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  • il y a 6 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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00:0194ème jour de guerre au Moyen-Orient, du côté iranien, on dit allez stop maintenant, c'est terminé tant que
00:07le conflit dure au Liban.
00:09Plus question pour nous de discuter de quoi que ce soit. On va évoquer cette situation avec nos envoyés spéciaux,
00:15avec nos experts.
00:16On va tout de suite retrouver Axel Meunier en direct de Washington pour BFM TV.
00:20Parce que Axel, le président des Etats-Unis, Donald Trump, paraissait assez optimiste là durant le week-end,
00:26mais là, il semble que l'optimisme soit douché, douché froid.
00:33Effectivement, il estimait que l'accord était proche. Il disait que l'Iran voulait un accord et que ce serait
00:38un accord qui serait très bon, excellent même pour les Etats-Unis.
00:42Sauf que voilà, entre-temps, Donald Trump avait aussi durci les conditions de ce protocole d'accord,
00:49en demandant plus de précision aux Iraniens sur la gestion de ces réserves d'uranium enrichies qui font tant débat
00:55dans ces négociations depuis le début.
00:58Et puis surtout, Donald Trump voulait des garanties sur la réouverture du détroit d'Hormuz.
01:02Mais ce n'est pas sur ces deux sujets que semblent donc à choper les discussions,
01:08mais plutôt sur le cessez-le-feu qui est constamment violé du côté du Liban et d'Israël.
01:16Et c'est là-dessus que les Iraniens ne veulent pas poursuivre les discussions.
01:19Alors Donald Trump n'a pas encore réagi pour l'instant à cette suspension.
01:22Il n'a pas de rendez-vous public à son agenda aujourd'hui, ne devrait donc pas rencontrer la presse.
01:27On attend éventuellement un message sur son réseau Social Truth.
01:30Mais pour l'instant, pas de signe de lui pour aujourd'hui, alors qu'il se trouve ici, à la
01:36Maison-Blanche.
01:37Donald Trump qui va devoir essayer de justifier cela auprès de son opinion publique.
01:41Lui qui veut en terminer au plus vite avec cette guerre et qui n'arrive toujours pas à trouver le
01:47chemin pour signer un accord avec Téhéran.
01:51Voilà, Axel Mouni en direct des États-Unis pour BFM TV.
01:54M. Gosset, pourquoi tout d'un coup ce changement de ton du côté iranien ?
01:58Pourquoi cette dureté ? Pourquoi finalement l'espoir semble mort aujourd'hui ?
02:05Écoutez, la nouvelle la plus importante aujourd'hui, c'est que les négociations secrètes, indirectes,
02:11qui avaient lieu entre les États-Unis et l'Iran sont maintenant suspendues, complètement suspendues.
02:15Vous savez, on se demandait toujours, est-ce que malgré les escarmouches, malgré les représailles, les tirs, les attaques,
02:21est-ce qu'il y avait toujours un dialogue ?
02:22Oui, il y avait un dialogue en direct avec des médiateurs comme le Qatar ou le Pakistan.
02:27Eh bien aujourd'hui, l'Iran annonce que c'est terminé, effectivement.
02:30Et on a vu un communiqué d'un des hommes les plus importants du régime,
02:34c'est Moshen Redzai, qui est conseiller militaire du guide suprême,
02:40qui a été le chef des gardiens de la révolution, du corps des gardiens de la révolution,
02:43qui a dit aujourd'hui, la patience de la République islamique d'Iran a des limites.
02:48Plus question de tolérer le blocage du détroit d'Hormuz, plus question de tolérer la rupture du cessez-le-feu
02:54au Liban.
02:55Donc c'est les deux lignes rouges qui sont fixées par l'un des hommes qui a le plus d
03:00'influence sur la conduite des affaires par l'Iran.
03:04Et effectivement, on peut y voir deux raisons essentielles.
03:07D'abord, l'absence concrète d'accords entre les deux.
03:11C'est-à-dire qu'il n'y a jamais eu, finalement, malgré les déclarations de Donald Trump,
03:15une confiance qui s'est installée et un accord sur ne serait-ce qu'un mémorandum,
03:19et non pas sur un plan de paix, mais sur un mémorandum.
03:22Il n'y a jamais eu de confirmation qu'il y avait un accord entre les deux.
03:25Ensuite, les escarmoches se sont poursuivies et elles ont pris une certaine intensité au cours des derniers jours.
03:30Et enfin, ce qui se passe au Liban, évidemment, est non seulement regardé avec une sorte d'effarement par les
03:39Libanais,
03:39mais aussi par la communauté internationale.
03:41Quand Israël annonce frapper maintenant la banlieue sud de Beyrouth,
03:45quand Israël prend l'un des symboles, l'une des forteresses du pays,
03:51contrôlant aussi une bonne partie de tout le sud du Liban,
03:53eh bien, ça inquiète beaucoup et les Iraniens ne pouvaient pas, à un moment donné, réagir.
03:58On en est là. Est-ce que ça veut dire que ce durcissement dans le ton va se traduire par
04:04peut-être une reprise générale des combats ?
04:08La question est maintenant posée très sérieusement aujourd'hui.
04:10Général Serge Cholet, ancien directeur des opérations de renseignement militaire,
04:14maintenant on va bien sûr attendre la réponse de Donald Trump face à ce durcissement côté iranien.
04:21Ça veut dire que la guerre peut reprendre ?
04:22La guerre a toujours été proche d'être de nouveau à l'ordre du jour,
04:29dès lors que pendant le cessez-le-feu, il y avait ces escarmouches.
04:32Mais comme vient de le dire Ulysse Gosset, on était au troisième épisode de ces qualifiés d'escarmouches.
04:40La première, souvenez-vous, il y avait eu jusqu'à un tir de missile balistique iranien sur le Koweït.
04:46La deuxième fois, il n'y avait pas eu de tir de missile balistique et cette troisième fois, il y
04:51a eu un ou deux tirs même de missile balistique sur le Koweït.
04:55On avait le sentiment, et moi le premier, que tout cela a défaut d'être maîtrisé,
04:59parce que quand on tire un missile balistique, on n'est jamais sûr à 100% qu'il sera intercepté.
05:03Et donc que derrière, il y aura peut-être des victimes américaines.
05:07En tout cas, j'avais le sentiment que si ça n'était pas maîtrisé, c'était en tout cas calibré,
05:12de façon à ce qu'on reste sous un seuil qui permette de continuer les négociations.
05:17De toute évidence, aujourd'hui, on a dépassé un seuil qui amène les Iraniens à dire stop.
05:22Alors, est-ce que ce sont ces escarmouches ?
05:25Moi, je n'en suis pas sûr, parce que, outre effectivement les nouvelles conditions fixées par Donald Trump,
05:32qui faisaient partie du jeu, j'ai davantage le sentiment que c'est les Iraniens
05:38qui ont maintenant définitivement lié la crise du Détroit avec la crise au Liban,
05:44et qui n'ont pas envie de lâcher le Hezbollah,
05:47alors que Netanyahou a accéléré, a amplifié ses efforts militaires au Liban.
05:53Peut-être parce que les objectifs sont en train d'être atteints justement au Liban,
05:57et que l'Iran essaye de sauver ce qui peut l'être encore ?
06:01Je ne suis pas sûr que les objectifs, et quels sont d'ailleurs, quels sont ces objectifs ?
06:05C'est l'anéantissement du Hezbollah ?
06:07Oui, la difficulté, c'est qu'on n'anéantit pas le Hezbollah comme ça,
06:12en restant, j'allais dire, avec les moyens actuellement utilisés.
06:17Je rappelle que le Hezbollah est très présent à Beyrouth.
06:20Donc, effectivement, on peut bombarder le sud de Beyrouth.
06:23L'aéroport de Beyrouth est en plein quartier chiite.
06:26Moi, j'ai le sentiment qu'on a eu une intensification, une accélération de la part d'Israël au sud
06:33de Liban,
06:33parce qu'eux étaient dans l'expectative concernant l'horloge de Trump.
06:37Et ils étaient sans doute en position, en tout cas c'est ce que j'ai compris de certaines déclarations
06:41de généraux israéliens,
06:42c'était que maintenant on accélère, parce qu'il faut mettre le plus gros coup possible sur le Hezbollah,
06:48tant qu'on a cette fenêtre.
06:50Et cette fenêtre risquait de se fermer.
06:51Donc, la fin des négociations, on peut la voir à travers les conditions nouvelles de Trump,
06:56on peut les voir à travers ses escarmouches.
06:58Moi, je les vois davantage sur les événements qui se passent actuellement au Liban.
07:03– Mais justement.
07:04– Et les Iraniens qui ne veulent pas lâcher apparemment leur proxy.
07:08– On va aller au Liban, justement, à Beyrouth,
07:10retrouver Maxime Brandstetter en direct pour BFMTV,
07:12parce que du côté de la capitale libanaise,
07:15on craint ces nouvelles attaques d'Israël.
07:17D'ailleurs, toute la banlieue sud, il y a des ordres d'évacuation qui sont donnés, Maxime.
07:22– Oui, la banlieue sud de Beyrouth, le quartier de Darié,
07:27qui se retrouve juste derrière moi, on le voit avec Marjorie Marcillac,
07:31qui a été évacuée depuis ce matin.
07:34Ça a commencé par des annonces de Benyamin Netanyahou,
07:38le Premier ministre israélien, mais aussi de son ministre de la Défense,
07:40qui ce matin ont assuré, lors d'une interview sur les réseaux sociaux,
07:43qu'ils avaient ordonné de frapper des cibles d'Huezbollah à Darié.
07:47Vous le disiez à l'instant, c'est le quartier chiite de la capitale de Beyrouth.
07:50Et donc, dès ce matin, immédiatement après, on a vu des fils de voitures d'énormes embouteillages
07:54pour que les gens fuient le quartier avant les frappes.
07:57Ils sont allés s'installer beaucoup dans des tentes ou dans des centres de réfugiés de la ville de Beyrouth.
08:02Et depuis ce matin, il n'y a toujours pas eu de frappe.
08:05On a entendu toute la journée plusieurs drones voler au-dessus de la capitale,
08:10mais c'est vrai qu'avec Marjorie Martiak, on n'a pas constaté directement de frappe dans ce quartier chiite
08:14que vous voyez derrière moi.
08:15Ce qui est sûr, c'est que par contre, dans le sud du pays, il continue d'avoir d'importants
08:21bombardements,
08:22presque dans toutes les zones du sud du pays.
08:24On a appris à l'instant, il y a à Tyre, la grande ville du littoral de Tyre,
08:28il y a eu une frappe juste à côté d'un hôpital.
08:31Et de l'autre côté, le Hezbollah, lui, a continué ses frappes.
08:35Il y a eu des frappes notamment à Métoula.
08:37Ils affirment avoir visé plusieurs positions israéliennes, y compris près du château de Beaufort,
08:41dont on parlait beaucoup, qui a été pris.
08:43Mais pour l'instant, pas de frappe sur la banlieue sud de Beyrouth.
08:49Dernière information, c'était il y a un peu plus d'une heure maintenant,
08:51l'armée israélienne a appelé à évacuer la banlieue sud de Beyrouth.
08:55Mais pour l'instant, toujours pas de frappe ici.
08:57Maxime Ransch, 7 heures avec Marjorie Martiak.
08:59L'Iran semble sûr, le régime semble sûr de lui, capable de défier les Américains,
09:07de dire qu'on arrête parce que finalement, les conditions ne sont pas remplies.
09:12Il a toujours été sûr de lui.
09:14Il a toujours montré, finalement, face aux Américains,
09:16malgré la disproportion des moyens militaires dont disposent les uns et les autres,
09:20il a toujours montré cette certitude et, au fond, cette assurance en défiant en permanence les États-Unis.
09:28Et dans les discussions qui ont eu lieu ces dernières semaines,
09:32qui n'étaient pas des négociations sur le fond, il faut le rappeler,
09:35c'était juste pour définir le périmètre des sujets...
09:38On négociait sur la négociation.
09:39Exactement.
09:40...qui pouvaient être abordés lors d'une éventuelle discussion.
09:43Donc, on est encore loin, évidemment, on était encore loin avant cet épisode,
09:48d'une reprise, d'une table ronde avec des envoyés des uns et des autres
09:53par l'intermédiaire du Pakistan, de Man ou du Qatar.
09:56Mais la vérité, c'est que si les Iraniens, aujourd'hui, finalement,
10:01choisissent la confrontation et le bras de fer avec les États-Unis,
10:05alors qu'ils pouvaient se contenter de cette situation qui était gérable pour eux,
10:10qui était acceptable, c'est parce que Netanyahou fait cette poussée au Liban
10:14et que leur allié, le Hezbollah, est menacé.
10:18Elle est en difficulté.
10:19Et c'est clairement à la demande du Hezbollah qu'il y a cette pression sur Téhéran
10:23pour dire, il faut nous sauver, parce que là, on prend des coups très durs.
10:28Et je crois que c'est ça, finalement, la clé d'histoire, tout simplement.
10:31Est-ce que Donald Trump peut demander à son ami Netanyahou
10:34d'arrêter son offensive au sud Liban ?
10:37Il l'a déjà fait, puisqu'il l'avait déjà, vous savez,
10:39vous vous en souvenez, demandé à Netanyahou de limiter son avancée
10:43et de restreindre, au fond, son offensive.
10:45Or, là, tout a sauté, en réalité.
10:48La fameuse ligne jaune qui avait été définie,
10:51qui déjà ne correspondait pas à ce que souhaitait Trump,
10:53a été largement dépassée.
10:55On voit sur la carte, c'est très facile pour ceux qui connaissent un peu
10:58la géographie du sud Liban,
11:00qu'ils sont déjà très au-delà de cette ligne jaune.
11:03Et ils parlent maintenant d'aller taper sur la banlieue de Beyrouth,
11:06où le Hezbollah a reconstitué, finalement, un certain nombre de forces
11:12et de moyens de commandement et de moyens d'attaque.
11:14Ce qui veut dire, quand même, qu'il y a une fragilisation du Hezbollah
11:20qui essaye, maintenant, de regrouper ses forces pour faire face à cette offensive.
11:25Et je crois que c'est ça.
11:26Au fond, c'est un peu un appel au secours du Hezbollah qui dit,
11:28il faut maintenant que Téhéran aille vers une solution extrêmement dure
11:35vis-à-vis, une position extrêmement dure vis-à-vis des États-Unis,
11:38parce que sinon, on va être étranglé sur le terrain au Liban.
11:41Donc, c'est peut-être plus un aveu de faiblesse
11:45qu'un acte de résistance ou de dire même pas peur,
11:48ce qui se passe en ce moment.
11:49Ça montre la supériorité des Américains et d'Israël.
11:52Ça prouve que les Iraniens ont vu le convenir
11:54et qu'ils ont décidé de montrer qu'ils n'allaient pas,
11:57en aucun cas, laissé tomber leur allié traditionnel qui est le Hezbollah,
12:00puisque c'est très important dans le cadre de leur stratégie
12:04de prendre en mâchoire avec deux pinces,
12:06d'abord le détroit d'Hormuz pour mobiliser la communauté internationale
12:12et la stabiliser là-bas,
12:13et ensuite, de l'autre côté, immobiliser les Israéliens au sud du Liban.
12:20Mais moi, ce que je pense, c'est que cette réaction des Iraniens
12:22n'est pas du tout étonnante,
12:23puisqu'on assiste depuis quelques jours à une offensive absolument débridée
12:26de la part de Netanyahou et de Tzahal au sud du Liban.
12:29On l'a vu, la forteresse de Beaufort, ils ont planté le drapeau.
12:32La brigade Golani qui s'est installée là,
12:34ça rappelle des souvenirs, 1982, ils s'étaient déjà installés là-bas.
12:37C'est Ehoud Barak qui, en mai 2000, avait décidé de retirer les troupes.
12:43Bon, c'est tout un symbole.
12:44Et puis surtout maintenant, la banlieue sud de Beyrouth.
12:46Et ce qu'on ne dit pas, ce sont les conséquences sur les Libanais.
12:49Mais quelles sont les conséquences sur les Libanais ?
12:51C'est un million et demi de personnes déplacées
12:54dans un pays dont il faut dire et rappeler qu'il est tout petit.
12:58Donc, on ne trouve plus de place à Beyrouth.
13:00Essayez de trouver de la place dans Beyrouth pour vous garer,
13:03pour vous installer quelque part.
13:04Il n'y a plus de place.
13:06Les gens sont les uns sur les autres.
13:07Donc, le spectre qui nous pend au nez,
13:11ce qui risque d'arriver, c'est une guerre civile.
13:14Une guerre civile entre Libanais.
13:16Alors, il y a ce risque de risque et il y a le risque d'escalade de nouveau.
13:19Puisque l'Iran dit qu'on va ouvrir de nouveaux fronts.
13:22Et là, menace et appelle à évacuer le nord d'Israël.
13:25Est-ce que l'Iran a les moyens de taper fort et durement le nord d'Israël maintenant ?
13:30On le sait, on a vu grâce à CNN ce week-end,
13:33il nous a expliqué, parce qu'ils ont eu de l'imagerie satellite
13:37de la part de l'état-major des armées américaines,
13:40et ils nous ont expliqué qu'en effet, la plupart des sites de lancement de missiles
13:44étaient maintenant complètement à découvert.
13:47Donc oui, ils peuvent en effet.
13:48D'ailleurs, souvenez-vous, les Iraniens ne s'étaient pas privés
13:52de montrer aux Israéliens qu'ils étaient parfaitement en mesure de frapper.
13:56Notamment quand ils ont frappé à quelques kilomètres de la base de Nevatim,
14:00qui se trouve à côté d'Imona,
14:01où ils avaient une cinquantaine de F-15 ou F-35 arrivent stationnés sur la base.
14:09Il est vrai que si le Hezbollah appelle à l'aide l'Iran pour relâcher la pression israélienne,
14:15l'Iran devra passer par des tirs de drones et de missiles.
14:19Intenses.
14:20Intenses ou pas intenses.
14:21Intenses, meurtriers.
14:21Effectivement, les Israéliens seront cette fois obligés de repositionner leurs forces.
14:27Tout ce qu'ils font actuellement, où ils peuvent concentrer leurs efforts sur le Liban,
14:32ils seront obligés de nouveau, de les diviser et de voir en plus en Iran.
14:37Alors ce sera quand même un révélateur.
14:39Si effectivement le Hezbollah, les proxys sont une priorité pour l'Iran,
14:44un missile sur le Koweït, ce n'est pas la réponse.
14:46Ce seront des missiles et des drones sur Israël.
14:49Et s'ils le font, ça prouve qu'ils ont retrouvé une partie de leur capacité.
14:53S'ils ne le font pas, le message deviendra caduque.
14:57Parce qu'on ne peut pas à la fois rompre les négociations des négociations.
15:01En tout cas, le début des échanges et d'un règlement d'Hormuz en prétextant le Liban.
15:07Et puis derrière, se contenter de mots.
15:09Mais j'avais cru comprendre aussi qu'ils étaient en train d'essayer d'activer les Houssi au Yémen.
15:14À Babel Mandel.
15:15Dans l'autre détroit.
15:16Or, on a vu qu'au cours de ces 90 derniers jours, à part une ou deux fois,
15:21les Houssi, ils ne sont pratiquement pas intervenus.
15:25Est-ce que ça veut dire que l'Iran a réussi à réarmer les Houssi pour qu'ils puissent faire
15:30quelque chose ?
15:30Et qu'on se retrouve dans l'idée d'utiliser à fond les proxys pour essayer, encore une fois, d
15:36'étendre la crise ?
15:38En tout cas, on voit que cette tension fait tout de suite réagir les marchés.
15:41Le pétrole est reparti à la hausse.
15:42Oui, plus 5% pour le baril de Brent.
15:44Mais ce qu'on attend maintenant, effectivement, c'est les conséquences sur la bourse américaine.
15:48Et surtout, que va faire Donald Trump ?
15:49Il faut rappeler qu'il y a une semaine, il avait été très vigoureusement attaqué à l'intérieur même des
15:54États-Unis
15:55par ses propres partisans pour avoir cédé trop à l'Iran.
16:00Même si on ne connaissait pas véritablement le texte du memorandum qui avait été écrit.
16:06Mais finalement, on avait parlé d'un accord catastrophique pour l'Amérique.
16:11Ça l'avait obligé à reculer.
16:13Mais néanmoins, il voulait toujours un accord.
16:15Et on sait qu'il a un calendrier très pressant dans les semaines qui viennent.
16:19Je rappelle que Donald Trump, théoriquement, doit venir en France le 15 juin prochain.
16:23Donc, est-ce qu'il peut se permettre de relancer la guerre maintenant ?
16:27Ou est-ce qu'il va trouver une façon de temporiser ?
16:30Et est-ce qu'il va se contenter, par exemple, de la reprise du blocus ?
16:33Un mot.
16:33Juste un mot.
16:34S'il y avait fermeture du détroit de Babel-Mandeb, ça veut dire que les cargos ne pourraient plus passer
16:39par le canal de Suez.
16:40Et cette fois-ci, c'est directement l'Europe, c'est-à-dire nous autres, qui serions directement impactés.
16:44Ce serait une catastrophe pour l'Europe.
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