00:00A l'occasion de ses voeux à la presse, le président d'Ensemble pour le Gabon, EPG Alain-Claude Bilibinze, a livré une charge méthodique contre la gestion des finances publiques depuis la transition.
00:10Budget 2026 jugé insincère, fiscalité qualifiée d'improvisée et perspective d'un programme avec le Fonds monétaire international.
00:18L'ancien chef du gouvernement met en cause la crédibilité économique du régime et alerte sur les risques sociaux à venir.
00:24Dans un propos sans détour, Alain-Claude Bilibinze pointe ce qu'il considère comme les incohérences structurelles du budget 2026.
00:32Présenté initialement à plus de 7 200 milliards de francs CFA avant d'être amené à 6 358 milliards en quelques jours,
00:39l'exercice budgétaire trahirait, selon lui, une absence de maîtrise des recettes et des dépenses.
00:44Ce n'était pas un ajustement technique, mais un aveu de bricolage, martèle-t-il,
00:49rappelant que les hypothèses de croissance avancée ont été jugées irréalistes par plusieurs institutions financières.
00:55Pour l'EPG, cette instabilité n'est pas anodine, elle fragilise la confiance des partenaires,
01:00complique la planification budgétaire et prépare le terrain à des correctifs douloureux.
01:04La perspective d'une loi de finances rectificative apparaît désormais inévitable.
01:09Au cœur des critiques figurent la taxe forfaitaire d'habitation, TFH.
01:14Bilibinze y voit l'illustration d'une politique fiscale conçue dans l'urgence.
01:18Assiette floue, périodicité incertaine, rendement estimé tantôt à 2,8 milliards, tantôt à 22 milliards.
01:25Une taxe dont on ne connaît ni les bases, ni les effets réels, dénonce-t-il.
01:30Cette confusion, estime l'ancien Premier ministre, accentue l'asphyxie des ménages et des entreprises
01:34déjà confrontées à une accumulation de prélèvements.
01:38Loin de réduire durablement le déficit, la pression fiscale risquerait au contraire de contracter l'économie réelle
01:43et d'alimenter la précarité.
01:45Autre paradoxe souligné, l'État appelle à la rigueur tout en maintenant, voire en lançant des projets jugés dispendieux.
01:52Cité de la démocratie, second palais présidentiel, dépenses institutionnelles jugées non prioritaires,
01:57autant de choix qui, selon l'EPG, interroge la hiérarchisation des urgences dans un contexte de tensions sociales
02:03et de services publics en difficulté.
02:05Cette dissonance nourrit, selon Billy Binze, un sentiment d'injustice et sape la crédibilité de l'action publique.
02:12On ne peut demander des sacrifices au peuple sans s'en appliquer à soi-même, insiste-t-il.
02:17Enfin, l'ancien Premier ministre alerte sur les implications d'un retour sous programme du FMI.
02:22S'il reconnaît la nécessité de restaurer les équilibres macroéconomiques, il met en garde contre un ajustement brutal.
02:28Gède des salaires, réduction des dépenses sociales, tensions accrues dans un pays déjà traversé par des mouvements sociaux.
02:35Pour l'EPG, l'enjeu dépasse la technique budgétaire.
02:38Il s'agit d'éviter que le coût désherment actuel ne soit supporté une nouvelle fois par les ménages.
02:43Un avertissement politique qui, au-delà des vœux, sonne comme un acte d'accusation contre une gouvernance jugée sans cap ni boussole.
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