Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 8 mois
Bruno Retailleau, ministre de l'Intérieur, s'exprime sur les violences en marge des célébrations de la victoire du PSG lors d'un déplacement dans les Pyrénées-Orientales, jeudi 5 juin.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00La justice rend des décisions au nom du peuple français.
00:04Moi je suis ministre de l'Intérieur.
00:07Peut-on me demander d'envoyer en première ligne des sapeurs-pompiers, des policiers, des gendarmes,
00:14qui lorsque le matin ils vont quitter leur famille, savent qu'ils peuvent revenir blessés, ou pas du tout, ils risquent leur vie ?
00:21Je voudrais vous dire qu'au moment où on se parle, à Coutances il y a eu un policier qui a reçu en pleine tête un pétard.
00:27Ce pétard il a été tiré.
00:30Quand j'ai vu des individus, un individu de 19 ans, avec un sac à dos, bourré de pétard, bourré de pétard,
00:38il a asséné des coups sur un policier, et qu'il n'a pas écopé d'un seul jour de prison, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
00:47Donc vous dites que la justice est laxiste.
00:50En tout cas, ce que je souhaite, je ne dis pas ça parce qu'on ne peut pas généraliser.
00:54Je connais beaucoup de magistrats, je connais beaucoup de procureurs, procureurs par exemple, de la République,
01:00qui ont, puisque nos forces de l'ordre, jamais on n'a vu autant d'arrestations.
01:06563 arrestations, c'est beaucoup plus du double qu'il y a quelques années, avec des gardés à vue.
01:12Donc la police, la gendarmerie, il y a eu une réponse sécuritaire très ferme,
01:16mais il faut qu'ensuite la réponse judiciaire soit au niveau.
01:19Mais les procureurs de la République, qui ont fait beaucoup de comparations immédiates, ça veut dire quoi ?
01:23Ça veut dire que, un, ils considéraient qu'il y avait des preuves,
01:26et ça veut dire, deux, qu'ils considéraient que le trouble à l'ordre public était suffisamment grave
01:30pour qu'ils prennent cette décision d'une comparation immédiate.
01:34Beaucoup de magistrats font leur travail.
01:36Simplement, je pense, et j'appelle vraiment leur attention,
01:40il viendra un jour où les policiers et les gendarmes ne se sentiront pas suffisamment protégés par un manque de sanctions.
01:46Et c'est le cas en ce moment ?
01:48En tout cas, je sais que ça suscite de l'émotion.
01:51Et je veux le dire tranquillement, je veux le dire calmement.
01:53Changer la loi, parce que peut-être que, et je le pense, que parfois la loi n'est pas suffisamment faible.
01:57Vous pensez que ça pourrait être la solution ?
01:59Je pense que, par exemple, pour être très précis,
02:02il y a un texte que j'ai combattu,
02:04j'étais à l'époque patron de LR au Sénat,
02:07c'est la loi que Mme Belloubet avait fait voter en 2019.
02:11Selon ce texte-là, vous ne pouvez pas faire de courte peine.
02:13C'est-à-dire que quand vous êtes condamné un mois de prison, ce n'est pas possible.
02:18Et à moins d'un an, vous avez des peines d'aménagement.
02:21Par exemple, je citais le cas où vous ne ferez pas de prison, vous aurez un bracelet électronique.
02:27Il faut abroger, il faut abroger.
02:28Des pays, par exemple, comme les Pays-Bas, pratiquent des courte peine.
02:31Et surtout, notamment pour les mineurs.
02:33Je le vois, moi, tous les jours.
02:34J'ai toutes les informations des choses les plus graves.
02:36Vous n'imaginez pas le nombre de jeunes, de mineurs, de moins de 18 ans,
02:41mais parfois qui sont très jeunes, qui sont impliqués.
02:44Et aujourd'hui, qu'est-ce qui se passe ?
02:46Notre politique pénale, elle consiste à, finalement,
02:50faire en sorte que les mineurs, on les enferme dans des parcours de délinquance.
02:55Comme on ne les sanctionne pas, parce qu'on a peur de leur donner des prisons.
02:59Moi, je pense qu'il faudrait des courtes peines,
03:01d'une semaine, de deux semaines, de trois semaines,
03:03dans des prisons adaptées, qui coûtent beaucoup moins cher.
03:05Mais 15 mois avec sursis, ce n'est pas un frein ?
03:07Non, mais le sursis, ce n'est pas suffisant.
03:10Tant que vous n'avez pas une sanction qui soit certaine, immédiate, très ferme,
03:16ce n'est pas possible.
03:17Il y a trop d'écarts entre les peines encourues,
03:20telles que le Code pénal le dit,
03:23les peines qui sont prononcées,
03:25et les peines qui vont être exécutées.
03:27Il faudrait des peines planchées, alors ?
03:29Je suis pour les peines minimales.
03:32Je suis aussi, pour faire en sorte qu'on utilise,
03:36je parlais d'intelligence artificielle,
03:38mais je pense que l'intelligence artificielle,
03:40dans une procédure judiciaire,
03:42parfaitement contrôlée,
03:44je ne demande pas la généralisation,
03:46permettrait de reconnaître très facilement des visages,
03:49pour qu'ensuite, on puisse sanctionner les coupables.
03:52Et je termine.
03:53On parlait de prison, mais il n'y a pas que ça.
03:55Il faut frapper les délinquants,
03:57et les barbares, comme je les ai appelés,
03:58au portefeuille, au portefeuille,
04:01que l'État, systématiquement,
04:02se retourne contre ces coupables,
04:05qu'on les fasse payer,
04:06qu'on crée une dette personnelle ineffaçable,
04:09qu'on mobilise le fisc,
04:10qu'il y a des moyens de recouvrement,
04:12quand vous ne payez pas votre impôt,
04:14on voit payer l'impôt,
04:15avant mine, mais il faut faire la déclaration
04:17pour les départements.
04:19Croyez-moi, le fisc, il va savoir,
04:20vous retrouvez ces moyens-là,
04:22il faut les mettre aussi à disposition
04:24pour taper au portefeuille ces barbares.
04:27Pareil pour ceux qui reçoivent des aides,
04:30des aides sociales.
04:31Vous croyez que les Français,
04:32ils payent leurs impôts
04:34pour donner de l'argent,
04:36à travers les prestations sociales,
04:37à des gens qui sont des délinquants ?
04:40Non. Stop.
04:42Un peu de bon sens.
04:44Moi, j'essaie de défendre
04:45ce que j'appelle la France des honnêtes gens.
04:49Voilà.
04:49Les honnêtes gens, ils ne cassent pas.
04:50Et souvent, d'ailleurs,
04:52ils sont calmes,
04:52ils travaillent dur,
04:53ils élèvent difficilement parfois leurs enfants.
04:56Mais c'est cette France-là
04:57que je veux absolument soutenir.
04:59Et quand il y a des différences parentales,
05:02il y a un article du Code pénal
05:03qui est très peu utilisé,
05:05l'article 227-17,
05:07qui permet, lorsqu'il y a des défaillances
05:09caractérisées des parents,
05:12notamment pour des jeunes enfants,
05:13franchement,
05:14qu'est-ce que des gamins de 11 ans,
05:16de 12 ans, de 10 ans,
05:18ont à faire à traîner dans la rue la nuit ?
05:20Bon, ça, il faut,
05:21à ce moment-là,
05:22là encore,
05:22qu'en matière d'allocations familiales,
05:24de prestations sociales,
05:25on puisse s'éviter.
05:26Voilà, ça fait...
05:27Je n'étais pas là pour parler de la politique pénal.
05:29Non, je vais arrêter.
05:30On se trouve pas, c'est pas public.
05:31J'étais là pour parler de la sécurité.
05:32Je n'étais pas là pour parler de la sécurité.
05:33Je n'étais pas là pour parler de la sécurité.
05:34Je n'étais pas là pour parler de la sécurité.
05:35Je n'étais pas là pour parler de la sécurité.
05:35Je n'étais pas là pour parler de la sécurité.
05:36Je n'étais pas là pour parler de la sécurité.
05:36Je n'étais pas là pour parler de la sécurité.
05:37Je n'étais pas là pour parler de la sécurité.
05:38Je n'étais pas là pour parler de la sécurité.
05:39Je n'étais pas là pour parler de la sécurité.
05:40Je n'étais pas là pour parler de la sécurité.
05:41Je n'étais pas là pour parler de la sécurité.
05:42Je n'étais pas là pour parler de la sécurité.
05:43Je n'étais pas là pour parler de la sécurité.
05:44Je n'étais pas là pour parler de la sécurité.
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations