
01:22:54et qui ne sont pas
01:22:55suivies des faits
01:22:56sur lesquels
01:22:57il n'y a pas d'enquête
01:22:58les enfants portent plainte
01:22:59ce qui est arrivé
01:23:00à Hoche
01:23:01c'est ce qui arrive
01:23:02dans beaucoup
01:23:03de parquets de France
01:23:03très clairement
01:23:04alors il y a eu
01:23:06peut-être
01:23:07certainement
01:23:07une absence
01:23:08de prise en compte
01:23:09suffisamment engagée
01:23:10de cette affaire
01:23:11mais c'est plus général
01:23:13donc pour moi
01:23:14la réponse
01:23:15de l'exécutif
01:23:16aujourd'hui
01:23:17n'est pas
01:23:17à la hauteur
01:23:18de l'émotion
01:23:19de l'enjeu
01:23:19et des attentes
01:23:21qui sont portées
01:23:21on va encore changer
01:23:22la loi
01:23:23ça n'est pas
01:23:23en aggravant
01:23:25encore les peines
01:23:26pour les uns
01:23:26et les autres
01:23:26qu'on va résoudre
01:23:27le problème
01:23:27il y a déjà
01:23:28des peines très lourdes
01:23:29qui peuvent être prononcées
01:23:30je pense qu'il faut
01:23:31changer la donne
01:23:32par exemple
01:23:32cette affaire
01:23:33pour moi
01:23:34l'erreur fondamentale
01:23:35c'est l'absence
01:23:36de coordination
01:23:36il y a des plaintes
01:23:37de partout
01:23:38concernant cet homme
01:23:39personne ne les rassemble
01:23:40personne ne vient dire
01:23:42oula
01:23:42là il y a un homme
01:23:44extrêmement dangereux
01:23:45et pourtant
01:23:45il y a tout
01:23:45qui clignote
01:23:46il y a tout
01:23:47qui clignote
01:23:47mais parce qu'il y a
01:23:48Hoche
01:23:49parce qu'il y a Toulouse
01:23:49parce qu'il y a ci
01:23:50parce qu'il y a ça
01:23:51parce qu'on ne se parle pas
01:23:52et au fond
01:23:54il faut
01:23:54il faut
01:23:55
01:23:55créer un parquet national
01:23:57qui puisse
01:23:58au regard
01:23:59sûrement celui
01:24:00qui s'occupe
01:24:01aujourd'hui
01:24:01des colquais
01:24:02s'occuper
01:24:02des viols sériels
01:24:04rassembler les affaires
01:24:05concernant les viols sériels
01:24:06quand on a des clignotants
01:24:07les mettre en oeuvre
01:24:08le débat politique
01:24:09il ne fait que commencer
01:24:09on le voit bien
01:24:10il va se poursuivre
01:24:10sur BFM TV
01:24:11ce soir
01:24:12soirée exceptionnelle
01:24:12avec de nombreux représentants
01:24:14qui vont venir
01:24:15dire ce qu'il faut faire
01:24:16de leur point de vue
01:24:18vous le suivrez sur BFM TV
01:24:19comme vous le suivrez
01:24:20dans quelques instants
01:24:20Christophe Delay
01:24:21et Roselyne Dubois
01:24:22à demain
Commentaires

Recommandations