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00:00La France se trouve face à une scène qui devrait inquiéter tout citoyen qui croit encore à la liberté.
00:06Lorsqu'une voix sort du scénario officiel, lorsque quelqu'un ose contredire le récit fabriqué dans les salons de Paris
00:14et de Bruxelles,
00:15toute la machine commence à grincer, à menacer et à persécuter.
00:19C'est exactement ce qui est en train de se passer.
00:22Nous ne parlons pas seulement d'une divergence normale d'opinion,
00:26ni d'un débat politique dur, comme il en a toujours existé, dans toute démocratie sérieuse.
00:33Nous parlons d'un système qui semble de moins en moins capable de tolérer la contradiction.
00:38Il suffit d'une élection dérangeante, d'une journaliste gênante, d'une phrase qui échappe au contrôle,
00:44d'une opinion qui ne répète pas le discours officiel sur l'Union européenne, sur la Russie, sur Macron, sur
00:51Ursula,
00:51pour que l'alarme s'allume immédiatement au sein de la caste.
00:55Et lorsque cette alarme retentit, ce qui vient ensuite est déjà connu.
01:00Tentatives d'intimidation, accusations automatiques, demandes de censure, pressions administratives,
01:07persécutions médiatiques, sanctions et destruction de réputation.
01:11Le cas de l'élection de Xavier Moreau aux élections consulaires, représentant les Français de l'étranger,
01:18est un coup symbolique que le système n'a pas digéré.
01:21Un homme placé sous sanctions européennes, non pas par décision judiciaire, non pas à la suite d'une condamnation pénale,
01:30mais parce qu'il a des opinions considérées comme dérangeantes sur un sujet international, a réussi à gagner.
01:37Et cette victoire, aussi localisée soit-elle, a un poids immense,
01:42parce qu'elle montre qu'il existe encore des Français qui refusent de voter selon la feuille de route écrite
01:48par Bruxelles.
01:49Elle montre qu'il y a encore des gens prêts à défier cette ingénierie politique
01:54qui tente de décider qui peut parler, qui peut se présenter, qui peut exister publiquement.
01:59Pour l'Union européenne, c'est presque un affront personnel.
02:03Pour Macron et ses alliés, c'est un signal dangereux.
02:07Le peuple, même loin du territoire national, peut encore échapper au contrôle.
02:12Et c'est précisément pour cela que la réaction a été si nerveuse.
02:16Il ne supporte pas l'idée qu'une personne marquée du « saut de Bruxelles » puisse être choisie par
02:21des électeurs français.
02:22Dans l'esprit de cette élite, la sanction administrative devrait fonctionner comme une sorte de mort civile.
02:29La personne ne devrait plus parler, ne devrait plus apparaître, ne devrait plus se présenter à quoi que ce soit,
02:36ne devrait plus avoir de compte, d'emploi, de crédibilité, de voie, ni d'avenir.
02:41Ni, voilà le nouvel esprit européen qu'il tente de vendre comme une défense de la démocratie.
02:47Un régime où la bureaucratie punit avant même la justice, où la divergence est confondue avec un crime moral,
02:55où le débat public est remplacé par des listes noires.
02:58Et au même moment où ce cas expose l'autoritarisme déguisé en vertu,
03:03nous voyons également la campagne contre Xenia Fedorova, ancienne dirigeante de RT France,
03:10transformée en cible d'une véritable opération de lynchage politique et médiatique.
03:15Ce qui dérange, au fond, ce n'est pas seulement qui elle est.
03:19Ce qui dérange, c'est qu'elle parle.
03:21Ce qui dérange, c'est qu'elle apparaisse dans certains espaces
03:25et qu'elle refuse de répéter automatiquement le discours dominant.
03:28Cela suffit pour qu'une partie de la presse, certains responsables politiques
03:33et des fonctionnaires du système se comportent comme s'ils étaient face à une menace nationale.
03:39Il est effrayant de voir à quel point l'expression « liberté d'expression » est devenue un ornement vide
03:45dans la bouche de ces gens.
03:47Ils défendent la liberté quand elle protège leurs propres alliés,
03:52quand elle sert leurs intérêts, quand elle confirme ce qu'ils pensent déjà.
03:56Mais face à une opinion contraire, le masque tombe, la tolérance disparaît, le pluralisme s'efface.
04:03Et alors apparaît le vrai visage de ce bloc politique, surveillance, censure et punition.
04:11Macron, Ursula et l'Union européenne aiment se présenter comme les défenseurs des valeurs démocratiques.
04:17Mais quelle est donc cette démocratie qui panique lorsqu'une journaliste participe à un débat ?
04:22Quelle est donc cette démocratie qui considère dangereuse une opinion minoritaire au milieu d'un océan de récits officiels ?
04:31Quelle est donc cette démocratie qui trouve normale de demander des sanctions contre des personnes
04:36parce qu'elles disent ce que le pouvoir ne veut pas entendre ?
04:40Le plus grave, c'est que tout cela ne se passe pas dans l'ombre.
04:44Cela se produit en plein jour, avec de grands discours, avec des titres calculés,
04:50avec des accusations répétées jusqu'à paraître vraies,
04:53avec une presse qui se comporte souvent moins comme un contre-pouvoir que comme le bras auxiliaire d'une opération
05:00politique.
05:01D'abord, ils accusent.
05:03Ensuite, ils isolent.
05:05Puis ils demandent une enquête.
05:07Ensuite, ils exigent une punition.
05:10Et enfin, ils présentent la censure comme s'il s'agissait d'une hygiène démocratique.
05:15C'est une méthode.
05:17Et cette méthode est en train de s'étendre.
05:19Aujourd'hui, c'est contre une journaliste russe.
05:22Hier, c'était contre un média fermé par décision politique.
05:27Demain, ce pourra être contre n'importe quel Français qui refuse de répéter le catéchisme de Bruxelles.
05:34Parce qu'il faut le dire clairement.
05:36Lorsque l'État et l'Union européenne commencent à décider quelles opinions sont acceptables,
05:42plus personne n'est en sécurité.
05:44Ni les journalistes, ni les candidats, ni les commentateurs, ni les citoyens ordinaires.
05:50La France, qui fut autrefois un symbole de débat, de confrontation des idées et de souveraineté nationale,
05:57est en train d'être entraînée vers un modèle où le pouvoir central veut contrôler non seulement les décisions économiques
06:04et diplomatiques,
06:05mais aussi le vocabulaire autorisé.
06:08Et face à cela, l'indignation n'est pas un excès.
06:12C'est de la lucidité.
06:13Le plus pervers dans toute cette histoire, c'est la normalisation de la punition politique sans jugement.
06:19C'est là que la France entre dans une zone extrêmement dangereuse.
06:24Pendant longtemps, il existait encore une frontière claire entre désaccords et crimes,
06:29entre opinions et délits, entre débats publics et procédures judiciaires.
06:33Désormais, cette frontière est en train d'être effacée par une élite qui ne supporte plus de perdre le contrôle
06:40du récit.
06:41Lorsqu'une personne est sanctionnée par l'Union européenne sans qu'il existe une condamnation d'un tribunal,
06:47lorsque son nom commence à circuler comme s'il s'agissait d'une menace,
06:51simplement parce que ses analyses contrarient le bloc dominant,
06:55nous sommes face à quelque chose de bien plus profond qu'une simple polémique.
07:00Nous sommes face à un nouveau mécanisme d'obéissance.
07:03Il n'est plus nécessaire de prouver que quelqu'un a commis un crime.
07:07Il suffit de dire que cette personne diffuse une vision dangereuse,
07:11qu'elle sert tel ou tel intérêt, qu'elle n'est pas alignée sur le discours accepté.
07:16Et voilà, la voie est ouverte pour la détruire socialement.
07:19Des comptes peuvent être bloqués, des voyages peuvent être limités,
07:23des réputations peuvent être détruites, des invitations peuvent disparaître,
07:28des espaces peuvent être fermés.
07:30Et tout cela est présenté comme s'il s'agissait d'une mesure de protection.
07:35Protection de qui ?
07:37De la population ou du système lui-même ?
07:39Car le citoyen ordinaire ne gagne rien avec ce type de censure.
07:44Celui qui y gagne, c'est le pouvoir,
07:47qui se débarrasse des voix gênantes sans avoir besoin de les affronter sur le fond.
07:51Macron et ses alliés l'ont parfaitement compris.
07:54Au lieu de répondre aux arguments par des arguments,
07:57ils préfèrent créer un climat de peur.
08:00Au lieu de défendre leur choix devant le peuple,
08:03ils préfèrent suggérer que toute critique plus dure est suspecte,
08:08extrémiste, étrangère, manipulée ou dangereuse.
08:11Ou, c'est une stratégie ancienne,
08:13mais elle dispose désormais d'une structure moderne,
08:17bureaucratique et européenne.
08:19La Commission européenne, sous Ursula,
08:22ne se comporte pas seulement comme une institution administrative.
08:26Elle agit de plus en plus comme une autorité morale continentale.
08:29décidant quels discours méritent de l'espace et lesquels doivent être écrasés.
08:35Et le cas de l'ancienne dirigeante de RT France le montre clairement.
08:40La chaîne a été fermée en 2022 par une décision politique européenne.
08:45Et beaucoup avaient alors averti que ce précédent ne s'arrêterait pas là.
08:50Quand on accepte de fermer une chaîne entière,
08:53parce que sa ligne éditoriale déplait au pouvoir,
08:57on ouvre une porte qu'il devient très difficile de refermer.
09:00Aujourd'hui, la cible est une voie.
09:03Demain, ce sera une autre chaîne.
09:05Ensuite, un journal.
09:06Ensuite, un compte sur un réseau social.
09:09Ensuite, un citoyen qui aura enregistré une vidéo chez lui.
09:13C'est ainsi que la censure avance.
09:15Elle ne se présente jamais comme de la censure.
09:18Elle arrive toujours vêtue de défense de la démocratie,
09:21de lutte contre la désinformation,
09:24de protection contre l'influence étrangère,
09:27de sécurité informationnelle.
09:30De beaux mots pour cacher une réalité brutale.
09:33Le pouvoir veut décider de ce qui peut être dit.
09:36Et le plus inquiétant,
09:37c'est de voir la rapidité avec laquelle des politiques,
09:40des journalistes et des commentateurs
09:43s'alignent pour participer à la chasse.
09:46Il suffit d'un signal venu d'en haut
09:48pour qu'une multitude de voix
09:50commence à répéter les mêmes étiquettes,
09:53les mêmes accusations,
09:54les mêmes demandes de punition.
09:56C'est presque automatique.
09:58D'abord, un grand journal publie une série d'articles
10:01pour créer un climat de suspicion.
10:03Ensuite, les autorités entrent en scène
10:06pour donner un poids institutionnel à l'accusation.
10:09Puis, des eurodéputés demandent des sanctions.
10:12Après cela, apparaissent des commentateurs,
10:15des influenceurs, d'anciens ministres,
10:18des figures de télévision,
10:20tous poussant le même récit.
10:21L'objectif est clair.
10:23Rendre la présence de cette personne insupportable.
10:27Il ne s'agit pas seulement de ne pas être d'accord avec elle.
10:30Il s'agit de l'expulser de l'espace public.
10:34Cela devrait effrayer même ceux
10:36qui sont en désaccord complet avec ses idées.
10:39Car la véritable défense de la liberté d'expression
10:42ne se mesure pas lorsque nous protégeons
10:45ceux qui pensent comme nous.
10:47Elle se mesure justement lorsque nous acceptons
10:50que quelqu'un dise ce qui nous dérange,
10:52ce qui nous irrite, ce qui nous défie.
10:55Mais la France officielle semble avoir oublié
10:58cette leçon de base.
10:59Aujourd'hui, une partie de l'élite
11:01traite la liberté comme un privilège de groupe.
11:04Pour les amis du pouvoir, la tolérance.
11:07Pour les adversaires, la surveillance.
11:10Pour les alliés, une interprétation généreuse.
11:14Pour les dissidents, une suspicion permanente.
11:17Et dans cet environnement,
11:19même la nationalité, l'origine
11:22ou le parcours professionnel d'une personne
11:24deviennent des armes.
11:26Le simple fait qu'une personne soit russe
11:28suffit, pour certains,
11:30à la placer sous suspicion totale.
11:33Ce n'est pas un débat politique sérieux.
11:35C'est une forme autorisée d'hostilité,
11:38une russophobie d'État
11:39déguisée en prudence démocratique.
11:42Et il y a encore un autre aspect révélateur.
11:45Soudainement, même le titre de séjour
11:47de Xenia Fedorova
11:49est devenu un sujet de gros titres
11:51et de coulisses politiques.
11:52Curieux, la même élite
11:55qui traite habituellement
11:56la question migratoire de manière vague,
11:59qui relativise les problèmes réels,
12:01qui ferme les yeux
12:02sur des décisions administratives massives,
12:05se montre maintenant obsédée
12:07par le document d'une personne en particulier.
12:10Pourquoi ?
12:10Parce qu'elle dérange.
12:12Parce que le problème,
12:13ce n'est pas le papier,
12:15ce n'est pas la régularité administrative,
12:17ce n'est pas la règle appliquée.
12:19Le problème, c'est l'opinion.
12:22Quand une personne répète
12:24ce que le système veut entendre,
12:26tout est oublié.
12:27Quand elle parle en dehors des rails,
12:29chaque détail de sa vie
12:30devient une munition.
12:32Cela révèle une hypocrisie profonde.
12:35La loi, dans cet environnement,
12:37cesse d'être un principe général
12:39et devient une arme sélective.
12:42Et quand la loi devient une arme sélective,
12:45la démocratie entre en décomposition.
12:49Macron peut continuer à parler
12:50de valeurs républicaines.
12:52Ursula peut continuer à discourir
12:54sur l'état de droit.
12:56Les technocrates de Bruxelles
12:58peuvent continuer à utiliser
12:59un langage élégant.
13:01Mais ce que l'on voit dans les faits
13:03est tout autre.
13:04Une structure de pouvoir
13:06qui se radicalise
13:07lorsqu'elle comprend
13:09qu'elle ne convainc plus comme avant.
13:10L'hystérie du système
13:12naît de la peur.
13:13Ils savent
13:14qu'une part croissante des Français
13:15en a assez
13:16d'être traités comme des enfants,
13:18en a assez d'entendre
13:20qu'il n'existe
13:21qu'une seule opinion acceptable
13:22sur l'invasion de l'Ukraine,
13:24l'Europe,
13:25les frontières,
13:26la souveraineté,
13:27l'énergie,
13:28l'agriculture,
13:28l'immigration,
13:29l'économie
13:30et la liberté.
13:31Ils savent
13:32que le discours officiel
13:33se fissure.
13:34Et lorsqu'un système
13:36perd son autorité morale,
13:37il tente de compenser
13:39par la coercition.
13:40C'est exactement
13:42ce que nous voyons maintenant.
13:44Et c'est précisément
13:45pour cela
13:45que ce moment
13:46doit être traité
13:47comme une alerte nationale.
13:49Ce n'est pas seulement
13:50une dispute
13:50entre des noms,
13:51des journalistes,
13:52des commentateurs
13:53ou des responsables politiques.
13:55C'est une dispute
13:56sur qui contrôle
13:57la parole publique.
13:59C'est une dispute
14:00pour savoir
14:00si la France
14:01est encore
14:02une nation libre
14:03ou si elle est en train
14:04de devenir seulement
14:05une province obéissante
14:07d'une bureaucratie européenne
14:09qui décide
14:10de haut en bas
14:11quelles idées
14:12peuvent circuler.
14:13Macron a passé
14:14des années
14:15à affaiblir
14:16la souveraineté française
14:17au nom
14:18d'une intégration européenne
14:19de plus en plus étouffante.
14:21Ursula,
14:22depuis le sommet
14:23de la Commission européenne,
14:25représente
14:25cette ambition technocratique
14:27qui parle de démocratie
14:28tout en concentrant
14:29le pouvoir,
14:30qui parle de transparence
14:32tout en opérant
14:33loin des citoyens,
14:34qui parle de liberté
14:35tout en tolérant
14:36de moins en moins
14:37la dissidence.
14:39Et maintenant,
14:40nous voyons le résultat
14:41concret de cette mentalité.
14:43Une Europe
14:43qui ne veut pas
14:44convaincre,
14:45mais encadrer.
14:46Une Europe
14:47qui ne veut pas
14:47de débat,
14:48mais de discipline.
14:49Une Europe
14:50qui ne veut pas
14:51de citoyens adultes,
14:52mais des populations
14:53obéissantes,
14:54répétant les bons mots,
14:56craignant les bons
14:57qualificatifs,
14:58évitant les sujets
14:59interdits.
15:00C'est cette logique
15:01qui doit être dénoncée.
15:02Parce que si,
15:03aujourd'hui,
15:04nous acceptons
15:05que quelqu'un
15:06soit écrasé
15:06pour avoir
15:07une vision considérée
15:08comme dérangeante
15:09sur l'invasion
15:10de l'Ukraine
15:11ou sur la politique
15:12internationale,
15:13demain,
15:14nous accepterons
15:15que des Français
15:15soient punis
15:16pour avoir remis
15:18en question
15:18la politique énergétique,
15:20l'immigration,
15:21les traités européens,
15:23la gestion
15:24de l'économie,
15:25la soumission
15:25à l'OTAN
15:26ou l'autorité même
15:27de la Commission européenne.
15:29Le point central
15:30est celui-ci.
15:31Aucun peuple
15:32ne reste libre
15:33lorsqu'il remet
15:34la définition
15:35de la vérité
15:36entre les mains
15:37d'une élite politique.
15:39La vérité
15:40n'appartient pas
15:40à Macron.
15:41Elle n'appartient pas
15:43à Ursula.
15:44Elle n'appartient pas
15:45aux cabinets
15:46de Bruxelles.
15:47Elle n'appartient pas
15:48aux journaux
15:49qui se comportent
15:50comme des tribunaux moraux.
15:52La vérité
15:52doit être disputée
15:54publiquement
15:55avec des arguments
15:56des faits
15:57de la confrontation
15:57et de la liberté.
15:59Quand le pouvoir
16:01tente de remplacer
16:02cette confrontation
16:03par des sanctions,
16:04de la censure
16:05et de l'intimidation,
16:07il avoue sa faiblesse.
16:09Et c'est peut-être
16:10cela qui effraie
16:11le plus la caste
16:13en ce moment.
16:13Ils ont encore
16:14les postes,
16:15les ministères,
16:16les commissions,
16:17les grands micros,
16:19les institutions,
16:20mais ils ne parviennent
16:21plus à contrôler
16:22totalement la confiance
16:23des gens.
16:24Le peuple observe,
16:26le peuple compare,
16:27le peuple voit
16:28la différence
16:28de traitement,
16:30il voit que certaines voix
16:31peuvent presque tout dire
16:32sans être inquiétées,
16:34tandis que d'autres
16:35sont pourchassées
16:35pour beaucoup moins.
16:37Il voit qu'il existe
16:38un discours officiel
16:39répété en chaîne,
16:41mais que toute tentative
16:42de le questionner
16:43devient une affaire d'État.
16:45Il voit que l'Union européenne
16:47parle de pluralisme,
16:48mais se comporte
16:49comme si la pluralité
16:50était une menace.
16:52Et quand cette perception
16:54se répand,
16:55le système panique.
16:56C'est pourquoi
16:57chaque épisode de ce type
16:59a une importance
17:00plus grande
17:00qu'il n'y paraît.
17:02L'élection d'un candidat
17:03sanctionné
17:04montre que la marque
17:05de Bruxelles
17:06ne suffit pas
17:07à effacer
17:08quelqu'un
17:08de la vie publique.
17:09La défense
17:10d'une journaliste
17:11persécutée
17:12montre que la liberté
17:13d'expression
17:14mobilise encore
17:15des personnes.
17:16Les réactions nerveuses
17:18du pouvoir
17:18montrent
17:19qu'ils savent
17:20exactement
17:21ce qui est en jeu.
17:22Et ce qui est en jeu,
17:23c'est la possibilité
17:25de reconstruire
17:26une politique française
17:28fondée
17:28sur la souveraineté,
17:29le courage
17:30et le refus
17:31de la tutelle européenne.
17:33Il faut le dire
17:34sans peur.
17:35La France
17:35n'est pas née
17:36pour demander
17:37la permission
17:37à Bruxelles
17:38avant de penser.
17:40La France
17:41n'a pas traversé
17:42des siècles d'histoire
17:43pour accepter
17:44que des technocrates
17:45décident
17:46qui peut parler
17:47sur ces chaînes,
17:48qui peut participer
17:49à des élections,
17:50qui peut être considérées
17:52comme acceptables,
17:53qui doit être transformées
17:54en ennemies publiques.
17:56Une nation
17:57qui accepte cela
17:58perd plus
17:59qu'une discussion.
18:00Elle perd
18:01son propre réflexe
18:03de liberté.
18:03Et voici le point
18:04que Macron
18:05et ses alliés
18:06font semblant
18:07de ne pas comprendre.
18:09Défendre la liberté
18:10d'expression
18:10de quelqu'un
18:11ne signifie pas
18:13être d'accord
18:13avec tout ce que
18:14cette personne dit.
18:15Cela signifie
18:16comprendre que,
18:18sans ce principe,
18:19demain,
18:19aucun de nous
18:21ne sera protégé.
18:22Aujourd'hui,
18:23la censure
18:24peut frapper
18:24quelqu'un
18:25qui est loin
18:25de nos idées.
18:26Demain,
18:27elle peut frapper
18:28exactement
18:29ce que nous défendons.
18:30C'est pourquoi
18:31la liberté
18:31ne peut pas être administrée
18:33selon les sympathies politiques.
18:35Elle ne peut pas
18:36dépendre de l'origine
18:38de celui qui parle,
18:39de l'opinion
18:40qui dérange,
18:41de l'alignement
18:42international du moment,
18:44de la volonté
18:45d'un ministre
18:45ou de l'irritation
18:47d'un journal.
18:48Soit elle vaut
18:49pour tous,
18:50soit elle cesse
18:50d'être une liberté
18:51et devient
18:52une concession
18:53du pouvoir.
18:54Et une concession
18:56du pouvoir
18:56peut être retirée
18:58à tout instant.
18:59Ce qui se dessine
19:00en France
19:01et en Europe
19:01est un modèle
19:02dangereux
19:03de contrôle politique
19:04du discours,
19:06emballé
19:06dans un langage moral.
19:08Ils ne disent pas
19:09« nous allons censurer ».
19:11Ils disent
19:12« nous allons protéger ».
19:13Ils ne disent pas
19:14« nous allons persécuter ».
19:16Ils disent
19:17« nous allons responsabiliser ».
19:19Ils ne disent pas
19:20« nous allons éliminer
19:22la contradiction ».
19:23Ils disent
19:24« nous allons combattre
19:25la désinformation ».
19:27Mais le résultat concret
19:28est toujours le même.
19:30Moins de voix,
19:31moins de débat,
19:32moins de pluralisme,
19:33plus de peur.
19:35Et une société
19:36qui a peur de parler
19:37n'est déjà plus pleinement libre.
19:39C'est pourquoi
19:40l'indignation
19:41doit être ferme,
19:42directe
19:43et sans concession.
19:45Macron ne peut pas
19:46transformer la France
19:47en laboratoire
19:48d'obéissance européenne.
19:50Ursula
19:51ne peut pas
19:51traiter des peuples entiers
19:53comme des masses
19:54à administrer
19:55par des décrets,
19:56des sanctions
19:56et des campagnes
19:58d'intimidation.
19:59L'Union européenne
20:01ne peut pas
20:02continuer à avancer
20:03sur les libertés fondamentales
20:05tout en se présentant
20:06comme la gardienne
20:07de la démocratie.
20:08Il existe
20:09une contradiction
20:10explosive
20:11dans ce discours
20:12et elle devient
20:13trop visible
20:14pour être cachée.
20:15Plus ils essaient
20:16de faire taire,
20:17plus ils révèlent
20:19leur peur
20:19de la contradiction.
20:21Plus ils demandent
20:22des sanctions,
20:23plus ils montrent
20:24qu'ils ne croient pas
20:25à la force
20:25de leurs propres arguments.
20:27Plus ils attaquent
20:28les voix dissidentes,
20:29plus ils confirment
20:30que leur projet
20:31dépend du contrôle.
20:33Et la France
20:34doit choisir,
20:35accepter passivement
20:36cette normalisation
20:37de la censure
20:38politique
20:38ou retrouver sa voix.
20:40Car au fond,
20:41le débat ne porte pas
20:43sur une journaliste,
20:44un candidat
20:45ou une chaîne.
20:46Il porte sur le droit
20:47d'un peuple entier
20:49à ne pas être traité
20:50comme suspect
20:51lorsqu'il pense différemment.
20:53Il porte sur le droit
20:54des Français
20:55d'entendre
20:56différentes versions,
20:57de juger par eux-mêmes
20:59et de rejeter
21:00la tutelle morale
21:01d'une élite
21:01qui se croit
21:02propriétaire de la raison.
21:03Si la France
21:04veut encore
21:05être la France,
21:06elle doit défendre
21:07sa souveraineté aussi
21:08dans le domaine
21:09de la parole.
21:10Parce que,
21:11avant de perdre
21:12ses frontières,
21:14une nation
21:14perd le courage
21:15de parler.
21:16Et lorsque même
21:17la parole
21:18commence à dépendre
21:19de l'autorisation
21:20du pouvoir,
21:21nous ne sommes plus
21:22face à une démocratie
21:24forte,
21:24nous sommes face
21:25à une démocratie
21:26en état d'alerte.
21:27Sous-titrage Société Radio-Canada
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