00:00 Le policier, je ne vous rejoins absolument pas, je l'ai été, je dois être le seul autour de cette table,
00:05 ce n'est pas un citoyen comme les autres.
00:07 Je vous invite tous, comme l'a dit le ministre, à venir vous mettre une arme aux côtés,
00:11 devenir dépositaire de l'autorité publique, détenteur de la violence légitime,
00:16 et de venir patrouiller pendant 12h08 au moins dans une voiture, et dans des quartiers de plus en plus difficiles.
00:21 Non, le policier n'est pas un citoyen comme les autres.
00:24 Très rapidement, il peut précariser, on vient de le dire, sa carrière, sa situation personnelle,
00:31 mais également la situation de sa famille.
00:33 Nous avons deux collègues qui ne sont pas prêts de revoir leurs enfants ou leurs femmes.
00:37 Celui de Marseille, malheureusement, c'est un cas que nous connaissons beaucoup dans notre profession, le divorce.
00:43 Attendez, pour les vacances scolaires, un enfant qu'il n'avait pas vu depuis longtemps.
00:46 Il ne va pas le voir avant très très longtemps.
00:49 Un citoyen pas comme les autres, mais est-ce que pour autant il faut en faire des justificiables pas comme les autres ?
00:52 Oui, nous l'avons porté, ce n'est pas un justiciable comme les autres.
00:56 Nous ne voulons pas être, le ministre l'a répété, et nous le portons, nous ne voulons pas être au-dessus des lois, ni en dessous.
01:02 Effectivement, les critiques dont nous faisons l'objet depuis quelques temps, vous parlez de violences policières qui se répètent,
01:08 oui, nous sommes quand même aussi victimes de beaucoup de violences.
01:12 J'ai vu au cours de ma carrière les choses évoluer.
01:15 Nous avons dénombré près de 900 collègues blessés pendant cette séquence d'émeute.
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