00:00Oui, pour le moment, parfaitement maîtrisé pour tout vous dire.
00:03Eh bien, regardez, nous allons vous montrer ce qui se passe ici.
00:06C'est en tout cas ce qui se passe depuis le début de la première mi-temps.
00:09Des foules, voilà, des petits groupes de dizaines de personnes
00:12qui courent un petit peu dans tous les sens.
00:14Parce que pour tout vous dire, depuis le début de la rencontre,
00:16eh bien, nous avons peut-être fait une centaine de mètres depuis le Parc des Princes.
00:20Les supporters qui étaient présents sans billets,
00:22mais parfois certains avaient des billets.
00:24Et c'est ça justement le cœur des tensions ici.
00:26C'est que plusieurs dizaines de supporters, plusieurs centaines de supporters
00:29n'ont pas pu rentrer dans le Parc des Princes,
00:31malgré le fait qu'ils avaient des billets.
00:33Ils nous ont exprimé forcément leur déception et leur colère.
00:36Pour certains, ils avaient payé des places plus de 100 euros.
00:39En tout cas, on vient d'entendre, il y a quelques instants,
00:41cette détonation, cette bombe agricole,
00:43ici au niveau du rond-point de Saint-Cloud, de la porte de Saint-Cloud,
00:47où vous le voyez, c'est vrai que la foule commence un petit peu à se disperser.
00:51Ce dispositif que Jules Bedeau vous montre,
00:52eh bien, continue d'avancer, ces cordons de CRS
00:55qui continuent d'avancer et d'évacuer les abords du Parc des Princes.
00:59Faites attention à vous, Mathéo Rivière.
01:02Merci beaucoup.
01:02Avec Jules Bedeau, Benjamin Camboulivre,
01:06porte-parole du syndicat Alternatif Police CFDT.
01:08Là, on voit, et on évoquait avant le match,
01:11ces petits groupes, finalement, ultra-mobiles,
01:14qui sont en capacité, en effet, de semer le désordre.
01:17Et pour les forces de l'ordre,
01:19on les voit contenir, avec ces rangs de CRS
01:22qui essayent de les éloigner,
01:24mais qui se dispersent aussi dans les rues adjacentes.
01:26Ça va être ça, le défi de ces prochaines heures.
01:28Donc là, les collègues que vous voyez,
01:30ils font la mission pour laquelle ils sont implantés là.
01:32C'est-à-dire, c'est du maintien de l'ordre,
01:34maintiennent l'ordre public.
01:35La difficulté, effectivement,
01:37c'est quand ces groupes viennent se disperser dans tout Paris.
01:40Alors, on a les Bravem, en effet,
01:41qui peuvent être suffisamment mobiles
01:43pour aller réaliser des interpellations,
01:45mais c'est pas toujours comme ça que les choses se passent.
01:47Vous avez tant de points de violence spontanés
01:49partout dans Paris,
01:50que parfois, ce sont des collègues de commissariat
01:52qui ne sont pas formés, qui ne sont pas équipés,
01:53qui ne sont pas nombreux comme des CRS.
01:55Et donc, ils se retrouvent à tenir
01:57et à essuyer des violences
01:58jusqu'à ce que des renforts arrivent.
02:00Et c'est là qu'on en arrive à des images lamentables
02:02avec une voiture de police qui recule devant des assaillants.
02:04Parce que les policiers,
02:05quand ils sont en infériorité numérique,
02:06bien souvent, ils ne peuvent pas faire grand-chose.
02:08Et en face, ils savent pertinemment
02:09qu'ils ne risquent pas grand-chose.
02:10Sur les images en direct que nous voyons,
02:12nos envoyés spéciaux dans les rues de Paris,
02:14et on est vraiment à quelques encablures
02:16pour les téléspectateurs
02:17qui ne connaissent pas la capitale
02:18de la porte de Saint-Cloud.
02:20On est en plein 16e arrondissement.
02:21À quelques encablures aussi
02:23du siège du Rassemblement national
02:25qui est juste là, juste dans cette rue.
02:27Si on compte et on raconte ces images,
02:29qu'est-ce qu'il est en train de se dérouler ?
02:31On voit des lacrymogènes en train d'être lancés.
02:35Et la stratégie policière, la Dominique,
02:37c'est de contenir ces petits groupes d'individus ?
02:40C'est d'aller chercher les fauteurs de troubles,
02:42d'aller chercher des personnes
02:43qui vont agréger autour d'elles
02:45des gens qui ont vu dans des coudes
02:47avec la police,
02:47qui n'ont pas pu entrer dans le stade,
02:49qui sont énervés,
02:50peut-être qui ont consommé un peu d'alcool.
02:52Vous parliez de la Porte de Saint-Cloud tout à l'heure.
02:53Il y a cinq ou six restaurants
02:55autour de la Porte de Saint-Cloud,
02:57des brasseries,
02:57qui sont des endroits très bien fréquentés.
02:59Mais là, évidemment,
03:00ça peut vendre un peu d'alcool.
03:02Normalement, la vente d'alcool
03:03était interdite,
03:04mais je pense que c'est plutôt
03:05dans les épiceries.
03:07Donc, il ne faut pas laisser
03:10le désordre s'installer.
03:11Et puis, les consignes du ministre de l'Intérieur
03:13ont été extrêmement fermes.
03:16À tous les préfets,
03:17à commencer par le préfet de police de Paris,
03:19on ne laisse pas passer,
03:21on interpelle,
03:22on met à disposition
03:23d'officiers de police judiciaire,
03:25et on mettra à disposition
03:26de la justice lundi ou mardi
03:28pour des comparutions directes.
03:30Le tribunal de Paris s'est déjà préparé
03:32au cas où les choses tourneraient mal.
03:34Et puis,
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