00:00Au Gabon, de plus en plus de voix s'élèvent dans le secteur automobile pour dénoncer des pratiques jugées opaques
00:07dans l'acquisition des véhicules administratifs.
00:09En ligne de mire, des marchés publics attribuent à des fournisseurs qui ne disposent parfois d'aucune représentation officielle des
00:17marques commercialisées.
00:18Une situation qui interroge sur la qualité des véhicules achetés par l'État et sur la protection même du patrimoine
00:25automobile public.
00:26Comment l'État gaboné peut-il continuer à acquérir des véhicules de marque Toyota sans passer par le représentant officiel
00:33agréé de la marque dans le pays ?
00:35La question revient désormais avec insistance chez plusieurs opérateurs du secteur automobile.
00:40Même interrogation concernant les marques Suzuki, Mitsubishi, Kia ou encore Peugeot,
00:45dont certains marchés seraient attribués à des fournisseurs ne disposant ni d'agréments constructeurs ni d'autorisation officielle de distribution
00:53délivrée par les fabricants eux-mêmes.
00:54Pour les professionnels du secteur, cette situation dépasse largement le simple cadre commercial car derrière la vente d'un véhicule
01:02officiel se posent des enjeux de sécurité,
01:04de garantie constructeur, de disponibilité des pièces de rechange et surtout de conformité technique des véhicules destinés aux réalités climatiques
01:13et routières du Gabon.
01:15Un concessionnaire officiellement agréé bénéficie généralement d'une autorisation du constructeur garantissant l'origine du véhicule,
01:23sa tropicalisation, son suivi technique ainsi que sa maintenance.
01:27A l'inverse, certains circuits parallèles exposeraient l'administration à des véhicules parfois inadaptés ou sans véritable garantie constructeur.
01:35Dans le secteur, les grincements de dents deviennent de plus en plus perceptibles.
01:39Plusieurs opérateurs historiques affirment désormais ne plus souscrire à certains appels d'offres publiques,
01:44estimant que les conditions de concurrence ne garantissent plus l'équité ni la transparence.
01:49Cette situation appelle clairement à une mission de contrôle approfondie des autorités compétentes,
01:54car au-delà des soupçons de dysfonctionnement, c'est la crédibilité des marchés publics
01:58et la durabilité du patrimoine automobile de l'État qui sont en jeu.
02:02Le gouvernement, le ministère des Transports, la Direction générale des marchés publics
02:07ainsi que les organes de contrôle sont désormais interpellés pour vérifier les procédures d'acquisition
02:12et s'assurer que l'argent public serve effectivement à doter l'administration de véhicules neufs,
02:18fiables et conformes aux standards des constructeurs.
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