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Commission des affaires étrangères : Renforcer la protection de l’Union face aux effets des législations extraterritoriales étrangères

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00:15:12La séance est ouverte, chers collègues.
00:15:14On va pouvoir fermer les portes et accepter in extremis.
00:15:21Je n'ai pas donné son nom.
00:15:22Bon, chers collègues, donc l'ordre du jour, vous êtes là, vous savez pourquoi. Pour l'examen et le vote
00:15:30de la proposition de résolution européenne, PPRE, numéro 2739, qui vise à renforcer la protection de l'Union face aux
00:15:39effets des législations extraterritoriales étrangères.
00:15:42Celle-ci a été déposée par le bureau de l'Assemblée nationale, par nos collègues Valorien Taché et Mathilde Panot,
00:15:48ainsi que les membres du groupe LFI NFP, le 2 février dernier, qui a été adopté par la Commission des
00:15:55affaires européennes le 29 avril.
00:15:57Donc, en application du règlement, je vous donne l'article 151-6, règlement de l'Assemblée, notre commission compétente sur
00:16:07le fond, disposée d'un délai de un mois, depuis l'examen par la Commission des affaires européennes, pour le
00:16:14cas échéant, examiner cette proposition de résolution à son tour.
00:16:18C'est ce qui va se passer ce matin. On a décidé, bien évidemment, compte tenu du règlement, de s
00:16:24'en saisir, parce que ce sujet est un sujet important, c'est un sujet de fond, en raison notamment des
00:16:34conséquences que ça a, que ça a pu avoir dans le passé pour un certain nombre de nos entreprises,
00:16:41soit lorsqu'elles ont été condamnées, dans une législation qui n'est pas une législation française, soit parce qu'elles
00:16:46modifient leur comportement, leur façon d'investir, leur façon de travailler, compte tenu de ces législations extraterritorielles.
00:16:55Alors, bien sûr, quand on parle de cela, on a tout en tête les États-Unis, qui est le principal
00:17:02promoteur de ce type de mécanisme, avec un certain nombre de lois.
00:17:07Je pense que le rapporteur reviendra dessus. Foreign Corrupt Practices Act en 77, ou Patriot Act en 2001, et puis
00:17:15The Cloud Act en 2018.
00:17:17Donc, on voit une série d'actes législatifs qui confortent ce système. Et c'est le rapporteur expliquer un petit
00:17:27peu les conséquences que ça a pu avoir et que ça a dans le comportement des entrepreneurs.
00:17:34Mais la Chine, également, s'est calée sur ce type de pratiques, avec une loi en 2001, contre les sanctions
00:17:44étrangères permettant des contre-mesures extraterritoriales.
00:17:49Le Canada, également, le Royaume-Uni, utilisent des mécanismes similaires, notamment en termes de sanctions et de concurrence.
00:17:57Donc, on voit que ce sujet de l'extraterritorialité est devenu un outil de compétition économique qui affecte les entreprises
00:18:06européennes et qui, d'un point de vue de la logique, en tout cas, apparaît assez étonnante.
00:18:14En tout cas, on peut s'interroger. C'est ce que vous avez fait, monsieur le rapporteur, avec les signataires
00:18:20de votre PPRE.
00:18:21Et je vous laisse maintenant la parole pour expliquer le travail que vous avez fait, la portée de ce travail.
00:18:28Et ensuite, nous ouvrirons le débat et nous passerons au vote sur cette proposition de réduction européenne.
00:18:35Monsieur le rapporteur, merci d'être là. Je vous laisse la parole.
00:18:39Merci, monsieur le président. Alors, un mot préambule quand même pour dire que la commission s'est saisie de ce
00:18:45texte.
00:18:46Moi, je n'étais pas demandeur puisque on s'est prononcé le 29 avril dernier dans le cadre de la
00:18:51commission aux affaires européennes et que il y avait une position officielle de l'Assemblée nationale pour finalement être ferme
00:18:58face à cette législation extraterritoriale des Etats-Unis.
00:19:01Donc, j'espère vraiment que l'idée de ce matin est de rajouter finalement une forme d'unanimité dans cette
00:19:07position de fermeté, car ça me semble indispensable.
00:19:10Mais on va bien voir si le débat et le vote nous emmènent vers là, car rien ne serait plus,
00:19:15à mon avis, terrible que de donner le sentiment d'être désunis à l'Assemblée nationale française face à ces
00:19:21législations qui existent depuis maintenant des décennies.
00:19:24C'est depuis les années 70 que les Etats-Unis d'Amérique ont développé un ensemble de législations extraterritoriales qui
00:19:29permettent donc à leurs autorités de poursuivre et de sanctionner des entreprises ou des ressortissants étrangers pour des faits commis
00:19:35hors de leur territoire.
00:19:36Ces lois entrent en contradiction totale avec les règles du droit international et avec le principe de souveraineté des Etats.
00:19:42Cet arsenal législatif à portée extraterritoriale, qui est le véritable avatar de l'impérialisme juridique des Etats-Unis, s'est
00:19:49renforcé par strates successives.
00:19:51D'abord, en 77, il y a le fameux FCPA qui permet de poursuivre des faits de corruption commis à
00:19:56l'étranger dès lors qu'un lien même ténu avec les Etats-Unis peut être établi.
00:20:00Ensuite, il y a eu la loi Helms-Borten de 1996 qui vise, elle, à sanctionner des entreprises étrangères qui
00:20:06entretiendraient des relations économiques avec Cuba,
00:20:09alors même que ces activités sont parfaitement licites au regard du droit européen et français,
00:20:13et que, bon, on connaît aussi en plus la situation de l'archipel cubain aujourd'hui au bord de l
00:20:17'asphyxie après des années de blocus états-unien.
00:20:20Cette législation extraterritoriale a encore été renforcée en 2001 avec le Patriot Act, puis par le FCTA adopté en 2010,
00:20:30qui impose aux institutions financières du monde entier de transmettre à l'administration fiscale des Etats-Unis des informations relatives
00:20:35aux comptes détenus par des citoyens états-uniens,
00:20:37y compris lorsqu'il s'agit de personnes nées aux Etats-Unis mais ayant une autre nationalité.
00:20:41Enfin, plus récemment, il y a eu le Cloud Act de 2018 qui a encore renforcé la capacité des autorités
00:20:46états-uniennes à accéder à toutes les données stockées hors du territoire des Etats-Unis
00:20:50et qui pourrait même conduire à un kill switch, c'est-à-dire à une coupure brutale de l'ensemble
00:20:54de ces services d'hébergement des données en cas de conflit ou de divergence majeure avec les Etats-Unis.
00:20:58Si je vous dis ça, chers collègues, c'est que j'ai pu l'éprouver lors de travaux très récents
00:21:03qui sont ceux de la commission d'enquête sur la souveraineté numérique
00:21:05qui se tiennent en ce moment dans cette Assemblée nationale puisque les représentants des GAFAM étaient récemment auditionnés dans cette
00:21:11commission d'enquête
00:21:12et que je leur ai directement posé la question. En cas de divergence majeure de politique étrangère ou de conflit
00:21:18avec les Etats-Unis,
00:21:19seriez-vous tenu et que feriez-vous si les autorités américaines vous demandaient de couper brutalement tous les services pour
00:21:25les Français ?
00:21:25Ils m'ont répondu qu'ils seraient tenus de le faire et que ce qu'ils nous laisseraient simplement est
00:21:30un espèce de code source,
00:21:31il faudra qu'on se débrouille avec ça, pour pouvoir retrouver toutes nos données et reconstituer les capacités d'hébergement.
00:21:37Comme aucune solution sérieuse de cloud souverain n'a été développée et que la quasi-totalité de nos données et
00:21:43de celles de nos administrations
00:21:44sont hébergées sur des serveurs américains, nous serions en fait instantanément plongés dans le chaos.
00:21:49Que ceux qui doutent que cela puisse arriver lisent Curtis Erwin, Peter Thiel, tous ces manias néo-réactionnaires de la
00:21:54tech qui soutiennent aujourd'hui Donald Trump,
00:21:56ils le disent clairement et leurs prédictions se sont quasiment toutes réalisées depuis son retour au pouvoir en 2024.
00:22:01Les Etats-Unis ne sont plus nos amis, mais nous avons mis nos vies dans les mains de leurs entreprises
00:22:06et continuons à vivre sous le joug de leurs lois.
00:22:09Car davantage que les textes eux-mêmes, c'est l'interprétation très extensive de leurs compétences par les autorités états
00:22:14-uniennes qui est totalement inadmissible.
00:22:16L'utilisation du dollar dans une transaction, le transit de données par des serveurs situés aux Etats-Unis ou encore
00:22:22l'existence d'un lien commercial même indirect avec le territoire états-unien
00:22:25peuvent en effet suffire à justifier l'application du droit des Etats-Unis.
00:22:29Compte tenu du rôle central et d'ailleurs totalement anormal, disons-le, du dollar dans les échanges internationaux,
00:22:34je rappelle que c'est le seul pays au monde à pouvoir battre monnaie sans être tenu d'avoir l
00:22:38'équivalent en or et de la domination technologique aussi des Etats-Unis,
00:22:41cette interprétation maximale confère aux Etats-Unis un levier de pression monstrueux sur les entreprises étrangères, notamment européennes.
00:22:48Présentés à l'origine comme des instruments de lutte contre la corruption, le blanchiment d'argent ou le financement d
00:22:53'activités illicites,
00:22:54ces législations sont d'ailleurs désormais utilisées dans une logique de coercition économique et géopolitique, bref d'impérialisme totalement assumé.
00:23:01Leurs conséquences sur les entreprises européennes sont en effet massives.
00:23:04Depuis 2010, c'est au moins 9 entreprises françaises, 9 qui ont été condamnées à verser plus de 100 millions
00:23:09de dollars au Trésor américain,
00:23:11pour un montant cumulé proche de 14 milliards d'euros.
00:23:14A l'échelle européenne, le coût total dépasse 20 milliards d'euros.
00:23:17Le cas de BNP Paribas est emblématique.
00:23:20La banque a été condamnée à payer une amende de 8,9 milliards de dollars pour avoir commercé avec des
00:23:24pays placés sous embargo des Etats-Unis,
00:23:26tels que le Soudan, l'Iran, Cuba, alors même que ces opérations étaient parfaitement légales au regard du droit français
00:23:31et européen.
00:23:32BNP Paribas a dû payer 9 milliards d'amende au Trésor américain.
00:23:36Celui d'Alstom relève d'un cynisme encore plus odieux.
00:23:38Après lui avoir infligé d'une amende de près d'un milliard de dollars pour une obscure affaire de corruption
00:23:43en Indonésie,
00:23:44que viennent faire les Etats-Unis là-dedans, on se le demande encore,
00:23:47eh bien ils ont pu faire passer l'entreprise Alstom, comme vous le savez, sous pavillon américain,
00:23:50puisqu'une fois bien affaibli, ce n'était pas très compliqué pour les concurrents américains de racheter Alstom.
00:23:55Et comment donc nous pourrions, chers collègues, parler de souveraineté et ne pas combattre frontalement ces lois ?
00:24:01Ce serait véritablement une mascarade, je le crois, et c'est donc tout le sens de la résolution de ce
00:24:05matin.
00:24:05Car au-delà des sanctions financières, les poursuites reposent aussi sur des mécanismes d'enquête particulièrement intrusifs.
00:24:11Les entreprises mises en cause sont généralement conduites à conclure des accords transactionnels avec les autorités des Etats-Unis
00:24:16afin d'éviter des procédures longues et risquées.
00:24:19Elles peuvent alors être contraintes de transmettre des informations stratégiques sensibles,
00:24:23d'accepter des dispositifs de surveillance interne
00:24:25ou de se soumettre durablement au contrôle des autorités états-uniennes
00:24:29sans véritable possibilité de contester devant un juge la légitimité des poursuites engagées.
00:24:33Cette pression conduit également de nombreuses entreprises européennes à adopter des comportements de surconformité
00:24:38consistant à renoncer préventivement à certains marchés ou partenaires commerciaux
00:24:41par crainte d'éventuelles représailles des Etats-Unis.
00:24:43En plus des entreprises, les sanctions peuvent également viser des individus à des fins de pression politique.
00:24:49C'est le cas du juge français à la Cour pénale internationale Nicolas Guillou
00:24:52qui a été placé sous sanction en février 2025 par le décret du président des Etats-Unis, Donald Trump.
00:24:58Ses mesures ont eu pour lui des conséquences radicales, gel de ses avoirs, restrictions bancaires,
00:25:03suspension de ses comptes sur des plateformes états-uniennes
00:25:07ou encore limitation d'accès à certains systèmes de paiement internationaux.
00:25:11Parce qu'il a fait son métier. En appliquant le droit international contre le génocide en Cour à Gaza,
00:25:16les Etats-Unis ont fait du juge Guillou un paria numérique sans que le gouvernement français ne bouge le petit
00:25:21doigt.
00:25:22Chers collègues, ça pourrait en réalité nous arriver à toutes et tous demain.
00:25:25Face à cette utilisation du droit à des fins de coercition économique et politique,
00:25:29la France s'est bien dotée d'instruments de protection.
00:25:31On a une loi dite de blocage du 29 juillet 1968 qui interdit ainsi la transmission à des autorités étrangères
00:25:38de certaines informations sensibles susceptibles de porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation.
00:25:43Par ailleurs, la création du parquet national financé en 2013 et la loi 52 de 2016
00:25:48ont permis de renforcer notre propre capacité à lutter contre la corruption
00:25:52et à internaliser certaines procédures de sanctions.
00:25:55Mais ils sont à bien des égards insuffisants et une réponse à l'échelle européenne est aussi nécessaire
00:25:59pour répondre efficacement à des pratiques qui touchent l'ensemble des intérêts économiques et stratégiques de l'Union.
00:26:05C'est précisément l'objet de la proposition de résolution européenne qui vous est soumise aujourd'hui.
00:26:09Elle invite d'abord l'Union européenne à renforcer le règlement dit de blocage du 22 novembre 1996.
00:26:15Adopté en réaction aux lois Helms-Worton et Amato-Kennedy,
00:26:18« Ce règlement interdit aux entreprises européennes de se conformer à certaines sanctions extraterritoriales états-uniennes
00:26:26et leur permet d'obtenir réparation des préjudices subis.
00:26:29Son efficacité demeure sependant limitée, les sanctions prévues sont insuffisamment dissuasives
00:26:33et son champ d'application reste trop restreint. »
00:26:36La proposition de résolution demande donc à la Commission européenne d'étendre ce dispositif à plusieurs textes récents,
00:26:41notamment le décret visant les membres de la CPI,
00:26:43l'International Emergency Economics Power Act, utilisé pour imposer des droits de douane en 2025,
00:26:48le fameux décret avec lequel Donald Trump a imposé ses droits de douane,
00:26:52ainsi que le Cloud Act de 2018.
00:26:54La proposition de résolution appelle ensuite à une mobilisation pleine et entière
00:26:58de l'instrument anti-coercession adopté par l'Union européenne en 2023.
00:27:03Cet outil permet à l'Union de prendre des mesures de rétorsion lorsqu'un État tiers exerce des pressions économiques
00:27:09portant atteinte aux choix souverains de l'Union ou de ses États membres.
00:27:12Il peut sur le papier constituer un instrument essentiel pour équilibrer le rapport de force
00:27:16et donner à l'Europe une capacité crédible de dissuasion.
00:27:19Dans cette perspective, il apparaît indispensable que la Commission européenne affirme clairement
00:27:22que certaines législations extraterritoriales peuvent relever du champ d'application de cet instrument anti-coercition
00:27:27lorsqu'elles poursuivent des objectifs de pression économique ou politique.
00:27:31Enfin, à plus long terme, la capacité de l'Union européenne à résister à l'extraterritorialité du droit états-unien
00:27:39dépendra de sa faculté à réduire ses dépendances stratégiques.
00:27:42L'extraterritorialité états-unienne repose en grande partie sur la domination du dollar
00:27:45et la maîtrise des infrastructures numériques et financières mondiales.
00:27:48L'Europe doit donc renforcer son autonomie stratégique en développant des infrastructures financières,
00:27:52numériques et technologiques fondées sur des standards européens
00:27:55et sur un usage accru de l'euro dans les échanges internationaux.
00:27:58L'Union européenne ne peut plus faire preuve de naïveté face à des pratiques de coercition économique
00:28:01qui visent directement ses intérêts.
00:28:03Les outils existent, il nous faut désormais les mettre en œuvre pour assumer un véritable rapport de force
00:28:07et nous protéger des effets de ces législations.
00:28:09Pour toutes ces raisons, chers collègues, je vous invite donc à adopter cette proposition de résolution européenne.
00:28:14Merci.
00:28:15Merci, M. le rapporteur.
00:28:16Nous ouvrons le débat.
00:28:18Premier orateur pour la gauche démocrate et républicaine, M. Jean-Paul Lecoq.
00:28:24Merci, M. le Président.
00:28:26Merci, M. le rapporteur, pour ces excellentes explications.
00:28:29Alors que les États-Unis cherchent de toutes parts à étendre leur impérialisme,
00:28:33il est donc important de se montrer fort et surtout de l'être.
00:28:37Ce n'est pas en acceptant les droits de douane comme le fait l'Union européenne face à Donald Trump
00:28:42que nous sommes forts.
00:28:43Nous avions déjà essayé de le rejeter avec la proposition de résolution de notre collègue Emmanuel Morel.
00:28:49Si l'Union européenne a des compétences qui lui sont attribuées, partagées ou bien exclusives,
00:28:54elle doit les faire dans l'intérêt de ses États membres.
00:28:57Les intérêts sont divers, économiques, géopolitiques, industriels, ceux de l'Union ou encore ceux des États membres individuellement.
00:29:05Il vaut mieux avoir des armes juridiques à notre disposition au moment où nous pourrions en avoir besoin,
00:29:10plutôt que de s'agenouiller, encore une fois, devant un dirigeant qui ne recherche que le pouvoir de l'argent.
00:29:19Et qui n'a d'ailleurs aucune considération, et il l'a démontré pour l'Europe et pour les Européens.
00:29:25Il l'a démontré à de nombreuses reprises.
00:29:28Les États doivent se conformer aux droits internationaux.
00:29:30Les États-Unis, tout comme n'importe quel autre pays, ne peuvent pas faire prévaloir leurs intérêts uniques,
00:29:36leurs intérêts uniques pour sanctionner les entreprises, quelles qu'elles soient.
00:29:40Il en va de notre indépendance et de notre souveraineté, et nous devons tout mettre en œuvre pour protéger notre
00:29:46population.
00:29:47Le groupe de la gauche démocrate et républicaine va voter en faveur de ce texte,
00:29:51car l'Union européenne doit agir dans l'intérêt des peuples européens.
00:29:59Merci beaucoup.
00:30:01Merci, oui, chers collègues, pour votre intervention et votre soutien, qui témoignent de la prise de conscience que vous avez,
00:30:09mais je n'en doutais pas un instant, du danger de ces législations extraterritoriales,
00:30:14et du fait qu'effectivement les États-Unis d'Amérique sont aujourd'hui les seuls, ou quasiment les seuls,
00:30:17à avoir un tel arsenal législatif, à pouvoir imposer leurs lois aux autres pays,
00:30:23et, je l'ai dit, à souvent ne pas hésiter à sanctionner nos propres entreprises avec des amendes records,
00:30:29sans que véritablement nous n'ayons eu de réaction jusque-là.
00:30:32Donc il faut mobiliser tout ce qui est possible et inimaginable pour dire que nous ne continuerons pas comme ça,
00:30:37et que cet ordre international-là est désormais résolu. Merci.
00:30:42Merci pour le Rassemblement national, M. Guillaume Bigaud.
00:30:48Merci, M. le Président, M. le rapporteur, chers collègues.
00:30:51Alors nous sommes bien d'accord, ce sujet de l'extraterritorialité des droits américains
00:30:56et de ses effets délétères sur notre industrie, sur notre indépendance technologique,
00:30:59c'est un sujet absolument crucial.
00:31:01Vos réflexions sont intéressantes, les exemples édifiants que vous donnez,
00:31:05BNP, Paris-Barre et Alstom, sont évidemment très connus.
00:31:10Mais face à la captation de nos fleurons industriels et technologiques,
00:31:14on partage évidemment avec vous le constat de cette guerre normative.
00:31:19Simplement, comme on l'avait déjà évoqué en Commission des Affaires européennes,
00:31:23nous divergeons complètement sur la réponse à apporter.
00:31:26Pourquoi ? Parce que ce texte entretient l'illusion qu'une rustine juridique
00:31:30pourrait contrer l'hégémonie américaine,
00:31:33qui est d'abord fondée sur une puissance technologique et financière,
00:31:36et le droit n'en est que le bras armé ou le relais,
00:31:40assise sur une domination du dollar et sur la captation de nos données aussi par le Cloud Act.
00:31:45On ne peut être maître chez soi, il faut le répéter autant que de besoin,
00:31:48lorsqu'on utilise les outils et les éléments de stockage des autres notamment.
00:31:53Et plus inquiétant, je pense, le dispositif que vous nous proposez
00:31:58pour contrer l'extraterritorialité juridique,
00:32:01ses effets délétères sur notre tissu économique et technologique,
00:32:04nous invite en douce, en quelque sorte,
00:32:07en passant sous le mode d'une sorte de cavalier législatif,
00:32:10à suspendre et à terme à supprimer la règle de l'unanimité
00:32:13au Conseil européen sur ces matières.
00:32:15En fait, vous sacrifiez notre souveraineté nationale,
00:32:17qui pourrait à nouveau être érigée comme une muraille vraiment d'acier trempé efficace,
00:32:22pour la remplacer par un muret en patamodelé à 27 définitifs.
00:32:26Je vous pose donc deux questions, finalement.
00:32:29Comment comptez-vous garantir la protection de nos données stratégiques
00:32:32sans imposer un cloud souverain français,
00:32:34ce qui ne veut pas dire un cloud autarcique,
00:32:37mais comme, par exemple, à Singapour ou en Israël,
00:32:40un hébergement et un contrôle technologique, technique, physique,
00:32:45100% national des données critiques ?
00:32:47Et allez-vous, oui ou non, poser un veto ferme et définitif
00:32:50à toute suppression de la règle de l'unanimité au Conseil européen ?
00:32:52C'est ce qui nous inquiète dans votre proposition.
00:32:55Ce texte dénonce la perte de souveraineté,
00:32:57mais malheureusement organise son transfert à Bruxelles,
00:32:59parce que sans puissance, le droit est impuissant.
00:33:01Nous voterons donc contre cette proposition.
00:33:03Je vous remercie.
00:33:05Merci, monsieur le rapporteur.
00:33:08Bon, écoutez, je suis extrêmement surpris
00:33:12qu'un parti politique qui dise défendre la souveraineté à tout bout de champ,
00:33:17finalement, use d'arguments fallacieux,
00:33:19parce que, mon cher collègue, vous venez d'évoquer quelque chose de complètement fallacieux,
00:33:23cette proposition de résolution ne vise absolument pas,
00:33:26ne touche ni de près ni de loin à la règle de l'unanimité pour l'Union européenne.
00:33:30Ni de près ni de loin.
00:33:31Il s'agit simplement de modifier un certain nombre de règlements européens
00:33:34pour les adapter, effectivement, à ce que sont devenus les législations extraterritoriales des États-Unis.
00:33:40Elles ont beaucoup évolué.
00:33:41Les règlements qui avaient été pris en 1996,
00:33:42après la loi qui visait à mettre un embargo sur Cuba,
00:33:45ont été complétés par toute une série de lois, je l'ai dit,
00:33:48notamment le Cloud Act.
00:33:49Vous avez parlé du cloud, et effectivement,
00:33:50c'est un des grands sujets qui doit nous préoccuper.
00:33:53La Commission européenne, dans son Cyber Security Act 2 sorti il y a deux ou trois mois,
00:33:57n'a toujours pas mis de critères souverains.
00:33:59Et dans ce sens-là, vous voyez bien que ma logique ne peut pas être en dénonçant cela
00:34:04de vouloir, finalement, affaiblir encore la possibilité pour nous d'avoir un cloud souverain.
00:34:09Je considère, en effet, que c'est une des grandes menaces qui pèsent sur nous.
00:34:12Je l'ai dit en préambule.
00:34:14Les représentants des GAFAM en commission d'enquête sous serment l'autre jour m'ont répondu
00:34:17qu'ils n'hésiteraient pas à couper brutalement tous les services pour les Français
00:34:21si les Américains le demandaient.
00:34:23Donc je suis complètement d'accord sur le fait qu'il faille renforcer ces solutions de cloud,
00:34:28mais il faut commencer par prendre des actes.
00:34:29Et donc, souverain, pardon, mais il faut commencer par prendre des actes.
00:34:32Et donc la résolution que je vous présente aujourd'hui,
00:34:33elle vise simplement à dire cela.
00:34:35On va actualiser un certain nombre de réglementations
00:34:37pour pouvoir introduire dans les textes que nous pouvons bloquer au niveau français ou européen
00:34:42les décrets que Donald Trump prend en série pour désigner tel ou tel personnel non grata,
00:34:48les dernières grandes législations américaines qui sont extraterritoriales.
00:34:51Donc voilà, je suis extrêmement surpris.
00:34:53Ou alors, effectivement, les propos que vous tenez sur les plateaux télé
00:34:57sont finalement malheureusement un peu dérisoires
00:35:00par rapport aux actes que vous posez dans cette Assemblée nationale.
00:35:03Les Français pourront s'en rendre compte.
00:35:05Merci. La parole à présent pour Ensemble, pour la publique,
00:35:08Mme Constance, le GRIP.
00:35:12Merci, M. le Président, M. le rapporteur.
00:35:15Mes chers collègues, la question que vous posez
00:35:18à travers cette proposition de résolution européenne,
00:35:20déjà débattue en commission des européennes,
00:35:22celle de l'extraterritorialité de certaines législations étrangères,
00:35:25est une question tout à fait sérieuse et intéressante.
00:35:29Clairement, elle est intéressante.
00:35:31Elle touche directement à la souveraineté économique de l'Union européenne,
00:35:36à la compétitivité de nos entreprises,
00:35:38à notre capacité collective à défendre nos intérêts dans un environnement international
00:35:41marqué par des rapports de force de plus en plus assumés,
00:35:45de plus en plus brutaux.
00:35:47Alors, pour autant, derrière un constat que nous pouvons partager,
00:35:50qui peut apparaître comme consensuel,
00:35:52dénoncer l'extraterritorialité du droit américain,
00:35:55puisque c'est de ça dont il s'agit essentiellement.
00:35:57Vous ne vous en cachez pas d'énoncer notre dépendance numérique
00:36:01vis-à-vis des grandes plateformes d'outre-Atlantique,
00:36:07constat encore une fois étayé par des faits, des situations précises.
00:36:10Vous avez évoqué des situations touchant à des grandes entreprises françaises.
00:36:14Cette proposition de résolution européenne repose,
00:36:17de notre point de vue, sur des analyses et des orientations
00:36:20que nous ne pouvons pleinement partager.
00:36:22Le texte repose en effet essentiellement sur l'idée selon laquelle
00:36:26l'instrument européen anti-coercition devrait devenir l'outil privilégié
00:36:30de la lutte contre l'extraterritorialité de certains droits étrangers.
00:36:34Cet instrument n'a pas été conçu à cette fin.
00:36:36Il n'a pas été conçu pour traiter en bloc la question de l'extraterritorialité.
00:36:41Il vise à répondre à des questions précises de coercition économique
00:36:46exercée contre l'Union ou ses États membres.
00:36:48Et donc, assimiler de notre point de vue,
00:36:49assimilé de manière générale l'extraterritorialité à la coercition économique,
00:36:54nous apparaît juridiquement contestable et politiquement peu opérant.
00:36:58Vous le savez, l'instrument anti-coercition actuel n'a jamais été activé.
00:37:03D'ailleurs, certains partenaires européens sont très hostiles à l'idée même de l'activer.
00:37:09Et donc, nous devons veiller à voir comment, le moment venu,
00:37:14le cas échéant, activer cet instrument,
00:37:16veiller à son utilisation dans le cadre pour lequel il a été prévu, conçu,
00:37:20plutôt que d'étendre d'ores et déjà son périmètre.
00:37:24Voilà ce que nous partageons comme conviction.
00:37:26Et nous pensons que lutter contre les effets extraterritoriaux
00:37:30de certaines législations étrangères,
00:37:31à commencer par la législation américaine,
00:37:33puisqu'encore une fois, c'est celle-là dont vous avez essentiellement parlé,
00:37:36exige une approche cohérente de long terme
00:37:38qui ne se décrète pas au moyen de l'interprétation extensive
00:37:42d'un instrument juridique récent.
00:37:44Et donc, pour toutes ces raisons,
00:37:45nous ne pouvons voter cette proposition de réserve européenne.
00:37:48Et comme en Commission des affaires européennes,
00:37:50nous allons voter contre.
00:37:53Merci, monsieur le rapporteur, si vous souhaitez commenter.
00:37:56Oui, merci pour votre intervention, chers collègues.
00:37:58Mais bon, pour moi, elle résume finalement
00:38:00exactement la politique que vous menez depuis 9 ans.
00:38:02C'est-à-dire, oui, la législation extraterritoriale américaine,
00:38:05ce n'est pas très bien,
00:38:06la perte de la souveraineté, c'est un petit peu embêtant,
00:38:08mais on va continuer à ne rien faire.
00:38:10On va continuer à ne rien faire.
00:38:12Alors, précisément, l'argumentation que vous avez évoquée
00:38:15sur l'outil anti-coercition,
00:38:16pourquoi je l'ai choisi, cet outil,
00:38:18l'outil européen anti-coercition ?
00:38:20Parce que lors des débats préparatoires au Parlement européen,
00:38:22la question des législations extraterritoriales a été évoquée.
00:38:26Précisément, s'il ne sert pas à bloquer ce type de législation,
00:38:29à quoi pourrait-il bien servir ?
00:38:30Mais, effectivement, un certain nombre de groupes
00:38:33n'ont pas souhaité que ce soit inscrit nommément dans l'instrument
00:38:37pour pouvoir, finalement, continuer à ne pas fâcher
00:38:39les États-Unis d'Amérique.
00:38:41C'est bien pour ça que cette résolution est utile.
00:38:44Elle reviendrait à dire, nous allons inscrire,
00:38:47nous les Français demandons à ce que ce soit inscrit dans le marbre,
00:38:50que oui, quand nous déclencherons ce bouclier,
00:38:51si nous le faisons,
00:38:52eh bien, ces législations arrêteront de s'appliquer.
00:38:55Et bien sûr que j'ai parlé des États-Unis
00:38:57et que je ne m'en cache pas,
00:38:58puisqu'il n'y a que les États-Unis qui ont ce type de législation.
00:39:00Il n'y a que des États-Unis qui se permettent
00:39:02de mettre des amendes de plusieurs milliards à nos entreprises
00:39:04pour les racheter ensuite,
00:39:05sans que les gouvernements successifs en France
00:39:07depuis 30 ans ne disaient rien.
00:39:08Donc, évidemment qu'il y a une tentative de ma part
00:39:11de réagir à cela et de proposer à l'Assemblée nationale
00:39:13et à l'ensemble de la représentation nationale
00:39:14d'envoyer un petit signal collectif
00:39:17de dire non, on ne va plus continuer.
00:39:19Je constate qu'après 9 ans de politique macroniste,
00:39:21vous continuez à persévérer dans l'erreur
00:39:23et c'est regrettable.
00:39:26Merci. La parole pour la France insoumise
00:39:29à M. Arnaud Le Gall.
00:39:33Merci, M. le Président, M. le rapporteur.
00:39:36Tout d'abord, je voudrais remercier Aurélien Taché
00:39:38et saluer cette proposition de résolution européenne
00:39:41qui touche une question cruciale.
00:39:44Et à vrai dire, encore plus après que les États-Unis
00:39:46ont publié en décembre dernier
00:39:47leur doctrine de sécurité nationale
00:39:49qui officialise le statut de vassal,
00:39:52même si le terme n'est pas utilisé pour l'Europe.
00:39:55Je ne comprends même pas, en fait,
00:39:57qu'il puisse y avoir débat entre nous
00:39:58sur le fait d'appuyer ce type de proposition.
00:40:01Les États-Unis affirment unilatéralement
00:40:03l'extraterritorialité des droits,
00:40:05imposent des sanctions sur la base de faits supposés,
00:40:08des sanctions colossales
00:40:09à des entreprises étrangères
00:40:11pour des faits supposés, la plupart du temps,
00:40:13commis hors du territoire des États-Unis.
00:40:16Alors on dit loi extraterritoriale,
00:40:17mais en fait, il faudrait dire raquette,
00:40:18parce qu'au regard du droit international,
00:40:20tout cela est parfaitement illégal.
00:40:22C'est légal uniquement au regard du droit des États-Unis.
00:40:25Raquette notamment contre les entreprises françaises,
00:40:27raquette contre BNP Paribas
00:40:28qui pour pouvoir continuer à accéder au marché américain
00:40:30à payer 8,9 milliards de dollars d'amende,
00:40:34raquette contre la Société Générale,
00:40:361 milliard, raquette contre le crédit agricole.
00:40:39Alstom nous a été volé via ce chantage.
00:40:43Alstom a été cédé
00:40:44parce que les dirigeants ne voulaient pas subir
00:40:47les sanctions états-uniennes.
00:40:49Et à chaque fois, les États-Unis font coups doubles ou triples.
00:40:51Ils empochent des milliards,
00:40:53ils affaiblissent des grandes entreprises de pays concurrents
00:40:56quand ils ne mettent pas carrément la main dessus
00:40:57sur tout ou partie de l'entreprise en question,
00:40:59comme ça a été le cas pour Alstom
00:41:00avec la complicité du secrétaire général adjoint de l'Élysée à l'époque,
00:41:04un certain Emmanuel Macron,
00:41:06qui avait intrigué dans le dos de François Hollande,
00:41:08qui n'a rien trouvé à en redire.
00:41:10Enfin et surtout,
00:41:11ils imposent leur loi au reste du monde
00:41:12dès si seuls du licite et de l'illicite
00:41:15disent qui est fréquentable et qui est infréquentable.
00:41:17C'est parfaitement insupportable
00:41:18et c'est une logique parfaitement impériale
00:41:20que nous devons dénoncer.
00:41:22Ces abus de droit prennent place
00:41:23dans un arsenal beaucoup plus large
00:41:24que les États-Unis utilisent,
00:41:26avec la dernière brutalité sous Donald Trump,
00:41:29pour tenter de restaurer leur hégémonie perdue.
00:41:33Donc, vous le savez,
00:41:34à l'usage extraterritorial de leurs droits,
00:41:36s'ajoutent désormais les menaces d'annexion de territoires
00:41:40comme le Groenland, etc.
00:41:42Il faut dire stop.
00:41:43S'il s'agissait de la Chine ou de la Russie,
00:41:45on ne tolérerait pas un seul instant ce type de pratique.
00:41:48Et on aurait raison.
00:41:50Alors pourquoi faut-il que nous l'acceptions ?
00:41:52Madame Le Grip, ça n'intéresse pas à ce que je raconte,
00:41:54mais pourquoi à chaque fois qu'il s'agit de vouloir
00:41:57d'entamer le début d'un semblant de rapport de force
00:41:59avec les États-Unis,
00:42:00il n'y a plus personne ?
00:42:01Je note d'ailleurs un alignement des planètes
00:42:03entre les collègues qui sont opposés à cette loi
00:42:05et les collègues qui ont refusé de voter
00:42:08contre l'accord commercial UE-États-Unis,
00:42:10complètement léonin,
00:42:12quand les débats ont eu lieu en hémicycle.
00:42:14Pourquoi cette complaisance ?
00:42:15Arrêtons de rêver,
00:42:16les USA ne sont pas nos alliés,
00:42:18nous sommes entrés dans un capitalisme de prédation,
00:42:21il est temps de se doter des outils juridiques
00:42:23et autres pour lutter contre cela.
00:42:26Et donc, nous voterons évidemment pour,
00:42:28et je remercie encore Aurélien Taché
00:42:29pour son initiative.
00:42:31Merci, M. Le Gall,
00:42:32pour les socialistes apparentés,
00:42:34M. le Sibaud, bien sûr.
00:42:36Oui, vous avez...
00:42:38Allez-y, je vous donne la main.
00:42:40Merci, chers collègues,
00:42:41pour votre intervention
00:42:43qui a le mérite, voilà,
00:42:45de clarifier les choses,
00:42:47de rappeler l'attachement
00:42:48de la France insoumise
00:42:49à la souveraineté française
00:42:50et surtout du fait
00:42:51qu'elle, elle ne se contente pas
00:42:53de se payer de mots.
00:42:54Cette formation politique,
00:42:54le groupe parlementaire
00:42:55auquel vous appartenez
00:42:56et auquel j'appartiens aussi,
00:42:58elle pose des actes
00:42:58et effectivement,
00:43:00tous les grands discours
00:43:01qu'on peut entendre souvent
00:43:02sur d'autres bancs,
00:43:03sur la défense de l'industrie française,
00:43:05l'intérêt de nos entreprises,
00:43:06s'arrêtent à l'intérêt
00:43:08des États-Unis d'Amérique.
00:43:09Je constate que vous, évidemment,
00:43:12et je ne suis pas surpris,
00:43:13ne faites pas cette erreur
00:43:14et je suis absolument certain
00:43:15que l'élection présidentielle
00:43:16qui se tiendra l'année prochaine
00:43:17et qui verra Jean-Luc Mélenchon
00:43:19être élu président de la République
00:43:21permettra de rectifier
00:43:2230 ans de néolibéralisme.
00:43:23Il n'y a aucun doute là-dessus.
00:43:25Merci.
00:43:28Merci.
00:43:29Merci de vos commentaires.
00:43:30Ressentons de rester,
00:43:31si on peut,
00:43:32sur le sens du texte
00:43:34le plus possible.
00:43:36La parole est à M. Pierre Pryptich
00:43:38pour Socialiste et Apparenté.
00:43:42Prenez la main.
00:43:44M. le Président,
00:43:45M. le rapporteur,
00:43:46mes chers collègues,
00:43:47je salue l'initiative
00:43:49au nom de mon groupe
00:43:50et de notre collègue
00:43:50qui soulève un enjeu fondamental.
00:43:53Notre capacité,
00:43:55celle de la France,
00:43:56de l'Europe,
00:43:56à se défendre vis-à-vis
00:43:58de l'extraterritorialité
00:43:59des législations étrangères
00:44:01et notamment et en particulier
00:44:03du droit des sanctions américaines.
00:44:06Lors de l'examen
00:44:07en Commission des affaires européennes,
00:44:08déjà,
00:44:09ce sujet avait révélé
00:44:11un consensus
00:44:13pour essayer de dénoncer
00:44:15l'impact préoccupant
00:44:16des sanctions américaines
00:44:18vis-à-vis de la Cour pénale
00:44:19internationale notamment.
00:44:21Elle fragilise,
00:44:22nous le savons,
00:44:22son fonctionnement,
00:44:23dissuade toute coopération
00:44:25avec elle
00:44:25et il n'est pas acceptable
00:44:27que des sanctions américaines
00:44:28visent ses membres
00:44:30sous prétexte
00:44:31que les États-Unis
00:44:31désapprouvent
00:44:32leur participation
00:44:33aux affaires
00:44:34portant sur les crimes
00:44:35passés,
00:44:36notamment de l'armée américaine,
00:44:37en Afghanistan
00:44:38ou ceux commis par Israël
00:44:40dans les territoires palestiniens.
00:44:42Je le répète,
00:44:44l'extra-territorialité
00:44:45du droit américain
00:44:46constitue une forme
00:44:48évidente
00:44:49de domination juridique
00:44:51imposée au reste du monde
00:44:52et à notre pays.
00:44:53Sous couvert
00:44:54de luttes
00:44:55contre la corruption,
00:44:56de luttes
00:44:56contre le terrorisme,
00:44:58contre la sécurité internationale,
00:45:00les États-Unis
00:45:00utilisent
00:45:01leur puissance
00:45:02financière
00:45:03pour imposer
00:45:04leurs intérêts
00:45:05économiques
00:45:06et politiques.
00:45:07Le rôle central
00:45:08du dollar
00:45:08permet à Washington
00:45:09de contrôler
00:45:10une partie importante
00:45:11des échanges mondiaux,
00:45:13de sanctionner
00:45:14des entreprises étrangères
00:45:15sans véritable légitimité
00:45:18internationale.
00:45:19Nous avons appelé
00:45:20la Commission européenne
00:45:21à renforcer
00:45:22sa stratégie
00:45:23de réduction des dépenses
00:45:24dans les secteurs stratégiques,
00:45:26notamment afin
00:45:27de mieux résister
00:45:28aux mesures coercitives
00:45:30de renforcer
00:45:31notre souveraineté.
00:45:32Il n'est pas acceptable
00:45:34que nombre d'entreprises
00:45:36préfèrent se conformer
00:45:38aux droits américains
00:45:39plutôt que de s'appuyer
00:45:40sur les mécanismes
00:45:42européens
00:45:42censés les protéger.
00:45:44Alors où les grands
00:45:46équilibres géopolitiques
00:45:47vacillent,
00:45:48où le socle
00:45:48des alliances européennes
00:45:50se fissurent,
00:45:51il est urgent
00:45:52de s'assurer
00:45:53de l'indépendance
00:45:54de notre système,
00:45:55de le douter
00:45:56d'outils juridiques
00:45:57économiques
00:45:58pour que le droit
00:45:59européen
00:46:00produise pleinement
00:46:01ses effets
00:46:02sans concurrence
00:46:03de puissance tierce.
00:46:05L'indépendance
00:46:06suppose
00:46:07des capacités
00:46:08d'appréciation
00:46:09de décision
00:46:10et d'action
00:46:10libre.
00:46:11L'Union européenne
00:46:12dispose déjà
00:46:13d'outils,
00:46:14mais néanmoins
00:46:15ils ne se révèlent pas
00:46:16suffisamment efficaces.
00:46:18Nous remercions
00:46:19notre collègue,
00:46:20le groupe socialiste
00:46:20et apparenté
00:46:21dans son entièreté
00:46:23soutiendra
00:46:24ce texte.
00:46:25Merci de votre
00:46:26intervention,
00:46:27monsieur le rapporteur.
00:46:29Merci,
00:46:30chers collègues.
00:46:31Effectivement,
00:46:31nos débats
00:46:32en commission
00:46:33des affaires européennes
00:46:34avaient déjà permis
00:46:35aux socialistes
00:46:37d'enrichir ce texte.
00:46:38Je vous remercie
00:46:38pour les amendements
00:46:39qu'on avait adoptés
00:46:40à ce moment-là.
00:46:41Vous réaffirmez
00:46:41votre soutien
00:46:42plein et entier
00:46:43à cette résolution
00:46:45et c'est heureux
00:46:46puisque,
00:46:46effectivement,
00:46:47nous devrons
00:46:48certainement
00:46:49de plus en plus
00:46:50âprement lutter
00:46:51contre les législations
00:46:54prédatrices
00:46:54des Etats-Unis d'Amérique
00:46:56dans les années
00:46:56et décennies à venir.
00:46:58Nos entreprises françaises,
00:46:59nos grandes industries
00:47:00verront qu'il y a
00:47:02une unanimité
00:47:02du côté de la gauche
00:47:03française
00:47:03pour les défendre.
00:47:05Merci.
00:47:06La parole à présent
00:47:07à monsieur Michel Herbillon
00:47:08pour la droite républicaine.
00:47:10Merci,
00:47:11monsieur le président,
00:47:12monsieur le rapporteur,
00:47:13chers collègues.
00:47:14Nous devons bien
00:47:15le constater.
00:47:16La proposition
00:47:17de résolution européenne
00:47:18que nous examinons
00:47:19aujourd'hui
00:47:19part d'un constat
00:47:21que nous partageons
00:47:22malheureusement tous
00:47:24et vous avez eu raison,
00:47:25chers collègues rapporteurs,
00:47:28de poser ce constat.
00:47:29Certaines de nos entreprises
00:47:30sont juridiquement
00:47:32et économiquement
00:47:33vulnérables
00:47:34face à certaines
00:47:35législations
00:47:36extraterritoriales.
00:47:37Cette vulnérabilité
00:47:39des acteurs économiques
00:47:41crée une vulnérabilité
00:47:43politique,
00:47:44c'est entendu.
00:47:45De même,
00:47:46il est entendu
00:47:46que les relations internationales,
00:47:48politiques comme commerciales,
00:47:50de crises en déclarations,
00:47:53de droits de douane
00:47:54en menaces
00:47:55venant des États-Unis
00:47:57comme parfois d'ailleurs,
00:47:59exigent de nous,
00:48:00à Paris,
00:48:01mais aussi au sein
00:48:02de l'Union européenne,
00:48:03une vigilance
00:48:05et une détermination accrue.
00:48:07L'instrument
00:48:08anti-coercition,
00:48:09outil majeur
00:48:10à la disposition
00:48:10de l'Union européenne
00:48:12et pour lequel
00:48:13la France a beaucoup agi,
00:48:15ne constitue
00:48:16cependant pas
00:48:17le levier de réponse
00:48:18adéquate
00:48:19à la situation
00:48:20précise
00:48:21de l'extraterritorialité.
00:48:23En effet,
00:48:24votre proposition
00:48:25de résolution
00:48:26repose sur une extension
00:48:28discutable
00:48:29de l'instrument
00:48:30qui n'a pas été conçue
00:48:32et vous le savez,
00:48:33cher collègue rapporteur,
00:48:35qui n'a pas été conçue
00:48:36pour traiter en bloc
00:48:37l'extraterritorialité,
00:48:39mais pour répondre
00:48:40à des situations
00:48:42précises.
00:48:44Votre proposition
00:48:45de résolution
00:48:46est par ailleurs
00:48:47politiquement inefficace,
00:48:49alors même
00:48:50que des États européens
00:48:51sont réservés
00:48:52sur son activation
00:48:54dans son champ actuel,
00:48:56vouloir en étendre
00:48:57d'emblée l'usage
00:48:58nous paraît être
00:49:00contre-productif.
00:49:01Enfin,
00:49:02permettez-moi
00:49:03de vous le dire
00:49:04avec un clin d'œil,
00:49:06cher collègue rapporteur,
00:49:07la référence
00:49:08à Cuba
00:49:08relève
00:49:10d'un tropisme
00:49:11idéologique
00:49:12qui,
00:49:13de notre point de vue,
00:49:14affaiblit
00:49:15la crédibilité
00:49:16de votre proposition.
00:49:18Chers collègues,
00:49:19la défense
00:49:20de nos entreprises,
00:49:21de notre souveraineté
00:49:22économique,
00:49:23mais aussi
00:49:24de notre action
00:49:25politique et diplomatique
00:49:26doit être
00:49:28l'un des principes
00:49:29de notre action.
00:49:30Mais cette action
00:49:31doit être
00:49:32ciblée
00:49:33et adéquate,
00:49:34sans quoi
00:49:35elle risque
00:49:36de n'être
00:49:37ni légitime
00:49:38ni efficace
00:49:38ou se réduire
00:49:39à des incantations.
00:49:41Le groupe
00:49:41droite républicaine
00:49:43n'est défavorable
00:49:44à l'adoption
00:49:44de cette proposition
00:49:45de résolution européenne.
00:49:47Merci,
00:49:48M. le vice-président,
00:49:49M. le rapporteur.
00:49:50Le groupe signataire
00:49:51est un peu dissipé,
00:49:52je trouve.
00:49:56La parole est au rapporteur,
00:49:58s'il vous plaît.
00:49:59Merci,
00:50:00chers collègues.
00:50:01Merci,
00:50:01chers collègues,
00:50:02pour votre intervention.
00:50:04Alors,
00:50:04d'abord,
00:50:05pour répondre
00:50:06sur la question
00:50:06de l'outil
00:50:07anticoercition,
00:50:08je l'ai dit tout à l'heure,
00:50:08au moment des débats
00:50:09au Parlement européen,
00:50:10précisément,
00:50:11il y a eu
00:50:12de la part
00:50:13de certains groupes
00:50:14un refus
00:50:14d'inscrire
00:50:15les législations
00:50:16extraterritoriales
00:50:16dans le cadre
00:50:17de l'outil
00:50:18anticoercition
00:50:19par vassalité
00:50:20aux Etats-Unis
00:50:20d'Amérique.
00:50:21Mais le fait
00:50:21qu'il y ait eu
00:50:22ce débat
00:50:22et qu'un certain
00:50:23nombre de groupes
00:50:24le proposent
00:50:25démontre parfaitement
00:50:26que l'outil
00:50:27pourrait tout à fait
00:50:28être conçu
00:50:29pour cela.
00:50:29J'attends d'ailleurs
00:50:30depuis ce matin
00:50:32dans les différentes
00:50:33expressions des groupes
00:50:34qui vont s'opposer
00:50:34à la résolution
00:50:35des solutions alternatives.
00:50:37Je n'en ai toujours
00:50:37pas entendu.
00:50:38Les législations
00:50:38extraterritoriales
00:50:39américaines,
00:50:41ce n'est pas le bon outil
00:50:42que je propose
00:50:42pour répondre
00:50:43mais il n'y a visiblement
00:50:44aucun outil
00:50:45puisque personne
00:50:45n'en propose aucun.
00:50:46Il n'y a pas
00:50:47de tropisme idéologique
00:50:48sur Cuba.
00:50:49Chers collègues,
00:50:49il y a effectivement
00:50:51un acharnement
00:50:52des Etats-Unis d'Amérique
00:50:53depuis des décennies
00:50:53pour asphyxier ce pays
00:50:55pour finalement
00:50:57atteindre à sa souveraineté
00:50:58pour faire que son peuple
00:50:59se retrouve dans
00:51:00les difficultés
00:51:00les plus terribles
00:51:01à cause des embargos
00:51:02qu'apposent les Etats-Unis.
00:51:04Ce n'est pas moi
00:51:04qui ai choisi
00:51:05d'aller m'en prendre
00:51:05au peuple cubain.
00:51:06Ce sont les Etats-Unis
00:51:07d'Amérique
00:51:07qui depuis des décennies
00:51:08finalement font cela
00:51:10et je constate
00:51:11donc malheureusement
00:51:11que la droite française
00:51:13ne défend plus
00:51:14l'industrie française
00:51:16qu'elle est
00:51:17et le général de Gaulle
00:51:18qui n'avait pas eu
00:51:19l'occasion de voir
00:51:19ces législations
00:51:20être mises en oeuvre
00:51:21puisqu'elles ont été
00:51:22commencées à partir
00:51:22de 1977
00:51:23doit certainement
00:51:24se retourner
00:51:25dans sa tombe.
00:51:26Merci.
00:51:28Merci, merci, s'il vous plaît.
00:51:34La parole pour les écologistes
00:51:37et sociales à Madame Sébailly,
00:51:40s'il vous plaît.
00:51:42Merci, M. le Président,
00:51:43M. le rapporteur.
00:51:45Cette résolution
00:51:46qui est la bienvenue
00:51:47pose une question
00:51:47profondément politique.
00:51:49Acceptons-nous que le droit
00:51:50devienne l'instrument
00:51:51des rapports de force
00:51:52entre puissances
00:51:53ou au contraire
00:51:54voulons-nous défendre
00:51:55un ordre international
00:51:56fondé sur des règles communes.
00:51:58Ce n'est pas le principe
00:51:59de l'extraterritorialité
00:52:00qui est mise en cause,
00:52:01d'ailleurs,
00:52:02puisque l'Union européenne
00:52:03y a elle-même recours.
00:52:04Ce qui est en cause,
00:52:05en revanche,
00:52:05c'est son usage
00:52:06lorsqu'il devient
00:52:07un outil de pression économique,
00:52:08diplomatique ou politique.
00:52:10Les conséquences sont concrètes.
00:52:12Entreprises européennes
00:52:13sanctionnées,
00:52:13banques contraintes,
00:52:14acteurs économiques
00:52:15poussés à renoncer
00:52:16à des activités pourtant licites
00:52:18au regard du droit européen.
00:52:20Aujourd'hui,
00:52:21l'extraterritorialité
00:52:22est aussi une atteinte directe
00:52:23à notre souveraineté.
00:52:24Mais il y a encore
00:52:25plus grave
00:52:25lorsque ces mécanismes
00:52:26visent des institutions
00:52:27internationales,
00:52:28notamment la Cour pénale
00:52:29internationale.
00:52:30Ils attaquent l'indépendance
00:52:31même de la justice
00:52:33internationale.
00:52:33Le rapport rappelle d'ailleurs
00:52:35les sanctions
00:52:36visant les membres
00:52:36de la CPI,
00:52:37dont le juge français
00:52:38Nicolas Guillou,
00:52:39dans le contexte
00:52:40de procédures
00:52:41concernant les mandats
00:52:42d'arrêt émis
00:52:43visant notamment
00:52:44Benjamin Netanyahou.
00:52:45Si une puissance
00:52:46peut sanctionner
00:52:47des juges internationaux
00:52:48parce qu'elle n'accepte
00:52:48pas leurs décisions,
00:52:50alors c'est l'idée même
00:52:51de la justice internationale
00:52:52qui vacille.
00:52:53La justice internationale
00:52:54doit pouvoir enquêter
00:52:55partout,
00:52:56y compris en Palestine,
00:52:57sans intimidation,
00:52:58sans sanctions
00:52:59et sans hiérarchie
00:53:00entre les vies humaines.
00:53:01C'est pourquoi
00:53:02le groupe écologiste
00:53:02votera pour cette résolution
00:53:04car elle propose
00:53:05de renforcer
00:53:06le règlement européen
00:53:07de blocage,
00:53:07de mobiliser pleinement
00:53:08l'instrument
00:53:09anti-coercition
00:53:10et de donner
00:53:11à l'Union européenne
00:53:11les moyens
00:53:12de protéger
00:53:12ses entreprises,
00:53:14ses institutions
00:53:14et son autonomie politique.
00:53:16Alors dans le cadre
00:53:17de cette commission
00:53:18ce matin,
00:53:19on a beaucoup parlé
00:53:20des USA
00:53:22et on pourrait se dire
00:53:23finalement qu'aujourd'hui
00:53:24effectivement le temps politique
00:53:25fait qu'on parle beaucoup
00:53:26des Etats-Unis
00:53:26mais la réalité
00:53:27c'est que n'importe quel autre
00:53:28Etat pourrait demain
00:53:29utiliser des outils
00:53:30pour sanctionner
00:53:31des entreprises françaises,
00:53:33pourrait sanctionner
00:53:33des ONG,
00:53:34pourrait sanctionner
00:53:35des personnalités
00:53:36et donc ce n'est pas
00:53:37qu'une question américaine,
00:53:38c'est une question
00:53:39de souveraineté pour nous
00:53:40en tant que nation française
00:53:42et là je suis assez surpris
00:53:44je dois dire
00:53:44parce que j'entends
00:53:46beaucoup de collègues
00:53:47depuis ce matin
00:53:48dire oui on est d'accord
00:53:49sur le constat
00:53:49on comprend etc
00:53:51les intérêts
00:53:52de cette résolution
00:53:52et de ce texte
00:53:53mais pourtant
00:53:54vous ne votez pas ce texte
00:53:55vous votez même contre
00:53:56alors moi ce qui m'interroge
00:53:58c'est finalement
00:53:58est-ce que vous avez
00:54:00vraiment à coeur
00:54:00les intérêts de la France
00:54:01parce que si c'était le cas
00:54:03et bien je crois
00:54:04chers collègues
00:54:04que vous devriez voter
00:54:05pour cette résolution
00:54:06je vous remercie
00:54:07Merci beaucoup
00:54:08Madame la députée
00:54:09Monsieur le rapporteur
00:54:10Oui merci
00:54:11chers collègues
00:54:11vous mettez le doigt
00:54:13sur plusieurs points importants
00:54:14en effet
00:54:16d'autres états
00:54:17pourraient y recourir
00:54:17les Etats-Unis
00:54:18pourraient aussi élargir
00:54:19le nombre des états
00:54:20qu'elles décideront
00:54:21de rendre infréquentables
00:54:23et encore plus
00:54:24sanctionner nos entreprises
00:54:25si demain
00:54:26elles commerçaient avec elles
00:54:27il n'y a aucune raison
00:54:28que Donald Trump
00:54:29s'arrête dans sa lancée
00:54:30quand je vois les difficultés
00:54:31qu'on a
00:54:31à lui envoyer
00:54:32un tout petit signal politique
00:54:33depuis le pays
00:54:34qui devrait quand même
00:54:35être en France
00:54:36en Europe
00:54:36pardon
00:54:37celui qui refuse
00:54:38le plus
00:54:39ce type de pratiques
00:54:41et refuse
00:54:42cet impérialisme juridique
00:54:44et vous parlez aussi
00:54:44des particuliers
00:54:45c'est très important
00:54:46j'en avais un peu
00:54:47parlé dans mon propos
00:54:48introductif
00:54:49mais le juge Guillou
00:54:50de la Cour pénale internationale
00:54:51s'est vu du jour au lendemain
00:54:53avoir ses moyens bancaires
00:54:54coupés
00:54:55avoir tous
00:54:56les sites
00:54:57qu'il pouvait avoir
00:54:57les comptes qu'il pouvait avoir
00:54:58sur des sites américains
00:55:00suspendus
00:55:00et ça pourra
00:55:01concerner n'importe quel citoyen
00:55:03demain
00:55:03que Donald Trump désignera
00:55:04il lui suffit
00:55:05par décret
00:55:05de vous désigner
00:55:07personne avant de grata
00:55:08pour que les Etats-Unis
00:55:09d'Amérique
00:55:09coupent tous les services
00:55:10auxquels vous avez recours
00:55:11et qui sont dépendants
00:55:14de leurs entreprises
00:55:15donc merci pour votre soutien
00:55:16notamment les cartes bancaires
00:55:17merci
00:55:18merci
00:55:19la parole
00:55:20à monsieur Bertambouix
00:55:21pour Horizon et Indépendant
00:55:23merci monsieur le président
00:55:25monsieur le rapporteur
00:55:27la question
00:55:28de l'extraterritorialité
00:55:29des législations étrangères
00:55:30est une question sérieuse
00:55:31que nous partageons
00:55:32elle touche directement
00:55:34à notre souveraineté économique
00:55:36à la protection
00:55:36de nos entreprises
00:55:37et plus largement
00:55:38à la capacité de l'Europe
00:55:39à défendre ses intérêts
00:55:40dans un monde
00:55:41de plus en plus marqué
00:55:42par les rapports de force
00:55:44personne ici
00:55:45n'a oublié
00:55:46l'affaire Alstom
00:55:47BNP Paribas
00:55:48Airbus
00:55:49ou Société Générale
00:55:50personne ne peut nier
00:55:51non plus
00:55:51que certaines législations étrangères
00:55:53en particulier américaines
00:55:56produisent des effets
00:55:57bien au-delà
00:55:58de leurs frontières
00:55:59parfois au détriment
00:55:59de nos entreprises européennes
00:56:01pourtant parfaitement
00:56:02en conformité
00:56:03avec notre propre droit
00:56:04la France et l'Europe
00:56:06ne sont d'ailleurs pas
00:56:07restées inactives
00:56:08le règlement de blocage européen
00:56:10de 96
00:56:11la loi sympa 2
00:56:12les conventions judiciaires
00:56:13d'intérêt public
00:56:14ou encore
00:56:15l'instrument
00:56:16anti-coercition
00:56:17adopté en 2023
00:56:18qui témoignent
00:56:19d'une prise de conscience
00:56:20progressive
00:56:21nous devons poursuivre
00:56:22ce travail
00:56:23avec détermination
00:56:25mais monsieur le rapporteur
00:56:26c'est précisément
00:56:28parce que ce sujet
00:56:30est stratégique
00:56:31qu'il mérite
00:56:32une réponse
00:56:32juridiquement solide
00:56:34est politiquement crédible
00:56:36pourquoi nous ne voterons pas
00:56:38cette résolution
00:56:39parce que votre proposition
00:56:41monsieur le rapporteur
00:56:42elle entretient une confusion
00:56:44entre deux notions
00:56:46distinctes
00:56:47l'extraterritorialité du droit
00:56:49et la coercition économique
00:56:51l'instrument anti-coercition européen
00:56:53était conçu pour répondre
00:56:55à des actes de pression économique
00:56:57ciblés
00:56:57ponctuels
00:56:58et assumés
00:56:59par un tiers état
00:57:01il n'a pas été pensé
00:57:02pour traiter l'ensemble
00:57:04du phénomène
00:57:04beaucoup plus ancien
00:57:06diffus et complexe
00:57:07des législations
00:57:08extraterritoriales
00:57:09vouloir faire entrer
00:57:10dans ce cadre
00:57:11les dispositifs
00:57:12comme le FCPA
00:57:13le Cloud Act
00:57:14revient à détourner
00:57:15l'objet même
00:57:16de cet outil
00:57:17au risque d'en fragiliser
00:57:19la portée juridique
00:57:20et politique
00:57:20dès sa première utilisation
00:57:22surtout
00:57:23derrière cette apparence
00:57:24technicité
00:57:25de votre résolution
00:57:26se dessine
00:57:27une lecture géopolitique
00:57:29que nous ne partageons pas
00:57:31je vous cite
00:57:32faire de la solidarité
00:57:34avec Cuba
00:57:35un axe
00:57:36de la politique européenne
00:57:38c'est un peu osé
00:57:39ça relève plus
00:57:41du manifeste
00:57:41que de la résolution
00:57:43d'autre part
00:57:44comme l'a indiqué
00:57:45l'une de nos collègues
00:57:47vous centrez votre propos
00:57:48sur les Etats-Unis
00:57:49mais il n'y a pas
00:57:50que les Etats-Unis
00:57:51vous auriez dû garder
00:57:52une vision très généraliste
00:57:54sur votre résolution
00:57:55ce que vous n'avez
00:57:56manifestement pas fait
00:57:57c'est donc pas notre
00:57:59vision
00:58:00de la souveraineté européenne
00:58:03ni celle
00:58:03de l'équilibre stratégique
00:58:05dont notre continent
00:58:06a besoin
00:58:07pour notre part
00:58:08nous croyons
00:58:09à une approche
00:58:10pragmatique européenne
00:58:11des solutions
00:58:11voici
00:58:12renforcer réellement
00:58:14le règlement de blocage
00:58:15réduire nos dépendances
00:58:16technologiques
00:58:17et financières
00:58:18développer des infrastructures
00:58:20européennes robustes
00:58:21protéger nos entreprises
00:58:22sans tomber
00:58:23dans une logique
00:58:23de confrontation
00:58:24idéologique
00:58:25pour toutes ces raisons
00:58:27nous ne voterons pas
00:58:28votre résolution
00:58:29merci
00:58:30monsieur le rapporteur
00:58:31merci chers collègues
00:58:32pour votre intervention
00:58:33et j'ai envie de dire
00:58:34pour votre sincérité
00:58:35puisque vous avez vous
00:58:37au moins répondu
00:58:38politiquement
00:58:38sur le fait
00:58:39que effectivement
00:58:40le combat que je mène
00:58:42avec les parlementaires
00:58:43de mon groupe
00:58:44et ceux d'autre banc
00:58:45contre l'impérialisme
00:58:46des Etats-Unis
00:58:47d'Amérique
00:58:47n'était pas le vôtre
00:58:48mais au moins
00:58:48ça a le mérite
00:58:49d'être sincère
00:58:50et non
00:58:51il n'y a pas
00:58:52de
00:58:53comment dire
00:58:53d'audace particulière
00:58:55à vouloir
00:58:56que l'Europe
00:58:57soit solidaire
00:58:58d'un pays
00:58:58qui est étranglé
00:58:59par une puissance
00:58:59voisine
00:59:00encore une fois
00:59:01ça n'est pas moi
00:59:02qui ai choisi
00:59:03de persécuter Cuba
00:59:04depuis des décennies
00:59:05si c'était un autre pays
00:59:06sachez bien
00:59:07que ma solidarité
00:59:07enfin ma demande
00:59:08de solidarité
00:59:09serait la même
00:59:10et enfin
00:59:10pour répondre
00:59:11au premier argument
00:59:12que vous avez évoqué
00:59:12non l'instrument
00:59:13anti-coercition
00:59:14dire qu'il n'est pas fait
00:59:15pour répondre
00:59:15aux législations
00:59:16extraterritoriales
00:59:17c'est précisément
00:59:18ne pas vouloir
00:59:19apporter de réponses
00:59:20politiques fortes
00:59:21à ces législations
00:59:22puisque je l'ai dit
00:59:22à plusieurs reprises ce matin
00:59:23lors des débats
00:59:24au Parlement européen
00:59:25il avait été précisément dit
00:59:27que ça pourrait être
00:59:28l'instrument idéal
00:59:29pour cela
00:59:29et il a eu un refus politique
00:59:30de certains groupes
00:59:32là-bas
00:59:32de l'inscrire
00:59:33pour les raisons
00:59:34qui nous amènent
00:59:35à débattre ensemble
00:59:36ce matin
00:59:37à savoir une lecture géopolitique
00:59:38qui consiste à considérer
00:59:39que les Etats-Unis d'Amérique
00:59:40doivent rester finalement
00:59:41maîtres du jeu
00:59:43maîtres à bord
00:59:43y compris sur nos entreprises
00:59:45et y compris
00:59:45sur notre propre territoire
00:59:46Merci beaucoup
00:59:47Monsieur le rapporteur
00:59:48La parole à présent
00:59:49à Monsieur Laurent Mazury
00:59:52pour le groupe
00:59:53Liberté, Indépendant, Outre-mer
00:59:55et Territoire
00:59:57Merci Monsieur le Président
00:59:58Merci Monsieur le rapporteur
00:59:59Chers collègues
01:00:00Dans la guerre économique mondiale
01:00:02le droit n'est plus
01:00:03un outil de justice
01:00:04c'est une arme de destruction massive
01:00:05de la concurrence
01:00:07mais aussi de nos Etats
01:00:08Soyons lucides
01:00:09l'hégémonie du dollar
01:00:10est un levier de chantage juridique
01:00:12redoutable
01:00:12Une simple transaction
01:00:14libellée en dollars
01:00:15un simple courriel
01:00:16transitant même
01:00:17par un serveur américain
01:00:18et la machine judiciaire
01:00:19de Washington
01:00:19s'empare du dossier
01:00:20L'équipe est la facture
01:00:22nombreux ici l'ont déjà dit
01:00:23nos fleurons industriels
01:00:24et financiers
01:00:25Alstom, BNP Paribas
01:00:27voire même dans certains cas
01:00:28Total
01:00:28la liste de nos entreprises
01:00:30raquettées
01:00:31est longue
01:00:32Chers collègues
01:00:33nous ne prenons pas
01:00:34la rupture
01:00:34avec nos alliés transatlantiques
01:00:35mais l'amitié
01:00:36n'interdit pas la clarté
01:00:37L'histoire commune
01:00:39et l'alliance
01:00:39de nos démocraties
01:00:40ne peuvent pas justifier
01:00:42l'exercice sans limite
01:00:43d'un pouvoir juridique
01:00:44détourné
01:00:44à des fins de guerre commerciales
01:00:46Alors que fait l'Europe ?
01:00:47Elle met à notre disposition
01:00:49le règlement de blocage
01:00:50ou encore le nouvel instrument
01:00:51anti-coercition
01:00:53Mais soyons honnêtes
01:00:54l'efficacité de ces boucliers
01:00:55reste limitée
01:00:56face à la puissance de feu
01:00:57de la justice américaine
01:00:58Pourquoi ?
01:00:59Pourquoi ?
01:00:59Parce que selon nous
01:01:00tant que l'Europe avancera
01:01:01en ordre dispersé
01:01:03tant que nous ne ferons pas
01:01:04preuve de naïveté
01:01:04tant que nous continuerons
01:01:06à faire preuve de naïveté
01:01:07nos entreprises
01:01:07continueront elles
01:01:08de subir et de plier
01:01:09sous la contrainte
01:01:10Le groupe Liot
01:01:11croit en une Europe
01:01:12des nations plus fortes
01:01:14une Europe du droit
01:01:14fermement attachée
01:01:15au multilatéralisme
01:01:16Mais le multilatéralisme
01:01:18ne doit pas être
01:01:18le refuge des faibles
01:01:19Notre réponse doit être
01:01:21ferme, unie
01:01:22et immédiate
01:01:23Monsieur le rapporteur
01:01:24je regrette malgré tout
01:01:25que le texte
01:01:26que vous nous proposez
01:01:27d'adopter aujourd'hui
01:01:27ne soit pas en ligne
01:01:28avec d'autres propositions
01:01:29justement de coercition
01:01:31mais aussi de dissuasion
01:01:32comme par exemple
01:01:33l'utilisation des avoirs
01:01:34étrangers gelés
01:01:35dans le cadre
01:01:36des condamnations internationales
01:01:37pour les crimes contre l'immunité
01:01:38et les crimes de guerre
01:01:39auxquels votre parti s'oppose
01:01:40deux poids
01:01:41deux mesures
01:01:42je le regrette
01:01:43contre toute logique
01:01:44par conséquent
01:01:45et tout à l'heure
01:01:46on nous a passé
01:01:46de ne pas fâcher
01:01:47les Etats-Unis
01:01:48pourquoi ne pas fâcher
01:01:49aussi la Russie
01:01:50qui est quand même
01:01:51un état terroriste
01:01:52aujourd'hui
01:01:52par ailleurs
01:01:53la suppression
01:01:54à bas bruit
01:01:55du principe d'unanimité
01:01:56qui a déjà été évoqué
01:01:57par un de nos collègues
01:01:57en filigrame
01:01:58dans notre PPR
01:01:59nous a même à penser
01:02:00que le diagnostic
01:02:02et là nous le partageons
01:02:03à 100%
01:02:04est bon
01:02:04mais que l'ordonnance
01:02:06elle ne l'est pas
01:02:07pour cette raison
01:02:08comme en commission
01:02:08des affaires européennes
01:02:09nous nous abstiendrons
01:02:10sur votre proposition
01:02:11de résolution
01:02:11je vous remercie
01:02:15merci pour votre réponse
01:02:16chère collègue
01:02:17belle tentative
01:02:18de diversion
01:02:19elle est habile
01:02:20mais effectivement
01:02:22je ne crois pas
01:02:23que la Russie
01:02:23puisse par exemple
01:02:24émettre du rouble
01:02:25sans avoir la contrepartie
01:02:27en or
01:02:27et que les transactions
01:02:28internationales
01:02:29se fassent en rouble
01:02:30je ne crois pas
01:02:31qu'il y ait de lois russes
01:02:32qui s'appliquent
01:02:34à l'ensemble
01:02:34des entreprises du monde
01:02:35et qu'on ait eu
01:02:36une entreprise française
01:02:37qui ait eu
01:02:37une quelconque amende
01:02:39à payer au trésor russe
01:02:40donc soit on est sérieux
01:02:41et on parle du sujet
01:02:42c'est à dire
01:02:42l'hégémonie du dollar
01:02:44là les législations
01:02:45extraterritorielles
01:02:46extraterritorielles
01:02:46des Etats-Unis
01:02:47et les conséquences
01:02:48fâcheuses pour nos entreprises
01:02:49soit on est sur autre chose
01:02:50alors je comprends
01:02:51que vous êtes un peu mitigé
01:02:52vous m'avez quand même dit
01:02:53que sur la question
01:02:54de l'extraterritorial
01:02:55ah pardon
01:02:56bref on en a assez parlé
01:02:57ce matin je crois
01:02:57qu'on a compris
01:02:58vous étiez plutôt
01:03:00en soutien
01:03:01mais pour finalement
01:03:02ne pas voter le texte
01:03:03vous allez prétexter
01:03:05et chercher d'autres sujets
01:03:06qui sont absolument
01:03:07différents
01:03:07et absolument incomparables
01:03:09encore une fois
01:03:10s'il y avait des lois
01:03:10russes extraterritoriales
01:03:11je les combattrais
01:03:12de la même manière
01:03:12mais il se trouve
01:03:13qu'il n'y en a que
01:03:14des Etats-Unis
01:03:16Merci la parole
01:03:17à présent
01:03:18à madame Carole Guilherme
01:03:20pour le groupe démocrate
01:03:21Merci monsieur le président
01:03:23monsieur le rapporteur
01:03:24mes chers collègues
01:03:26la proposition de résolution européenne
01:03:28que nous examinons aujourd'hui
01:03:29traite d'un sujet sérieux
01:03:30important
01:03:31et dont il faut reconnaître
01:03:32qu'il peut dépasser
01:03:33certains clivages politiques
01:03:34traditionnels
01:03:35celui de la protection
01:03:36de l'Union européenne
01:03:37face aux effets
01:03:38des législations
01:03:38extraterritoriales étrangères
01:03:40car derrière cette question juridique
01:03:42c'est bien un enjeu
01:03:43de souveraineté économique
01:03:45stratégique
01:03:45et même politique
01:03:46qui est posé
01:03:47les sanctions secondaires
01:03:49les dispositifs
01:03:50de coercition économique
01:03:51ou certaines contraintes
01:03:52extraterritoriales
01:03:53peuvent fragiliser
01:03:54les entreprises européennes
01:03:55limiter notre autonomie
01:03:57de décision
01:03:58et parfois placer
01:03:59nos opérateurs
01:04:00dans des situations
01:04:01juridiquement intenables
01:04:02sur ce point
01:04:04nous partageons
01:04:05la préoccupation
01:04:05de fonds portés
01:04:06par cette résolution
01:04:07et nous voyons également
01:04:09dans la mobilisation
01:04:09de l'instrument
01:04:10anti-coercition européen
01:04:12une forme de reconnaissance
01:04:13du travail mené
01:04:14depuis plusieurs années
01:04:15au Parlement européen
01:04:16sur l'autonomie stratégique
01:04:17et la souveraineté économique
01:04:19de l'Union
01:04:19mais nous devons aussi
01:04:21garder une forme
01:04:21de rigueur
01:04:22et de prudence
01:04:23d'abord parce que
01:04:24l'exposé des motifs
01:04:26donne selon nous
01:04:27une place excessive
01:04:28à la question cubaine
01:04:29et parfois
01:04:30avec une tonalité
01:04:31davantage militante
01:04:32que strictement juridique
01:04:34ou stratégique
01:04:35cela tend à déséquilibrer
01:04:36un sujet qui au fond
01:04:38est beaucoup plus vaste
01:04:39ensuite
01:04:40parce que l'extension
01:04:41du règlement
01:04:42anti-coercition
01:04:43aux législations
01:04:43extraterritoriales
01:04:44soulève de véritables
01:04:46questions juridiques
01:04:47qualification même
01:04:48de la coercition
01:04:49champ exact du règlement
01:04:51articulation avec
01:04:52le droit international
01:04:53économique
01:04:53ou encore
01:04:54condition d'activation
01:04:55d'un instrument
01:04:56qui à ce stade
01:04:57n'a jamais été utilisé
01:04:58ces débats sont légitimes
01:05:00ils sont même nécessaires
01:05:02mais ils mériteraient
01:05:03sans doute
01:05:03un travail juridique
01:05:04et politique
01:05:05plus approfondi
01:05:05que celui permis
01:05:06par le cadre
01:05:07d'une proposition
01:05:08de résolution européenne
01:05:09enfin nous devons aussi
01:05:11regarder ce texte
01:05:12avec lucidité politique
01:05:13notre groupe
01:05:14les démocrates
01:05:15abordera donc ce débat
01:05:16dans un esprit
01:05:17de responsabilité
01:05:18d'équilibre
01:05:19et de souveraineté
01:05:20européenne
01:05:21sans caricature
01:05:22ni naïveté
01:05:22je vous remercie
01:05:24Merci bien monsieur le rapporteur
01:05:27Merci chers collègues
01:05:28pour votre intervention
01:05:28sur la question par exemple
01:05:30de l'éventuelle tonalité
01:05:32militante
01:05:33si véritablement
01:05:34il y avait des rédactions
01:05:36qui vous déplaisaient
01:05:37j'aurais aimé
01:05:38pouvoir examiner
01:05:39comme rapporteur
01:05:40les amendements
01:05:40de votre groupe
01:05:41donc ça me fait dire
01:05:43que finalement
01:05:43voilà l'ensemble
01:05:44des groupes parlementaires
01:05:46de ce qu'on appelle
01:05:47le socle commun
01:05:48se sont maintenant exprimés
01:05:49il n'y a aucune volonté
01:05:50d'agir contre les législations
01:05:52extraterritoriales
01:05:53états-uniennes
01:05:53et la réinscription
01:05:54ce matin
01:05:55à l'ordre du jour
01:05:56de ce texte
01:05:56à la commission
01:05:57des affaires étrangères
01:05:58contre la volonté
01:05:58du rapporteur que je suis
01:05:59visait donc à effectivement
01:06:01faire battre un vote
01:06:02qui permettait
01:06:03à l'assemblée nationale française
01:06:04d'exprimer
01:06:05une position ferme
01:06:06contre la législation
01:06:07extraterritoriale américaine
01:06:08qui avait été obtenue
01:06:09en délégation
01:06:10des affaires européennes
01:06:11je constate que le président
01:06:11vient même d'arriver
01:06:12pour faire un monde honorable
01:06:13et être sûr que ce vote
01:06:14soit oublié le plus vite possible
01:06:16et je regrette
01:06:16cette démarche politique
01:06:17et d'affaiblissement
01:06:18de la position
01:06:19de l'assemblée nationale française
01:06:21face encore une fois
01:06:22à des législations
01:06:23qui mettent nos entreprises
01:06:24à genoux
01:06:24qui infligent des milliards
01:06:26de dollars et d'euros
01:06:27à payer au trésor américain
01:06:29par encore une fois
01:06:30nos fleurons français
01:06:31il n'y aura donc ce matin
01:06:32que la gauche
01:06:33et en particulier
01:06:33la France insoumise
01:06:34pour soutenir cette résolution
01:06:36et s'opposer à ces pratiques
01:06:39merci
01:06:41merci
01:06:41je vous laisse régler
01:06:42vos sujets
01:06:45nous avons
01:06:46nous avons
01:06:50essayons de rester sur le texte
01:06:52de ne pas surpolitiser
01:06:54les choses
01:06:55il y a beaucoup d'éléments
01:06:56juridiques
01:06:57techniques
01:06:57qui ont été apportés
01:06:58et pas uniquement
01:06:59des éléments politiques
01:07:02nous avons
01:07:03quelques inscrits
01:07:05pour poursuivre le débat
01:07:07la parole
01:07:08à monsieur
01:07:09Jean-Paul Lecoq
01:07:12merci monsieur le président
01:07:13comme j'avais utilisé
01:07:14qu'une minute trente
01:07:15dans la première partie
01:07:17je m'autorise
01:07:18une intervention complémentaire
01:07:20suite au débat
01:07:21en fait
01:07:23on sait qu'on n'a pas
01:07:24une disposition parfaite
01:07:25avec ce que propose
01:07:26le rapporteur
01:07:27avec l'instrument
01:07:28de anticoercition
01:07:30certes
01:07:31mais c'est une résolution
01:07:32en même temps
01:07:33c'est pas
01:07:33c'est pas une loi
01:07:34c'est une résolution
01:07:36qui invite l'union européenne
01:07:37à travailler le sujet
01:07:39et bien que la France
01:07:40que le parlement français
01:07:41par cette résolution
01:07:43pose l'enjeu
01:07:45auprès de l'union européenne
01:07:46pour travailler le sujet
01:07:47ça me semble important
01:07:49et je suis surpris
01:07:50que la droite
01:07:50qui d'habitude défend
01:07:52les grandes entreprises
01:07:53défend les banques
01:07:54défend les assurances
01:07:55défend
01:07:55défend tous ceux
01:07:56qui se font inquiéter
01:07:57par les Etats-Unis
01:07:58n'ont pas un geste
01:08:01pour dire
01:08:02c'est pas parfait
01:08:03mais on va quand même soutenir
01:08:04parce que c'est
01:08:05parce qu'on soutient
01:08:06nos entreprises
01:08:07vous le faites même pas ça
01:08:08elles en tiendront compte
01:08:09et puis concernant Cuba
01:08:11je termine là-dessus
01:08:11non j'ai une minute
01:08:12plus une
01:08:12deux
01:08:13sur Cuba
01:08:14hier
01:08:15hier
01:08:15c'est-à-dire
01:08:16il n'y a même pas 24 heures
01:08:17monsieur le président
01:08:18il n'y a même pas 24 heures
01:08:19le ministre des affaires étrangères
01:08:21à côté de vous
01:08:22a expliqué
01:08:23que la France
01:08:24depuis toujours
01:08:25était contre le blocus
01:08:26de Cuba
01:08:27et que depuis toujours
01:08:28la France
01:08:30réagissait
01:08:30et qu'elle faisait
01:08:31ce qu'elle pouvait
01:08:32etc
01:08:32le rapporteur
01:08:34n'a rien dit d'autre
01:08:35dans cette résolution
01:08:37Cuba
01:08:38c'est un exemple
01:08:39de ce que
01:08:40sont capables de faire
01:08:42les Etats-Unis
01:08:43et qu'il faut combattre
01:08:44le rapporteur dit ça
01:08:45disons-le avec lui
01:08:47tout comme le ministre
01:08:48des affaires étrangères
01:08:49l'a dit hier
01:08:51merci monsieur Coque
01:08:52il vous reste
01:08:5320 secondes
01:08:54dans votre décompte personnel
01:08:55voilà
01:08:58on va
01:08:58on va
01:08:59on va
01:09:00on va
01:09:00on va
01:09:01la parole à monsieur
01:09:02Michel Guignot
01:09:04et merci monsieur le président
01:09:05monsieur le rapporteur
01:09:06votre rapport pointe en page 13
01:09:08le fait que de multiples
01:09:09entreprises françaises
01:09:10ont été condamnées
01:09:11à payer des centaines
01:09:12de millions de dollars
01:09:13d'amende
01:09:13ça a été dit
01:09:13et redit
01:09:14aux Etats-Unis
01:09:15pour des manquements
01:09:16en pratiques commerciales
01:09:17sans que la France
01:09:18ni l'Union Européenne
01:09:19ne dispose d'instruments
01:09:20équivalents
01:09:21pourtant
01:09:22nous disposons
01:09:23d'une loi dite
01:09:24de blocage
01:09:24mon voisin l'a évoqué
01:09:26tout à l'heure
01:09:26adoptée en 1968
01:09:28réformée en 2022
01:09:29laquelle permet d'éviter
01:09:31que les autorités étrangères
01:09:32n'aient connaissance
01:09:33d'informations sensibles
01:09:35attentant aux intérêts
01:09:37de la nation
01:09:37lors d'enquêtes
01:09:38en les contraignant
01:09:39à respecter les canaux
01:09:40de l'entraide judiciaire
01:09:42ou administrative
01:09:43internationale
01:09:43ce rapporteur
01:09:44pourquoi devons-nous
01:09:45voter
01:09:46un accroissement
01:09:48des compétences
01:09:49au profit
01:09:49de l'Union Européenne
01:09:50quand on sait
01:09:51que les réponses
01:09:51de Bruxelles
01:09:52ne fonctionnent
01:09:52que trop rarement
01:09:53alors que nous disposons
01:09:55d'un arsenal législatif
01:09:56que nous pourrions
01:09:57renforcer
01:09:58dans l'intérêt
01:09:59de la France
01:09:59et des Français
01:10:00merci monsieur le rapporteur
01:10:03Merci
01:10:03la parole à madame
01:10:04Constance Le Grip
01:10:06Oui
01:10:07merci monsieur le président
01:10:08pour la bonne information
01:10:09de tous
01:10:10et la bonne clarté
01:10:11de nos débats
01:10:11je voulais quand même
01:10:12reprendre la parole
01:10:13pour ne pas laisser
01:10:14accréditer l'idée
01:10:15que nous
01:10:16la France
01:10:17l'Union Européenne
01:10:17les pays européens
01:10:18nous ne faisons rien
01:10:19et nous n'avons rien fait
01:10:20rien que dans la dernière décennie
01:10:21il y a eu la création
01:10:22du parquet national financier
01:10:23il y a eu la loi
01:10:25Sapin 2
01:10:25il y a eu la création
01:10:26de l'agence française
01:10:27anticorruption
01:10:27il y a eu
01:10:28ça a déjà été évoqué
01:10:29par un autre collègue
01:10:29la convention judiciaire
01:10:30d'intérêt public
01:10:31CGIP
01:10:32qui est un instrument
01:10:32extrêmement important
01:10:33et tout cela a contribué
01:10:34à renforcer
01:10:35la crédibilité de la France
01:10:36en matière de lutte
01:10:37contre la corruption
01:10:38le décret de février 2022
01:10:41relatif
01:10:42à
01:10:43la création
01:10:44d'un guichet unique
01:10:45entre guillemets
01:10:46le 6C de Bercy
01:10:48pour lutter contre
01:10:50les
01:10:51traiter les demandes étrangères
01:10:53et lutter contre
01:10:54les éventuels
01:10:54investissements
01:10:55directs étrangers
01:10:56non
01:10:57non
01:10:58acceptables
01:10:59et est également
01:11:00un signe fort
01:11:01de notre capacité
01:11:02de riposte
01:11:03de lucidité
01:11:04et de ne pas rester
01:11:05contrairement à ce que vous dites
01:11:06les bras ballants
01:11:07et au plan européen aussi
01:11:08il y a eu des avancées
01:11:10tout se fait à 27
01:11:11donc forcément
01:11:11ça prend du temps
01:11:12c'était pas parfait
01:11:13ça fait pas assez vite
01:11:14la directive de 24
01:11:15sur la définition
01:11:16des informations pénales
01:11:17beaucoup d'autres instruments
01:11:18le parquet européen
01:11:20tout cela va dans le bon sens
01:11:22il faut aller peut-être
01:11:23plus loin et plus vite
01:11:24mais pas avec l'instrument
01:11:25que vous préconisez
01:11:26je suis désolé
01:11:26monsieur Arnaud Le Gall
01:11:29merci monsieur le président
01:11:30bon ben là on a eu
01:11:31un florilège
01:11:32de toutes les excuses
01:11:33finalement
01:11:33des gens plus ou moins
01:11:35alignés sur le trumpisme
01:11:36pour ne pas voter
01:11:37cette proposition
01:11:38de révision européenne
01:11:40et je constate
01:11:41qu'il y a un alignement
01:11:42et madame Le Grip
01:11:43qui a tout à fait le droit
01:11:43de prendre ses positions
01:11:44et on est un exemple parfait
01:11:46il y a un alignement
01:11:47entre ceux qui ont
01:11:48tout accepté
01:11:49de l'accord commercial
01:11:50USA
01:11:50complètement
01:11:52léonin
01:11:53qui était inacceptable
01:11:55dont la version
01:11:56qui a été validée
01:11:58là récemment
01:11:58est encore pire
01:12:00que la version initiale
01:12:01de l'été dernier
01:12:01et là vous n'y trouvez
01:12:02rien à y redire
01:12:04en fait
01:12:05il y a plusieurs types
01:12:06de diversions
01:12:06d'abord il y a Cuba
01:12:07la belle affaire
01:12:08c'est dommage
01:12:09que le président Hollande
01:12:10ne soit pas là
01:12:10il est allé à Cuba
01:12:11sous la mandature
01:12:12parce qu'Obama
01:12:13avait autorisé
01:12:14à aller à Cuba
01:12:14il était même allé
01:12:15avec des patrons français
01:12:16qui ne trouvaient
01:12:17rien à y redire
01:12:17à l'époque
01:12:18et maintenant que Trump
01:12:19a décidé qu'on ne peut plus
01:12:20ah Cuba est redevenu
01:12:21le diable
01:12:22enfin on est en train
01:12:23de parler d'un embargo
01:12:24subi par une île
01:12:25depuis plus de 60 ans
01:12:26totalement illégal
01:12:27au regard du droit
01:12:28international
01:12:29et quoi qu'on pense
01:12:30des dirigeants cubains
01:12:31on pourrait au moins
01:12:31se mettre d'accord
01:12:32sur le devoir humanitaire
01:12:33vis-à-vis de la population
01:12:34cubaine
01:12:35merci
01:12:36et d'autres
01:12:36non j'ai pas fini
01:12:37monsieur le président
01:12:37c'est l'heure de finir
01:12:38monsieur
01:12:39les arguments techniques
01:12:40je renvoie juste
01:12:41les arguments techniques
01:12:42je vous laisse conclure
01:12:43ça fait 10 ans
01:12:44que les gens qui sont au pouvoir
01:12:45nous expliquent que la loi
01:12:46n'est pas assez bonne
01:12:47techniquement
01:12:47qu'ont-ils fait
01:12:48ils avaient les services
01:12:49de l'état pour faire
01:12:50des lois parfaites
01:12:51techniquement
01:12:51ça ne les empêche pas
01:12:52de se faire souvent
01:12:52retoquer par le conseil
01:12:53consulé et le conseil d'état
01:12:54franchement c'est de très
01:12:55mauvaise foi
01:12:58oui merci monsieur le président
01:12:59donc je voudrais dire
01:13:00à notre collègue rapporteur
01:13:03puisque on a tous
01:13:04partagé le même constat
01:13:05mais je voulais
01:13:08évoquer la référence
01:13:09qu'il a fait au général
01:13:10de Gaulle
01:13:12et rendre hommage
01:13:13finalement à André Malraux
01:13:15qui a dit
01:13:15tout le monde a été
01:13:17et ou sera gaulliste
01:13:18nous avons constaté
01:13:20ce matin
01:13:20nous avons constaté
01:13:22ce matin
01:13:22qu'il y avait une nouvelle
01:13:24tendance du gaullisme
01:13:25le gaullisme
01:13:26LFI
01:13:27merci monsieur
01:13:29merci
01:13:30la parole
01:13:31à monsieur Pierre
01:13:32Priptich
01:13:33et ensuite
01:13:34Guillaume Bigot
01:13:35oui
01:13:36je voudrais dire
01:13:36à l'ensemble de l'assemblée
01:13:38à monsieur le rapporteur
01:13:39que le groupe socialiste
01:13:40je me répète
01:13:41dans son entièreté
01:13:42votera
01:13:42la disposition
01:13:44donc je pense que nous appartenons
01:13:45à la gauche
01:13:46et donc nous voterons
01:13:47cette résolution
01:13:50il est temps aussi
01:13:52que nos collègues
01:13:52et je respecte leur position
01:13:54soient éclairés
01:13:56éclairés par
01:13:58la volonté
01:13:59notamment
01:14:00de l'économie
01:14:01et du système américain
01:14:03de contrôler
01:14:03lorsqu'on nous supprimera
01:14:05la carte bancaire
01:14:06lorsque les données
01:14:07qui seront stockées
01:14:08dans les data centers
01:14:09seront transitées
01:14:11vers les Etats-Unis
01:14:12on aura beau faire
01:14:13des grands discours
01:14:14sur la souveraineté
01:14:15alors on aura besoin
01:14:17en fait
01:14:17d'instruments de lutte
01:14:19et pour reprendre
01:14:20une formule
01:14:20de Guillaume Apollinaire
01:14:21il est grand temps
01:14:22de rallumer
01:14:23les étoiles
01:14:24de la lucidité
01:14:27c'est ce que vous avez rajouté
01:14:29vous-même
01:14:29de la lucidité
01:14:30c'est pas le texte
01:14:32non mais pour être exact
01:14:33dans les citations
01:14:34monsieur Guillaume Bigot
01:14:36oui très rapidement
01:14:38monsieur le président
01:14:39monsieur le rapporteur
01:14:39vous dites que
01:14:42d'abord je tiens
01:14:42à rappeler un contexte
01:14:43parce que dans ce
01:14:45contexte actuel
01:14:46la commission européenne
01:14:47préconise l'extension
01:14:48constante
01:14:48et vous le savez bien
01:14:49du domaine
01:14:50de la majorité qualifiée
01:14:51et notamment
01:14:51à la politique étrangère
01:14:52et de sécurité commune
01:14:53et là on est à la limite
01:14:54dans le sujet
01:14:54de la souveraineté numérique
01:14:55et vous le savez
01:14:57nous sommes donc
01:14:58contre cette extension
01:14:59et vous nous dites
01:15:00nous aussi
01:15:01enfin vous aussi
01:15:02vous êtes contre
01:15:02alors bon
01:15:03on l'entend
01:15:03admettons
01:15:04mais j'ai cru comprendre
01:15:05mais corrigez-moi
01:15:06si je me trompe
01:15:07que dans votre texte
01:15:07vous étendez
01:15:08vous entendez
01:15:09pardon
01:15:09étendre l'instrument
01:15:11anti-coercition
01:15:12en préconisant
01:15:13ce qu'on pourrait appeler
01:15:14en creux
01:15:14quand même
01:15:14une politique
01:15:15de souveraineté
01:15:16numérique européenne
01:15:17or vous tombez
01:15:18dans ce que vous dénoncez
01:15:19parce que ça n'arrivera
01:15:20pas précisément
01:15:21parce que l'union européenne
01:15:22est largement
01:15:23entre les mains
01:15:24des GAFAM
01:15:24et ça n'arrivera pas
01:15:26pour une autre raison
01:15:26parce que
01:15:27la puissance
01:15:28de la souveraineté
01:15:29enfin la puissance
01:15:29de l'instrument juridique
01:15:31extraterritorial américain
01:15:32n'est liée
01:15:33qu'à la puissance financière
01:15:36la puissance militaire
01:15:37la puissance technologique
01:15:38sachez par exemple
01:15:39qu'il y a un mathématicien
01:15:40sur trois aux Etats-Unis
01:15:41qui travaille pour les agences
01:15:42de renseignement américaines
01:15:43c'est ça la réalité
01:15:44et donc dans ces conditions
01:15:45ce n'est pas
01:15:47une union européenne
01:15:48qui est largement dominée
01:15:49par des états pro-américains
01:15:50qui va répondre à ça
01:15:51sans parler de la méthodologie
01:15:52parce que tout ce dont s'empare
01:15:53l'union européenne
01:15:55c'est de leur technologie
01:15:56qui devient du plan technocratique
01:15:57ça ne marche pas
01:15:58Merci la parole à M. Sébailly
01:16:01Oui merci M. le Président
01:16:03D'abord je t'ai remercié
01:16:04le rapporteur
01:16:05pour avoir mis à l'ordre du jour
01:16:06cette résolution
01:16:07et qu'on puisse débattre
01:16:08de ce sujet
01:16:09extrêmement important
01:16:10en tout cas il l'a mis à l'ordre du jour
01:16:11en commission des affaires européennes
01:16:12pas ici j'entends
01:16:14Ici c'est à l'ordre du jour
01:16:15on peut remercier les gens
01:16:16qui l'ont mis à l'ordre du jour
01:16:18Elle a été votée
01:16:18en commission des affaires européennes
01:16:19je crois que c'est surtout ça
01:16:20qui a été important
01:16:21Non ce que je connais à dire aussi
01:16:23et préciser les termes du débat
01:16:24parce qu'on parle d'une résolution
01:16:26qui a le mérite d'amener le débat
01:16:27mais ce qu'il faut bien clarifier
01:16:29auprès de ceux
01:16:29qui regardent cette commission
01:16:30c'est qu'une partie de cette salle
01:16:31donc la droite
01:16:32l'extrême droite
01:16:32sont d'accord
01:16:33avec le fait
01:16:34que des entreprises françaises
01:16:36des banques françaises
01:16:37des personnalités françaises
01:16:38soient sanctionnées
01:16:39par les Etats-Unis
01:16:41soient sanctionnées
01:16:42par les Etats-Unis
01:16:43et que donc
01:16:44ben oui
01:16:45c'est exactement
01:16:46ce que vous êtes en train de voter
01:16:47ben pardon
01:16:48je préfère le préciser
01:16:49c'est exactement
01:16:50ce que vous êtes en train de voter
01:16:51La parole
01:16:52à Mme Sébailly
01:16:53et ensuite
01:16:55Merci
01:16:55La parole
01:16:57aussi insupportable
01:16:58que ce puisse être
01:16:59la parole
01:16:59est à Mme Sébailly
01:17:00et ensuite
01:17:01vous pouvez répondre
01:17:03Je le redis donc
01:17:04une partie de cette salle
01:17:05va voter
01:17:06pour dire
01:17:07qu'on est d'accord
01:17:08avec le fait
01:17:09qu'on sanctionne
01:17:09nos entreprises françaises
01:17:11nos banques françaises
01:17:12des personnalités
01:17:13en leur retirant
01:17:14leur carte bancaire
01:17:15leur compte
01:17:16etc
01:17:17Oui oui mais
01:17:18excusez-moi
01:17:18mais il faut assumer vos votes
01:17:19en réalité
01:17:20donc je voulais le dire
01:17:21pour que tout le monde
01:17:22soit bien conscient
01:17:22de ce qu'on vote
01:17:23Merci
01:17:23La parole est libre
01:17:26La parole est libre
01:17:28dans la commission
01:17:30Qui est-ce qui souhaite
01:17:31prendre la parole ?
01:17:33Merci
01:17:34Merci
01:17:35Y a-t-il quelqu'un ?
01:17:38Très bien
01:17:38On va passer au vote
01:17:41Juste après avoir entendu
01:17:43le rapporteur
01:17:44qui a la parole
01:17:46Je propose d'écouter
01:17:47le rapporteur
01:17:49sans que vous ne puissiez commenter
01:17:52Monsieur le rapporteur
01:17:53c'est à vous
01:17:53Merci
01:17:54Donc une réponse collective
01:17:56puisque j'avais répondu
01:17:58à chacun des groupes
01:17:58au moment où ils se sont exprimés
01:17:59pour regretter
01:18:00effectivement
01:18:01que le signal
01:18:02que nous allons envoyer
01:18:03ce matin
01:18:03va être celui
01:18:05de dire que non
01:18:06encore une fois
01:18:07ce n'est pas le bon moment
01:18:08ce n'est pas le bon outil
01:18:09ce n'est pas comme ça
01:18:10qu'il faut lutter
01:18:11contre les législations
01:18:12extraterritoriales
01:18:13et des Etats-Unis
01:18:14par effectivement
01:18:15ceux qui sont au pouvoir
01:18:16depuis maintenant
01:18:17au moins 10 ans
01:18:18Madame Le Grip
01:18:18vous avez évoqué des textes
01:18:19c'était amusant
01:18:20de François Hollande
01:18:21sauf que depuis 10 ans
01:18:23vous avez quand même
01:18:24remarqué que ça n'était plus lui
01:18:25qu'il était au pouvoir
01:18:25et je n'ai absolument pas
01:18:27de regret
01:18:29par rapport à cette question
01:18:31mais vous depuis 9 ans
01:18:33que vous êtes au pouvoir
01:18:33vous n'avez pas été capable
01:18:34de me donner un exemple
01:18:35d'outil
01:18:36de réponse
01:18:37ou d'idée
01:18:39qui permettrait
01:18:40de répondre
01:18:41à ces législations
01:18:43extraterritoriales
01:18:43américaines
01:18:44donc en fait
01:18:44le vote qui va arriver
01:18:46dans quelques instants
01:18:47et je le redis
01:18:47cette inscription à l'ordre
01:18:48du jour ce matin
01:18:49visait à faire
01:18:50que l'Assemblée nationale
01:18:51française
01:18:51contre la volonté
01:18:52du rapporteur
01:18:53ne puisse pas exprimer
01:18:54une position
01:18:55de fermeté
01:18:57face à la législation
01:18:59extraterritoriale
01:18:59des Etats-Unis
01:19:00le vote qui va arriver
01:19:01dans quelques secondes
01:19:01va démontrer
01:19:02qui défend vraiment
01:19:03l'industrie française
01:19:04les entreprises françaises
01:19:05la souveraineté française
01:19:07et qui finalement
01:19:08se paye de mots
01:19:08quand il s'agit
01:19:09des Etats-Unis d'Amérique
01:19:10et les laisse toujours
01:19:11agir à leur guise
01:19:12merci
01:19:12merci beaucoup
01:19:14monsieur le rapporteur
01:19:15nous en arrivons
01:19:16à présent
01:19:18au vote
01:19:19pour avis
01:19:20de la proposition
01:19:21de résolution européenne
01:19:2327-39
01:19:24je vais donc mettre au vote
01:19:26cette résolution
01:19:27qui est pour
01:19:38très bien
01:19:39qui est contre
01:19:51voilà
01:19:52qui s'abstient
01:19:55la résolution
01:19:57est rejetée
01:19:58je remercie réellement
01:20:00le rapporteur
01:20:01comme tout le monde
01:20:01l'a fait pour son travail
01:20:02ses réflexions
01:20:03la séance
01:20:04est suspendue
01:20:05nous reprenons
01:20:07la séance
01:20:08à 11h
01:20:11les résultats
01:20:1215 pour
01:20:1418 contre
01:20:18et 3 abstentions
01:20:19voilà
01:20:21merci
01:20:21Merci.
01:20:51Merci.
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