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  • il y a 2 jours

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00:03Un micro-requin blanc, à la fumée, puissant et déterminé, son repas favori, le tarif.
00:25Mais pourquoi pas une poêle plus grosse ? Bien plus grosse.
00:54Le littoral sud-africain grouille de requins, d'imposants requins tigres, des requins bulldogs errants,
01:15et des hordes de requins bordés.
01:23Ils y sont tous.
01:29C'est le paradis des prédateurs.
01:38Environ 2 millions d'otaries vivent à la pointe de l'Afrique australe,
01:42ce qui explique la présence de l'une des plus importantes concentrations de grands requins blancs au monde.
01:56D'autres géants fréquentent également ces eaux.
02:00C'est le début de l'hiver dans l'hémisphère sud.
02:04De grands groupes de baleines à bosse comme celui-ci remontent vers le nord.
02:10Pendant 4 mois, elles se sont nourries de krilles nutritives en Antarctique,
02:14se constituant des réserves de graisse enfuies du Grand Voyage.
02:19Plus de 30 000 baleines à bosse participent à cette migration annuelle.
02:26Leur objectif, le Mozambique et ses eaux tropicales plus chaudes,
02:30où ils pourront donner naissance à leurs petits.
02:35Au large sud de l'Afrique, l'océan est trop froid pour les baleineaux.
02:41Trop dangereux aussi.
02:51Ces eaux méridionales sont dominées par le grand requin blanc.
02:57Pour atteindre leur destination,
02:59les baleines à bosse doivent traverser son territoire.
03:12Que se passe-t-il donc
03:13quand les baleines à bosse croisent des grands blancs?
03:21Wow!
03:23Loin du bateau!
03:24Loin du bateau!
03:25Voilà!
03:26Ryan Johnson, de Mossel Bay, en Afrique du Sud,
03:29est un spécialiste des repas.
03:31Il étudie la population locale de grands blancs
03:34depuis plus de 20 ans.
03:36Wow!
03:36Ça y est!
03:37Elle l'a eu!
03:40En février 2017,
03:42il faisait voler son drone
03:44pour l'une de ses missions
03:45quand le téléphone a sonné.
03:46L'Institut de sauvage en mer sud-africain
03:49m'a appelé
03:50pour me signaler la présence d'une baleine au large.
03:53C'est...
04:01Elle était apparemment prise dans une ballande.
04:06La baleine ne bouge pas.
04:08Et elle morte.
04:17Soudain, elle a soufflé à la surface.
04:19Elle était donc vivante.
04:27Puis, Ryan voit autre chose.
04:35Un grand requin blanc
04:37de plus de 4 mètres
04:38fonce sur la jeune baleine.
04:49Et il connaît l'impensable.
04:57Il passe à l'attaque.
05:03Je connais les requins
05:04et les études qui ont été faites.
05:06Et je savais que c'était inélu.
05:10Il mord la queue
05:11de la baleine à fébrine.
05:13Puis,
05:14il tente de la retourner
05:15comme pour la noyer.
05:20Ce n'est pas une rencontre fortuite,
05:22mais une attaque méthodique
05:24d'un grand requin blanc
05:25sur une baleine.
05:29Un requin
05:30qui semble savoir
05:31exactement ce qu'il a à faire.
05:37Ryan est la toute première personne
05:39à assister à ce comportement.
05:42Après avoir visionné
05:43les images en boucle,
05:45il reconnaît soudain le coupable.
05:50Une femelle
05:51qu'il a lui-même balisée
05:52en 2012.
05:54Hélène.
05:57Quand la nageoire dorsale
05:58est sortie de l'eau,
05:59j'ai vu les restes
06:00de l'émetteur satellite
06:02et j'ai reconnu
06:03sa nageoire
06:03très distinctive.
06:07Ce jour-là,
06:08en s'attaquant
06:09à une baleine
06:10à bosse vivante,
06:12Hélène est définitivement
06:14entrée au panthéon des requins.
06:16On se souviendra toujours
06:18de son nom pour ça.
06:22Ryan s'interroge.
06:25Cette agression
06:27est-elle un événement unique ?
06:29Ou bien
06:30les grands blancs
06:31chassent-ils vraiment
06:32des baleines vivantes
06:33à notre insu ?
06:36Pour en savoir plus,
06:38il décide d'aller plus loin.
06:42Il va suivre
06:43le parcours migratoire
06:44des baleines à bosse
06:45long de plus de 6000 kilomètres.
06:49Les grands blancs
06:50les attendent-ils
06:51dans des zones précises ?
06:55Les attaques
06:56se déroulent-elles
06:57toujours de la même façon ?
06:59Et pourquoi s'en prendre
07:00à des baleines
07:01quand il y a
07:02des otaries à profusion ?
07:09Ryan rassemble
07:10ses connaissances
07:10sur le grand requin blanc.
07:1611 millions d'années
07:18d'évolution
07:18l'ont rendu rapide.
07:23Agile
07:28et calculateur.
07:37La plupart des requins
07:38sont des animaux
07:39à sang froid
07:40qui privilégient
07:41donc les eaux chaudes.
07:48Le grand blanc
07:50est l'une des sept espèces
07:51capables d'augmenter
07:52sa température corporelle.
07:58Cette caractéristique
07:59lui permet de ne rien perdre
08:00de ses qualités
08:01dans des eaux froides
08:02ou grand dame
08:03des otaries
08:04nageant au large
08:05de l'Afrique australe
08:09pour qui le requin blanc
08:11est un ennemi
08:11quasi imbattable.
08:21Alors,
08:21pourquoi les grands blancs
08:23s'en prendraient-ils
08:24aux baleines ?
08:30Au large de l'Afrique du Sud,
08:32les otaries sont assez
08:33nombreuses pour satisfaire
08:35tous les requins.
08:47De grandes colonies
08:48d'otaries à fourrure
08:49parsèment le littoral.
08:58Une otarie a un taux
09:00de graisse très élevé
09:01et exactement ce que
09:03cherchent les grands blancs.
09:07Ils stockent les calories
09:08dans leur foie,
09:09une sorte d'immense
09:11réservoir à énergie.
09:16Avec ses énormes
09:17réserves énergétiques,
09:19son sang chaud,
09:21ses grandes dents,
09:23sa forme hydrodynamique
09:24et ses sens
09:25hyper développés,
09:28le grand blanc
09:28est une incomparable
09:30machine à tuer.
09:49Les attaques aériennes
09:50spectatulaires sur des leurres
09:52en forme d'otarie montrent
09:54comment ce prédateur chasse
09:55depuis des millions d'années.
09:57Il sait comment piéger une otarie.
10:02Ryan se demande donc pourquoi
10:04il s'attaquerait à une proie
10:05bien plus grosse
10:09et bien plus dangereuse.
10:16Ryan entame ses recherches
10:18à Seal Island,
10:19près de Mossel Bay,
10:20en Afrique du Sud.
10:22Les grands requins blancs
10:24y chassent régulièrement
10:25l'otarie.
10:27Et c'est à moins de
10:286 km du site
10:29où la baleine à bosse
10:31a été attaquée.
10:34Les otaries
10:35et les baleines à bosse
10:36sont des espèces
10:37diamétralement opposées.
10:41Qu'est-ce qui peut donc
10:43les rapprocher
10:43aux yeux d'un requin?
10:46Le régime alimentaire
10:48du grand blanc
10:48se compose essentiellement
10:50de mammifères marins.
10:51Mais à quel point
10:52est-il difficile?
10:59Ryan effectue une expérience
11:01avec deux leurres
11:03de tailles différentes.
11:06Quelle otarie
11:07les requins vont-ils attaquer
11:10avec cette expérience?
11:12Je veux en savoir plus
11:13sur la pensée du requin,
11:15sa prise de décision,
11:16les éléments
11:17qui l'incitent
11:18ou pas à attaquer
11:19une croix.
11:21Cherche-t-il
11:21la performance,
11:22la grande récompense
11:23malgré les risques
11:24ou bien a-t-il
11:25une approche
11:26plus prudente?
11:28C'est exactement
11:29ce qui a traversé
11:30l'esprit d'Hélène
11:30quand elle a croisé
11:31la route d'une baleine
11:32qui faisait
11:33dix fois sa taille.
11:36Elle a dû évaluer
11:37les risques,
11:38quelle chance
11:39elle avait
11:39d'en sortir blessée,
11:40quelle chance
11:41elle avait d'échouer,
11:43voire même
11:43de mourir.
11:48Les requins
11:49affichent-ils
11:49une simple préférence
11:50à une espèce
11:51ou bien
11:52d'autres facteurs
11:54entrent-ils en jeu?
11:59ont le virage
12:00le plus serré possible
12:01parce qu'on va
12:02droit vers la pointe
12:03de cette île.
12:12joli, petit spécimen
12:14mais il s'en est pris
12:15au petit leurre,
12:16la petite otarie.
12:18Ah, voilà ce qui
12:20nous intéresse.
12:21Première attaque aérienne
12:24sur le petit leurre.
12:31On peut y retourner.
12:42Wow!
12:45Gros requin,
12:47grosse attaque,
12:48c'était énorme,
12:49incroyable.
12:51Encore sur le petit leurre.
13:19Sous-titrage Société Radio-Canada
13:31Et voilà,
13:33je m'en doutais.
13:34Encore le petit.
13:35On a inversé
13:37la position des leurres.
13:38Mais c'est toujours
13:39le même qu'ils le rendent.
13:40Ça devient probant.
13:42Toutes les attaques
13:43sont portées
13:44sur le petit leurre.
13:46Les petits bzotaries
13:48représentent une récompense
13:49quasi garantie
13:50à moindre risque.
13:52Le choix des requins
13:54est évident.
13:56Ils sont très perspicaces,
13:58ce qui laisse supposer
13:59que l'attaque des laines
14:00sur une mâleine à bosse
14:01l'était tout autant.
14:09A Seal Island,
14:10les cibles sont faciles.
14:13Mais il n'en est pas
14:14de même
14:15dans toutes les zones
14:15de chasse.
14:19Quelle est la capacité
14:20d'adaptation
14:21du grand requin blanc
14:22quand les conditions
14:24ne lui sont pas favorables ?
14:26Pour le savoir,
14:28Ryan se rend
14:29130 km plus à l'est
14:31dans la réserve naturelle
14:32de Roburg.
14:36Aux larges,
14:37les baleines à bosse
14:39migrent
14:41dans l'indifférence
14:42des requins.
14:46Comme à Seal Island,
14:48ils s'intéressent
14:49davantage aux bébés.
14:58Mais ici,
15:00impossible de lancer
15:01l'offensive
15:02depuis les grands fonds.
15:03L'eau est cristalline
15:04et peu profonde.
15:12Alors,
15:13comment parviennent-ils
15:13à leur fin ?
15:19Grâce à une formidable
15:21adaptabilité.
15:33Cachés par les adultes,
15:35les jeunes otaries
15:36tournent en rond
15:37dans les vagues.
15:46Ryan n'a jamais eu
15:47l'occasion
15:47de voir
15:48des grands blancs
15:49dans une telle situation.
16:05Aucune chance
16:05de prendre une otarie
16:06par surprise.
16:18Un requin longe
16:20la falaise
16:20à la vue de tous.
16:26Il a repéré
16:27une petite otarie.
16:42Les requins
16:43ne sont pas
16:44la seule espèce
16:44capable de s'adapter.
16:50Les otaries adultes
16:52se regroupent.
17:05L'attaque
17:07est la meilleure
17:08des défenses.
17:13Même si cela
17:14ne dure pas.
17:19Commence alors
17:20le jeu du chat
17:21et de la souris.
17:28Ryan Johnson
17:29se trouve
17:30dans la réserve
17:31naturelle de Roburg
17:32sur le littoral
17:33sud-africain.
17:34Une traque
17:35est engagée.
17:39ici,
17:41les conditions
17:42favorisent la croix.
17:52Aujourd'hui,
17:53la victoire
17:54semble promise
17:55aux mammifères marins.
17:59mais le grand requin blanc
18:00est du genre
18:01tenace
18:03et patient.
18:10Soudain,
18:11une petite otarie
18:12se sépare du groupe.
18:16C'est le moment.
18:26Au cours
18:27de cette attaque
18:27fulgurante,
18:29l'otarie
18:29est mortellement blessée.
18:52Sous-titrage
18:55Sous-titrage
19:05Ryan nage
19:06tout près
19:07du requin.
19:28L'otarie
19:29somnolée
19:30vulnérable.
19:32Une erreur
19:33fatale.
19:53J'en reviens pas.
19:54Incroyable.
19:59et des noix
19:59à sortir
20:00ces eaux
20:00ne sont pas
20:01très sûrs.
20:02Ça,
20:03alors,
20:05c'était juste
20:06hallucinant.
20:18La vache,
20:19Barry.
20:21C'est bon,
20:23défendu.
20:25C'était
20:26énorme.
20:28Vraiment
20:29énorme.
20:36Le message est clair.
20:39Malgré les difficultés,
20:41le requin blanc
20:42est capable
20:42d'attendre
20:43le moment idéal
20:44pour lancer
20:44l'offensive.
20:46c'est exactement
20:47ce qu'Hélène a fait
20:48avec la baleine à gosse.
20:50Son attaque
20:51était doux,
20:52sauf hasardeuse.
20:54C'est faux
20:55comme il s'est brillamment
20:56faufilé.
20:59Il était juste là
21:00et
21:01la seconde suivante,
21:04il était
21:05en plein festin.
21:09Bon sang.
21:11On pense avoir
21:12tout vu,
21:13mais on n'a rien vu
21:14tant qu'on n'a pas
21:15nagé près d'un
21:15grand blanc
21:16en train de chasser.
21:24Quand ils chassent,
21:25les grands blancs
21:26ont un léger avantage
21:27sur les autres.
21:29Ils savent
21:30détecter
21:31et exploiter
21:32l'instinct
21:32de vulnérabilité
21:34maximale.
21:36Hélène
21:36s'est servi
21:37de son intuition
21:37quand elle a attaqué
21:39la grande baleine.
21:40Mais elle avait
21:41aussi une source
21:42de motivation
21:43supplémentaire.
21:45En hiver,
21:46les bébés otaries
21:47constituent
21:48une source alimentaire
21:49abondante et facile.
21:51Au printemps,
21:52quand elles sont grandies,
21:54elles ne se laissent
21:55plus attraper
21:55si facilement.
21:57Les requins
21:58doivent donc
21:58modifier
21:59leur régime alimentaire.
22:08Quel risque
22:10un grand blanc
22:10est-il prêt à prendre
22:11pour se remplir
22:12la pence ?
22:17Attaquer une baleine ?
22:23Peut-être.
22:27Plus de 30 000
22:29baleines à bosse
22:29traversent les eaux
22:30remplies de requins
22:31au large
22:32de l'Afrique du Sud.
22:34Elles se dirigent
22:35vers le Mozambique.
22:38la baleine à bosse
22:39est la cinquième
22:41plus grande
22:41espèce de baleine.
22:44Elle peut atteindre
22:4518 mètres de long
22:47et peser
22:48jusqu'à 40 tonnes.
22:50C'est trois fois
22:51la taille
22:52du plus grand
22:53requin blanc
22:53jamais recensé
22:54et 30 fois
22:56sans poids.
23:00les baleines
23:01sont assez grandes
23:02et fortes
23:03pour blesser
23:04ou tuer
23:04un requin blanc
23:05en pleine forme.
23:09Mais comment
23:10résister
23:10à un tel apport
23:11de lipides ?
23:34C'est le milieu
23:35de l'hiver
23:36dans l'hémisphère Sud.
23:40Le vaste océan
23:41regorge d'espèces
23:42en mouvement.
23:48Ryan
23:49ne doit pas
23:50perdre le fil.
23:55Il surveille
23:56les déplacements
23:57des grands requins blancs.
24:01Suivent-ils
24:02les baleines
24:03qui migrent
24:03vers le nord ?
24:07Hélène
24:07a déjà suivi
24:08ce trajet.
24:11A l'hiver
24:112016,
24:13sa valise
24:13a signalé
24:14sa présence
24:14au large
24:15du Mozambique.
24:16C'est là
24:17que les baleines
24:18à bosse
24:18se rendent
24:19chaque année
24:19pour assurer
24:20l'avenir
24:21de leur espèce.
24:24Hélène
24:25se tenait-elle
24:25en embuscade ?
24:28Ryan
24:29veut prouver
24:29qu'il y a
24:30des interactions
24:30entre les grands blancs
24:32et les baleines
24:32à bosse.
24:34mais aussi
24:35que l'attaque
24:36des laines
24:36sur une baleine
24:37à bosse
24:37n'était pas
24:38un acte isolé.
24:47Cette époque
24:48de l'année
24:49donne lieu
24:49à d'importants
24:50rassemblements
24:51d'espèces marines.
24:56Des millions
24:57de sardines
24:58convergent
24:58dans la même
24:59direction.
25:14C'est l'un
25:16des plus grands
25:17événements
25:17alimentaires marins
25:20et il attire
25:21toutes sortes
25:22de prédateurs.
25:25Des dauphins,
25:27des fous
25:28de bassins,
25:29des phoques,
25:30des milliers
25:31de requins
25:31et des centaines
25:32de baleines.
25:38Ryan
25:39cherche des baleines
25:40portant les stigmates
25:41d'une mauvaise
25:42rencontre
25:43avec un requin.
25:50ces rocales
25:51de bride
25:52sont là
25:53pour se nourrir.
26:06Mais les baleines
26:07à bosse,
26:08elles,
26:08ne font que passer.
26:11Sont-elles
26:12attendues
26:13au tournant?
26:17Des plaies
26:17ou des cicatrices
26:18pourraient l'indiquer.
26:21On vient croiser
26:22notre première baleine
26:23à bosse
26:23à repos.
26:26Je vais plonger
26:27pour voir
26:27si elle est marquée
26:28par des blessures
26:29de requins.
26:30Tiens,
26:31un requin
26:31vient de sauter là-bas.
26:32Salut!
26:33Salut!
26:37Ce que j'espère trouver,
26:39ce sont des cicatrices.
26:40Des traces
26:41de morsures
26:41de requins
26:42qui indiqueraient
26:42qu'il s'agit peut-être
26:43d'un comportement
26:44plus courant
26:45que ce qu'on aurait cru.
26:48Bon,
26:48allez!
27:03La baleine
27:04frappe la surface
27:05avec sa nageoire
27:06pectorale
27:07pour signaler
27:07sa présence
27:08à ses congénères.
27:13Ryan
27:14doit être prudent.
27:31Aucune trace
27:32de morsure
27:33cette fois-ci.
27:36mais il a déjà
27:37visionné
27:37les images
27:38d'un jeune adulte
27:39grièvement mordu
27:43par un groupe
27:44de requins.
27:58Cette jeune baleine
27:59nabos a subit
28:00une attaque
28:01de requins
28:01a subi une attaque de requins.
28:02Ces images rares
28:04montrent les plaies
28:05causées par des squales
28:06tentant d'atteindre
28:07la graisse sous-cutanée.
28:12Ces morsures
28:13sont trop petites
28:14pour être l'oeuvre
28:15d'un grand blanc
28:17et trop nombreuses
28:18pour être attribuées
28:20à un seul acère.
28:23probablement des requins
28:25récuillent de sable
28:26attirés par les sardines.
28:30Une espèce
28:32qui chasse en groupe.
28:36À plusieurs
28:36pourraient-ils
28:38venir à bout
28:38d'une baleine ?
28:46Ces images
28:47suggèrent
28:48qu'ils ont essayé.
28:54Mais d'une façon
28:55ou d'une autre,
28:56cette jeune baleine
28:57leur a échappé
28:58et a continué
28:58sa route.
29:11Les baleines à bosse
29:13en migration
29:13n'ont qu'un objectif.
29:16Ce havre de paix
29:17ou l'Arche du Mozambique.
29:21C'est l'endroit idéal
29:23pour mettre bas,
29:24loin des zones
29:25de chasse habituelles
29:26du grand requin blanc.
29:30Ici,
29:31les baleineaux
29:32peuvent se nourrir,
29:33grandir
29:34et prendre des forces.
29:40Leurs parents
29:40ont parcouru
29:41plus de 6 000 kilomètres
29:42pour atteindre
29:43ce sanctuaire
29:45où les eaux chaudes
29:46et l'absence
29:47de prédateurs
29:48leur offrent
29:49les meilleures chances
29:49de survie.
29:58C'est une période
29:59magique.
30:01Pendant près
30:02de quatre mois,
30:03les baleines
30:04s'accouplent,
30:05donnent naissance
30:06et allaitent
30:07leur progéniture.
30:31C'est le temps
30:32des liens
30:32qui se créent
30:33et de l'interaction.
30:41Mais les baleines
30:42adultes
30:43n'ont pas mangé
30:43depuis leur départ
30:44de l'Antarctique
30:45il y a plusieurs mois.
30:49Leur force
30:50diminue chaque jour.
30:53Et bientôt,
30:55viendra le jour
30:56où elles devront,
30:57avec leurs petits,
30:59retourner
30:59d'où ils viennent
31:00pour s'alimenter.
31:06Après quatre mois
31:07au Mozambique,
31:08elles reprennent
31:09leur migration
31:10vers le sud.
31:11Et c'est là
31:11que ça devient intéressant.
31:13Car à ce stade,
31:14elles sont affaiblies
31:15par un jeune
31:16qui dure depuis
31:16quatre ou cinq mois.
31:18Je pense donc
31:19que pendant ce voyage,
31:21elles risquent davantage
31:22d'être attaquées
31:22par des requins.
31:31Nous sommes à présent
31:32au printemps.
31:36Les baleines à gosses
31:37entament leur voyage
31:38retour vers l'Antarctique.
31:48Tout joue
31:49en leur défaveur.
31:57Ces mères
31:58puisent dans
31:59leurs dernières ressources
32:00pour produire
32:0145 kilos de lait
32:02par jour.
32:05Regardez,
32:06on voit cet engagement
32:07et cette volonté
32:08absolue
32:09de rejoindre l'Antarctique.
32:11Elle a passé
32:12entre trois
32:13et quatre mois
32:13au Mozambique
32:14à nourrir ce bébé
32:15pour qu'il s'engraisse
32:16afin d'être prêt
32:17à affronter
32:18les eaux froides
32:18de l'Antarctique.
32:20Et maintenant,
32:20elle n'a qu'un but.
32:22Passer l'Afrique du Sud
32:23et atteindre
32:24l'Antarctique
32:24où elle pourra
32:25se nourrir.
32:27Quand on voit
32:28ce littoral,
32:29il semble parfait
32:30et magnifique.
32:31Mais sous la surface,
32:33ces baleines
32:34ont plus d'un obstacle
32:34à surmonter.
32:36Il y a des voies
32:37de navigation,
32:38des filets,
32:39des palangres,
32:40des protections
32:41anti-requins.
32:42Si l'une d'elles
32:43se prend dedans
32:44et se fait distancer
32:45par les autres,
32:47elle s'exposera
32:48à des attaques
32:48de requins.
32:54Quand Hélène,
32:55le grand blanc,
32:56décide d'attaquer
32:57une baleine à bosse,
32:58c'est la fin de l'été
32:59lorsque cette dernière
33:00tente de rejoindre
33:01l'Antarctique.
33:04La victime étant mêlée
33:05dans de lourds engins
33:06de pêche
33:08est seule.
33:12Les baleines à bosse
33:14entretiennent
33:15d'étroits liens familiaux,
33:16mais la sécurité
33:17du groupe prime.
33:21On ne s'arrête pas
33:22pour les retardataires.
33:27Cette baleine à bosse
33:29est à plus de 4000 km
33:31de l'Antarctique.
33:32Elle est faible
33:33et vulnérable.
33:36les caractéristiques
33:37de la croix idéale
33:39pour un grand blanc.
33:41Mais surtout,
33:42elle est isolée
33:43en plein territoire émis.
33:52L'éreintant voyage
33:54vers l'Antarctique
33:55peut être fatal aux baleines.
34:02Certaines sont trop vieilles,
34:04trop faibles
34:05ou tout simplement
34:07malchanceuses.
34:09Quand une baleine meurt,
34:11elle se transforme
34:12en buffet à volonté
34:13pour requin.
34:35Ils n'ont pas tué celles-ci,
34:38mais cela n'a aucune importance.
34:47La chair de baleine
34:49est de la graisse
34:50à l'état pur.
34:58La chair de baleine
34:59est de la graisse
35:00à l'état pur.
35:05Les requins
35:06transforment
35:06ces vipides
35:07en énergie
35:08qu'ils emmagasinent
35:09dans leur énorme foie.
35:13Il leur faudrait
35:14tuer 200 retarilles
35:16pour obtenir
35:16le même apport d'énergie.
35:44Bien sûr,
35:45les requins
35:46dévorant des baleines mortes
35:47n'ont rien de nouveau.
35:51Mais un grand requin blanc
35:53attaquant une baleine vivante
35:54c'est du jamais vu.
36:04Que ferait un requin
36:06pour une bouchée de baleine ?
36:11Si l'opportunité se présente,
36:14tentera-t-il sa chance ?
36:17Tuer une baleine vivante
36:19et manger les restes
36:20d'une carcasse
36:21sont deux choses
36:22bien différentes.
36:24Ce qui m'a frappé
36:25c'est la patience
36:28et la stratégie
36:29dont Hélène a fait preuve
36:30pendant la tâche.
36:33Elle n'a pas cherché
36:34à manger sa croix
36:37mais à l'affaiblir
36:38petit à petit
36:41avant même
36:41d'envisager
36:42l'aspect alimentaire.
36:47Pour ce faire,
36:49Hélène a d'abord
36:49visé la queue
36:50de la baleine.
37:09Une carcasse échouée
37:10montre à quel point
37:12il est difficile
37:12pour un requin
37:13de prendre le dessus
37:14sur une baleine.
37:16Cette queue
37:17est l'une des principales
37:18forces des baleines à bosse.
37:20Elle peut propulser
37:22hors de l'eau
37:22des individus
37:23de 18 mètres
37:24et 40 tonnes.
37:27Alors,
37:27même pour le plus massif
37:29et le plus fort
37:29des grands requins blancs,
37:31c'est que recevoir
37:32un coup pareil
37:32serait mortel.
37:35Sur les images,
37:37on voit clairement
37:38qu'Hélène porte
37:39son premier coup
37:39sur cette zone,
37:40la queue.
37:41Or,
37:42si je faisais
37:43une entaille ici,
37:44on verrait
37:45que des grandes veines
37:46fournissent de l'énergie
37:47à ce muscle.
37:49Quand un grand blanc
37:50cible cette zone,
37:52c'est certainement
37:53pour perforer une veine
37:54afin de provoquer
37:55une hémorragie.
37:56Une fois la baleine
37:58presque morte,
38:00il pourra alors
38:00lui porter le coup fatal.
38:03C'est exactement
38:05ce que fait Hélène.
38:21Elle mord la queue
38:23de la baleine.
38:24Encore.
38:25Et encore.
38:37Au bout d'un moment,
38:39le sang commence
38:40à coudre.
38:49Puis,
38:51sachant sa victime
38:52affaiblie,
38:53Hélène fait une chose
38:55qu'aucun être humain
38:56n'avait encore jamais vue.
39:01Pour la première fois
39:03dans l'étude des requins,
39:04Ryan Johnson
39:05voit un grand requin blanc
39:06tuer une baleine à bosse.
39:13Emmêlée dans des lignes
39:14de pêche,
39:16celle-ci est fatiguée
39:17et seule.
39:19Le grand blanc
39:20est connu
39:21pour sa capacité
39:22à évaluer la vulnérabilité.
39:26Pour la première fois
39:27dans l'étude des requins,
39:29Ryan Johnson
39:30voit un grand requin blanc
39:31tuer une baleine à bosse.
39:38Emmêlée dans des lignes
39:39de pêche,
39:40celle-ci est fatiguée
39:41et seule.
39:44Le grand blanc
39:45est connu
39:46pour sa capacité
39:47à évaluer la vulnérabilité.
39:52La jeune baleine à bosse
39:53a été abandonnée
39:54par Sandro.
40:03Pour elle,
40:04aucune échappatoire.
40:06Hélène en avait-elle conscience ?
40:08Certainement.
40:09Mais aurait-elle envisagé
40:11cette option
40:11si la baleine
40:12avait été en pleine possession
40:13de ses moyens ?
40:14Je pense que non.
40:19Hélène utilise
40:20la même stratégie
40:21que si elle était
40:22en train de chasser
40:23des otaries.
40:27Elle observe
40:28patiemment sa victime
40:30et évalue
40:31sa force
40:31et sa résistance.
40:39Lentement,
40:40la baleine
40:41se vide
40:42de son sang.
40:47Hélène
40:48attend
40:48patiemment.
40:52C'est un comportement
40:54typique
40:54du grand blanc
40:56mais adapté
40:57à une poids
40:58bien plus grande.
41:00Le prédateur
41:02guette
41:02le moment
41:03où la baleine
41:03sera la plus vulnérable.
41:06Il saura
41:07quand ce moment
41:07viendra
41:08grâce à ses sens
41:09affûtés.
41:14Sa stratégie
41:15a alors changé
41:16et elle s'est concentrée
41:17sur la tête.
41:18Comme ça a été
41:19le cas ici,
41:20elle a mordu
41:21cette zone
41:21et s'est servie
41:22de son poids
41:23pour immerger
41:23la tête
41:24de la baleine.
41:28De tout son poids,
41:30le requin
41:30pousse
41:31la tête
41:31de sa victime
41:32sous l'eau.
41:40son but
41:41l'a noyé.
41:57Hélène procède
41:58méthodiquement.
41:59Elle sait
42:00ce qu'elle a à faire.
42:15Il est possible
42:16qu'Hélène,
42:17le requin
42:17qui a attaqué
42:18cette baleine,
42:19ait improvisé
42:20lors d'une situation
42:21nouvelle pour elle.
42:22Mais,
42:23il se peut aussi
42:24que ce soit
42:24un comportement courant
42:26auquel pour X
42:27ou Y raison,
42:29aucun scientifique
42:30au monde
42:30n'avait assisté
42:31jusqu'alors.
42:32En regroupant
42:33les preuves visibles
42:35sur cette vidéo
42:35avec les images
42:37de l'attaque méthodique
42:38et efficace
42:38d'Hélène,
42:40Ryan en conclut
42:41que les grands blancs
42:42s'attaquent
42:43bien plus souvent
42:44aux baleines
42:44qu'on ne le pense.
43:05Après 50 minutes
43:07d'efforts soutenus,
43:09la baleine
43:09rend son dernier souffle.
43:12Le requin
43:13a eu raison d'elle.
43:36Cette séquence
43:37et les recherches
43:38qu'ils ont subi
43:40montrent que
43:40le grand requin blanc
43:41peut s'en prendre
43:42à des balais.
43:42et c'est absolument
43:44nouveau pour la science.
43:47Personne ne l'avait
43:48jamais vu
43:49ni filmé
43:50et ça ouvre
43:51de toutes nouvelles
43:51perspectives.
43:56Hélène,
43:57le grand requin blanc,
43:59a flairé
43:59la vulnérabilité
44:00et l'opportunité.
44:02Après avoir
44:03calculé les risques,
44:05ce n'est pas une otarie
44:06qu'elle a vaincu,
44:07mais une baleine
44:08et elle a dévoré
44:10sa récompense.
44:12Si le grand requin blanc
44:13est l'un des prédateurs
44:14les plus mortels
44:15et efficaces
44:16de la planète,
44:18Hélène
44:18n'est certainement
44:19pas la seule
44:20chasseuse de baleines
44:21au large
44:22des côtes
44:22sud-africaines.
44:23Merci.
44:24Merci.
44:25Merci.
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