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00:00Il y a un an, le système politico-financier frappait Tével en fermant notre compte bancaire sans justification.
00:07Le coût a été rude, très rude.
00:09Et un an plus tard, nous pouvons même le chiffrer 442 987 euros.
00:15Une part énorme de notre budget, des projets retardés, un manque à gagner colossal
00:20et un temps précieux volé à notre mission première, vous informer.
00:24Alors nous avons décidé de ne pas laisser cette attaque sans réponse en saisissant la justice,
00:28non seulement pour obtenir réparation, mais aussi pour forcer le pouvoir à expliquer cette chasse aux sorcières contre TVL.
00:35Car les opérations de déstabilisation du système contre TV Liberté s'enchaînent.
00:40Il y a bien sûr cette censure bancaire qui nous traite en paria pour des raisons politiques
00:44et nous interdit l'accès à des prêts pour investir et pérenniser notre activité.
00:49Mais il y a aussi les censures, les suppressions de nos émissions, de notre chaîne, de nos abonnés
00:54et notre visibilité sur les plateformes qui est amoindrie pour limiter notre force de frappe
00:59ainsi que la presse aux ordres qui cherche sans arrêt à nous salir.
01:03Tout est bon pour nous anéantir.
01:06Pourtant, jusqu'ici, nous tenons bon.
01:09Nous tenons bon grâce à vous, mais aussi grâce à une gestion au cordeau des dépenses
01:14et une rigueur sans faille dans notre volonté de vous informer sans jamais céder à la facilité.
01:19Et depuis la création de TVL, les faits nous donnent raison.
01:22Ces dernières années, notre traitement de la crise sanitaire, de la guerre en Ukraine,
01:26plus récemment de la crise au Moyen-Orient, nos analyses n'ont jamais été battues en brèche.
01:32Certains médias courent désormais derrière nos décryptages
01:35pour tenter d'effacer leurs inconséquences, leurs mensonges et leurs partis pris.
01:39Mais à l'aube d'échéance cruciale, le pouvoir est aux abois et il est prêt à tout.
01:45Avant 2027, ils veulent contrôler les réseaux sociaux, surveiller vos activités,
01:51censurer les médias alternatifs et les saigner.
01:54Ils veulent imposer leurs programmes mortifères, la guerre, la ruine, la dette et la mort de notre civilisation.
02:01Mais la violence du système traduit aussi son agonie.
02:04Et c'est là que nous devons lancer tous nos efforts dans la bataille.
02:07Face à cet extrême centre au pouvoir et aux médias financés par des oligarques,
02:12des puissances étrangères, le complexe militaro-industriel ou même vos impôts,
02:16plus que jamais nous devons nous battre pour rétablir la vérité.
02:20Quand la presse vous impose des œillères, TVL vous offre une longue vue.
02:25Car TVL n'a pas de conflit d'intérêts.
02:27Notre mission, c'est vous informer.
02:29Une mission uniquement rendue possible par votre don.
02:33Alors mettez les bouchées doubles et soutenez TVL.
02:36Dès maintenant, je compte sur vous.
03:05Bonjour à tous et bienvenue dans Choc du Monde,
03:07le magazine des crises et de la prospective internationale de TVL.
03:11Incertitude maximale en Ukraine et au Moyen-Orient.
03:15Les missiles ont fusé entre Israël et l'Iran,
03:17mais aussi bien sûr sur le front ukrainien.
03:20La situation au Moyen-Orient a échappé au contrôle de Donald Trump,
03:24Benjamin Netanyahou aussi,
03:25mais le président américain a tenté de rattraper les choses.
03:29Hier, les forces iraniennes ont annoncé l'arrêt des frappes visant Israël
03:32après deux jours de tirs et surtout de vives tensions.
03:35Et puis en Ukraine, la Russie attaque Konstantinovka
03:39et les alliés de Kiev espèrent des plans de paix
03:42sans peut-être s'en donner vraiment les moyens.
03:44Mais qu'en est-il exactement de la situation sur le front
03:47alors que le brouillard de la guerre est épais ?
03:49Eh bien, nous allons tenter de l'éclaircir.
03:51Et nous allons tenter de l'éclaircir avec Alexandre Robert.
03:54Alexandre Robert, bonjour.
03:56Bonjour, merci de me recevoir.
03:57Mais merci beaucoup de votre présence ici
03:59parce que vous êtes analyste militaire bien sûr,
04:01mais vous êtes surtout de Montréal et donc vous faites le voyage ici à Paris.
04:06Vous dirigez une chaîne absolument indispensable.
04:09Elle s'appelle History Legends.
04:11Vous avez presque 800 000 abonnés sur YouTube.
04:13Vous êtes une véritable référence, disons-le carrément,
04:17sur tous les conflits et particulièrement sur la guerre en Ukraine.
04:19C'est donc encore une fois un plaisir de vous recevoir.
04:22Merci à vous, Alexandre Robert.
04:24Ça me fait plaisir.
04:24Alors, je disais à l'instant que la guerre a bien failli repartir au Moyen-Orient.
04:28Nous allons l'évoquer d'abord et puis nous allons ensuite aller sur le front ukrainien
04:32sans grande transition.
04:33Mais au Moyen-Orient donc, le cessez-le-feu a pris fin
04:36entre Israël et l'Iran pendant quelques heures, quelques jours
04:39puisque la guerre d'ailleurs, à vrai dire, n'a jamais cessé un peu plus loin au Liban.
04:45Nous aborderons encore une fois, donc restez connectés,
04:48le front ukrainien dans quelques minutes
04:49pour comprendre ce que vous avez à nous dire sur Constantinovka et sur l'ensemble du front.
04:53Mais je reviens à Israël et l'Iran.
04:56L'Amérique, Donald Trump, veut calmer les choses.
04:59Trump et Netanyahou ont du mal à s'entendre.
05:02La position de Netanyahou est quand même assez complexe, il faut le dire.
05:05D'un côté, il veut mater militairement Téhéran,
05:07mais il ne peut pas le faire seul.
05:09Là, Donald Trump refuse concrètement son aide,
05:12selon plusieurs sources, selon plusieurs médias israéliens.
05:15Alexandre Robert, comment jugez-vous en fait
05:18les capacités militaires israéliennes face à l'Iran ?
05:21Eh bien, elles sont assez limitées.
05:23On a vu qu'Israël a besoin des États-Unis pour bombarder l'Iran
05:28et sans cette aide américaine, sans cette aide américaine
05:31qui empêcherait les Israéliens.
05:33Les Israéliens ne peuvent pas faire un blocus de l'Iran à eux tout seuls,
05:37ne peuvent pas faire un blocus naval,
05:38et leurs moyens aériens sont assez limités.
05:41Donc, je ne pense pas qu'Israël puisse faire beaucoup.
05:44Donc, quelques piqûres de guêpes.
05:46Quelques piqûres.
05:47Bien sûr, ils ont peut-être la bombe nucléaire,
05:50on ne sait jamais.
05:51Mais à part ça, ça va surtout être des petites piqûres,
05:54comme vous dites.
05:55En fait, Israël, leur ennemi numéro un,
05:57c'est le Hezbollah au Liban.
05:59Donc, en fait, l'Iran et Israël ont tous les deux intérêt
06:03à se faire des petites piques.
06:05Mais les deux sont assez fatigués, je dirais.
06:07Ils veulent éviter un conflit généralisé.
06:09Israël va se maintenir au Liban,
06:12et c'est leur axe d'attaque principale.
06:14Leur axe d'attaque principale.
06:16Jay Devens a éclairci peut-être d'une certaine manière un peu les choses,
06:19le rôle des États-Unis dans la nuit sur Fox News.
06:21Alors, je vous propose très rapidement de l'écouter.
06:24À quel point êtes-vous préoccupé par l'espionnage des États-Unis
06:27par Israël et son interventionnisme au Liban ?
06:39Il est évident qu'Israël et les États-Unis ont des intérêts communs,
06:43mais aussi des intérêts divergents.
06:45Le résident a été clair, les Israéliens ont des objectifs,
06:49et notre principal objectif est que l'Iran ne possède pas l'arme nucléaire.
06:54Depuis un an et demi, nous avons créé l'espace nécessaire pour parvenir,
06:58comme le pense le président, et je crois qu'il a raison,
07:01à un accord nucléaire à long terme.
07:13Donc l'administration Trump, Jay Devens, revendique être sur le point
07:17d'atteindre l'objectif recherché par Donald Trump.
07:20Mais est-ce vrai, selon vous, Alexandre Robert,
07:22diriez-vous que les États-Unis ont été militairement défaits
07:26ou qu'ils sont victorieux d'une certaine manière après 100 jours de conflit ?
07:29Eh bien, on n'a qu'à regarder le résultat final,
07:32les Iraniens contrôlent le détroit d'Hormuz,
07:34le régime iranien est toujours en place,
07:37donc pour l'instant on ne peut pas parler de victoire américaine,
07:39on peut plutôt parler d'une défaite,
07:41bon, après aucune bombe n'est tombée sur les États-Unis,
07:44donc ils peuvent se permettre de faire ces guerres expéditionnaires, disons-le.
07:49Vont-ils revenir ? C'est la question.
07:51Ce que, le problème avec Trump, c'est qu'on entend beaucoup parler de,
07:56oui, on est à 95% de la paix, il disait la même chose sur l'Ukraine,
08:02bon, ça fait un an et demi, on attend toujours cette paix en Ukraine,
08:07et d'ailleurs Trump va continuer à dire ça pour l'Iran.
08:10Mais je pense que le public américain n'est pas favorable à une guerre contre l'Iran,
08:16en tout cas pour l'instant, après j'avais fait une vidéo aussi
08:19où on parlait du problème américain en ce qui concerne la guerre contre l'Iran,
08:24et c'est un problème de munitions.
08:26Donc la plupart des missiles et des bombes utilisées par les Américains
08:31ont été épuisés, les stocks ont été épuisés à 75, des fois à 80%,
08:36et selon moi c'est une des raisons principales
08:38pour lesquelles les Américains ont arrêté cette guerre contre l'Iran.
08:40C'est-à-dire qu'ils s'attendaient au même scénario qu'en 2025,
08:44qu'en juin 2025 si je ne me trompe pas,
08:46donc une guerre courte, dix jours,
08:48et l'Iran va se plier aux demandes américaines et israéliennes,
08:52sauf que cette fois-ci les Iraniens ont prévu le coup.
08:54Et donc ils ont prévu le coup de ces assassinats ciblés,
08:59et les Américains n'avaient pas prévu ça.
09:02Et donc voilà, les Iraniens ont répliqué,
09:04ils ont répliqué contre les pays du Golfe,
09:06les Américains se sont trouvés sur la défensive.
09:09Et donc voilà, beaucoup de bases américaines ont été détruites,
09:12les pertes américaines, on ne les connaît pas vraiment.
09:16Camouflées, les pertes camouflées, pareil pour les navires.
09:19Les navires, on a des vidéos qui pourraient montrer
09:22que certains navires de guerre américains ont été touchés.
09:25Mais pour l'instant, il y a un brouillard de la guerre qui persiste.
09:29Donc les Américains ont payé cher leur aventure contre l'Iran.
09:33Les Américains payent cher leur aventure contre l'Iran.
09:36Vous évoquez à l'instant le problème des missiles,
09:38enfin des ammunition, des stocks américains.
09:41Ce qui nous amène évidemment au conflit en Ukraine,
09:44puisque la question du soutien américain s'est posée,
09:47et continue de se poser.
09:48Le point aussi commun, c'est évidemment l'échec de Donald Trump
09:52d'obtenir un cessez-le-feu entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump.
09:56Nous allons y revenir, d'autant plus que Volodymyr Zelensky,
09:59le 4 juin dernier, a, je cite,
10:01tendu la main selon les médias occidentaux à Volodymyr Poutine.
10:05Alors je ne sais pas si vous accepteriez
10:06qu'on vous tente la main de cette manière-là.
10:08Volodymyr Poutine l'a écarté.
10:10Et je vous propose justement, pour que tout soit clair,
10:12d'écouter le président russe qui répondait à la presse à ce propos.
10:20Je ne vois pas l'intérêt de cette rencontre.
10:23Elle n'a d'intérêt que pour la partie ukrainienne,
10:25stopper l'avancée de nos forces armées.
10:28C'est tout.
10:29Mais nous avons besoin d'accords.
10:31Pas pour six mois, pas pour trois mois,
10:34mais pour le long terme.
10:36Laissons les experts travailler, trouver des solutions,
10:39et ensuite nous pourrons nous rencontrer,
10:41assister à la signature de documents,
10:42voire signer un accord.
10:44Mais d'abord, il nous faut trouver une solution.
10:48Et cette lettre dont vous parlez contient des grossièretés.
10:51De quoi s'agit-il ?
10:53Est-ce une manière de créer de bonnes conditions
10:55de rencontre et de négociation ?
10:57Ou bien une manière de créer un climat
10:59où toute rencontre est impossible ?
11:01Je pense qu'il s'agit de la seconde option.
11:09Alors, bon, si on comprend Vladimir Poutine,
11:11il veut évidemment un accord,
11:13il veut des conditions favorables pour la Russie,
11:15et il sous-entend quand même
11:16qu'il veut aller militairement jusqu'au bout.
11:19En Occident, encore une fois,
11:21les médias répètent que la Russie souffre,
11:23souffre économiquement, souffre sur le front.
11:25Mais en même temps, on dit aussi,
11:27et c'est paradoxal,
11:27que la Russie n'a pas, permettez-moi l'expression,
11:30mille paquets dans le conflit.
11:31Alors, est-ce vrai ? Est-ce faux ?
11:33Selon vous, de quel côté penchez-vous ?
11:35Alexandre Robert, Vladimir Poutine,
11:37a-t-il les moyens militaires d'aller jusqu'au bout ?
11:40C'est une très bonne question.
11:41Donc, je pense que,
11:43beaucoup disent, c'est ça,
11:44que les Russes n'ont pas mis le paquet.
11:46Je pense que, d'un côté,
11:48les Russes sont, je dirais,
11:49à 90% investis dans cette guerre en Ukraine,
11:52mais qu'ils ont toujours la possibilité
11:55de faire une nouvelle mobilisation,
11:56qui serait possible cet automne.
11:58donc, de sources que j'ai.
12:02Disons que le gouvernement russe
12:04a serré la vis en termes,
12:06sur les réseaux sociaux,
12:08Télégramme,
12:09il y a moins de liberté d'expression dans le pays,
12:12et c'est peut-être en préparation
12:14à une possible mobilisation,
12:15surtout après les élections de la Douma,
12:18donc du Parlement russe,
12:19si je ne me trompe pas,
12:20qui devraient avoir lieu en septembre.
12:22Et donc, une fois que ces élections faites,
12:24on pourrait avoir une nouvelle mobilisation.
12:26Donc, dans ce cas-là,
12:29l'Ukraine aurait eu une mini-victoire,
12:32c'est-à-dire en ayant attaqué
12:33le centre de gravité de la Russie,
12:36ce qui est le soutien de la population
12:38à l'effort de guerre,
12:39mais, de toute évidence,
12:41les Russes ont le potentiel humain
12:44de mobiliser plus de troupes
12:45que l'Ukraine n'a pas.
12:46Et donc, on en vient à la situation militaire.
12:50Eh bien, je pense que
12:52Poutine a bien expliqué la situation.
12:54C'est-à-dire que les Russes
12:55ont des objectifs de guerre clairs,
12:57c'est-à-dire le Donbass.
12:59Donc, ce sont les deux oblastes
13:01de Luhansk et de Donetsk
13:03qui forment la région
13:05qu'on appelle le Donbass.
13:06Ça, c'est l'objectif de guerre
13:08primordial pour les Russes.
13:09Pour vous, c'est le numéro un.
13:10Pour les Russes, c'est le numéro un.
13:12La guerre ne peut pas se terminer
13:14tant qu'ils n'ont pas pris contrôle
13:15de ces deux oblastes.
13:17C'est le casus belli.
13:18Et si les Russes ne prennent pas
13:19ces deux régions,
13:21ça serait une victoire ukrainienne.
13:22Ça serait une défaite.
13:23On peut dire presque une défaite russe.
13:25Le public russe
13:26ne pourra pas accepter des pertes
13:29tant que ces régions
13:30n'ont pas été intégrées
13:31à la Russie de force.
13:32Alors, je me permets de vous interrompre
13:33parce que Zelensky,
13:34dans sa lettre, déclare,
13:35il s'adresse à Vladimir Poutine.
13:37Il déclare, je cite,
13:38vous ne capturerez pas cette année
13:40la région de Donetsk.
13:41Pour vous, Alexandre Robert,
13:43c'est l'objectif numéro un.
13:44Vous dites que le point central du front,
13:45c'est Konstantinovka,
13:47donc dans le Donbass.
13:48Sur la carte, nous pouvons voir
13:49qu'elle est entre Slavians et Pokrovsk.
13:50– Oui, exactement.
13:52Donc, je ne pense pas que les Russes
13:53pourront prendre l'oblast de Donetsk
13:57cette année.
13:57Je pense que ça va durer
13:58un peu plus longtemps.
13:59Pour l'instant,
14:00les Russes vont attaquer de front.
14:02C'est-à-dire qu'ils attaquent
14:03la ligne principale ukrainienne de front.
14:06C'est-à-dire qu'ils se dirigent
14:08par le nord, par l'est et par le sud
14:10vers les villes de Slaviansk et Kramatorsk,
14:12qui sont les chefs lieux,
14:15la capitale de l'oblast de Donetsk,
14:20des villes très fortifiées
14:21avec une haute densité de population.
14:24Et donc, voilà,
14:25les Russes vont faire des attaques
14:28pour l'instant dans ces directions.
14:29Et en gros, c'est très simple,
14:30la tactique russe,
14:32c'est la tactique de siège
14:33qu'on pourrait dire du 17e,
14:35du 18e siècle.
14:36C'est-à-dire une ville après l'autre.
14:38Il n'y a pas de grandes manœuvres.
14:40Les grandes manœuvres sont maintenant
14:41impossibles à cause des drones.
14:43– J'avais une question là-dessus,
14:43mais allez-y, Juson.
14:44– Les drones font en sorte
14:45que toute manœuvre en race campagne
14:48se termine en un désastre.
14:49Donc, les Russes préfèrent attaquer
14:51en zone urbaine
14:51et de faire, on pourrait dire,
14:53du saut de mouton.
14:54D'une ville après l'autre,
14:55on l'encercle.
14:56Les Ukrainiens sont forcés de partir
14:58et on passe à la suivante.
14:59C'est laborieux, mais ça marche.
15:01– C'est très intéressant ce que vous dites,
15:03parce que, d'après ce que j'ai compris,
15:04au début du conflit,
15:05on estimait en Occident
15:07que cette tactique du siège
15:09était un échec de la Russie.
15:10Aujourd'hui, quatre ans plus tard,
15:12vous dites, Alexandre Robert,
15:13que c'est totalement délibéré
15:15et que c'est là où la Russie
15:17peut obtenir le plus de succès ?
15:19– Exactement, parce que,
15:20si l'on voit sur la carte,
15:21les zones en race campagne,
15:22c'est là où les Russes avancent le moins.
15:25Et encore une fois,
15:25à cause de ce mur de drones
15:26que les Ukrainiens ont établi.
15:28Donc, en fait, c'est très intéressant.
15:29Les Ukrainiens ont pu pallier,
15:31en quelque sorte,
15:32leur manque d'effectifs
15:33avec les drones.
15:34Ils ont pu remplacer
15:35leur puissance de feu
15:36avec ces drones-là.
15:37Bon, maintenant,
15:38il ne faut pas non plus
15:40surestimer l'impact des drones,
15:41mais en race campagne,
15:43c'est indéniable.
15:44L'impact des drones est indéniable.
15:46Par contre, en zone urbaine,
15:47il y a beaucoup plus d'endroits
15:49où se cacher pour l'infanterie.
15:50Et les Russes vont utiliser
15:51des tactiques d'infiltration
15:52pour sauter d'une maison à l'autre
15:53et d'infiltrer
15:54les positions ukrainiennes.
15:55Et jusqu'à maintenant,
15:58il n'y a aucune ville
15:58où les Russes sont entrés.
16:01Les Ukrainiens n'ont pas pu
16:02les déloger.
16:03Donc, il n'y a aucune ville
16:03que les Ukrainiens
16:04ont pu garder
16:05une fois que les Russes
16:07s'y sont installés.
16:08Manque de moyens humains,
16:09manque de...
16:10Les Russes sont coréas.
16:12Les Ukrainiens aussi, d'ailleurs.
16:13On voit que les villes,
16:14les batailles se passent
16:15sur des mois.
16:16Mais une fois que les Russes
16:17investissent une place,
16:18ils amènent l'infanterie.
16:19Et c'est un processus lent,
16:22un peu laborieux.
16:23Mais une fois qu'ils y sont,
16:24c'est juste une question de temps
16:26avant que la ville tombe.
16:29Donc, si je vous comprends bien,
16:30une offensive d'ampleur
16:31est totalement inconsequable.
16:33On évoque quelquefois
16:34des manœuvres plus au sud,
16:36vers Apoéja, etc.
16:37Mais vous êtes très sceptique.
16:38Oui, je reste sceptique,
16:39encore une fois,
16:40à cause du terrain,
16:41la géographie.
16:41Donc, on voit que ce sont
16:43du terrain plat.
16:44Il n'y a même pas de zone boisée
16:45pour camoufler l'infanterie.
16:47Il n'y a même pas de zone boisée
16:48pour camoufler une force d'attaque.
16:50Donc, tant que les Ukrainiens
16:52ont quand même cet avantage
16:53au niveau des drones,
16:54je ne vois pas une offensive russe
16:56en race campagne.
16:58Maintenant, les Russes pourraient
17:00avec une mobilisation
17:01attaquer le nord de l'Ukraine.
17:03Donc, ça, c'est une possibilité.
17:05Le front là-bas est dégarni.
17:06On pourrait peut-être
17:08penser à une offensive
17:09vers Kharkiv, Kharkov en russe.
17:12Mais pour l'instant,
17:13ce sont des plans sur la comète.
17:15Et les Russes, pour l'instant,
17:16vont faire Kostyantinivka.
17:18Ils vont avancer une ville à l'autre
17:19jusqu'au siège de Kramatorsk
17:22et de Slavyansk.
17:22Pourquoi Kostyantinivka particulièrement ?
17:25Kostyantinivka, c'est la dernière ville
17:26sur la ligne.
17:27Donc, elle n'a pas en tant que telle
17:28une importance stratégique.
17:31Mais c'est la prochaine étape
17:33jusqu'à Kramatorsk.
17:35Là, la ville,
17:36elle a deux doigts de tomber.
17:38Donc, les Ukrainiens ont déjà...
17:40Beaucoup d'unités ukrainennes,
17:42selon moi, sont encerclées
17:43à Kostyantinivka.
17:46Beaucoup risquent d'y être piégés
17:48s'ils ne sont pas déjà partis.
17:49Et ça risque d'être une catastrophe
17:52pour l'Ukraine.
17:52Donc, peut-être qu'on pourrait envisager
17:54une contre-attaque ukrainienne
17:56juste pour aider leurs camarades
17:58qui sont pris au piège.
18:00Ce qui n'a pas toujours été
18:00la bonne solution, semble-t-il.
18:03C'est difficile à dire.
18:04Souvent, les Ukrainiens vont lancer
18:06une contre-attaque de dernier recours
18:09juste pour aider leurs troupes
18:11à sortir de la ville.
18:14On évoque le chiffre
18:15de plus de 30 000 pertes.
18:16C'est d'ailleurs celui évoqué
18:18par Zelensky la semaine passée
18:20dans sa lettre.
18:20Elle va quelquefois à 35 000.
18:23Ce chiffre est repris.
18:24Il revient en boucle
18:25dans les médias occidentaux
18:26sans vraiment être vérifié.
18:29Le dirigeant ukrainien affirme aussi
18:31que 63 % des pertes russes
18:33sur le champ de bataille
18:34sont détuées
18:35contre seulement 37 % de blessés.
18:38Fin de citation.
18:38Est-ce crédible ?
18:40Eh bien, le taux de pertes en Ukraine,
18:43c'est un sujet sensible.
18:44J'en ai fait une vidéo
18:46et j'ai eu des réactions
18:48assez fortes des deux côtés.
18:49D'ailleurs, le côté pro-russe
18:51et le côté pro-ukrainien
18:52m'a reproché d'être biaisé.
18:53Mais on se retrouve
18:54à un ratio de pertes
18:55d'environ 1 pour 1.
18:57Donc, c'est une vraie guerre de tranchées.
18:59La guerre ressemble énormément
19:00à 14-18.
19:02Ratio d'un pour un environ.
19:04Et on se trouve à environ
19:05200 000 tués pour chaque camp.
19:08Depuis ?
19:09Depuis le début de la guerre.
19:10Depuis ?
19:10En 4 ans.
19:11En 4 ans, donc depuis 2022,
19:13200 000 tués et disparus.
19:16Ce qui est conséquent.
19:18Oui, c'est une saignée
19:19pour chaque pays.
19:20C'est une saignée,
19:21mais bon, pour l'Ukraine,
19:22c'est encore plus,
19:22vu qu'elle a une population
19:24bien inférieure à celle de la Russie.
19:27Mais quand même,
19:28vous relativisez largement
19:29le chiffre,
19:30de vous le dire,
19:31Zelensky,
19:31de 30 000 par mois côté russe.
19:34En fait, c'est ça.
19:35C'est que ce chiffre,
19:36je n'y crois pas.
19:37C'est basé sur les opérateurs
19:39de drones
19:39qui surenchérissent.
19:42Donc, chaque unité
19:42va surenchérir
19:43le nombre de pertes
19:44qu'elle a infligées.
19:45Par exemple,
19:45dans la dernière vidéo
19:47que j'ai faite
19:47sur Kosti Antinivka,
19:48je disais que
19:49ces unités de drones
19:51vont poster
19:52leurs exploits
19:53en ligne.
19:54Mais par exemple,
19:55sur 25 hits,
19:57comme on pourrait dire,
19:5825 vidéos de drones,
20:01je pouvais compter
20:02que 5 pertes russes.
20:05avérées.
20:05Avérées.
20:06Donc, 5 pertes
20:07qu'on peut confirmer
20:07visuellement.
20:08Tout le reste,
20:10je ne pourrais pas...
20:11Ça serait de la spéculation.
20:12Donc, en gros,
20:1330 000,
20:13non, on n'y est pas...
20:14C'est plutôt du 3 000,
20:15donc 10 fois moins.
20:17Ah oui, quand même.
20:18Si vous divisez par 10,
20:19c'est tout à fait...
20:20Mais les deux camps
20:20font la même chose.
20:22J'imagine.
20:23Vous parlez des drones.
20:24On se réjouit énormément
20:25en Occident,
20:26dans les médias occidentaux,
20:27bien sûr,
20:28des frappes de drones ukrainiens
20:29sur les lignes
20:30de logistique russe,
20:32mais aussi dans la profondeur russe,
20:33sur les raffineries,
20:34etc.
20:35Tout en s'inquiétant
20:36des survols de drones
20:37ukrainiens aussi,
20:39notamment sur les Pays-Baltes.
20:40Hier, d'ailleurs,
20:41un rafale français
20:42a abattu un drone ukrainien
20:43au-dessus de la Lettonie.
20:44Les partisans français de Kiev
20:46appellent ensuite,
20:48évidemment,
20:48à une intervention
20:49des forces armées aériennes
20:51françaises
20:51au-dessus de l'Ukraine.
20:53On dit
20:54que la Russie détourne
20:55ses aéronefs,
20:56que c'est un risque
20:57pour la paix.
20:58À quel point,
20:59selon vous,
21:00Alexandre Robert ?
21:02C'est un sujet complexe.
21:04Donc,
21:04cette intervention
21:05de l'OTAN
21:07en Ukraine,
21:08c'est un sujet
21:08que j'entends
21:09beaucoup en France.
21:12Malheureusement,
21:12je n'y crois pas,
21:13puisque,
21:14déjà,
21:14les troupes européennes
21:15n'ont pas d'expérience
21:16au combat.
21:17Les Ukrainiens ont
21:17beaucoup plus d'expérience.
21:18Et d'ailleurs,
21:19il y a eu
21:20des exercices militaires
21:21où les Ukrainiens
21:22faisaient des exercices
21:24contre les troupes
21:25de l'OTAN.
21:25et ça a été
21:26un désastre
21:26pour les troupes
21:27de l'OTAN
21:27à chaque fois.
21:28Il n'y a pas longtemps,
21:30dans les pays baltes,
21:31il y avait
21:33les forces de l'OTAN.
21:34Donc,
21:34c'était une brigade
21:34mécanisée anglaise
21:36qui a essayé
21:36de faire sa manœuvre.
21:38Elle a été arrêtée
21:39par 10 opérateurs
21:40de drones.
21:4110 opérateurs
21:42de drones ukrainiens
21:43qui sont revenus
21:44du front
21:44juste pour cet exercice
21:45et qui sont repartis.
21:47Et il y avait...
21:48Ce que vous nous dites,
21:49c'est que les meilleures armées,
21:50en tout cas,
21:52en Europe,
21:52sont les armées
21:53russes et ukrainiennes.
21:54Et de loin.
21:55De loin, de loin.
21:57Et donc,
21:57les Européens
21:58ne sont juste pas prêts
21:59militairement
22:00à s'engager
22:01dans ce conflit
22:02et surtout
22:02à prendre les pertes.
22:03C'est-à-dire que...
22:04D'ailleurs,
22:04j'avais vu
22:05que les Ukrainiens
22:05disaient qu'ils n'ont
22:06pas besoin
22:06de l'aide humaine,
22:09en potentiel humain,
22:10des pays occidentaux,
22:11de l'OTAN
22:11et même des Etats-Unis.
22:12Ils parlaient surtout
22:13des Etats-Unis.
22:13Ils ont dit
22:14que les trois premiers mois
22:16seraient un choc
22:17tellement grand,
22:18des milliers de morts,
22:20que les Etats-Unis
22:22pourraient juste
22:23arrêter de se battre.
22:24Et on l'a vu en Iran.
22:25Donc, en Iran,
22:25on voit déjà
22:26les pertes
22:26en quelques centaines
22:27de blessés.
22:29Et déjà là,
22:29les Américains,
22:31pardonnez-moi,
22:32ont baissé un peu
22:32la culotte
22:33contre l'Iran.
22:35Mais qu'est-ce que ça serait
22:36si on parle
22:37de 2 000,
22:373 000 morts
22:38par mois
22:39dans les forces de l'OTAN ?
22:40Donc, pour moi,
22:41c'est inconcevable.
22:42Inconcevable.
22:43Alors,
22:43Donald Trump,
22:43que vous évoquez
22:44à demi-mot à l'instant,
22:46a son mot à dire
22:47sur le conflit
22:48entre l'Ukraine
22:50et la Russie,
22:50même s'il est
22:51actuellement
22:51empêtré
22:52avec l'Iran
22:53et Israël.
22:54Alors,
22:54je vous propose
22:54d'écouter justement
22:55ce qu'il a dit
22:57dernièrement
22:58à Border Force One
22:59à propos de Zelensky
23:00et Poutine.
23:01Maintenant que Zelensky
23:02a proposé une rencontre
23:04en face-à-face
23:04avec Poutine,
23:05souhaitez-vous toujours
23:06qu'il prenne l'initiative
23:07avant que les États-Unis
23:08ne s'impliquent
23:09dans les négociations ?
23:11Cela ne me dérange pas,
23:12laissons les gérer.
23:13C'est moi qui les ai mis
23:14dans cette situation.
23:15Et je pense que nous allons
23:16trouver une solution.
23:17Nous nous rapprochons
23:18du point où la Russie
23:19et l'Ukraine
23:20auraient dû être.
23:21Cette guerre
23:21n'aurait jamais
23:22dû avoir lieu.
23:28Donc,
23:28depuis son arrivée
23:29à la Maison-Blanche,
23:30Donald Trump,
23:31l'été dernier,
23:32a tenté une médiation.
23:33On se rappelle
23:34de la rencontre
23:34d'Ankorej
23:35avec Vladimir Poutine
23:36et puis,
23:36lassé par l'entêtement
23:38de Volodymyr Zelensky
23:39et puis aussi
23:39de Vladimir Poutine,
23:40il a laissé donc
23:41les armes décider.
23:42Mais j'en viens à une question
23:43parce que vous
23:45remettez très souvent
23:45en cause,
23:46Alexandre Robert,
23:47le narratif occidental
23:49pour essayer de rétablir
23:50les faits,
23:50rétablir la réalité
23:51du terrain.
23:52Aujourd'hui,
23:52les Européens,
23:53eux,
23:53veulent soutenir
23:54Kiev jusqu'au bout.
23:55Y a-t-il une meilleure
23:56compréhension du front
23:57de la réalité militaire
23:59chez les Américains
24:00ou chez les Européens ?
24:01Eh bien,
24:02la réalité,
24:02c'est que les Ukrainiens
24:04ont quand même
24:05compris que l'aide
24:06américaine
24:07allait peut-être
24:08s'arrêter
24:09et que l'aide européenne
24:10pourrait s'arrêter aussi.
24:11Donc,
24:11les Ukrainiens
24:12ont quand même
24:12développé leur industrie
24:13militaire
24:14avec le temps
24:15et la plupart
24:16de leur équipement
24:17provient de leurs
24:18propres usines.
24:19Donc,
24:19les Ukrainiens
24:20deviennent de plus en plus
24:22indépendants militairement
24:23au risque
24:24dans le cas
24:25où les Européens
24:26pourraient arrêter
24:26de les soutenir.
24:27Donc,
24:28c'est plutôt
24:28une question financière
24:29pour l'Ukraine.
24:30Donc,
24:30de l'argent
24:31qui viendrait
24:32de l'Europe
24:32vers l'Ukraine.
24:34Mais,
24:35le plus gros problème
24:36de l'Ukraine,
24:37c'est le potentiel humain.
24:38Donc,
24:38c'est-à-dire que l'Ukraine
24:39a perdu une grosse partie
24:40de sa population
24:41en tant qu'expatriée.
24:42Je rappelle qu'environ
24:431 million à 1,5 million
24:46d'hommes adultes
24:47ont quitté le pays
24:48malgré une loi martiale
24:50qui interdit ce fait-là.
24:51Donc,
24:52je dirais que
24:53beaucoup de gardes
24:54frontières ukrainiens,
24:55c'est une coïncidence,
24:56mais ont pu s'acheter
24:57des villas en Espagne.
24:59Et voilà,
25:00donc,
25:00beaucoup d'Ukrainiens
25:01ont pu quitter le pays
25:01d'une manière ou d'une autre
25:02et ce qui réduit
25:04énormément le potentiel
25:05humain de l'Ukraine
25:06à faire face
25:07à cette guerre
25:07contre la Russie.
25:08La Russie a une population
25:10beaucoup plus grande.
25:11Les Russes ont d'ailleurs
25:12utilisé,
25:14ont essayé
25:14d'accroître
25:16leur armée
25:16sur une base
25:17volontaire.
25:18L'Ukraine n'a pas
25:19cet argent-là
25:20pour attirer des volontaires
25:21et les pertes au front
25:22font en sorte
25:23que personne ne veut
25:24se porter volontaire
25:25du côté ukrainien.
25:26On parle de quelques centaines
25:27peut-être,
25:282-3 milles par an,
25:29mais c'est loin
25:30d'être assez.
25:32Donc,
25:32les Ukrainiens
25:32sont forcés
25:33de mobiliser.
25:34La mobilisation,
25:34il y a de plus en plus
25:35de résistance à ça.
25:37Il y a un gros problème
25:38de corruption en Ukraine.
25:39C'est-à-dire que
25:40soit des gens
25:41sont partis en payant
25:43les gardes frontières
25:43vers les pays européens
25:45d'où ils ne seront
25:46pas mobilisés
25:47ou même en Ukraine,
25:48beaucoup arrivent
25:49à s'en sortir.
25:50C'est-à-dire que sur,
25:51je dirais que 70%
25:52des hommes qui se font
25:53mobiliser en ce moment
25:54en Ukraine,
25:5570% désertent
25:56au camp d'entraînement
25:58et rentrent chez eux.
25:59Donc,
26:00l'armée ukrainienne
26:01a un gros problème
26:02de désertion.
26:03Ça aussi,
26:03on ne veut pas trop
26:04en parler.
26:05Je pense que ça vient,
26:06mais moi,
26:06j'en avais parlé à l'époque
26:07et on m'était tombé dessus.
26:09On a des vidéos,
26:10les gens en parlent.
26:12Donc,
26:12en gros,
26:12c'est ça.
26:13Il y a
26:14le potentiel humain
26:15de l'Ukraine,
26:16c'est le centre
26:17de gravité
26:18de cette guerre.
26:19En faveur
26:20donc de la Russie,
26:20vous y croyez
26:22à cette possibilité
26:23d'un écroulement
26:24de l'armée ukrainienne
26:25sur le front
26:26de brèches
26:26qui commencent à s'ouvrir
26:28et qui ne sont
26:28impossibles à colmater ?
26:30Parce qu'aujourd'hui,
26:32dans les médias occidentaux,
26:33on a l'impression
26:33que l'armée ukrainienne
26:34a repris du poil de la bête,
26:37résiste,
26:38ce qui est sans doute vrai,
26:39courageusement à l'armée russe
26:40et serait
26:42dans une situation
26:43plus favorable
26:44qu'il y a quelques mois
26:44voire quelques années.
26:45Non, non,
26:46la situation
26:46n'est pas du tout favorable
26:47à l'Ukraine.
26:49Une ville tombe
26:50après l'autre
26:50et ils ne sont surtout pas
26:52en mesure
26:52de changer
26:53cette balance
26:54donc ils ne sont pas
26:55en mesure
26:56de reprendre l'initiative.
26:57Les russes ont l'initiative
26:58et surtout,
26:59si les russes
27:00appellent une nouvelle mobilisation,
27:02le rapport de force
27:03aura encore plus changé
27:04et c'est là
27:05que ça risque de devenir
27:06très difficile
27:06pour les ukrainiens.
27:07D'ailleurs,
27:07je pense que c'est pour ça
27:08qu'on voit une certaine agitation
27:09du côté ukrainien
27:10par peur d'un appel
27:12d'une mobilisation en Russie
27:14qui pourrait appeler,
27:14on ne sait pas,
27:15100 000,
27:16200,
27:16300 000 hommes,
27:17ça serait 30 divisions
27:18d'un coup
27:19et ça pourrait faire mal
27:20à l'Ukraine
27:20qui déjà
27:21qui a du mal
27:22à gérer le front
27:25à l'est de l'Ukraine
27:26dans le Donbass
27:27oui à l'heure actuelle
27:29mais maintenant
27:30d'ouvrir un nouveau front
27:31serait catastrophique
27:32pour l'armée ukrainienne.
27:33Donc les russes
27:33ont quand même
27:34l'initiative
27:35et quand vous parliez
27:36de mettre le paquet,
27:37les russes ont encore
27:38le potentiel
27:40de doubler,
27:40de tripler
27:41la taille de leur armée.
27:42Donc la victoire
27:43serait possible pour Moscou
27:44à condition
27:45de cet effort supplémentaire.
27:47vous dites que cela pourrait,
27:48vous disiez,
27:49que cela pourrait
27:49devenir à l'automne
27:51donc scénario envisageable
27:53un conflit
27:54qui dure
27:54jusqu'au printemps prochain
27:56donc un an de conflit encore
27:58si je vous souviens.
27:59Ça peut durer encore
28:00les russes,
28:00c'est ça,
28:01les russes n'ont pas
28:01une date d'échéance
28:03donc les russes
28:04sont les maîtres du jeu
28:05dans cette guerre
28:06ils n'ont pas,
28:07la guerre pourrait durer
28:08encore 5 ans
28:09c'est à dire que
28:10par exemple
28:10les russes
28:11leur guerre contre la Suède
28:12au 18ème siècle
28:13a duré 20 ans
28:14mais cette guerre
28:15leur a ouvert les portes
28:17au pays balte
28:18donc les russes ont le temps
28:20c'est l'Ukraine
28:20qui n'a pas le temps
28:21l'Ukraine sait que
28:23chaque année qui passe
28:24c'est le potentiel humain
28:25qui se réduit
28:26les russes
28:27vont rattraper
28:28le côté technologique
28:30en drone
28:31et il y a aussi
28:32toute cette guerre
28:33de nouveautés technologiques
28:35qui m'intéresse aussi
28:36donc les drones
28:37les russes sont en train
28:37de former leurs propres
28:38unités de drones
28:40qui sont très performantes
28:41d'ailleurs les ukrainiens
28:42perdent plus de véhicules
28:44en ce moment
28:44que les russes
28:45à cause des drones russes
28:46oui c'est ça
28:47parce que les russes
28:49en fait priorisent
28:50les cibles
28:51en termes de véhicules
28:52c'est à dire
28:53d'artillerie
28:54chars
28:55véhicules de logistique
28:56ce sont les cibles principales
28:57l'infanterie vient en deuxième
28:58tandis que pour les ukrainiens
28:59c'est le contraire
29:01les soldats russes
29:02c'est la cible principale
29:04d'ailleurs
29:04parce qu'il faut saigner
29:05parce qu'il faut saigner la Russie
29:07le centre de gravité
29:08ce que vous disiez
29:09pour la Russie
29:10c'est le soutien
29:11de la population
29:11donc les ukrainiens
29:13visent le soldat russe
29:14oui et il y a aussi
29:15cet impact psychologique
29:17c'est à dire que les russes
29:18qui voudraient peut-être
29:19rejoindre l'armée russe
29:20voient les vidéos
29:21et ne voudraient pas
29:22se retrouver
29:22dans cette killcam
29:24de jeux vidéo
29:25qui ressemble à ça
29:26et d'ailleurs
29:26on voit cette version
29:28de jeux vidéo
29:29parce que les ukrainiens
29:29reçoivent des points
29:30pour chaque soldat
29:31qu'ils éliminent
29:34pardon pour le terme
29:35mais c'est
29:36beaucoup pensent
29:37que d'ailleurs
29:37c'est un jeu
29:38on prend des jeunes
29:40de 18, 20, 25 ans
29:43pour ces rôles
29:44puisqu'ils savent jouer
29:45à la Playstation
29:45et à la Xbox
29:46et là on leur dit
29:47c'est la même chose
29:48et voilà
29:49donc chacun attaque
29:50là où il peut
29:51donc les ukrainiens
29:52attaquent la logistique
29:53des russes
29:53mais les russes
29:54répliquent avec
29:55leurs propres moyens
29:56la puissance de feu des russes
29:57il y a l'aviation
29:58il y a l'artillerie
29:59donc c'est très difficile
30:01pour les ukrainiens
30:02mais on voit que les russes
30:03peu importe ce qui se passe
30:05continuent d'avancer
30:05d'une ville à l'autre
30:06et dès que les russes
30:07s'implantent dans une ville
30:09ce n'est qu'une question de temps
30:11ce n'est qu'une question de temps
30:13parce que la Russie
30:14est maître du temps
30:14et bien Alexandre Robert
30:15merci beaucoup
30:16pour ces éclairages
30:17sur les conflits ukrainiens
30:19et du Moyen-Orient
30:20je rappelle
30:20que vous dirigez
30:21que vous avez lancé
30:22la chaîne YouTube
30:23History Legend
30:23merci encore
30:24de votre présence
30:25dans Choc du Monde
30:27merci à tous
30:27d'avoir suivi cet épisode
30:29surtout n'oubliez pas
30:30de le commenter
30:31de le partager
30:31et bien évidemment
30:32de vous abonner à TVL
30:34c'est indispensable
30:35pour notre chaîne
30:35et pour la réussite
30:36de cet épisode
30:37merci à tous
30:38et bonne soirée
30:39merci à tous
30:44d'avoir regardé cette vidéo
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