00:00Là, c'est à la fois un problème, évidemment, judiciaire, de justice,
00:05en lien avec un effort colossal, tel que l'a décrit le ministre de l'Intérieur,
00:10mis en place ce soir-là.
00:12Accélération aussi des procédures judiciaires.
00:14On s'est doté des capacités ce soir-là d'intervenir quasiment immédiatement
00:18sur des cas qui étaient prélevés, interpellés, caractérisés,
00:23et on devait pouvoir absolument montrer l'exemple
00:26de ce qui devrait être une nouvelle doctrine.
00:27Résultat patatra, qu'est-ce qui se passe ?
00:29On a un effort maximum, on a des déclarations politiques qui disent
00:33qu'on sera hyper ferme, au plus haut niveau,
00:35ce n'est même pas le ministre de l'Intérieur, ce n'est pas le Premier ministre,
00:37c'est le Président de la République.
00:38Et qu'est-ce qui se passe ?
00:40Les juges décident qu'ils ont été mobilisés spécifiquement pour cet événement,
00:44mobilisés spécifiquement, donc ils sont là comme une justice,
00:47non pas d'exception, mais en tout cas qui vient travailler de manière plus rapide,
00:50ce qu'on demande en général à la justice aujourd'hui,
00:52la critique majeure est celle-là.
00:53Et qu'est-ce qui se passe ? On caractérise les faits, on les caractérise,
00:56ils sont qualifiés comme tels, mais on utilise un traitement par une peine
01:01qui dit, écoutez, travaux d'intérêt général, sursis au sursis,
01:05dans des cas où on voit qu'il y a violence faite aux policiers,
01:08par récidivistes, par une situation qui finalement met en péril
01:12derrière d'autres activités, ça n'est pas compréhensible,
01:15et là ce n'est plus un décalage.
01:16C'est une faute à la fois, non pas politique, mais judiciaire,
01:19parce que, si vous voulez, bien sûr que le juge est libre,
01:22il est indépendant, il est autonome, il interprète les faits
01:25par rapport aux textes qui existent par ailleurs,
01:27on n'a pas besoin forcément d'en créer de nouveaux,
01:29voire des droits d'exception en l'occurrence, c'est très simple,
01:31on a mis un processus en place, ce processus devait provoquer
01:34ce qui devait être provoqué, c'est-à-dire de l'emprisonnement
01:37par rapport à un certain nombre de cas, qui sont d'ailleurs décrits,
01:39puisqu'on dit peine ferme, on ne parle pas tout de sursis,
01:42et la peine ferme va être ensuite adaptée.
01:44On marche sur la tête, personne ne peut comprendre ça,
01:47parce que c'est l'inverse de ce qui a été dit,
01:49l'inverse de ce qui a été préparé, et dépensé.
01:51Parce qu'attention, il faut revenir à ça aussi.
01:54Non seulement il y a des dégâts,
01:56non seulement il y a une peine pour ceux qui ne peuvent pas aller s'amuser,
01:58ou ceux qui ont voulu y aller, qui ont été embêtés,
02:00parce qu'il y a des gens qui sont quand même sortis, il ne faut pas exagérer.
02:02Et heureusement d'ailleurs, et heureusement.
02:05La réalité, c'est que c'est de l'argent public.
02:07La mise en place de cet effort colossal, c'est de l'argent public.
02:11La mise en place de l'effort judiciaire, c'est de l'argent public.
02:13La compensation, soyez clairs,
02:15la compensation qui sera faite de tous les dégâts,
02:17ça va être qui ? Ça va être les gens ? Certainement pas.
02:19Ça sera un ensemble assuranciel qui sera public et privé.
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