00:00Événement inattendu, il faut bien le dire, compte tenu des enseignements d'hier,
00:04mais ça prouve aussi que Bernard Hinault n'avait pas complètement récupéré.
00:08Lui qui avait terminé si fatigué, le voilà maintenant,
00:11qui, demandant la protection de ceux qui sont chargés de l'organisation sur la ligne,
00:17est allé se réfugier dans la caravane où nous avons pris l'habitude des faces autour.
00:26Il semble quand même moins marqué qu'hier, c'est assez paradoxal,
00:29tandis que Job Zottomelk a déjà presque récupéré.
00:32Et qu'on échange, enfin il y a quelques petites frictions entre les membres du service d'ordre
00:37et les journalistes qui essaient d'approcher Job Zottomelk.
00:41Une minute cinquante, que Job Zottomelk a franchi la ligne.
00:45Joachim Agostino, nous ne l'avons pas vu dans cette histoire,
00:48le sprint pour la quatrième place.
00:53Agostino n'a pas franchi la ligne.
00:55C'est en train de regarder Bernard Hinault.
01:01Deux minutes dix, il est à Wellens.
01:09Job Zottomelk doit être soutenu d'ailleurs pour s'en aller vers le podium.
01:14Quatrième, Bataglin.
01:18Bataglin, cinquième Martinez, sixième Wellens.
01:22Voilà donc la suite du classement.
01:24Tout le monde cherche en vain Joachim Agostino.
01:32Kuiper arrive maintenant aussi.
01:38Joachim Agostino était bien arrivé le long de la balustrade.
01:41Oui, ça m'étonnait aussi.
01:41Donc quatrième, Agostino, cinquième Bataglin, sixième Martinez, septième Wellens.
01:47Huitième, Henny Kuiper avec un retard de 3 minutes 50 sur Job Zottomelk.
01:53Henny Kuiper de plus en plus menacé par Joachim Agostino pour la troisième place.
01:58Alors que Jean-René Bernardo, Jean-René Bernardo, qui comptait 42 secondes d'avance sur Joachim Agostino,
02:13voit le Portugais le passer pour la quatrième place.
02:20Et Joachim est maintenant sur les talons de Kuiper.
02:22Ce sont des calculs assez rapides que l'on peut faire ici.
02:24Arrivée de Jean-René Bernardo avec un retard de 4 minutes 30 secondes.
02:31Robert, Robert, Robert, Robert, Robert, oui, oui, oui, je me trouve à côté de Bernard Hinault.
02:37Oui.
02:38Bernard Hinault battu, mais apparemment pas trop marqué quand même.
02:42Pas du tout, je pense que je n'avais pas à faire la course et derrière j'étais aussi tranquille.
02:47Je l'ai laissé à 40 secondes, à 30 secondes.
02:49Bon, il a repris un petit 10 secondes dans les deux derniers kilomètres, mais ça, ça ne m'inquiète pas
02:54du tout.
02:55Vous ne vous êtes jamais affolé ?
02:57Jamais, ça il faut le demander.
02:58Bravo, je peux le demander à Cyril.
03:01Je ne vois pas pourquoi, d'ailleurs, je me suis affolé.
03:02J'ai quand même 2 minutes 45 d'avance.
03:04Pourquoi faire des efforts qui peuvent être payés dans 2 ou 3 jours ?
03:07Autrement dit, vous avez changé de tactique dans Narino.
03:10Vous êtes maintenant comptable de vos efforts contrairement à ce qui se passe au début du tour de France ?
03:13Je pense que dans un tour, il faut savoir tout faire.
03:15Et aujourd'hui, on a fait le contraire.
03:17Voilà, merci Bernard.
03:18Voilà, voilà, qui est calculé froidement.
03:20Et je dois dire qu'elle est appuyée par les gestes.
03:25Je dois dire que Bernard Hinault, hier, terminait très épuisé.
03:28Aujourd'hui, battu, mais relativement, tout est relatif, je dis bien, serein et confortable.
03:34En tout cas, conforté, à défaut de l'être dans sa position, mais conforté à la pensée que Jock Zottomelk,
03:41qui lui a produit un gros effort, ne lui a pris que 45 secondes.
03:44Ne cherchons pas plus loin les explications.
03:46Bernard Hinault, c'est ce qu'il fait.
03:48Le bavasseur, Nilsson, sont arrivés.
03:51Alban, le deuxième d'hier aussi.
03:53Seznek.
03:53Et curieusement, on dirait qu'ils ont été bien rodés par l'ascension de l'Alpe d'Oise hier.
03:59Cédé, il est vrai, par le col de la Madeleine et le col du Galivier.
04:05Toujours au-t-il qu'aujourd'hui, ceux qui franchissent la ligne, Ezard en particulier, qui s'inquiètent déjà du
04:11nom du vainqueur.
04:12On vient de le lui dire, Ezard semble terminé sans autre difficulté.
04:18Pratique, Nilsson.
04:26Nilsson, donc, le grand spécialiste des courses contre la montre.
04:29Pas mal placé non plus dans cette histoire.
04:35Dès que Jock Zottomelk en aura terminé son interview auprès de la télévision hollandaise,
04:40et je pense qu'il pourra très facilement nous souligner sa joie d'avoir enfin gagné une étape.
04:48Oui, oui.
04:49En attendant, on peut peut-être demander à Jean-Pierre Denguillaume ce qu'il pense de cette victoire de Jock
04:52Zottomelk.
04:53Oui, si vous l'avez à vous côté.
04:54De toute façon, Jock m'avait dit quitte un Tour de France sans gagner une étape, je serais vraiment, ça
04:59m'ennuierait.
05:00Et alors il dit, je vais tout essayer pour attaquer dans l'Alpe d'Oise.
05:02Hier, il a attaqué, mais Hino était encore très fort.
05:06Et il a attaqué quatre fois et Bernard Hino, la cinquième fois, l'a contré.
05:09Donc il a dit, très fort, je ne pouvais pas le lâcher hier.
05:13Et aujourd'hui, bon, il a trompé sur Matou, mais ça convenait très bien à Jock d'attaquer à froid
05:17tout de suite.
05:18Et vous n'avez qu'à voir, il a pris 30 secondes tout de suite, mais après il s'est
05:21assez stabilisé,
05:22parce que Bernard Hino montait aussi à un risque qu'il ne pouvait pas aller plus vite,
05:24parce qu'il n'avait plus la finie qu'il a attaqué à Jock.
05:27Il s'est peut-être eu une hausse qui s'effondrait un petit peu dans les deux derniers kilomètres,
05:31mais Jock a fini vraiment très fort et j'étais très très content aussi qu'il a fait.
05:35Il avait dit qu'il attaquerait, et il a sauré qu'il pouvait le faire.
05:39Et je piquais à mon chapeau, c'est un grand bonhomme.
05:40Mais alors est-ce que ça vous donne des regrets ?
05:42Est-ce que Jock d'automètre ne pouvait pas attaquer plus tôt ?
05:44La phrase du tour a peut-être été changée ?
05:46Oui, il fallait attaquer plus tôt, mais il fallait pouvoir attaquer plus tôt.
05:49Vous savez que avant la journée de repos, Jock était pas bien, pas bien du tout,
05:53et on s'est estimé heureux que Jock perde que 50 secondes ce jour-là.
05:58Hier, Jock était bien, mais Bernard Hino avait monté tout le Galibier en tête,
06:01et tout la Côte d'Ouest, et s'il n'a pas pu le lâcher hier, c'est qu'il
06:04ne le pouvait pas.
06:05Aujourd'hui, il l'a lâché parce qu'il pouvait, il a attaqué, vous savez, on n'attaque pas une
06:09eau comme ça.
06:10Et pour pouvoir décamponner une eau, il faut que ce soit quand même du grand Jock de Tomek.
06:14Et c'était du grand Jock de Tomek aujourd'hui ?
06:16Oui, oui, oui, sûr, je l'ai suivi toute la montée, ça m'a époussoufflé.
06:20Avec le braquet qui montait, on l'avait mis 44-22, il ne l'a presque jamais mis, il l
06:23'a mis 44-21, 44-19.
06:27C'était vraiment un très très gros braquet, et sur la fin, il a tout fini avec 53-14.
06:31Alors pour moi, c'est épargne.
06:33On pourrait presque entamer un dialogue entre Jock de Tomek et son directeur sportif, Jean-Pierre Denguillaume,
06:38qui vient de nous parler au micro d'antenne 2, Jock, et qui nous dit que Jock l'avait épaté
06:43aujourd'hui.
06:44Et vous-même, vous êtes-vous étonné ?
06:46Non, je suis souvent plus fort dans une petite étape que dans une grande étape comme hier.
06:52J'ai plus de réserve dans une petite étape que dans une grande étape.
06:54Et ça c'est l'apanage de la jeunesse, on dit toujours que les jeunes sont des punchers sur les
06:57courtes distances, alors vous êtes toujours jeune.
06:59J'ai toujours un point faible dans une grande étape, mais dans une petite étape c'est souvent mieux.
07:06Hier déjà j'ai été mieux, beaucoup mieux qu'à minuit, et hier il y a eu beaucoup de réserve,
07:11je ne pouvais pas le lâcher.
07:12Mais aujourd'hui, j'ai vu hier aussi, j'ai dit tout juste, j'ai eu le même point de
07:20four hier, mais aujourd'hui dans une petite étape, peut-être que je peux faire quelque chose.
07:23Mais je ne fais tout pour rien, je ne sais pas en bas quand je peux, même quand je crains,
07:27je ne fais rien, mais j'essaie.
07:28Oui, vous avez au moins remporté votre étape. Est-ce que vous avez pensé à un moment que vous alliez
07:32arracher le maillot jaune à Bernard Hino ? Franchement.
07:35Quand j'ai parti, on pense toujours, on fait le maximum, peut-être qu'il craint, peut-être qu'il
07:41faut faire le maximum.
07:42Mais quand j'ai vu le Mauda qui donnait le temps, je prends les jambes plus que 20, 22 secondes,
07:48ce n'est pas ça.
07:50Je fais le trou, mais après on fait match une.
07:53On fera match une avec 30 secondes. Vous en êtes maintenant à 45 secondes, donc à deux minutes de Bernard
07:58Hino.
07:58Est-ce que c'est fini ? Est-ce qu'il y a encore une chance pour vous ?
08:02Normalement quand Bernard est dans l'état plate, il n'y a pas un jour sans, ça va être difficile
08:08parce qu'il est une heure sévillée chez moi.
08:11Et quand il y a un jour où il n'y a pas bien, on ne sait jamais.
08:15Et je dis toujours, je n'ai jamais gagné avant Paris, on continue d'inspirer, mais ça va être très
08:19très difficile.
08:20En tout cas, vous êtes parti pour une cinquième place, cinquième point, deuxième du Tour de France.
08:24Bien possible, quoi. C'est fait pour le mieux, je ne peux pas faire mieux.
08:30Je suis tombé contre la mer, je suis contre Théphaneur, contre le Canard.
08:33Bon, maintenant je suis tombé contre Hino et je suis content quand même.
08:37Mais surdoué, c'est formidable ce que vous avez fait.
08:39Yop Zotomek, donc le vainqueur de l'étape ici devant Lucien Vanim et Bernard Hino,
08:45vient de nous dire ce que l'on pouvait penser, à savoir qu'il a donné le maximum.
08:50Il y a cru un petit peu et puis lorsqu'il a vu que son avantage plafonnait à 22 secondes,
08:5625 secondes,
08:57il a considéré qu'il fallait mieux préserver la victoire d'étape plutôt que de tenter autre chose.
09:03C'est parti.