00:00Alors en fait, ayant eu l'expérience de l'année dernière où j'avais couvert effectivement aussi la finale de
00:07la Ligue des Champions de l'année dernière,
00:08je me suis rendu dans le saisime arrondissement, dans un bar, donc je choisis un bar un peu au hasard,
00:11où j'ai vu des supporters.
00:13Et donc, alors certains n'attendaient pas la fin du match pour qu'il y ait des débordements.
00:18Moi j'ai vu l'attention vraiment monter d'un cran, à chaque fois qu'il y avait un but,
00:22à chaque fois que les tirs au but continuaient.
00:25Et puis à la fin, on a eu les premiers tirs de mortier en l'air, et puis ça s
00:29'est baissé.
00:30On a eu le début des barricades, et puis un discours qui faisait vraiment l'unanimité au sein de ce
00:37groupe de supporters,
00:38c'est on va tout casser, on est là pour célébrer, mais on célèbre en cassant.
00:43Et donc c'était, on va prendre la Bastille, on va prendre le Trocadéro, on va prendre la Tour Eiffel.
00:49On a vos images là, ça c'est vos images, c'est vous qui avez tourné ça.
00:52Quelques temps après, c'est au niveau de l'avenue de la Grande Armée,
00:55et donc l'objectif de ces casseurs et supporters, c'est d'aller prendre les Champs-Elysées.
01:03Alors là on est au Trocadéro, pardon si je ne me trompe pas.
01:06Et donc c'est après la fête, alors au début c'était plutôt de bon enfants au Trocadéro,
01:10puis après c'est parti dans tous les sens, et là l'objectif pour eux c'était d'aller rejoindre
01:14la Tour Eiffel,
01:15et donc qui a donné lieu à beaucoup de combats entre les forces de l'ordre et les supporters,
01:24des batailles rangées.
01:25Moi je préfère ne pas utiliser le mot de débordement,
01:28parce qu'en réalité on est face à un système véritablement quasiment structuré,
01:33quasiment méthodique, celui d'arriver armé, on l'a vu...
01:37Et préparé, et oui, organisé.
01:39On n'a jamais vu autant de mortiers dans les mains des uns et des autres,
01:43il y avait même des bombes artisanales,
01:45et pour tout vous dire, il y a même un de mes confrères à Moribucco
01:48qui s'est fait toucher par une bombe artisanale
01:51alors qu'il était dans les rues de Paris comme moi.
01:53Donc on a face, enfin les forces de l'ordre ont face à eux,
01:56des gens qui sont armés, préparés, qui ont l'habitude,
01:59puisque tous les ans ils reviennent au même endroit,
02:01ils viennent, donc c'est les banlieues qui se déversent dans Paris,
02:05Bruno Rutaillot l'année dernière avait parlé de barbares,
02:07et bien on a affaire à cette espèce d'ensauvagement.
02:10Cette année, il nous a quand même dit que tout est sous contrôle,
02:12Laurent Nouniez, on l'entendra tout à l'heure,
02:13mais ça c'est quand même extraordinaire.
02:14Là-dessus, j'aimerais bien revenir là-dessus,
02:16c'est que tout était sous contrôle.
02:17Alors je vais demander à Martin Mazur de remonter le son,
02:19comme on dit dans le conducteur,
02:20pour qu'on puisse l'entendre et évoquer peut-être ce qu'a dit Laurent Nouniez.
02:23Allez-y Vendry, pardonnez-moi.
02:24Oui, on voit bien que les forces de l'ordre
02:26étaient beaucoup plus rodées que l'année dernière.
02:28Je sentais qu'elles étaient beaucoup plus efficaces,
02:30notamment porte-maillots,
02:32quand les supporters ont pris d'assaut le périphérique
02:34et ont bloqué le périphérique.
02:36En l'espace de 15 minutes,
02:37la Bravem est arrivée,
02:39s'est mise sur le pont
02:40et a tiré des flashballs et des gaz lacrymogènes.
02:43Et donc tout de suite,
02:45le périphérique a été débloqué.
02:48Les supporters sont allés plus loin.
02:49Alors ils ont refait la même chose 20 minutes après,
02:51porte de Champéry à 500 mètres.
02:52Et puis c'est reparti entre un affrontement...
02:54C'est une guerre urbaine en fait.
02:56C'est une guerre urbaine.
02:57Sous-titrage Société Radio-Canada
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