00:00Vous savez, un prisonnier, c'est quoi ? C'est deux grandes oreilles.
00:06On est là parce qu'on est mort.
00:09Il faut imaginer que beaucoup de prisonniers sont là pour la vie.
00:12Des condamnés à mort, des condamnés à perpétuité, 30 ans, 40 ans.
00:16Et la main est réelle, la perpétuité.
00:17Voilà. Et donc, on vit sur les rumeurs.
00:19Et on est là, la moindre rumeur prend des proportions colossales.
00:24Et là, tout était négatif.
00:28Théboune, il est entré à l'Algérie dans sa propre déchéance.
00:32On est perdu.
00:34Puis un jour, on entend une voix.
00:36Une voix qui parle fermement.
00:38C'est mon copain, nous on se connaît depuis longtemps,
00:41mon copain Bruno, ministre de l'Intérieur.
00:44Ah, ça y est, il va nous sauver.
00:45Parce qu'il a lancé des mesures très fortes.
00:49Malheureusement, il n'a pas été suivi.
00:52Il y avait d'autres démarches concurrentes de celles-ci.
00:55C'était de profil, de failles négociées, de la diplomatie.
00:59Ce qui est bon.
01:00Et il faut faire de la diplomatie, bien entendu.
01:02Le ministère des Affaires étrangères, c'est fait pour ça.
01:05Il est dans son rôle.
01:06Comme le ministre de l'Intérieur est dans son rôle aussi.
01:08Laurent Nouniès, aujourd'hui, il est dans son rôle,
01:11quand il reçoit son homologue algérien, hier, à Paris.
01:15Oui.
01:15Pour relancer la coopération.
01:17Pour moi, c'est regrettable.
01:18Pour lui, il est dans son rôle.
01:20Il reçoit son homologue.
01:23Bon, moi, je ne vois pas d'autre.
01:26J'aurais voulu, j'aurais cru, et que ça me paraîtrait normal,
01:32si Christophe Goulez avait été déjà libéré.
01:34C'est ce qu'on a dit.
01:35Mais là, et donc ils le tiennent encore en otage.
01:37Pourquoi vous ne l'avez pas libéré ?
01:39Puisque vous voulez renouer les relations avec la France,
01:43et des échanges, depuis un mois, on voit bien, ça s'accélère.
01:46Pourquoi vous ne l'avez pas fait ?
01:48Donc, ça veut dire que vous êtes toujours dans l'esprit.
01:50Je garde quelque chose en main.
01:52Au cas où Macron, au truc, et nous avons encore eu de ses phrases tordues,
01:58hop, et on va brandir Christophe.
02:02Ça, ça fait que moi, je n'y crois pas trop.
02:03Sous-titrage Société Radio-Canada
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