00:00J'ai déjà dit dans la commission d'enquête que j'étais favorable aux évolutions législatives.
00:03J'ai même dit, je suis, je pense, le premier, gardez-so, à le dire, que je suis favorable à
00:07l'imprescriptibilité des crimes commis sur les mineurs.
00:11Donc je suis favorable.
00:14Mais, en l'occurrence, dans l'affaire stricto sensu qui nous concerne, on n'avait pas besoin de lois nouvelles.
00:21J'entends toutes les questions qui se posent du dysfonctionnement de la justice.
00:25Et il y en a. Des manques de moyens, des manques de modernisation numérique, des manques de formation, des manques
00:31de législation.
00:32Mais dans le cas très précis, on verra ce que dira en effet le rapport d'inspection, il ne nous
00:37a pas manqué ni de moyens, ni de lois.
00:40Il nous a manqué de prioriser les viols sur les mineurs, qui avaient pourtant été dits et redits.
00:47Voilà ce qui nous a manqué.
00:48La question qui se pose, c'est celle que vous posez, monsieur, et je l'ai dit dès le début,
00:51et c'est ce qu'on a convenu avec les procureurs généraux.
00:53Est-ce que c'est structurel, comme un certain nombre de commentateurs semblent dire, ou est-ce que ce sont
00:57des cas isolés, qu'il faut absolument dénoncer,
01:00pour lesquels il faut prendre des sanctions, et par ailleurs, regarder s'il n'y en a pas d'autres
01:04?
01:04Et là, on en tirera des conclusions, évidemment, dans 15 jours, 3 semaines, lorsqu'on aura ce retour.
01:09Non seulement l'inspection, mais des rapports que j'ai demandé à tous les procureurs généraux.
01:12Mais dans le cas très précis, si je suis d'accord et favorable aux évolutions législatives,
01:16si je demande davantage de moyens pour mon ministère, comme l'a toujours fait le président de la République,
01:20dans le cas très précis, ce n'est ni une nouvelle loi, ni des moyens supplémentaires
01:23qui nous auraient sans doute empêché de répondre différemment à ce drame.
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