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  • il y a 32 minutes
Le corps retrouvé jeudi 4 juin a été formellement identifié comme étant celui de la jeune Lyhanna, disparue le 29 mai dernier. Les causes de son décès restent à déterminer. Le garde des Sceaux a présenté, vendredi, ses "excuses au nom de la Justice".

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Transcription
00:00Je voulais vous faire découvrir ce que dit la maman de la petite Maëlys, victime de Nordal-le-Landais.
00:07Elle s'est exprimée, cette mère, dans les colonnes de Mariam.
00:10Et voici ce qu'elle dit.
00:10C'est inadmissible que dans ce pays, nos enfants ne soient pas écoutés ni protégés.
00:14Combien faudra-t-il encore d'enfants assassinés pour que la justice française et l'État agissent ?
00:18Et elle continue en disant la chose suivante.
00:21Je pense à toi, Liana, depuis ta disparition.
00:24Les bourreaux de nos enfants, eux, ont le droit au silence, à se reproduire en prison,
00:28au téléphone, à Internet, pendant que leurs victimes subissent.
00:32Suzanne Frugier, je voulais vous entendre là-dessus,
00:34puisqu'on parle vraiment, c'est les mots qui reviennent, de fiasco judiciaire.
00:38Peut-être ne parle-t-on pas assez de responsabilité, peut-être collective ?
00:41Je vous pose la question, puisque là, dans cette affaire, on a quand même,
00:44et c'est vrai que ça peut surprendre, ce suspect qui vient tous les jours
00:49devant le collège, le lycée, un club de sport, donner aussi des bonbons.
00:52Certains disent, j'aurais dû, peut-être.
00:54Est-ce qu'on protège assez nos enfants ?
00:55Est-ce qu'on n'est pas quelque part, je pose la question,
00:57nous aussi responsables ?
00:59C'est une bonne question, effectivement, parce que, depuis quelques jours,
01:02on est très concentré sur les défaillances de la justice, des enquêtes, etc.
01:08L'avenir nous le dira, même si on a quand même des éléments qui sont,
01:12en tout cas, on a des indices.
01:15Mais, effectivement, il faut se poser la question de comment il est possible
01:20qu'une collégienne, une gamine de 11 ans, puisse quitter son établissement scolaire
01:24à 15 heures, alors qu'elle est censée avoir...
01:27Oui, le 29 mai, elle est sortie à 15 heures.
01:29Elle devait sortir à 17 heures.
01:30C'est un mot, visiblement, d'après les toutes premières informations qu'on ait,
01:33pour qu'elle puisse sortir.
01:34Et il y a un flou entre 15 heures, où elle est sortie, alors qu'elle devait sortir à 17
01:37heures.
01:38Exactement.
01:39Donc, déjà, effectivement, ça pose la question.
01:41Comment cela a été possible ?
01:43Comment il a été possible qu'il puisse être là, tous les jours,
01:47à venir le goûter, que ça n'interpelle personne ?
01:50On a entendu, là, depuis quelques heures, effectivement,
01:54ce témoignage d'un entraîneur sportif, je crois.
01:58D'un martiaux.
01:59D'un martiaux, effectivement, qui dit qu'effectivement,
02:02il avait une relation très proche, qu'il les questionnait eux-mêmes
02:07par rapport aux enfants.
02:09Enfin, il y a un moment donné, effectivement, on peut en vouloir à la justice.
02:14Et à juste titre, moi, je vous le dis très clairement,
02:16justement, parce qu'en termes de violences sexuelles en France,
02:19c'est 3% de condamnation, et en cas d'inceste, c'est à peine 1%.
02:23Donc, on a quand même un vrai sujet, et que la plupart des plaintes,
02:27parce que quand il y a plainte, parce qu'il y a aussi un nombre de situations
02:29où il n'y a pas plainte, où on a un taux de classement sans suite
02:32qui est extrêmement important.
02:34Mais après, c'est une responsabilité, effectivement, qui est collective.
02:37Quand on sait que les violences sexuelles faites aux enfants,
02:39ça concerne 160 000 enfants au moins par an,
02:42trois enfants par classe, un enfant qui a agressé toutes les trois minutes,
02:45on est toutes et tous responsables, effectivement,
02:50et on doit tous contribuer à cette culture de la protection.
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