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  • il y a 7 minutes
Intervenant dans l'émission L'Heure des Pros, Georges Fenech commente la situation au sein du système judiciaire en France. L'ancien magistrat estime notamment que la justice est devenue «un monstre démocratique, autonome, qui ne rend de compte à personne».

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Transcription
00:00Vous savez ce qu'avait dit François Mitterrand ?
00:01Oui, oui, je me souviens très bien, oui, très très bien.
00:04Ils ont tué la monarchie, les juges, et ils finiront par tuer la République, méfiez-vous des juges.
00:10Effectivement, ils ont tué la monarchie, vous vous souvenez de l'histoire des parlements ?
00:12Oui, je ne sais pas si c'est...
00:13Les juges qui avaient lancé la fronde...
00:15Bien sûr, oui.
00:15Et qui a... Quoi ?
00:16Il n'y a pas que ça, mais bon.
00:18Non, mais...
00:18Un raccourci.
00:19Un raccourci, non, mais ça veut dire qu'aujourd'hui, on a créé, comment pourrais-je dire,
00:24on a joué à l'apprenti sorcier, on a créé un monstre démocratique, en démocratie,
00:29qui est un pouvoir autonome, qui ne rend compte à personne, qui se juge lui-même,
00:34qui s'auto-promeut lui-même, c'est devenu une sorte de pouvoir qui est complètement isolé
00:40par rapport aux autres pouvoirs.
00:42Et la conséquence, c'est que sans légitimité propre, puisque le juge n'est pas élu,
00:47ils ont décidé, à un certain moment, ils ont décidé de se, finalement,
00:53de s'exonérer de la loi, de s'exonérer du ministre de la Justice,
00:57et vous avez raison, le ministre de la Justice n'a plus aucun pouvoir,
01:00puisque, notamment depuis Mme Taubira, il ne peut plus adresser d'instructions individuelles
01:04au parquet, qui est quand même censé représenter la société.
01:08Donc, toute politique pénale qui est voulue par le peuple,
01:11elle est appliquée au regard d'une autre vision idéologique,
01:14qui est, en réalité, la politique pénale se fait dans les congrès syndicaux,
01:17elle se fait sur les murs des cons.
01:19Ce sont des juges qui, aujourd'hui, se sont totalement exonérés.
01:23– D'ailleurs, la personne du mur des cons, elle avait été condamnée à rien du tout, je crois.
01:26– Oui, il y a 500 euros d'amende avec sursis, et dans la foulée promue à Bordeaux.
01:31Oui, bien sûr.
01:32Donc, c'est pour ça que la proposition de M. Retailleau,
01:35de créer une cour disciplinaire, en réalité, l'idée est bonne,
01:40c'est-à-dire faire en sorte que les magistrats puissent prendre des comptes
01:43devant une instance qui soit une instance qui ne soit pas des magistrats,
01:48qui soit indépendante, qui ait un regard extérieur.
01:50– Sous-titrage Société Radio-Canada
01:52– Sous-titrage Société Radio-Canada
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