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00:00Dans un récent entretien, le député Rassemblement National Jean-Philippe Tanguy a affirmé être contre la sortie de la France
00:07de l'Union Européenne,
00:08reprenant ainsi la position officielle de son parti.
00:11Cette déclaration, combinée à celle explicite de Marine Le Pen sur X quelques semaines plus tôt sur exactement le même
00:18sujet,
00:19a provoqué un sentiment de trahison chez tout un tas de gens, et notamment chez un certain nombre de souverainistes,
00:25qui ont interpellé M. Tanguy sur la question en lui expliquant que, selon eux, sans Frexit, point de salut.
00:32Tanguy leur a répondu de manière assez sèche, leur disant de venir lui reparler quand il ferait 1%,
00:37en expliquant que lui était, contrairement à eux, un véritable souverainiste.
00:41A première vue, rien de bien nouveau sous le soleil, des politiques s'envoient des fiants sur les réseaux sociaux,
00:47des députés répondent de manière relativement insultante à des gens qui les interpellent ou les mettent devant leur contradiction,
00:55avec plus ou moins de classe, et pourtant, j'ai estimé qu'il était important d'en parler ici.
01:00Pourquoi ? Parce que ces propos ressemblent effectivement à une trahison.
01:04Mais attention, pas à une trahison du souverainisme ou de grandes idées ou d'une idéologie.
01:09Il ne s'agit pas de ça ici.
01:10La véritable trahison, c'est la trahison des électeurs du RN qui transparaît derrière ces propos et derrière cette interview.
01:18Cette ligne exprimée par M. Tanguy révèle en réalité quelque chose du RN dans son ensemble.
01:24et préfigure ce qu'ils feront ou feraient si d'aventure ils accédaient au pouvoir.
01:30Elle est là, la véritable trahison.
01:32Alors je sais d'ores et déjà que l'analyse que je m'apprête à vous livrer va en faire
01:36grogner certains,
01:37mais je ne travaille ni pour le RN ni pour les souverainistes.
01:40Mon intérêt en fait c'est celui de la France.
01:44Donc prenez ça comme vous voulez.
01:45Je suis Tatiana Vantoz et je vous souhaite la bienvenue dans la France libre.
01:53Un petit peu de contexte d'abord pour ceux qui n'auraient pas vu.
01:56Le 16 mai 2026, invité pour un long entretien chez TV Liberté,
02:00Jean-Philippe Tanguy, député du RN, ex-debout la France,
02:04et considéré par beaucoup comme représentant des souverainistes,
02:08quoi que ça veut dire, on va y revenir,
02:09au RN, a déclaré purement et simplement qu'il était contre la sortie de la France de l'Union Européenne.
02:17Je vous mets la vidéo en description,
02:19je ne vous mets pas l'extrait puisque je n'ai pas envie d'être strikée pour droit d'auteur.
02:22À la question tout à fait explicite de la journaliste Élise Blaise,
02:25qui lui demande si la sortie de l'Union Européenne
02:27pourrait être envisagée comme un moyen de récupérer notre souveraineté,
02:30il déclare
02:31« Ah non, je pense qu'il faut rester au sein de l'UE
02:34et faire prévaloir nos intérêts au sein de cette même UE. »
02:37Les socialistes disaient que l'euro avait planté un clou dans la main des Allemands.
02:42Le problème, c'est que sous la main allemande, il y avait la main française.
02:46Et retirer la main, quand on a des déficits comme nous avons,
02:49une dépendance financière et une industrie et une agriculture au fond du trou,
02:54malheureusement, je pense que ceux qui promettent le Frexit font de fausses promesses
02:58qu'aujourd'hui nous n'avons pas les moyens de réaliser.
03:01Et le général de Gaulle l'avait très bien expliqué,
03:03pour que la France ait de l'influence,
03:04ce n'était pas une question d'être ou pas dans le marché commun.
03:08Le général de Gaulle n'a pas quitté le traité de Rome.
03:10C'était que la France soit puissante en Europe.
03:12Et une fois qu'on est puissante en Europe,
03:14on fait respecter ses atouts, qu'on peut dicter ses éléments.
03:18Quand vous êtes un sous-fifre,
03:19vous pouvez réclamer Frexit, Frexit, Frexit.
03:22Si vous êtes pauvre, sans argent, sans agriculture, sans industrie,
03:25et que vous n'êtes pas autonome sur votre énergie,
03:28tout ça, c'est du vent, c'est du flanc.
03:30Voilà.
03:30Donc pour résumer, M. Tanguy affirme que la seule possibilité pour la France,
03:34à l'heure actuelle, c'est de peser au sein de l'Union Européenne,
03:37et de la changer de l'intérieur.
03:39C'est une position assez répandue,
03:41je dirais même unanime, dans la classe politique.
03:44Et il explique pourquoi,
03:45parce que selon lui, la France est un sous-fifre,
03:48pauvre, sans argent, sans agriculture,
03:50sans industrie, et pas autonome en énergie.
03:53Le constat en lui-même est sans appel, et je le partage.
03:56Ce qu'il oublie en revanche de dire,
03:58c'est pourquoi la France est-elle un sous-fifre,
04:01pauvre, sans argent, sans agriculture, sans industrie,
04:04et pas autonome en énergie ?
04:05Qu'est-ce qui a bien pu se passer,
04:07entre l'époque du général de Gaulle,
04:09où la France était un pays riche,
04:11première agriculture européenne,
04:12avec des florons internationaux de l'industrie,
04:15et l'un des principaux producteurs d'énergie au monde,
04:18et maintenant, où elle est un sous-fifre pauvre,
04:21comme dit M. Tanguy ?
04:22Quelle entité supranationale a bien pu obliger la France,
04:26via des traités signés contre la volonté de son peuple,
04:29à se défaire de son industrie,
04:31à détruire son agriculture,
04:33et à démanteler son réseau énergétique ?
04:36Une idée, M. le souverainiste ?
04:38À un moment donné, je suis désolée,
04:40mais il va falloir dire les choses.
04:42L'Union européenne,
04:43quelle qu'ait été la soi-disant utopie de départ,
04:46encore que quand on voit que c'est un projet
04:48qui a été construit par des banquiers d'affaires,
04:52et des anciens nazis ?
04:54Excusez-moi, mais déjà,
04:56comment est-ce que ça pouvait bien partir ?
04:58Enfin bon, quel qu'ait été le projet de départ ?
05:00Force est de constater que l'Union européenne
05:02a été un outil d'asservissement
05:04et d'assujettissement de la France.
05:06Pas la cause profonde de notre destruction,
05:10mais un instrument qui a été utilisé pour nous détruire.
05:14Un instrument créé par une classe dirigeante internationale,
05:18par définition sans patrie,
05:20et dont l'intérêt était et est toujours
05:22que la France ne soit pas souveraine.
05:25Pas parce que cette classe dirigeante,
05:28c'est des méchants,
05:28mais tout simplement parce qu'un pays souverain,
05:31un pays autonome sur sa production,
05:33c'est un pays libre de ses choix,
05:35libre des chaînes de la dette,
05:37libre de mener la politique qu'il veut,
05:39que son peuple veut quand on est en démocratie.
05:41Et ceux qui nous ont asservis
05:42en utilisant la construction européenne,
05:44ils ne voulaient pas,
05:45et ils ne veulent toujours pas,
05:47que la France soit un pays libre.
05:50Ils préfèrent un pays esclave,
05:52encore une fois,
05:53pas par méchanceté,
05:54mais de manière à servir leurs intérêts objectifs.
05:57Leurs intérêts au sens figuré, si vous voulez,
06:00mais même au sens propre,
06:02parce que ce sont les mêmes
06:04qui nous prêtent aussi de l'argent
06:06sur lequel on paye des intérêts
06:08pour pouvoir mener à bien les politiques
06:10qu'ils nous disent de faire
06:12ou qu'ils nous autorisent à faire.
06:13Alors je ne vais pas vous faire tout le détail
06:15de comment la classe dirigeante actuelle
06:18s'est hissée au pouvoir,
06:19comment elle s'est imposée,
06:20comment elle a réorganisé
06:22toute la société du monde occidental.
06:24J'ai 150 vidéos sur le sujet,
06:26j'ai écrit un livre dessus
06:27si ça vous intéresse,
06:28qui s'appelle
06:29Il est venu le temps des producteurs,
06:30disponible aux éditions du Fil d'Actu.
06:32Donc je vous renvoie à tout ça
06:34pour plus de détails.
06:35Et je reviens au sujet qui nous intéresse,
06:38à savoir la question de l'Union européenne
06:40et la position du Rassemblement national sur le sujet.
06:43Et oui, c'est important,
06:44car le RN est possiblement
06:46le prochain parti au pouvoir.
06:48Donc autant savoir ce qu'il compte faire.
06:50Et clairement, sur l'Union européenne,
06:52il est bien bien loin
06:54le temps où Marine Le Pen
06:55prônait la sortie de l'euro,
06:57mais pas de l'UE,
06:58la sortie de l'UE.
06:59Aujourd'hui, il n'y a plus rien de tout ça,
07:01le discours s'est complètement harmonisé.
07:03Et il est très clair,
07:05pour le RN,
07:06pas de Frexit,
07:07mais une tentative de peser
07:09au sein de l'Union européenne
07:10pour défendre les intérêts de la France.
07:12Si les propos de M. Tanguy
07:14ne sont pas assez clairs,
07:15ou si l'on doute encore
07:16que ce soit bien la ligne officielle
07:18du Rassemblement national,
07:20je vous renvoie à ce post X
07:22de Marine Le Pen du 2 mai 2026.
07:25Nous n'envisageons pas sortir de l'UE,
07:27mais nous nous battons démocratiquement
07:29pour changer les orientations politiques
07:31de l'Union européenne.
07:32On critique les politiques menées en France,
07:35ce n'est pas pour autant qu'on envisage
07:37de sortir de la France non plus.
07:42Oui, je suis affligée de lire ça.
07:46Affligée, il n'y a pas d'autre mot,
07:47parce que parmi toutes les raisons
07:49qu'elle pouvait donner
07:51pour justifier cette position,
07:54qui peut s'entendre,
07:56enfin c'est une position politique en tout cas,
07:58il a fallu qu'elle donne
07:59la raison débile.
08:01En mettant sur le même plan
08:03la nation française
08:04et la construction purement politique
08:07et artificielle
08:08qui ne suffira jamais à faire une nation
08:11qu'est l'Union européenne.
08:13Et on touche là à un vrai problème
08:15dans la position défendue par le RN
08:17sur ce sujet,
08:18comme sur beaucoup d'autres.
08:19Et c'est un problème de fond
08:20parce qu'il semble
08:21que cette position
08:23ne soit pas sous-tendue
08:25par une véritable ligne.
08:26il semble qu'il n'y a pas
08:28de colonne vertébrale
08:30qui justifie
08:31leur position
08:32sur tel ou tel sujet.
08:34Et c'est un problème
08:35parce que
08:36quand on est aux portes
08:37du pouvoir d'un pays
08:38comme la France
08:39qui est dans une situation
08:41de surcroît
08:41de faiblesse économique extrême,
08:44eh bien si on ne sait pas
08:45ce qu'on fait,
08:46si on n'a pas de...
08:47Oui, c'est ça,
08:48de colonne vertébrale.
08:49Si on ne sait pas
08:50ce qu'on fait
08:50ni dans quel but,
08:52eh bien ça peut mener
08:53qu'à un désastre.
08:55On va en reparler
08:56et d'ailleurs
08:56on aura toute la campagne
08:58présidentielle
08:59pour en parler.
08:59Alors vous m'objecterez
09:00et vous aurez raison de le faire
09:01que les propos
09:03de M. Tanguy
09:04ils ne viennent pas de nulle part,
09:06qu'ils ont peut-être
09:06été sortis de leur contexte,
09:08qu'il dit ça au terme
09:08d'une heure d'analyse
09:10de la situation mondiale
09:12et nationale,
09:13analyse d'ailleurs
09:13à laquelle je souscris volontiers
09:15à peu près
09:16peut-être 80%
09:17de ce qu'il dit.
09:17Bref,
09:18que ça a été sorti du contexte
09:20et qu'il faut regarder le reste.
09:22Eh bien en fait,
09:22ça rend le truc
09:24encore plus absurde
09:25parce qu'il dit
09:27que nous ne pouvons
09:28rien faire
09:29sans industrie,
09:30sans agriculture,
09:31sans énergie.
09:32Là-dessus,
09:33on va être d'accord.
09:34Le constat
09:35est le bon
09:35effectivement
09:36quand un pays
09:37n'est pas à la maîtrise
09:38de sa production
09:38d'énergie,
09:39d'alimentation
09:40et tous les biens
09:42de l'industrie.
09:43En général,
09:44dans ces cas-là,
09:45c'est difficile
09:46de faire valoir
09:47sa souveraineté
09:48puisque
09:49tu es dépendant
09:50de tout le monde.
09:50Mais le travail
09:51d'un responsable politique
09:52et de surcroît
09:53quand il aspire
09:53à gouverner,
09:54ce n'est pas uniquement
09:55de donner une analyse
09:57aussi intéressante
09:58et aussi pertinente
10:00soit-elle.
10:01Ça,
10:01c'est le boulot
10:02des analystes
10:03et des commentateurs.
10:05Expliquer ce qui se passe,
10:06c'est d'ailleurs mon boulot.
10:07Le sien,
10:08Jean-Philippe Tanguy,
10:08c'est normalement
10:10beaucoup plus que cela.
10:11Un parti politique
10:12est censé,
10:13sur la base
10:14des observations
10:15et des constats
10:16qu'il fait,
10:16évidemment,
10:17il est censé proposer
10:18une manière
10:19d'organiser la société
10:20mieux que la manière
10:22dont elle est organisée
10:23actuellement.
10:24Là,
10:24en l'occurrence,
10:26ils sont censés
10:26proposer tous,
10:28pas juste le RN,
10:29et d'ailleurs,
10:29il n'y en a aucun
10:29qui ne propose rien
10:30à part continuer
10:31comme avant,
10:32mais ils sont censés
10:33normalement nous proposer
10:34une manière
10:35d'organiser
10:35toute la société française
10:37de manière à ce que
10:38la France ne fasse pas
10:39faillite,
10:40déjà,
10:40et qu'on puisse vivre
10:41les uns avec les autres
10:42sans se faire la guerre
10:43en ayant assez à bouffer.
10:45C'est le principe
10:45de la politique
10:46et c'est le principe
10:47de toute société.
10:49Et vous me direz peut-être
10:50mais s'il propose quelque chose,
10:52il propose de défendre
10:53nos intérêts,
10:54de redevenir puissants,
10:55de reconstruire
10:56une agriculture
10:57et une industrie.
10:59Ok ?
11:00Ce n'est pas une proposition,
11:01ça.
11:01À la limite,
11:02c'est un objectif,
11:04mais un parti politique
11:06ne peut pas
11:07se contenter de ça.
11:08Ils nous doivent des comptes
11:09quand même,
11:09à un moment.
11:09La question,
11:10c'est comment est-ce
11:11qu'ils comptent faire cela
11:12une fois qu'ils seront
11:14à la tête du pays ?
11:15Tu ne donnes pas
11:15les clés de ta maison
11:16à un gars qui te dit
11:17je vais arranger ta maison.
11:18Oui, d'accord.
11:19Et comment tu vas faire ça ?
11:20Qu'est-ce que tu vas faire exactement ?
11:21Quels travaux tu vas entreprendre ?
11:23Parce que c'est moi qui paye à la fin.
11:25Là, c'est pareil en fait.
11:26Qu'est-ce que vous allez faire,
11:27le RN,
11:27une fois que vous serez
11:28à la tête du pays ?
11:30C'est ça la vraie question.
11:31Alors on a compris,
11:32ceux qui veulent le Frexit,
11:34c'est selon le RN,
11:35une posture,
11:36c'est dangereux
11:37et c'est un truc
11:38pour faire peur aux gens.
11:39Ce n'est pas moi
11:40qui le dis,
11:40c'est les mots
11:41de Jean-Philippe Tanguy
11:42dans cette même interview.
11:43Soit, d'accord,
11:44mettons,
11:45sortir de l'UE,
11:46c'est une folie
11:47et ça ne marchera jamais.
11:48Je suis prête à l'entendre,
11:49je n'ai pas d'a priori
11:50spécialement là-dessus.
11:51Juste des conclusions
11:52tirées de mes constats
11:53et de mes analyses.
11:54Mais bon, bref,
11:55mettons,
11:56qu'est-ce que vous allez donc faire
11:57dans ce cas-là
11:58pour défendre nos intérêts
11:59en restant dans l'UE ?
12:01Pour reconstruire
12:01une agriculture,
12:02une industrie
12:03et un système
12:04de production d'énergie
12:05en restant dans l'UE ?
12:06C'est une vraie question,
12:07comment vous allez faire ça ?
12:09Ok, c'est gentil
12:09et c'est rigolo
12:10de taper sur les frexiteurs
12:11pendant 5 minutes.
12:12Mais à nouveau,
12:13en tant que responsable politique,
12:15votre boulot,
12:16c'est pas de se moquer
12:18des gens
12:19dont vous estimez
12:20qu'ils sont nuls
12:20et qu'ils font 1% aux élections.
12:22Votre boulot,
12:23c'est proposer
12:23une manière
12:24d'arranger le merdier
12:26dans lequel la France
12:27est là,
12:28à ce stade.
12:29Et ça,
12:30malheureusement,
12:30ce genre de proposition,
12:31j'ai beau le chercher,
12:33je ne le trouve pas.
12:34C'est inexistant
12:35dans le programme du RN.
12:37Et on est à moins d'un an
12:39de la présidentielle
12:40et vous aviez
12:40quand même plusieurs années
12:42pour vous préparer à ça.
12:43Ça fait 5 ans
12:44que vous nous dites
12:46« Ah ouais, ouais,
12:46là, on vous jure,
12:48on bosse à un projet
12:48à part
12:49« Il faut baisser la TVA »,
12:51ce qui est encore
12:51une question de redistribution.
12:53Baissez la TVA,
12:54ça ne va pas nous ramener
12:54une industrie,
12:55les gars.
12:56Mais bref,
12:56vous aviez 5 ans
12:57pour bosser là-dessus
12:58et on n'a toujours rien.
13:00On a toujours
13:01« Ah ah,
13:02les frexiteurs,
13:02c'est des guignols. »
13:03Ouais, ok,
13:04peut-être,
13:04c'est des guignols.
13:05En attendant,
13:06ils ne sont pas
13:07aux portes du pouvoir
13:08donc ils n'ont pas
13:08à proposer un projet.
13:09Vous, oui.
13:10Et on est à moins d'un an
13:12de la présidentielle
13:12dans un contexte
13:14où en plus
13:15toutes les décisions
13:17importantes
13:17aujourd'hui
13:18sont prises
13:19au niveau européen
13:20par des gens
13:21que nous n'avons pas choisis,
13:23que nous n'avons pas élus.
13:24Je suis désolée
13:25mais à nouveau,
13:26sur l'Europe,
13:27les faits sont implacables.
13:29Les dirigeants français
13:30ont délégué
13:31notre pouvoir,
13:33celui qu'on leur avait confié
13:34à des gens
13:35pas élus
13:36à Bruxelles
13:37qui en plus
13:38sont pas français
13:40donc qui a priori
13:41ne bossent pas
13:42dans l'intérêt de la France.
13:43Et nos dirigeants
13:45ont fait ça
13:45contre l'avis
13:47des Français
13:48explicitement,
13:49clairement exprimés
13:51par référendum
13:52en 2005.
13:53Et le RN,
13:54s'il arrive au pouvoir,
13:55eh bien ce sera
13:55dans ce contexte-là,
13:57pas dans le contexte
13:58du général de Gaulle
13:59où la construction européenne
14:01c'était un grand champ
14:02des possibles
14:03ouvert
14:03et où tout était faisable.
14:05Non,
14:05c'est ce contexte actuel
14:07dans lequel on est
14:08que le RN
14:09devra prendre en compte
14:10s'il arrive au pouvoir.
14:11Et le contexte,
14:12il est terrible.
14:13Aujourd'hui,
14:14il n'y a aucune décision importante
14:16qu'elle soit politique
14:17ou économique
14:18qui est encore
14:19entre les mains
14:20de la France.
14:21Si de Gaulle,
14:22aujourd'hui,
14:23avait voulu lancer
14:24la construction
14:24de réacteurs nucléaires,
14:25comme il l'a fait
14:26à l'époque,
14:28il ne pourrait pas,
14:28la Commission européenne
14:29lui interdirait
14:30de le faire.
14:31La France
14:31est devenue
14:32une vassale de Bruxelles.
14:34Les dirigeants français,
14:35aujourd'hui,
14:35sont,
14:36par leur propre faute,
14:38des administrateurs
14:39d'un pays
14:39pour le compte
14:40de la Commission européenne.
14:42Ce ne sont pas
14:42des dirigeants.
14:43On ne peut plus,
14:44en France,
14:45mener la politique
14:46que l'on veut.
14:47On ne peut pas
14:48refuser le Mercosur.
14:49Visiblement,
14:50on ne peut même pas
14:51empêcher les ZFE
14:52d'être instaurées,
14:54puisque, visiblement,
14:55on va être obligé
14:55de les mettre en place
14:56sous pression de l'UE
14:57sur le Conseil constitutionnel.
14:59La France ne peut pas
15:00définir sa politique migratoire,
15:02ni sa politique industrielle,
15:04ni sa politique agricole.
15:05Toutes les normes,
15:06toutes les lois
15:07qui nous lient
15:08la politique économique,
15:10énergétique,
15:10industrielle de la France,
15:12tout cela dépend
15:12du bon vouloir
15:14de Bruxelles.
15:15Ce que les dirigeants français
15:16ont comme pouvoir,
15:17c'est de savoir
15:18où est la virgule,
15:19en fait.
15:20Et parfois,
15:21ils vont aller
15:22ramper devant Ursula
15:23pour dire
15:24« Oui, mais s'il vous plaît,
15:25est-ce qu'on peut décaler
15:26le Mercosur de deux semaines ? »
15:28Et encore,
15:28même ça,
15:28elle ne l'accorde pas forcément.
15:30C'est ça,
15:31la réalité d'aujourd'hui.
15:32Ce n'est pas
15:32le général de Gaulle.
15:34Et cette réalité-là,
15:35même si c'est
15:36parce que nos dirigeants
15:38qui nous ont vendus
15:39et qu'ils en sont
15:40responsables
15:40et complices,
15:41elle est là.
15:42On ne peut pas faire
15:43comme si ce n'était
15:44pas le cas.
15:45Car aujourd'hui,
15:46un dirigeant
15:46à la tête de la France
15:47qui ferait autre chose
15:49que ce que Bruxelles
15:50a décidé
15:51ou l'a autorisé à faire,
15:52il serait sanctionné.
15:54Attention,
15:55ça ne veut pas dire
15:55qu'il serait impossible
15:56de mener une politique
15:58dans l'intérêt de la France,
15:59mais pour cela,
16:00ça impliquerait
16:01à minima
16:01de ne pas être naïf
16:03sur la réalité
16:05telle qu'elle est.
16:06Et surtout,
16:06ça impliquerait
16:07de savoir
16:08ce qu'on veut faire
16:09assez précisément.
16:11Ça ne sert à rien
16:12de se donner
16:13des espèces d'air
16:13de respectabilité
16:14en disant
16:14on va changer
16:15l'Europe de l'intérieur,
16:16on va faire pression,
16:16etc.
16:17Alors que,
16:18de fait,
16:19on ne fait pression
16:20sur rien là.
16:21Donc si on veut
16:22faire pression,
16:22il va falloir trouver
16:23un autre moyen
16:24que de peser
16:25dans l'UE de l'intérieur.
16:27Je ne sais pas
16:28si M. Tanguy
16:28s'est posé la question.
16:30Sûrement,
16:30j'imagine,
16:31en tant que souverainiste,
16:32est-il seulement possible
16:34de retrouver
16:35pour la France
16:35une puissance
16:36dans un cadre
16:37qui a été créé
16:40contre nos intérêts ?
16:41dans le but
16:42de nous rendre
16:43impuissants ?
16:44Comment est-ce que
16:46la France
16:46peut faire valoir
16:48ses propres intérêts
16:49au sein
16:50d'une immense machine
16:51qui est l'UE
16:52dont le but
16:53était précisément
16:54de la dissoudre
16:55dans la mondialisation ?
16:56La réponse,
16:57elle est évidente.
16:58M. Tanguy
16:59ne peut pas ignorer cela.
17:00Les dirigeants du RN
17:02ne peuvent pas
17:03ignorer cela.
17:04Alors c'est quoi ?
17:05C'est de la lâcheté ?
17:05C'est le refus
17:06de regarder la réalité
17:07en face.
17:08Parce que,
17:09malgré cela,
17:10ils tiennent
17:11aujourd'hui
17:12exactement
17:13le même discours
17:14que celui
17:15des macronistes,
17:16exactement le même discours
17:18que celui
17:18des mélenchonistes.
17:20Nous ne voulons pas
17:21sortir de l'Europe,
17:22nous allons la changer
17:23de l'intérieur.
17:24Nous allons peser
17:25dans l'Union européenne.
17:27Alors les gars,
17:28ça fait 70 ans
17:29qu'ils sont tous
17:30en train de changer
17:31l'Europe de l'intérieur
17:31et le résultat,
17:33c'est qu'on se retrouve
17:34toujours plus loin
17:35dans l'intégration européenne
17:37qui est en fait
17:38la désintégration
17:39de la France.
17:40Le traité avec le Mercosur,
17:41le sabotage
17:42de nos moyens
17:42de production d'électricité,
17:44la désindustrialisation,
17:46la censure
17:47de plus en plus stricte
17:48et le flicage
17:49de toutes nos données
17:50avec les passeports
17:51des objets
17:52sous forme de QR code
17:53qui arrivent l'an prochain.
17:54L'UE,
17:55de plus en plus de gens
17:56le voient,
17:57c'est un boulet
17:58qui pèse
17:59pour la France
18:00de plus en plus lourd
18:01et pas uniquement
18:03pour la France
18:04d'ailleurs,
18:04mais pour tous
18:05les pays
18:06qui sont dans
18:07ce projet-là.
18:08L'UE en est même
18:09à annuler
18:10des élections
18:10dont le résultat
18:11ne lui convient pas,
18:12comme en Roumanie
18:13fin 2024,
18:14sous le prétexte
18:15que le candidat
18:15souverainiste
18:16avait trop d'abonnés
18:17sur TikTok
18:17et que c'était suspect
18:18et que c'était probablement
18:19un coup des Russes.
18:20Voilà,
18:21l'UE,
18:21c'est ça.
18:22C'est pas celle
18:24du général de Gaulle
18:25que Jean-Philippe Tanguy
18:26convoque
18:27de manière
18:27totalement anachronique
18:29et non pertinente.
18:30Vous voyez bien
18:31que cette déclaration
18:33de Jean-Philippe Tanguy
18:35se mord complètement
18:35la queue.
18:36Il nous dit
18:37oui,
18:37il faut qu'on redevienne
18:38une puissance,
18:39ce qui est vrai,
18:40il faut qu'on redevienne
18:40une puissance,
18:41mais il ajoute
18:41qu'aujourd'hui,
18:42comme on n'est pas
18:43une grande puissance,
18:44il faut qu'on reste
18:45dans l'Union européenne.
18:46Vous voyez bien
18:46que c'est complètement circulaire.
18:47C'est exactement comme
18:49un esclave
18:50qui vous expliquerait
18:51qu'il ne peut pas
18:52s'affranchir de ses maîtres
18:54parce qu'il est esclave
18:55et que du coup,
18:56il faut qu'il reste esclave
18:57pour regagner sa souveraineté
18:58au sein de son esclavage.
19:00Ça ne peut pas marcher !
19:01C'est absurde
19:02comme logique.
19:03Le principe,
19:04mon coco,
19:04c'est ça,
19:05c'est que la liberté,
19:05ça ne se donne pas,
19:06ça se gagne.
19:07La souveraineté,
19:07ça se gagne
19:08et il faut se battre
19:09pour ça.
19:10Mais encore faut-il
19:10avoir une raison
19:11de te battre
19:12et te souvenir
19:12pourquoi tu le fais.
19:13Les gens qui t'ont posé
19:14des chaînes,
19:15ils ne vont pas
19:15te donner ta liberté
19:17tant qu'ils ont
19:18un intérêt
19:18à t'asservir.
19:20Et plus tu restes,
19:21en plus,
19:22plus ils ajoutent
19:22des boulets
19:23qui t'entravent
19:24de plus en plus.
19:25C'est casser le schéma
19:26à un moment,
19:27ce qu'il faut faire.
19:28Et je sais bien là
19:29que beaucoup de gens
19:29vont me dire
19:30pourquoi est-ce que
19:31je m'en prends au RN
19:31que dans ce cas-là,
19:33que ce soit dans le milieu politique
19:34ou de manière plus générale,
19:35même,
19:35il y a plein de gens
19:36qui tiennent exactement
19:38le même discours,
19:39voire un discours
19:40beaucoup plus complaisant,
19:42beaucoup plus naïf même
19:43à l'égard de l'UE
19:44et que je ne dis rien.
19:46Oui,
19:46mais là en fait
19:47je m'en prends au RN
19:48entre guillemets
19:48parce qu'on touche
19:49à un problème crucial.
19:50C'est que cet homme,
19:51Jean-Philippe Tanguy,
19:52il est député cadre d'un parti
19:55qui risque de gouverner
19:57bientôt la France.
19:58Ce n'est pas un influenceur
20:00européiste random
20:01qui parle en son nom
20:02qui ne nous engage pas.
20:03Ce n'est pas un petit candidat
20:05avec peu de chances
20:07d'être élu.
20:07Déjà, il est député
20:08donc il représente la nation
20:09et ce qu'il dit
20:10représente la position
20:12du rassemblement national
20:13sur le sujet
20:14et donc la politique
20:16qu'il risque bien
20:17de mener une fois au pouvoir.
20:18C'est pour ça
20:19que c'est important en fait
20:20parce que
20:21cette position-là
20:22risque de nous concerner
20:24dans très peu de temps,
20:25dans moins d'un an
20:26et que tous les candidats,
20:27rassemblement national compris,
20:29disent tous
20:30la même chose
20:31sur ce sujet
20:32dont on voit pourtant
20:33tous
20:34les Français
20:35qu'ils constituent
20:36un énorme problème
20:38et une énorme épine
20:39dans notre pied.
20:40Jean-Philippe Tanguy
20:41nous dit qu'on doit être
20:42souverain en faisant
20:43en sorte de retrouver
20:44une puissance industrielle
20:45et agricole.
20:46Oui, monsieur Tanguy.
20:47Et votre boulot
20:48en tant que politique,
20:48c'est de nous dire
20:50comment la France
20:51va faire ça
20:52sous votre direction,
20:53qu'on le fasse
20:54dans l'Union Européenne
20:55ou hors de l'Union Européenne
20:57peu nous chaud.
20:57Mais comment est-ce
20:58que vous allez faire ça ?
20:59Comment est-ce que vous proposez
21:00que l'on redevienne
21:01autonome,
21:02souverain,
21:03énergétiquement,
21:04alimentairement,
21:05industriellement ?
21:06C'est ça votre travail
21:08en tant que parti politique.
21:09C'est nous proposer
21:10un projet politique
21:11pour redevenir
21:12une puissance industrielle
21:13et agricole.
21:14Et là,
21:15dès qu'on demande ça,
21:16il n'y a plus personne.
21:17Alors,
21:17ne me faites pas dire
21:18ce que je n'ai pas dit,
21:19je vais quand même
21:20un petit peu tempérer.
21:21Dans le paysage politique,
21:22jusqu'ici,
21:23le RN s'est distingué
21:24des autres en mieux.
21:26Le RN s'est distingué
21:27des autres partis
21:28par le fait
21:29qu'ils ont tendance
21:30à poser des constats
21:32assez justes
21:34sur l'état réel du pays
21:35et les aspirations
21:37des Français.
21:38Et c'est d'ailleurs
21:38pour cela
21:39qu'ils sont aujourd'hui
21:40le premier parti d'opposition
21:41et qu'ils ont des chances
21:43non négligeables
21:44de remporter
21:44les prochaines élections.
21:46Là, par exemple,
21:47Jean-Philippe Tanguy
21:48pose le constat
21:49que la France
21:50est un pays affaibli
21:51dont l'industrie
21:52et l'agriculture
21:52ont été détruites
21:54et qu'il n'a plus d'argent.
21:55Bon, il ne va pas
21:56jusqu'à faire le lien
21:57entre la richesse
21:57et la production
21:58mais il est sur la bonne voie.
21:59Ce constat
22:00que je partage
22:02à titre personnel
22:02et que beaucoup
22:04de Français partagent,
22:06eh bien,
22:06les autres blocs politiques
22:08ne le font pas,
22:09ce constat.
22:10Ils préfèrent vivre
22:11dans des chimères.
22:12D'un côté,
22:13on a les macronistes
22:13qui passent leur temps
22:14à répéter
22:15qu'on est une super puissance
22:17industrielle
22:18et grâce à trois start-up
22:19qui ne servent à rien
22:20avec Macron
22:21qui joue les coques
22:22alors qu'en fait,
22:23il fait juste du cosplay
22:23de président
22:24et que tout le monde s'en fout
22:25voire tout le monde
22:26se moque de lui
22:27et de l'autre côté,
22:28on a la gauche
22:28qui s'imagine encore
22:29qu'il y a de l'argent
22:30à foison
22:31pour faire
22:31tous les services publics
22:33gratuits,
22:34un revenu universel
22:35et je ne sais pas quoi
22:36en prenant
22:36de l'argent imaginaire
22:38dans les poches
22:38de Bernard Arnault
22:39et au milieu de ça,
22:40on a un RN
22:41qui est beaucoup plus
22:42aux prises
22:43avec la réalité
22:44sur le constat.
22:45C'est indéniable.
22:46C'est d'ailleurs
22:46la raison pour laquelle
22:47beaucoup de Français
22:48et particulièrement
22:50parmi les producteurs
22:51de richesses
22:52votent pour eux.
22:53C'est la raison d'ailleurs
22:54pour laquelle
22:55j'ai voté pour eux
22:57aux dernières élections
22:58parce qu'à défaut
23:00d'un projet,
23:01à défaut de vision,
23:03eh bien au moins
23:03on a l'impression
23:04qu'il y a un parti
23:05qui a un petit peu
23:06mieux compris
23:07que les autres
23:08ce qui se passe
23:09et comment
23:10on vit réellement
23:11dans ce pays.
23:12Mais quand je dis
23:13que le RN
23:13se distingue
23:14en mieux
23:15des autres,
23:16si je peux me permettre
23:17la blague,
23:18on parle du Borgne
23:18au pays des aveugles.
23:20Certains des dirigeants
23:21du Rassemblement National,
23:22parmi lesquels
23:23Marine Le Pen
23:23et Jean-Philippe Tanguy,
23:24ont compris
23:25qui votait pour eux
23:26en fait
23:26et pourquoi.
23:27Et ce n'est pas
23:28contrairement
23:29à ce que s'imaginent
23:30les souverainistes
23:31parce que le RN
23:33portait
23:33un truc
23:34anti-Europe
23:36ouvertement.
23:36Les gens qui votent
23:37pour le RN
23:38pour faire un petit peu
23:39de sociologie électorale,
23:40c'est l'immense majorité
23:42des producteurs
23:43de richesses.
23:44Là où,
23:44pour faire schématique,
23:46on a
23:46les bastions
23:47macronistes
23:48chez les retraités
23:49et les bastions
23:50mélanchonistes
23:51chez les fonctionnaires
23:52et les inactifs.
23:53Voilà.
23:54Donc contrairement
23:54aux électeurs
23:55des autres partis,
23:56les électeurs du RN
23:57ne sont pas
23:58dans une forme
23:59d'idéalisme
24:00et ils ne sont pas
24:01dans une philosophie politique
24:02et ils ne sont pas
24:04non plus
24:04déconnectés
24:05de la réalité.
24:07Au contraire,
24:08c'est eux
24:09qui sont
24:10le plus aux prises
24:11avec la réalité
24:11du monde du travail
24:12et donc
24:13la réalité économique
24:14directe
24:15de ce pays.
24:16Donc,
24:16ce n'est pas des gens
24:17qui attendent
24:18le Frexit
24:19comme se l'imaginent
24:20certains souverainistes
24:21qui ont interpellé
24:22M. Tanguy.
24:23Personne
24:24dans les gens
24:24qui votent
24:25Rassemblement National
24:26n'attend en soi
24:27une sortie
24:29de l'Union Européenne.
24:30Contrairement
24:31à ce que disent
24:31des souverainistes
24:32là sur X,
24:33les propos
24:33de Jean-Philippe Tanguy,
24:35ce n'est pas
24:35une trahison
24:36de ceux-là.
24:37Par contre,
24:38ce que tous
24:39les électeurs
24:39du RN
24:40ont en commun,
24:41c'est la conscience
24:43que la France
24:44est en train
24:45d'être dissoute
24:46dans la mondialisation
24:47par les gens
24:48qui la gouvernent
24:49actuellement
24:50avec l'aide
24:51de ces idiots
24:51utiles habituels.
24:52Une conscience
24:53que l'ordre social
24:54imposé par la classe
24:55dirigeante
24:56qui utilise
24:57l'Union Européenne
24:58comme son outil
24:59nous est délétère.
25:01Et nous voulons
25:02que la France
25:02soit à nouveau
25:03une puissance
25:04autonome
25:05capable de produire
25:06ce dont elle a besoin.
25:07Et très peu de gens
25:09parmi tous ces gens
25:10qui pensent
25:11qu'il faut qu'on redevienne
25:11une puissance
25:12n'est fermé
25:14par principe
25:15ou par définition
25:16à un Frexit
25:17en soi.
25:18Par contre,
25:19ce à quoi
25:20la plupart des gens
25:20sont fermés,
25:21c'est un Frexit
25:22sans rien derrière.
25:23Parce que
25:24il faut qu'il y ait
25:25quelque chose
25:26après.
25:27Le Frexit,
25:28je l'ai déjà dit
25:28400 000 fois
25:30sur cette chaîne
25:30et je le redis,
25:31le Frexit
25:32n'est pas un projet,
25:33c'est un moyen,
25:34un levier
25:35que nous avons
25:36que à titre personnel
25:37je pense que nous devrons utiliser
25:39mais si on peut faire autrement
25:40tant mieux
25:41mais il faut un projet,
25:43un projet
25:43pour retrouver
25:45cette puissance,
25:46pour retrouver
25:46cette autonomie,
25:47pour retrouver
25:48cette souveraineté
25:48qui est la condition
25:49de notre liberté.
25:50Et je parle à nouveau là
25:51pas d'une liberté
25:53philosophique,
25:53je ne parle pas
25:54de la liberté
25:55comme on en cause
25:55dans les salons,
25:56je parle de la liberté
25:58matérielle,
25:58concrète,
25:59de faire nos choix
26:00pour notre pays
26:01et pour nos vies.
26:02C'est ça la souveraineté,
26:03c'est la possibilité
26:04de faire ses choix,
26:05de faire ses choix
26:06dans son intérêt
26:08et là en l'occurrence
26:10de faire collectivement
26:11des choix
26:12qui vont dans l'intérêt
26:13de la nation française
26:13et les électeurs du RN
26:15sont probablement
26:16ceux qui ont le mieux compris
26:18les intérêts matériels,
26:20pragmatiques
26:21qui étaient les leurs
26:22et quels étaient
26:23les intérêts matériels
26:24et pragmatiques
26:24de la France.
26:25Les électeurs
26:26des autres blocs,
26:27notamment de gauche,
26:28ont beaucoup plus tendance
26:30à être dans l'idéalisme
26:31et dans l'abstraction.
26:33Mais chez les électeurs
26:34du RN
26:34et notamment parce que
26:35il s'agit beaucoup
26:36des producteurs de richesses
26:37donc qui sont plus aux prises
26:40avec le fonctionnement
26:42de l'économie,
26:43c'est effectivement
26:44très clair pour eux,
26:44il faut que la France
26:45retrouve sa puissance
26:46et sa souveraineté
26:46à tous les niveaux
26:47et pour cela,
26:48il faut réorganiser
26:50la société
26:50de manière à reconstruire
26:52déjà ce que nous avons perdu,
26:53donc un appareil
26:54de production nationale,
26:56industrielle
26:56et agricole.
26:57Et malheureusement,
26:58c'est là que le RN
26:59fait défaut.
27:00Car si certains
27:01de ces dirigeants,
27:02attention,
27:02qu'on soit clair,
27:03je ne parle pas de Bardella
27:04qui essaye de nous vendre
27:05l'union des droites
27:06et qui essaye de nous faire
27:07le cosplay de Sarkozy
27:08avec 20 ans de retard
27:09dans un costume trop grand,
27:10si certains dirigeants
27:11du Rassemblement National
27:12ont compris ce constat-là
27:14et n'hésitent pas,
27:16comme Jean-Philippe Tanguy
27:17à le poser,
27:18eh bien,
27:18ils ont oublié
27:19que le travail des politiques,
27:21leur travail,
27:22ce n'est pas seulement
27:23de le faire ce constat,
27:24c'est de nous dire
27:25comment ils vont faire
27:26pour que demain,
27:27on ait encore tous
27:28à bouffer dans ce pays.
27:30Il va être temps
27:30qu'ils se mettent au boulot.
27:31Alors,
27:31à titre personnel,
27:33je pense que cela va impliquer
27:34soit de changer complètement
27:36la gouvernance
27:36de l'Union européenne,
27:37soit d'en sortir.
27:38Mais comme l'UE
27:39a été construite
27:40pour nous dépouiller,
27:42je vois mal
27:42comment l'utiliser
27:44pour nous reconstruire,
27:45à moins de tout démolir
27:46jusqu'au traité de Rome,
27:47ce qui revient littéralement
27:48à détruire l'UE.
27:50Mais encore une fois,
27:51ce n'est que mon avis.
27:51si le RN a un projet
27:53en ce sens
27:54où on peut reconstruire
27:55une agriculture
27:56et une industrie
27:57en restant au sein
27:58de l'Union européenne,
28:00mais de grâce,
28:00proposez-le.
28:01C'est le moment,
28:02c'est maintenant
28:03qu'on attend ça en fait.
28:05Parce que pour le moment,
28:06à part dire
28:07c'est de la merde
28:08ce qui se passe
28:08et il faut baisser la TVA,
28:09les mecs,
28:10il faut bien quand même
28:10le reconnaître,
28:11ne font pas grand-chose.
28:12Le constat,
28:13c'est bon.
28:13Les Français le font
28:14tous les jours.
28:16On le sait
28:17que pousser plus loin
28:18la dissolution de la France
28:19dans le mondialisme
28:19et dans l'Union européenne,
28:20ça ne va faire qu'aggraver
28:21la situation.
28:22Ça, on l'a tous compris.
28:23Les Français l'ont compris
28:24il y a 20 ans
28:24quand ils ont voté
28:25contre le TCE,
28:26je vous signale.
28:27Et Jean-Philippe Tanguy,
28:28aussi bien que Marine Le Pen
28:29dans le post
28:30que je vous présentais au début,
28:32ils sont quand même
28:32d'une assez mauvaise foi
28:33à ce sujet.
28:34Jean-Philippe Tanguy
28:35qui par exemple
28:35nous explique
28:36que l'exemple britannique
28:38montre qu'il serait
28:40dangereux
28:40de sortir de l'Union européenne
28:42parce que,
28:43je cite,
28:43on resterait quand même
28:44dans le champ gravitationnel
28:46de cet astre
28:46même mort.
28:48Du coup,
28:48c'est quoi votre solution ?
28:50Rien !
28:51Continuez comme avant,
28:52peser de l'intérieur
28:53comme les macronistes
28:54et les mélenchonistes
28:55avec exactement
28:56le résultat qu'on sait,
28:57à savoir
28:58toujours plus de libre-échange,
29:00toujours plus de censure
29:01et de flicage,
29:02toujours plus de mise
29:03en concurrence
29:04des producteurs français
29:05avec les producteurs
29:06à l'autre bout du monde
29:07et puis ensuite,
29:08vous irez pleurer
29:08sur la concurrence
29:10et le libre-échange
29:11auquel vous n'aurez pas
29:12voulu vous attaquer.
29:13Parce que si l'exemple britannique
29:15est, à mon sens,
29:16la preuve de quelque chose,
29:18c'est bien que
29:20si vous n'avez pas
29:20de projet,
29:21si vous n'avez pas
29:22une autre organisation sociale,
29:24une autre manière
29:24d'organiser la société
29:25à mettre à la place
29:27de celle que la classe dirigeante
29:29nous a imposée,
29:30en effet,
29:31sortir de l'UE,
29:32ça ne servira à rien.
29:34Parce que,
29:34comme au Royaume-Uni,
29:35la société,
29:35elle tournera toujours
29:36de la même manière,
29:37elle sera toujours organisée
29:38pareille
29:39et elle sera toujours dirigée
29:40par la même caste
29:41qui sert d'autres entités,
29:43d'autres maîtres
29:44que la nation
29:46et que les dirigeants
29:47de cette nation
29:48seront,
29:49en fait,
29:50des managers
29:51pour les véritables maîtres
29:53de la véritable classe dirigeante
29:56qui opère
29:57au niveau international.
29:58C'est ça,
29:59en fait,
29:59le vrai problème.
30:00Effectivement,
30:01l'UE,
30:01c'est juste la forme
30:02que ça prend.
30:03Et le Royaume-Uni,
30:04ce n'est pas parce qu'il est sorti
30:05de l'Union européenne
30:06qu'il a changé
30:06d'organisation sociale
30:08fondamentalement.
30:09Pas du tout !
30:09Donc,
30:10si vous n'avez rien
30:11à proposer derrière,
30:13en fait,
30:13à part,
30:13bon,
30:14on sort
30:14et puis on verra après,
30:16effectivement,
30:17ça se passe mal,
30:18ça a toutes les chances
30:18de mal se passer.
30:19Et ça,
30:19je le sais.
30:20Et c'est précisément
30:21pour cette raison
30:22que je ne suis pas
30:23derrière les Frexiters,
30:26que je ne suis pas partisane
30:27de tous ces mecs
30:27qui vous proposent le Frexit
30:28parce qu'en fait,
30:29aucun d'entre eux
30:30n'a quoi que ce soit
30:32à proposer
30:33après le Frexit
30:34sinon,
30:34on fera ce qu'on veut.
30:36Et ne venez pas me dire
30:36que je n'ai pas bien compris,
30:38c'est Asselineau lui-même
30:40qui me l'a dit
30:41les yeux dans les yeux,
30:43une fois qu'on aura fait
30:44le Frexit,
30:44si les gens veulent
30:45une politique de gauche,
30:46on fera une politique de gauche,
30:47si les gens veulent
30:48une politique de droite,
30:49on fera une politique de droite.
30:50Excusez-moi,
30:51ce n'est pas un projet.
30:52On verra bien
30:53n'est pas un projet politique.
30:55Vous êtes des partis politiques,
30:56vous êtes censés
30:56nous proposer quelque chose.
30:58Voilà.
30:58Vous êtes censés nous proposer
30:59une manière d'arriver
31:00à bon port.
31:01Pas,
31:02oh,
31:03on verra bien après,
31:04on fera ce qu'on veut.
31:05Mais merde !
31:06Non !
31:07On fera ce qu'on veut,
31:07ce n'est pas une réponse
31:08et ce n'est pas un projet.
31:09Donc en cela,
31:10effectivement,
31:11l'exemple britannique
31:11est très éclairant.
31:12Si tu détruis un ordre social
31:14sans rien mettre d'autre
31:16à la place,
31:17eh bien,
31:17soit c'est l'ancien ordre
31:19qui perdure,
31:19soit c'est pire
31:20qui s'instaure.
31:21Mais il faut être quand même
31:22de sacrément mauvaise foi
31:24ou avoir une très courte vue
31:25pour oser dire
31:26comme Jean-Philippe Tanguy
31:27« Regardez le Royaume-Uni,
31:28le Brexit,
31:29ça n'a pas marché,
31:30donc il faut qu'on reste caché
31:31sous les jupes de Ursula
31:32qui nous opprime. »
31:34Mais quoi ?
31:35Mais vous êtes des malades,
31:37en fait !
31:37Ou alors,
31:38troisième option,
31:39il faut savoir
31:40qu'on n'a rien
31:41à proposer aux gens
31:43après ça.
31:44Et je crains malheureusement
31:46que ce soit
31:46cette dernière hypothèse
31:47qui soit la bonne.
31:49Et la triste réalité,
31:50c'est que le RN
31:52n'a rien prévu
31:52de faire de plus
31:53que les autres, en fait.
31:54Du coup,
31:55c'est pas tant
31:55qu'ils ont trahi,
31:56c'est qu'ils mentent
31:58par omission.
31:59Ils nous laissent croire
32:00qu'ils sont différents
32:02des autres
32:02en sachant, en fait,
32:04qu'une fois au pouvoir,
32:06ils feront comme
32:06Georgia Mélonie,
32:07ils feront ce que
32:07la Commission européenne
32:08leur dira.
32:08Alors, effectivement,
32:09ils ont mieux compris
32:10ce qui se passe
32:11dans le monde réel
32:12que la gauche.
32:13C'est indéniable.
32:14Et ils ont compris
32:15qui vote pour eux.
32:17La France des producteurs,
32:19la France périphérique.
32:21Pareil,
32:21je vous renvoie
32:22aux autres vidéos
32:22pour le détail
32:23de ce que j'entends par là.
32:24La chaîne est pleine
32:25de l'explication
32:25de ces concepts.
32:26Je vous l'explique
32:26en détail dans mon livre,
32:27je reviens pas dessus.
32:28Depuis 20 ans
32:29et le nom
32:30au référendum
32:31sur le traité
32:32constitutionnel européen
32:33que Sarkozy
32:34nous a imposé
32:35contre la volonté nationale
32:36avec le traité de Lisbonne,
32:37le RN, en fait,
32:39incarnait
32:39la seule voix audible
32:41de tous ces gens
32:42dont la réalité
32:43et le vécu
32:44ont été niés
32:45pendant des années.
32:46la réalité des perdants
32:48de la mondialisation
32:49qui voient leur pays,
32:51la France,
32:51s'enfoncer chaque jour
32:53un peu plus
32:53dans le marasme économique,
32:55qui ont vécu
32:56dans leur chair
32:57la destruction
32:58de notre industrie,
32:59qui voient bien
32:59la destruction
33:00de l'agriculture
33:01qui est en cours
33:02et qui voient venir
33:03au bout du projet
33:04la dépendance totale
33:06de la France
33:06en termes alimentaires,
33:08énergétiques
33:09et industriels.
33:10Et qui savent très bien
33:11qu'une fois que nous serons
33:12dépendants de tout
33:13sur tout,
33:14nous serons
33:15encore plus facilement
33:16à réduire en esclavage.
33:18Depuis 20 ans,
33:19le RN dit tout haut
33:20ce que les producteurs
33:21de richesses français
33:22pensent tout bas,
33:23expriment publiquement
33:25ce que les français
33:26excluent
33:26des grandes métropoles
33:28et des centres
33:28de décision vivent
33:30au quotidien.
33:31Et dans le paysage
33:32politique français,
33:33depuis 20 ans,
33:34le RN,
33:35c'était un véritable
33:36ovni là-dessus.
33:37Depuis le refus français
33:38de l'intégration européenne
33:40et depuis la trahison
33:41de Nicolas Sarkozy
33:42sur l'Europe,
33:43c'était tout cela
33:44que le RN incarnait.
33:45Mais rien n'est jamais acquis.
33:47M. Tanguy aime beaucoup
33:49rappeler à qui veut l'entendre
33:50que le RN
33:51est le premier parti
33:52chez les ouvriers.
33:53On a 60% des ouvriers
33:54et plus de 50% des employés
33:56qui votent pour le Rassemblement National.
33:57De toute façon,
33:58les ouvriers qui votent CGT,
33:59ils votent pour Marine Le Pen,
34:00ils ont bien compris depuis longtemps,
34:01plus de 50% au premier tour,
34:02encore plus au deuxième tour,
34:04qu'il fallait voter Marine Le Pen.
34:05Plus de 50% d'ouvriers
34:06qui soutiennent
34:07le Rassemblement National.
34:08C'est vrai.
34:09Mais attention,
34:10il y en a d'autres
34:11qui étaient le premier parti
34:12chez les ouvriers
34:13et ceux durant des décennies.
34:16Et aujourd'hui,
34:17ils font 1%.
34:19Pourquoi ?
34:20Parce que de premiers défenseurs
34:22des intérêts des producteurs,
34:24ils sont devenus
34:25des relais de revendications
34:27identitaires bidons,
34:29idiots utiles du pouvoir,
34:30mangeant à la même gamelle
34:32que les autres.
34:33Parce qu'ils ont abandonné l'idée
34:35de proposer un autre projet de société,
34:37quoi qu'on en pense,
34:38et une autre organisation sociale,
34:40mais qu'ils ne se sont pas dit
34:42on va quand même essayer
34:43de mettre à jour notre logiciel
34:45et de proposer autre chose
34:46pour exister.
34:47Ils ont préféré accepter
34:48les places que les maîtres
34:49leur avaient proposées
34:50et servir de sous-fifre
34:51plutôt que de servir la France.
34:54Et tous les gens
34:55qui ont des responsabilités politiques
34:57aujourd'hui,
34:58malheureusement,
34:59c'est ça.
34:59Des managers
35:00pour des patrons
35:01plus haut placés qu'eux
35:02de la classe dirigeante
35:03qui font le sale boulot
35:04en échange d'une bonne place
35:06bien payée
35:06avec notre argent.
35:08Et c'est exactement
35:09ce qui risque d'arriver au RN.
35:11Car avoir une analyse
35:13plus fine
35:13que la plupart des commentateurs
35:14ne suffit pas
35:16quand on veut gouverner.
35:17Il faut offrir
35:17un débouché politique.
35:19D'ailleurs,
35:19c'est pour ça que je ne lance
35:20pas de parti politique.
35:20Pourtant,
35:21on me le demande tous les jours.
35:22Mais en fait,
35:22moi,
35:22je n'ai pas de projet
35:23à vous proposer.
35:24Donc,
35:24je ne vous ferai pas l'insulte
35:26de venir
35:27et vous dire
35:28votez pour moi
35:30alors que
35:31je n'ai rien à vous proposer.
35:32Et je peux vous garantir
35:33que si un jour
35:34je reviens en politique,
35:35ça sera avec quelque chose.
35:37Mais pas avec du foutage
35:38de gueule
35:39et de la posture
35:40en reprenant exactement
35:42toutes les positions
35:43que les maîtres ont décidé
35:44qu'il fallait qu'on prenne.
35:45Et il faut soutenir l'Ukraine,
35:46j'ai coché la case.
35:47Et il faut être pro-européen,
35:48j'ai coché la case.
35:49Non.
35:49Mais du coup,
35:50voilà,
35:50quand on me demande
35:50qu'est-ce que tu proposes,
35:51en fait,
35:51ce n'est pas mon boulot.
35:52Ce n'est pas mon boulot.
35:54Mon boulot,
35:54c'est de commenter
35:55et d'analyser
35:55ce qui se passe
35:56pour informer.
35:57Ce n'est pas inutile,
35:58bien sûr,
35:59mais un parti politique
36:00doit faire bien plus que ça.
36:01Je ne vois pas l'intérêt
36:02de te présenter
36:03à des élections
36:04sans avoir quelque chose
36:05de concret et de global
36:06à proposer aux Français.
36:08Et je ne vous parle pas
36:09de mesuré,
36:09de genre,
36:10oui,
36:10on va baisser la TVA,
36:11on va renommer la viande
36:12cadavre d'animaux.
36:13Non, c'est bon.
36:14Ça, ce n'est pas des projets,
36:15vous voyez.
36:15Je vous parle d'un projet de société.
36:17La politique,
36:18pour moi,
36:19en fait,
36:19c'est du sérieux.
36:20C'est ça qui détermine
36:21comment est-ce qu'on vit
36:22dans ce pays.
36:26Il faut avoir gouverner la France,
36:27il faut avoir déjà les reins solides,
36:30mais il faut savoir aussi
36:31pourquoi,
36:32en deux mots,
36:33et pour qui tu te bats.
36:35Sinon,
36:36de toute façon,
36:37c'est les maîtres au-dessus
36:38qui vont te dire quoi faire
36:40et c'est bien,
36:41tu vas ramasser l'oseille
36:42pendant cinq ans.
36:43Mais moi,
36:44ce n'est pas du tout
36:44ma conception des choses.
36:45Donc,
36:45si tu n'as pas de colonne vertébrale,
36:47si tu n'as pas un truc cohérent
36:49qui se tient à proposer,
36:52dans la situation
36:53dans laquelle on est,
36:54très, très, très rapidement,
36:55tu t'effondres
36:56et tu deviens comme les autres.
36:58Le problème,
37:00c'est que,
37:00dans le cas du RN,
37:01le fait que tu es un peu moins nul
37:04que les autres
37:04et que tu comprends vaguement
37:05ce qui se passe,
37:06ça suffit à ce que les gens
37:07votent pour toi
37:08tellement c'est la merde.
37:09Et en même temps,
37:10tu n'as rien de prévu.
37:12Alors là,
37:13alors là,
37:13le rideau risque
37:14de se déchirer très rapidement
37:16et tous ceux
37:16qui plaçaient des espoirs
37:18en toi
37:18et à qui tu as laissé croire
37:20que tu étais différent,
37:21ils risquent d'en avoir
37:22très, très gros
37:23le jour où t'arrives au pouvoir
37:25et où ils se rendent compte
37:26que t'es pareil que les autres
37:28et ils risquent d'en avoir
37:29beaucoup plus gros
37:30après toi
37:30qu'après ceux
37:31qui sont responsables du merdier
37:32parce qu'ils croyaient vraiment
37:33que t'étais différent.
37:34Et c'est même précisément
37:35parce que
37:36tu n'étais pas comme les autres
37:37qu'ils t'ont adoubé
37:38en votant pour toi.
37:39et si tu ne te souviens pas de ça,
37:42le jour où tu douches
37:44les espoirs des gens
37:45en leur expliquant
37:46que tu ne vas finalement
37:47pas briser les chaînes
37:48de leur asservissement
37:49comme tu leur avais laissé entendre
37:50mais que finalement
37:52c'est mieux
37:52qu'ils restent tous des esclaves
37:54et que toi
37:54tu t'es tellement normalisé,
37:56tu as tellement voulu
37:56t'intégrer au système de l'ennemi
37:58que tu es devenu son agent,
37:59son manager,
38:01ça peut très, très mal
38:03se terminer.
38:04Et d'autant plus mal
38:05que les gens pensaient
38:06que tu n'étais pas
38:07comme les autres
38:07et surtout dans une situation
38:09où les gens sont déjà
38:11très, très, très en colère.
38:14A bon entendeur, salut !
38:15Donc d'une manière ou d'une autre,
38:17on en revient toujours
38:18au travail
38:19que sont supposés faire
38:20les politiques.
38:21Celui de nous proposer
38:23un horizon
38:23et une manière
38:24d'organiser la société
38:26qui selon eux
38:27permet de répondre
38:28aux besoins
38:29des gens
38:29et de la nation.
38:30Ce boulot
38:31que M. Tanguy
38:32ait payé quand même
38:336 000 euros par mois
38:34plus 7 000 euros de défraiement
38:35comme tous les députés
38:36avec notre pognon
38:38pour faire.
38:39Pas seulement
38:39pour faire un travail
38:40de commentateur
38:41un petit peu plus fin
38:42que les autres
38:43ni balancer des punchlines
38:45pour se moquer
38:46des candidats à 1%
38:47qui, tout monomaniaque
38:48qu'ils soient,
38:48n'ont jamais, eux,
38:49dévié de leur ligne.
38:50C'est ce boulot-là, en fait,
38:51que plus personne ne fait
38:52aujourd'hui dans le paysage politique
38:54et c'est le drame de la France
38:55parce qu'on s'est retrouvé
38:57tout seul,
38:58sans voix
38:58et sans déboucher.
39:00Depuis 20 ans
39:01et le refus
39:01de la Constitution européenne,
39:03depuis 20 ans
39:04que le pouvoir a piétiné
39:06la voix de la France
39:08à son dernier référendum
39:09pour lui imposer
39:10cette construction européenne politique,
39:13le RN,
39:14sous l'impulsion de Marine Le Pen,
39:15s'est fait la voix
39:16de ceux qui n'en avaient plus
39:18et a constitué
39:19une sorte de point de ralliement,
39:21d'aucun dirai de rassemblement,
39:22pour tous ceux
39:23qui ne voulaient plus
39:24du système
39:25dont ils savaient bien
39:26qu'ils les condamnaient.
39:27Mais ces deux dernières années,
39:28on ne peut s'empêcher
39:29de voir au Rassemblement National
39:30de Bardella
39:31une forme de régression
39:32dans la conduite
39:33des affaires du parti.
39:35Repli sur le clivage
39:36gauche-droite,
39:37désignation permanente
39:38de l'ennemi
39:39que serait l'extrême-gauche,
39:41tentative pour paraître
39:43de plus en plus respectable,
39:44pour montrer
39:44qu'ils ne sont pas dangereux,
39:46qu'ils rencontrent
39:47eux aussi
39:47les dirigeants de Black Rock
39:48et que, rassurez-vous,
39:50nous sommes pareils
39:51que ceux d'avant.
39:52Sauf qu'à force
39:53de jouer à être
39:54pareils que ceux d'avant
39:55sans savoir
39:56pourquoi tu le fais
39:57et sans que ce soit
39:58un coup préparé
40:01avec un projet derrière,
40:02très honnêtement,
40:03j'aimerais bien,
40:03mais j'en doute,
40:04ça donne juste
40:05la même chose
40:06que les gars d'avant.
40:07Alors,
40:08le RN n'a pas encore trahi
40:10parce qu'il n'est pas
40:11encore au pouvoir.
40:12Néanmoins,
40:13les récentes sorties
40:14de ces cadres dirigeants
40:15disent quand même
40:16quelque chose
40:17de ce qu'il fera
40:18si d'aventure
40:19il y accède.
40:20Alors,
40:20je pense qu'il va falloir
40:21que le RN passe
40:22à l'étape supérieure
40:24et propose autre chose,
40:26sous peine de se voir,
40:27lui aussi,
40:28dissous
40:28dans la mondialisation
40:30ou dans la colère
40:31des Français
40:32en se souvenant
40:33de qui il est le porte-voix,
40:35de qui il représente
40:36et pour qui il se bat.
40:39La France
40:39et ses producteurs
40:41ou leurs ennemis,
40:43il va falloir
40:43que le RN choisisse son camp.
40:45En tout cas,
40:46moi j'ai choisi le mien,
40:47vive la France libre !
40:48Merci d'avoir suivi
40:49cette vidéo,
40:50n'hésitez pas à me donner
40:50votre avis en commentaire
40:51sur les récentes évolutions
40:53du Rassemblement National
40:54si vous pensez,
40:55comme moi,
40:55que ça n'augure rien de bon
40:56pour la suite ou pas.
40:58Je ne prétends pas avoir
40:59une vérité absolue
41:00bien sûr sur ce sujet,
41:01évidemment c'est hautement subjectif
41:02puisque c'est de la politique,
41:05même si je pense que l'analyse
41:06que je vous propose ici
41:07est factuellement juste au moins.
41:10Mais vous avez le droit
41:11d'être en désaccord
41:11donc je vous invite à venir
41:13me dire ce que vous en pensez
41:14dans les commentaires.
41:15à nouveau je sais que cette vidéo
41:17va me valoir un certain nombre
41:19d'inimitiés
41:20mais honnêtement
41:22je me fiche
41:23d'avoir des amis
41:24ce qui compte
41:25plus que tout pour moi
41:26c'est l'intérêt de la France
41:27et j'ai encore cette liberté
41:29d'exprimer mon opinion
41:30même si Bruxelles
41:31aimerait bien nous la prendre
41:32à tous cette liberté.
41:34Voilà.
41:34N'hésitez pas à vous abonner
41:35à la chaîne
41:36à mettre un pouce vers le haut
41:37ça aide vraiment
41:38les vidéos
41:38dans l'algorithme YouTube.
41:40Si vous le pouvez
41:41et que vous le souhaitez
41:42vous pouvez également
41:42soutenir la chaîne
41:43via le financement participatif
41:45Tipeee
41:46je remercie d'ailleurs
41:47tout particulièrement
41:48tous les tipeurs
41:48qui me permettent
41:49de faire ce travail
41:50sans avoir à vendre mes miches
41:51à des annonceurs
41:52des marques
41:53des partis politiques
41:54ou des gouvernements
41:54en bref
41:55qui me permettent
41:56d'être libre et souveraine
41:57dans le choix des sujets
41:59et dans le choix
42:00de ce que je dis
42:00et ça à l'heure actuelle
42:02ça vaut encore plus
42:03que le cours de l'or
42:04et c'est tout ce que je souhaite
42:04à la France
42:05donc merci beaucoup.
42:06Si vous souhaitez en savoir plus
42:07sur la manière
42:08dont la classe dirigeante
42:09s'est hissée au pouvoir
42:10et à réorganiser la société
42:11dans son intérêt
42:12je vous invite
42:13à lire mon livre
42:14Il est venu le temps
42:15des producteurs
42:16toujours disponible
42:16aux éditions du fil d'actu
42:18là aussi tous les liens
42:19sont en description
42:20je vous remercie à nouveau
42:21d'être là
42:21vive la France libre
42:22et surtout prenez soin de vous
42:26Sous-titrage Société Radio-Canada
42:40Sous-titrage Société Radio-Canada
42:40Sous-titrage Société Radio-Canada
42:41Sous-titrage Société Radio-Canada
42:42Sous-titrage Société Radio-Canada
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