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  • il y a 8 minutes
«Les policiers sont les premiers acteurs de l'agonie. C'est terrible ce qu'ils vivent», a déploré Benoît Barret, délégué national alliance police.

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Transcription
00:00Ce que vivent les policiers, les gendarmes, les forces de l'ordre de notre pays, c'est terrible.
00:07En fait, ce que vivent les collègues au quotidien, ils sont les premiers acteurs de l'agonie, et je pèse
00:15mes mots,
00:16de l'agonie de l'autorité de la force publique.
00:21L'année dernière, il y avait 592 interpellations, c'est ça ?
00:27Oui.
00:28780 interpellations, on est à 457 gardes à vue, les dernières c'est 491, vous l'avez rappelé, aucune condamnation
00:35?
00:36Je vais vous dire.
00:38Les policiers sont blessés, 12 000 policiers blessés chaque année.
00:44A chaque manifestation des policiers, là on parle de 57 policiers blessés, gendarmes officiels, mais il y en a bien
00:50plus que ça.
00:51Il y a les blessures du corps et il y a les blessures de l'âme.
00:54Oui, la fatigue aussi, la pression.
00:56Et aujourd'hui, lorsque vous êtes policiers, lorsque vous êtes humiliés, agressés, outragés, blessés, et que derrière, les premiers qui
01:05doivent répondre à ça,
01:06c'est bien la justice.
01:09Parce que la justice, au final, le marteau qui doit frapper, il doit être d'acier et pas d'argile.
01:16On ne doit pas s'excuser de pouvoir condamner.
01:19Et c'est exactement ce qui se passe dans notre pays.
01:22Aujourd'hui, tant qu'on n'arrive pas, tant qu'il n'y a pas un sursaut d'autorité,
01:26et enfin on entend l'expression, mais c'est toujours pareil.
01:29On entend l'expression, c'est comme un peu co.
01:32Ça résonne, mais au final, ça n'atteint pas.
01:35Et nous, ce qu'on souhaite véritablement, c'est qu'une bonne fois pour toutes,
01:39ces personnes qui blessent des policiers, des gendarmes, qui volent, qui pillent, qui outragent, qui humilent notre pays,
01:45ils aillent en prison.
01:46Vous parliez des résultats des peines.
01:48Généralement, lorsqu'on blesse un policier, c'est 5 ans, le code pénal.
01:52L'autre code pénal, il est formidable.
01:53L'autre code pénal est formidable.
01:55Il y a plein de choses dedans.
01:55Ce sont des peines maximales.
01:57Mais d'où on prend le maximal ?
01:59Les seules personnes qui prennent le maximal, notamment la perpétuée, ce sont les victimes.
02:03Il n'y a pas de remise de peine pour les victimes.
02:05Il n'y a pas de remise de peine pour les personnes qui sont atteintes dans leur chair et dans
02:08leur âme par des agresseurs comme ceux-là.
02:10Aujourd'hui, les peines minimales, ça doit arriver tout de suite, maintenant.
02:14Et j'entends la douce musique.
02:17Qu'on traite depuis des années.
02:20La politique de l'excuse, on l'excuse tout.
02:22J'entendais tout à l'heure l'avocat qui disait « mais la justice, elle n'est pas prête, on
02:27ne regarde pas les conséquences. »
02:28Non, stop, ça suffit.
02:29Il y a trop de personnes en prison, personne n'est forcément en prison.
02:31Ils ne veulent pas aller en prison, vous savez quoi ?
02:33Ils respectent les lois de la règlement.
02:35Ils vont en prison, ils sont trop en prison, dont acte.
02:37Et alors ? Et alors ?
02:39Pendant qu'ils sont en prison, je vais vous dire quelque chose.
02:41Ils ne recommenceront pas et vous savez quoi ?
02:43Et il faut que la peine soit dissuasie, vous avez rappelé ce terme.
02:46Avec au moins la fin de l'impunité.
02:48Exactement.
02:48Sous-titrage Société Radio-Canada
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