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Moselle Info, le journal du jeudi 04 juin 2026 - partie 1
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00:11Bonsoir, tour d'horizon de l'actualité locale à la une ce jeudi.
00:15Le monde économique au chevet de la 31 bis, les unions et fédérations d'entreprises veulent que le projet avance
00:21et se concrétise.
00:22Ils ont publié une tribune en ce sens.
00:25C'est une des ressources les plus surveillées sur le territoire national. L'eau de nos robinets en Moselle est
00:32-elle de bonne qualité ?
00:33Nous nous poserons la question dans une chronique dédiée.
00:37Le colloque annuel national des écoles d'ingénieurs se tient en ce moment même à Metz avec un enjeu majeur.
00:43Renforcer l'attractivité de ces formations, nous l'évoquerons avec Emmanuel Duflo, président de la conférence des directeurs des écoles
00:50françaises d'ingénieurs.
00:52Metz en balle part à l'assaut du Final Four. Les dragonnes se sont envolées pour Budapest.
00:57Avant les choses sérieuses, ce week-end nous reviendrons sur leur précédente participation.
01:03On jette un oeil enfin à la carte des prévisions météo.
01:06Le soleil sera de retour demain sur l'ensemble du département.
01:09Les températures restent, elles, de saison jusqu'à 20 degrés.
01:16Ils en ont ras-le-bol.
01:18Le fondateur de la plateforme La Bétaillère, plateforme qui renseigne les usagers en temps réel sur les conditions de circulation
01:25de la ligne Nancy-Messe-Luxembourg,
01:27a lancé une pétition.
01:28Il y demande la mise en place d'un plan d'urgence luxembourgeois face au retard, aux suppressions de trains
01:34et aux conditions de transport jugées insupportables
01:37par de nombreux frontaliers.
01:39Parmi les demandes concrètes, davantage de place, de nouvelles rames et des investissements accélérés sur cet axe stratégique pour l
01:46'économie du Grand-Duché.
01:47En quelques heures, la pétition a déjà récolté 1500 signatures.
01:52Et en parlant de mobilité, plusieurs unions et fédérations d'entreprises se sont donc exprimées à travers une tribune en
01:59faveur de l'A31bis.
02:00En pleine enquête publique, il la juge indispensable pour fluidifier les déplacements vers le Luxembourg et répondre à la saturation
02:07quotidienne de l'Axe.
02:08Nathan Muller et Jonathan Bauché.
02:1110 000 emplois créés, plus de 120 000 usagers impactés, la 31bis représente gros pour le monde économique.
02:17Et sa création, elle, ne fait aucun doute.
02:20Pour les gens, les frontaliers qui partent de Thionville, ça va être plus d'une demi-heure, enfin ça va
02:25être une demi-heure de gain à l'aller et puis encore probablement 20 minutes au retour.
02:30Ça veut dire moins de stress, ça veut dire des économies de carburant, ça veut dire quelque part une meilleure
02:35qualité de vie.
02:36La Fédération des travaux publics Lorraine est l'une des quatre signataires de la tribune.
02:40L'un des principaux arguments mis en avant est économique.
02:43L'étude socio-économique montre que pour la collectivité, dans ce cas de figure particulier, pour chaque euro investi, on
02:50gagne entre 1,50€ et 2,50€.
02:53Donc l'intérêt socio-économique ne se discute pas.
02:56Et il y a un tel trafic qu'en plus, il ne va nécessiter aucune subvention publique.
03:01Ça va coûter zéro à la collectivité, il faut bien le dire.
03:03Ça va être payé exclusivement à travers le péage et les usagers.
03:06Mais des inquiétudes persistent, notamment sur l'itinéraire que va devoir emprunter l'axe autoroutier.
03:11Le tunnel, le fameux tunnel qui a été finalement retenu il y a quelques années, c'est quand même finalement
03:17quelque chose qui va permettre de ne pas du tout défigurer la traversée de Florange.
03:21On va travailler en dessous.
03:22Ça veut dire aussi qu'il n'y aura pas de travaux au-dessus.
03:24Après, le reste, c'est de l'élargissement par rapport à un axe existant.
03:29Donc la consommation, je dirais, d'espace est très faible.
03:33Dans un communiqué de presse, la Chambre d'agriculture de Moselle a souhaité être associée aux discussions et apporte son
03:39soutien à l'idée du tunnel.
03:40La moins consommatrice de terres agricoles, tout en appelant à une concertation sur les enjeux logistiques vitaux pour la filière
03:46agricole Mosellane.
03:48L'option retenue du tunnel profond avec passage en deux fois trois voies apparaît comme la solution la plus respectueuse
03:54du foncier agricole.
03:55Les quatre signataires de la tribune incitent grandement les citoyens à participer à l'enquête publique qui prendra fin le
04:0127 juin.
04:03Vous le savez, si vous résidez dans les alentours de Catnom, les 4 et 5 juin, la centrale nucléaire participe
04:10à un exercice de sûreté nucléaire et de sécurité civile
04:13organisé avec la préfecture de la Moselle, l'autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection et EDF.
04:19Aujourd'hui, le système FR-alerte a été testé notamment.
04:23Gendarmes, policiers, pompiers et agents de l'ASNR sont mobilisés en masse.
04:27Un hélicoptère survole également la zone.
04:29Cet exercice est organisé tous les 4 à 5 ans pour tester la coordination et adopter les bons réflexes en
04:35cas de situation d'urgence.
04:38Allez, on file à Saint-Avol de désormais le lycée des métiers et des technologies innovantes.
04:43Charles-Julie vient de recevoir un tout nouveau gadget, un bras robotisé, un outil pédagogique que les élèves ont découvert.
04:50Aujourd'hui, Paul Aubrist.
04:55Voici le nouveau bijou technologique du lycée Charles-Julie.
04:59Un bras robotisé qui va permettre aux élèves de se perfectionner et notamment dans la programmation.
05:05Ça permet de bosser sur d'autres choses, de découvrir d'autres choses, de programmer aussi.
05:09Ça va nous apprendre à utiliser des robots, ce qu'on n'a pas l'habitude de faire.
05:13Ça va nous apprendre quand même pas mal de choses.
05:15Déjà la programmation, je n'ai jamais pu programmer ce genre d'installation.
05:19Un outil pédagogique pour les confronter aux conditions réelles du métier.
05:24Seconde, première et terminale en bac pro métier de l'électricité et de ses environnements connectés.
05:30Ainsi que BTS vont en profiter.
05:32Avec ce bras, on devient la pointe de la technologie finalement.
05:36Ce sont quand même des robots qui sont utilisés dans l'industrie, beaucoup même d'ailleurs.
05:41Donc il faut bien former les jeunes pour pouvoir dépanner justement ces robots.
05:45Parce que les robots, malheureusement, peuvent être défaillants.
05:50Et donc ces défaillances-là, il faut pouvoir les pailler par le dépannage, par l'intervention électrique.
06:00Un cadeau d'Enedis en partenariat avec l'établissement.
06:03Lui qui envoie la quasi-totalité de ses promotions chez Enedis.
06:06Que ce soit en stage ou en apprentissage du donnant-donnant.
06:10Le bras robotisé qui nous a servi à faire ce prototype n'a plus d'utilité aujourd'hui.
06:16Et c'est pour cette raison que dans le cadre d'un échange et d'une convention que nous avons
06:22avec le lycée,
06:23on a décidé en fait de faire un don au lycée.
06:26Les élèves pourront l'utiliser pour apprendre à programmer des bras robotisés.
06:32Ce sera utile pour leur formation.
06:33En Lorraine, 12 lycées sont en partenariat avec des entreprises de la filière industrielle des entreprises des réseaux électriques, dont
06:39Enedis.
06:40Un recrutement de plus de 40 000 personnes est prévu en France d'ici à 2030.
06:46Je vous en parlais en titre.
06:48Le colloque national des écoles d'ingénieurs se tient actuellement à Metz.
06:51Un rendez-vous important pour ce secteur.
06:54Et au cœur des discussions, l'attractivité.
06:56On a interrogé Emmanuel Duflo, président de la conférence des directeurs des écoles d'ingénieurs sur ce sujet.
07:01C'était un peu plus tôt dans la journée.
07:04Bonjour Emmanuel Duflo.
07:06Alors nous sommes ici au stade Saint-Symphorien où se déroule le colloque annuel de la CDEFI.
07:11Pourquoi avoir choisi le thème de l'attractivité pour cette édition de 2026 des colloques ?
07:16Parce que l'attractivité c'est l'enjeu de toutes les écoles d'ingénieurs.
07:19Il y a différentes activités.
07:21Il y a l'attractivité déjà des élèves pour les faire arriver dans nos écoles d'ingénieurs.
07:24L'attractivité en général sur la question de la science, des aspects technologiques.
07:29L'attractivité que l'on a aujourd'hui pour faire venir des enseignants-chercheurs, nos personnels.
07:34L'attractivité aujourd'hui sous toutes ses formes est un enjeu majeur voire vital pour toutes les écoles d'ingénieurs.
07:40Alors quels sont les freins aujourd'hui que vous rencontrez quand vous cherchez justement à tirer de nouveaux talents dans
07:45les écoles d'ingénieurs ?
07:47Alors il y a un frein qui va arriver d'ici un ou deux ans mais que l'on anticipe,
07:53c'est la baisse de la démographie.
07:55On sait qu'il y a des dizaines de milliers d'étudiants en moins, des centaines de milliers en moins
08:00qui vont arriver dans le super dans les années à venir.
08:02Donc ça c'est un sujet qui est anticipé.
08:04Et l'enjeu également pour nous c'est de redonner l'envie aux jeunes finalement, aux lycéens et collégiens de
08:10venir vers les aspects scientifiques, technologiques.
08:13Donc c'est finalement cette question d'attractivité, comment on leur redonne un sens, comment on les touche pour leur
08:18dire que le métier d'ingénieur,
08:20c'est un métier qui va leur permettre finalement au-delà des sciences et techniques de changer les sociétés, de
08:25contribuer à tous les enjeux dont ils entendent parler aujourd'hui.
08:28Il y a un enjeu qu'on entend aussi beaucoup en ce moment, c'est l'intelligence artificielle et son
08:33impact.
08:34Elle bouleverse déjà de nombreux secteurs d'ailleurs, de nombreux métiers.
08:37Comment les écoles s'adaptent-elles concrètement à cette révolution ?
08:41Et est-ce que l'IA ne risque-t-elle pas de rendre certaines formations d'ingénieurs déjà obsolètes ?
08:48Les écoles d'ingénieurs de toute façon, quels que soient les domaines énergétiques finalement,
08:53passent déjà chaque année ou tous les deux ans, en tout cas très régulièrement,
08:57de toute façon les programmes sont revus, les pédagogies sont revues.
09:00En fait on est dans une constante analyse de ce qui se passe pour changer nos programmes.
09:04L'IA aujourd'hui transforme, mais l'IA transformera encore demain.
09:07On est dans un processus qui va durer, qui va durer encore longtemps, donc l'adaptation qui est permanente.
09:11Donc on va former d'un côté, on va former aux aspects techniques de l'IA,
09:15on va former à l'apprentissage de l'IA, comme dans son métier, dans tous les types de métiers, on
09:19va utiliser l'IA.
09:21Et après on va avoir pour les écoles, parce qu'on a des conférences comme celle-ci,
09:24ce matin on avait justement une conférence de partage sur l'IA, quels sont ses objectifs, quels sont ses enjeux.
09:30Et oui, certains métiers vont être impactés, mais certains métiers ne vont pas forcément disparaître,
09:34ils vont se transformer, d'autres métiers arrivent.
09:38Et donc on est dans ce perpétuel changement du fait que l'ingénieur sera toujours au cœur,
09:43mais de manière différente, c'est certain par rapport à ce qu'il est aujourd'hui.
09:46Pour revenir sur l'attractivité, les écoles d'ingénieurs sont perçues comme élitistes,
09:52est-ce que c'est encore une réalité aujourd'hui ? Est-ce que vous le ressentez ?
09:57Non, c'est-à-dire que je pense que dans l'image collective, on est encore sur le fait que
10:01pour intégrer une école d'ingénieurs,
10:03il va falloir 18, 19 en maths, on fait les plus grandes classes préparatoires,
10:07voilà, c'est quelque part avec l'image des grandes, comment on dit, politiques, centrales, limites.
10:12Aujourd'hui, la CDFI, c'est 210 écoles d'ingénieurs réparties sur l'ensemble du territoire avec de multiples voies
10:19d'accès.
10:19Aujourd'hui, ça reste important, mais le passage par les classes préparatoires aux grandes écoles,
10:24c'est à peu près un tiers des effectifs.
10:26On a des écoles qui sont directement post-bac, on va recruter en apprentissage, on va recruter après du BTS.
10:32Donc aujourd'hui, je dirais que ce n'est pas une question d'élitiste, c'est une question effectivement,
10:36on peut intégrer une école d'ingénieurs en étant, ayant un niveau, je dirais, normal, en maths ou en physique,
10:43mais en fonction des parcours, les écoles savent également, vous avez fait moins de maths, moins de physique,
10:47pour intégrer une école d'ingénieurs.
10:48Mais il faut vraiment enlever, il faut vraiment que les hommes et les femmes surtout,
10:52parce qu'on manque énormément de femmes dans les métiers d'ingénieurs,
10:54s'enlèvent de la tête qu'il faut être absolument excellent en maths avec 18 ou 19 et que c
10:59'est une élite.
11:00Non, ce n'est pas vrai. Aujourd'hui, les écoles d'ingénieurs, dans leur diversité, sont ouvertes à bon nombre
11:05de profils
11:06qui ont tout simplement envie de s'investir dans tout ce qui va être scientifique, technologique,
11:10pour contribuer aux enjeux de la société d'aujourd'hui et de la région.
11:14Très bien, merci beaucoup, Manuel Duflo, de nous avoir accoré cet entretien et puis bon colloque.
11:18Merci beaucoup.
11:20Voilà pour cette interview enregistrée un peu plus tôt, au cœur du stade Saint-Symphorien.
11:25Allez, une courte pause côté météo, puis retour à l'actualité locale.
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