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Cyclisme - Paris Roubaix -
Avril 1986 -
Comm FRA

Catégorie

🥇
Sport
Transcription
00:00Il se décide vraiment la course, enfin en tout cas en partie, deux hommes au commandement, voici les pavés qu
00:05'il convient d'ingurgiter.
00:06Il y a là l'amertine qui a le belge Dirk de Wolf, c'est le lot de ce Paris
00:09-Roubaix, les pavés.
00:12Et finalement, aussitôt après que ces hommes soient rejoints, on a retrouvé Pascal Jules et deux clifs au commandement.
00:18Ils resteront 50 km en tête et seront rejoints à une cinquantaine de kilomètres de l'arrivée.
00:22Là, les premiers grands vaincus, Duclos-Lassalle, regardez, Bride Guidon, au revoir Duclos à l'année prochaine, personne ne l
00:28'attend comme vous pouvez le voir.
00:30Il y a aussi beaucoup d'autres chutes et des crevaisons. Bauer, par exemple, est victime de l'une d
00:34'elles. Il y en aura beaucoup.
00:36Un belge ne s'en soucie guère, c'est Rudi Danens, rappelez-vous, ce sprinter redoutable, vainqueur au sprint des
00:41deux premières étapes du tour.
00:42Il reste 37 km à accomplir et la chance peut lui s'ouvrir.
00:45Alors derrière, un peloton d'une vingtaine d'unités s'efforce de revenir. Il y a l'appel Mel, Ludo
00:49-Péters, Vandenoth, Kelly, Le Croo, Alain Bondu est encore là, Bozer, Proler, Van Der Poel.
00:55La course, petit à petit, se décide, mais rien n'est clair, car après la jonction avec Danens, le peloton
01:01se casse, se reforme, se recasse.
01:04On ne sait plus très bien où l'on en est, à tel point qu'à 25 km de l
01:06'arrivée, ils sont encore une trentaine en tête.
01:08C'est vous dire, mais petit à petit, c'est enfin clair. À 20 km de l'arrivée, vous allez
01:11le voir, 4 hommes vont se regrouper sur les pavés.
01:14Des pavés qui sont décorés par l'artiste algérien Majou Benbella, Vandenoth, Danens, Kelly, Van Der Poel.
01:22Van Der Poel, Kelly, premier, deuxième, autour des flancs dimanche. C'est fini, le vainqueur est de toute façon parmi
01:27eux.
01:29Derrière, ça va décrocher, deux connards, les mônes, le croc, tout ça c'est terminé. Le croc victime d'une
01:33crevaison à 15 km de l'arrivée.
01:35Alors les 4 devant, qui peut l'emporter ? Kelly, Van Der Poel, on recommence le sprint de 10 ans
01:38le dernier.
01:39Kelly va-t-il se laisser piéger ? Pas par ceci. Ludo Peters, Aguiduren, Van Der Poel, Verges, etc.
01:45Moser, l'excellent Moser, lui, est battu. Vous allez l'apercevoir dans quelques instants.
01:52Il ne sera pas là pour l'explication finale.
01:54Alors regardez bien, le sprint, Van Der Poel démarre, c'est la seule solution pour lui de l'emporter.
01:57Kelly ne s'affole pas, pas du tout. Et c'est Van Der Poel, il laisse Van Der Poel faire
02:00l'effort pour revenir sur lui.
02:02Vous voyez ? Et regardez bien ce que va faire Kelly derrière.
02:06Lorsque Van Der Poel est rejoint, que Van Der Poel est fatigué par l'effort, eh bien, il va démarrer.
02:12Regardez bien, il démarre là sur la droite, et c'est terminé. Facile, facile, facile, facile.
02:19Van Der Poel a même été enfermé, mais il n'en pouvait plus. C'est Rudy Danens qui termine.
02:24En deuxième position, Van Der Poel, troisième, et Van Der Poel en quatrième position.
02:28Nous allons du reste parce que c'est beau revoir ce sprint.
02:30Regardez bien Kelly qui démarre, mais vous savez, comme à la parade, tranquille.
02:34Vous savez, comme s'il venait de faire une petite balade d'une trentaine de kilomètres.
02:40Sean, pourquoi vous retournez aussi souvent par plaisir ou par inquiétude de voir revenir les autres ?
02:46On va se dire, une semaine dernière, quand j'ai regardé sa vidéo, j'ai lancé mon sprint un peu
02:53trop loin.
02:54Mais j'ai lancé, quand j'ai lancé, j'ai lancé mon sprint, mais je vais toujours garder un peu.
03:00Alors si les autres, ils sont en train de revenir, j'ai pu remettre un peu.
03:04Comme un plaisir, comme un plaisir.
03:06Alain Bernon, vous avez fait un autre choix, vous, sur la course.
03:08C'est la course des malheureux.
03:10Et vous ne manquez pas d'image pour cela.
03:12On a dit, Alain Maudul a dit, les pavés étaient secs aujourd'hui.
03:15C'est vrai, j'avais prévu des bottes, Robert, je ne les ai pas mises du tout.
03:18En revanche, c'était dangereux pour les coureurs parce que ces pavés secs,
03:22eh bien, on y roulait très vite.
03:23Et puis tout d'un coup, on tombait sur de la boue et ça devenait dangereux.
03:25Alors je vous propose de revoir un petit peu ce qui s'est passé dans cette course.
03:28C'est ce qu'on appelle le magazine de Paris-Roubaix.
03:32Des muscles d'acier, un acier irlandais très spécial, c'est celui de Sean Kelly.
03:38À valeur de kilomètre, Endurand, favori de ce Paris-Roubaix.
03:43La course vers l'enfer, dramatisée à l'américaine sur les antennes de CBS.
03:48Une course où personne, en tout cas, ne néglige le temps.
03:54Si on fait ça tous les week-ends, c'est pas trop fou, mais pas de l'année, c'est
04:00bien.
04:01Il faut des réserves pour tenir 270 kilomètres.
04:04Sept heures sur un vélo, c'est dur, sans compter que Paris-Roubaix vous défigure à l'arrivée.
04:09Mes parents ont vu un coureur arriver, on était là, on a vu un coureur arriver,
04:13puis ils se sont dit, ah, il n'est pas encore là.
04:14Et moi, je me suis arrêté sur la ligne.
04:16Et j'en faisais des signes comme ça, il regardait.
04:18Et puis, qu'est-ce qu'il fait, qu'est-ce qu'il fait ?
04:19J'étais juste à 2,2 mètres, et il a fallu que j'ouvre les yeux, vraiment,
04:22et que je me nettoie un petit peu pour que je me reconnaisse.
04:24Mais il n'y avait plus d'une seule couleur sur le maillot, il n'y avait plus d'une
04:26seule couleur d'une part.
04:27C'était horrible.
04:30L'épreuve de vérité, c'est là, sur les premiers pavés.
04:34Aujourd'hui, kilomètre 134, il faut passer en tête.
04:37Mais heureusement, c'est sec, alors on roule, on roule vite.
04:47Trop vite, peut-être, lorsque le boyau se rétrécit.
04:51Une chute grave, c'est celle de Bruno Wojtinek, le nordiste.
04:54Il sera dirigé vers l'hôpital de Valenciennes.
04:57Wojtinek chute, mais le peloton passe.
05:03À travers champ.
05:06Et puis, il y a un ouf de soulagement après cela, c'est Bondu qui respire.
05:12Les chutes, scènes classiques de Paris-Roubaix,
05:15mais drames répétés pour les coureurs, projetés à terre, en plein effort.
05:19Ils repartent pourtant, encore plus fatigués.
05:29À terre cette fois, c'est Jean-Louis Gauthier.
05:35Et puis, le morceau de bravoure.
05:39On approche de la tranchée de Waller-Sarambert.
05:49La tranchée, kilomètre 156.
05:52À gauche et à droite, la forêt.
05:54Et des coureurs qui essaient de s'échapper au milieu d'un boyau humain.
05:59Les premiers passent bien, les autres entraînent parfois la cohue.
06:04Merci.

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