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00:00Quasiment 19h sur CNews, merci d'être avec nous pour face à Philippe Devilliers.
00:05Cher Philippe, bonsoir.
00:07Bonsoir Elliot, bonsoir Geoffroy.
00:08Geoffroy le jeune est avec nous comme chaque vendredi.
00:11Cher Geoffroy, bonsoir.
00:12Bonsoir à tous les deux.
00:13Philippe Devilliers, vous avez souhaité impérativement commencer cette émission
00:17par la décision du Conseil constitutionnel de censurer l'abrogation des 43 zones.
00:25La faible émission, les fameuses ZFE, il y en a 43 en France.
00:29Cette abrogation, cette suppression des ZFE avait pourtant été votée par les parlementaires,
00:35voulue par 8 Français sur 10.
00:38Marine Le Pen justement a parlé du Conseil constitutionnel, c'était ce matin.
00:41Écoutez.
00:44En tout cas, il contraigne la démocratie.
00:48Enfin, je veux dire, le Parlement est la représentation du peuple français.
00:53Or, pour encore une fois, avec des arguments très contestables sur le plan juridique,
00:59il contraigne...
01:00Il fait du zèle pour vous, le Conseil constitutionnel ?
01:02Oui, certainement.
01:03Il contraigne la volonté exprimée par le peuple.
01:06C'est quand même très problématique.
01:08Parce que c'est vrai sur les ZFE, c'est vrai sur le ZAN, c'est vrai sur l'immigration.
01:12Ça commence à faire beaucoup.
01:14Geoffroy Lejeune.
01:15Alors, cher Philippe, de quoi cette censure, selon vous, est-elle le nom ?
01:19D'un pouvoir en miettes.
01:23Nous avons, côte à côte, la République des juges et la République des commissaires.
01:32D'abord, je voudrais rendre hommage à celui qui a déposé la proposition de loi,
01:38qui a déposé l'amendement, qui s'appelle Pierre Morin, que je connais bien depuis longtemps,
01:42qui est un garçon remarquable, très courageux, très fin, très subtil.
01:50Et, simplement, je voudrais dire ceci.
01:54La République des juges, ça veut dire quoi, la République des juges ?
01:57Ça veut dire qu'en fait, le pouvoir judiciaire l'a emporté sur le pouvoir législatif.
02:03Alors, c'est un cas d'école.
02:08Donc, les Français qui nous regardent, ou qui nous écoutent, peuvent se dire
02:13à quoi ça sert d'avoir un Parlement,
02:15puisqu'il n'a pas le dernier mot.
02:19Et moi, je vais ajouter, non seulement il n'a pas le dernier mot en France, mais à Bruxelles.
02:26La République des juges, c'est un conseil constitutionnel
02:30qui a été conçu par Michel Debré
02:34quand il a écrit le texte des institutions de la Ve République
02:39comme un organe d'arbitrage
02:42pour veiller à la régularité du fonctionnement des pouvoirs publics.
02:49Le Conseil constitutionnel est devenu, au fil du temps,
02:55renforcé par le pouvoir politique
02:56qui lui a donné des pouvoirs adjacents,
03:02une officine, une officine idéologique,
03:06une officine militante, une officine politique.
03:10Et donc là, voilà ce qui s'est passé.
03:14Emmanuel Macron a appelé Richard Ferrand.
03:18Vous pouvez vérifier à ce que je dis.
03:21C'est facile à vérifier.
03:23Mais on peut demander aussi à Emmanuel Macron de démentir.
03:27Si ce n'est pas vrai ce que je dis.
03:29Donc Emmanuel Macron a appelé Richard Ferrand discrètement
03:32et il lui a dit, écoute, ça m'embête
03:33parce que si tu ne casses pas cet amendement,
03:38ce cavalier législatif, comme on dit,
03:42on va devoir payer 4 milliards à l'Europe.
03:45Et j'arrive à la République des commissaires.
03:48La République des juges vient au secours de la République des commissaires.
03:51Donc non seulement la République des juges dévalue
03:54et destitue le pouvoir politique, ce qu'il en reste,
04:01mais la République des juges travaille pour la République des commissaires.
04:05La République des commissaires, c'est Bruxelles.
04:07En effet, vous qui êtes des journalistes curieux de tempérament,
04:16allez chercher la note confidentielle du 25 avril
04:232025.
04:24La note de Bercy qui met en garde le président de la République sur le thème
04:28« On a promis dans le plan de relance européen
04:34de faire les ZFE et si jamais on ne s'exécute pas,
04:40il faudra payer une amende, il faudra rembourser 4 milliards d'euros. »
04:48Pour d'autres termes, le pouvoir politique est nu.
04:52Le pouvoir politique prend une décision parfaitement justifiée
04:58au regard des équilibres écologiques et aussi des équilibres sociaux.
05:04C'est-à-dire qu'on ne va pas demander à tous les Français qui ont une voiture ancienne
05:08de se mettre à la voiture électrique.
05:12Les Français n'ont plus d'argent.
05:14Et avec le problème de l'essence du Moyen-Orient, de moins en moins.
05:19Et on fait prévaloir, plutôt que cette pauvreté, cet appauvrissement des Français,
05:23on fait prévaloir la République des juges, la République des commissaires.
05:27Le pouvoir est en miettes, il n'existe plus.
05:30Et quand le pouvoir n'a plus le pouvoir,
05:34il n'y a plus qu'un protocole compassionnel.
05:37Je crains que l'élection présidentielle ne se déroule de la manière suivante.
05:42C'est à celui qui pleure le mieux.
05:45Étant donné que les hommes politiques n'ont plus le pouvoir,
05:49ils ont le protocole compassionnel.
05:50Ils vont sur le bord de la route,
05:52ils regardent l'hémorragie du blessé dans le fossé,
05:55qui perd son sang,
05:56et ils offrent un cachet d'aspérine en disant
05:58« ça permettra quand même d'aller mieux ».
06:01Et puis ils pleurent.
06:03Ils pleurent avec la famille.
06:05Ils vont sur le lieu des sinistres et ils pleurent.
06:08Ils apprennent à pleurer dès leur jeunesse,
06:10dès leur plus jeune temps,
06:11dès qu'ils sont élus.
06:12Et ils pleurent.
06:13Et c'est celui qui pleure le mieux qui sera élu.
06:16Écoutez, on aura l'occasion de reparler de ceux qui pleurent très bien,
06:19ou le mieux, dans les prochaines semaines.
06:21Non mais je pense que vous avez compris ce que je voulais dire.
06:23J'ai bien évidemment compris.
06:24Je filais la métaphore.
06:27Philippe Devilliers, autre sujet cette semaine au cœur de l'actualité.
06:31C'est le scandale des abus sexuels et des violences dans le périscolaire.
06:37Dimanche dernier, la procureure de la République de Paris
06:39a annoncé que le parquet enquêtait sur plus de 100 établissements dans la capitale,
06:44que tous les arrondissements étaient concernés.
06:48Cette semaine, un coup de filet visait une école maternelle
06:51dans le 7e arrondissement.
06:53Trois individus sont d'ailleurs présentés à un juge ce vendredi.
06:58Alerte avait été faite, pourtant depuis des années,
07:01et notamment les premières en conseil municipal,
07:05avec l'actuel maire du 6e arrondissement, Jean-Pierre Lecoq.
07:09Je vous propose cette archive,
07:11vraiment le fruit d'un débat qui est très long,
07:13donc on l'a condensé.
07:15Vous allez entendre Jean-Pierre Lecoq,
07:16M. Grégoire, qui à l'époque était adjoint à la mairie,
07:19et surtout Mme Anne Hidalgo.
07:23Vous ne pouvez, ni vous, ni votre adjointe, Mme Cordebard,
07:27ni M. Grégoire, en charge des personnels,
07:30tirer un trait sur ces affaires en considérant qu'elles sont marginales.
07:34De personnels trop souvent recrutés rapidement,
07:37sans en connaître les antécédents psychiques, personnels, voire judiciaires.
07:43Aussi, Mme la maire, mesdames et messieurs les membres de l'exécutif,
07:46Toutes les mesures sont prises au moment du recrutement
07:49pour contrôler tout ce qui est de l'ordre du contrôlable.
07:53Tout est réuni pour agir immédiatement.
07:55Et vous voudriez quoi ?
07:57Qu'on vous dise quoi ?
07:58Qu'on dise qu'il n'y a plus de recrutement du tout ?
08:01Qu'il n'y a plus du tout de recrutement pour des personnes
08:04qui ont des relations professionnelles avec des enfants ?
08:09C'est quoi le fond de votre question ?
08:12Geoffroy Lejeune.
08:14Philippe, deux questions.
08:15D'abord, que vous inspirent ces faits sordides ?
08:18Et surtout, qui est responsable de quoi ?
08:21Alors, il faut être très prudent parce qu'on est au tout début de la procédure.
08:27On ne sait rien de ce qui va se passer.
08:29Je dirais simplement ceci.
08:30Il y a une double responsabilité.
08:33Il y a une responsabilité judiciaire et une responsabilité politique.
08:38La responsabilité judiciaire est la suivante.
08:40Moi, j'ai été président de la Conseil Général pendant 25 ans.
08:44Et tous les jours, je me posais la question avec mes collaborateurs.
08:47Attention, article 40.
08:49Donc, si vous avez connaissance, leur disais-je,
08:53d'un fait délictueux ou d'un fait criminel,
08:56ou simplement d'une rumeur,
08:58il faut m'en parler tout de suite
09:00et déposer auprès du procureur de la République
09:05un document d'information.
09:08C'est-à-dire que c'est l'article 40 du Code de procédure pénale.
09:12Toute autorité constituée qui a connaissance d'un fait délictueux ou criminel
09:16doit emporter la connaissance au procureur de la République.
09:23Sinon, c'est une sanction grave, une punition,
09:28et même de la prison, pour un responsable public.
09:34Donc là, pourquoi je vous dis ça ?
09:36Parce que je pense que l'affaire ne va pas s'arrêter là.
09:38C'est un cordon de poudre qui avance.
09:45Voilà.
09:46On voit les premières fumées.
09:50Ensuite, la responsabilité politique.
09:54Le ministre qui a instauré les 4 jours et demi,
10:03c'est Vincent Péion.
10:06Et j'ai écouté avec bonheur cette semaine
10:10un édito de Alexis Brézé
10:13qui a mis le doigt sur le problème.
10:16En effet, avec François Hollande, Vincent Péion, ministre de l'éducation nationale,
10:23a décidé qu'il fallait arracher les enfants à leurs parents
10:27une demi-journée de plus, les tout-petits.
10:34Et évidemment, la décision précipitée a fait qu'on n'a pas trouvé les gens
10:37et donc ça a été la pagaille.
10:40Mais ce qui est intéressant, c'est de savoir pourquoi il a fait ça, Vincent Péion.
10:44Et pourquoi la gauche a voulu ajouter une demi-journée.
10:50Parce que Vincent Péion, dans son livre
10:52« La révolution française n'est pas terminée »,
10:54a expliqué qu'il fallait, je cite,
10:57« soustraire les enfants à leurs parents ».
11:00C'est-à-dire qu'ils se réclament de Rabot-Saint-Étienne,
11:04de Danton, de Robespierre, de tous les révolutionnaires
11:07qui ont dit et redit
11:09« l'enfant appartient à l'État avant d'appartenir à sa famille ».
11:15Et donc, moi je pense, c'est l'occasion pour moi de le dire,
11:20qu'il faut permettre à chaque famille de France
11:23de choisir sa forme d'enseignement,
11:25public, privé, sous contrat, hors contrat,
11:29pour bouger le mammouth
11:31et faire en sorte qu'on puisse rebrusser chemin
11:37et dire l'inverse de ce qu'a dit M. Péion, le révolutionnaire,
11:41l'enfant est d'abord sous l'autorité de ses parents.
11:46Philippe, vous souhaitez également apporter votre regard
11:49sur la crise entre une petite partie du monde du cinéma et Canal+.
11:55Appelons Philippe Devilliers, je vous vois sourire,
11:57que Canal+, a investi en 2025 dans plus de 120 films d'initiative française,
12:03soit le double de France Télévisions,
12:05ou presque 5 à 6 fois plus que Netflix.
12:09Tout part d'une tribune publiée dans Libération,
12:11où les signataires parlent d'un risque d'une prise de contrôle fasciste
12:16sur l'imaginaire collectif.
12:17Le président du directoire de Canal+, Maxime Saada,
12:20a décidé qu'il ne souhaitait plus travailler à l'avenir
12:22avec ceux qui avaient pu l'attaquer et attaquer le groupe,
12:26recevant entre autres le soutien de Dominique Faroujia,
12:30grande figure de Canal,
12:31ou encore du maire de Cannes, David Lissnarch.
12:34Je vous propose d'écouter Maxime Saada.
12:38Hier, avec Laurent et les équipes,
12:39c'est 45 films qui ont été soutenus par Canal,
12:42seuls, en 2024.
12:44J'étais en train de dire,
12:45Suleymane,
12:46ce n'est pas possible qu'on soit les seuls
12:47à avoir soutenu Suleymane.
12:49Et le producteur qui était à côté,
12:50très gentiment, est venu me dire
12:51que vous pouviez y aller,
12:51vous étiez vraiment seuls.
12:53Vraiment seuls, du début jusqu'à la fin.
12:55Et ça nous est arrivé sur les misérables,
12:56historiquement.
12:57La petite dernière, Arte est venue,
12:58mais je ne vous dis pas pour quel montant.
13:00Mais la petite dernière sans Canal,
13:01il ne se fait pas.
13:02Miséricorde de Guérodis sans Canal,
13:03ça ne se fait pas.
13:04Enfin, je peux vous faire,
13:05voilà, les 45 films,
13:06et d'autres,
13:07où il y a un apport de Arte ou autre,
13:09mais tellement minime que sans nous,
13:10le film ne se fait pas.
13:12Et vous avez voulu revoir une archive
13:14qui a été diffusée cette semaine,
13:16et qui vous fait encore une fois sourire,
13:18celle de Maurice Druon.
13:20On est, en mai 1973,
13:23il est ministre des Affaires culturelles.
13:27Diffusé ceci,
13:29que l'on ne compte pas trop,
13:31non plus sur moi,
13:32pour subventionner par préférence
13:36avec les fonds de l'État,
13:38c'est-à-dire avec l'argent du contribuable,
13:42les expressions dites artistiques
13:45qui n'ont d'autre but que de détruire
13:47les assises et les institutions de notre société.
13:51Même si mes goûts m'y portaient,
13:55je ne trouverai pas cela loyal à l'égard de mes concitoyens.
14:01Les gens qui viennent à la porte de ce ministère
14:04avec une sébile dans une main
14:07et un cocktail Molotov dans l'autre
14:09devront choisir.
14:14Alors, cher Philippe,
14:15c'est une question qu'on pose
14:16pas seulement à l'ancien secrétaire d'État
14:18à la culture,
14:18mais aussi aux créateurs
14:19de l'œuvre artistique
14:21du Puy du Fou.
14:22Quel est votre regard
14:23sur cette tempête
14:25initiée par l'extrême-gauche croisette ?
14:28– D'abord, oui,
14:30Geoffroy Elliot,
14:31c'est moi qui m'ai souhaité
14:33revoir cette archive
14:35que je connais bien,
14:37parce que je connaissais très bien
14:38Maurice Druon.
14:39Dès que j'ai été nommé secrétaire d'État
14:40à la culture par François Lothard,
14:42je suis allé voir Maurice Druon,
14:45Yeroy Maudit,
14:46l'auteur du Chant des partisans,
14:50personnage immense.
14:52Et il m'a dit ceci,
14:54il m'a dit,
14:54faites très attention,
14:56parce qu'à partir du moment
14:57où vous êtes entré,
14:58rue de Valois,
14:58vous êtes maintenant
14:59le prisonnier des cultureux.
15:02J'ai dit,
15:03c'est quoi les cultureux ?
15:04Il me dit,
15:04ben vous verrez,
15:06ce sont des assistés,
15:08c'est le ministère des pensionnés.
15:12Et j'ai toujours ça en tête,
15:13et quand j'ai vu
15:15la réaction de Maxime Saada,
15:19tous ceux qui connaissent
15:20savent que c'est un homme
15:22ponctuel, précis,
15:25honnête, droit,
15:29c'est un remarquable entrepreneur.
15:32Et moi qui connais bien Vincent Bolloré,
15:35qui se dit lui-même,
15:37démocrate, chrétien,
15:40conservateur,
15:41ça fait par un fasciste, ça.
15:44A ma connaissance,
15:46aucun des deux
15:47n'a été membre
15:50d'un mouvement fasciste.
15:53Pour une raison simple,
15:54c'est le fasciste
15:55de 1922
15:56et de 1930,
15:58Italie et Allemagne,
15:59ils n'étaient pas nés.
16:01Bon.
16:03Alors, je vais réagir
16:05à cette séquence
16:07de Cannes,
16:10la pétition
16:12Zappé Bolloré.
16:15Et voilà comment je réagis.
16:16D'abord, il y a la forme,
16:17puis ensuite, il y a le fond.
16:19Dans la forme,
16:20dans la forme,
16:22j'ai du mal à comprendre,
16:24j'ai lu la liste des signataires,
16:27je connais très peu.
16:31Et apparemment,
16:32il y en a très peu
16:32qui sont dans le cinéma,
16:33en fait.
16:34Et il y a eu deux fournets,
16:36il y a eu une première liste
16:41et puis une deuxième liste.
16:43Et dans la deuxième liste,
16:44ils sont maintenant 2500.
16:45C'est impressionnant.
16:472500.
16:47Et dedans,
16:48il y a toutes sortes de gens.
16:50Il y a...
16:53Maquilleux,
16:54travailleuse, etc.
16:56Et travailleuse du sexe.
16:58Et là, je me suis dit,
17:00la prise de risque
17:01dont vous parlez, Elliot,
17:02la prise de risque
17:04d'un contrôle fasciste
17:07de l'imaginaire collectif,
17:10peut-être que ça s'entend,
17:12pour les signataires,
17:14d'un contrôle
17:15de la part de Vincent Bolloré
17:16qui va jusqu'aux appareils génitaux
17:20du cinéma de l'avant-garde.
17:22Bon.
17:23Parce qu'une travailleuse du sexe
17:25dans une pétition comme ça,
17:27pourquoi ?
17:28On se demande
17:29quelle est la portée symbolique,
17:31si vous me passez l'expression.
17:36Ensuite,
17:37ce que je voudrais dire,
17:38dans la forme,
17:39j'ai appelé
17:41William Goldnadel,
17:43le grand avocat
17:44que vous connaissez,
17:45bien connu dans cette maison.
17:46il m'a dit,
17:47juridiquement,
17:47c'est une injure.
17:49Mais je déconseille
17:51à Vincent Bolloré
17:52et à Maxime Salada
17:53d'aller devant la 10ème chambre
17:55parce qu'il y aura toujours
17:56une explication
17:56de la part des juges
17:57pour dire que,
17:59mais non,
18:00tout ça,
18:00c'est une simple expression.
18:05Alors,
18:06sur le fond,
18:08sur le fond,
18:09je dirais d'abord
18:10qu'il y a
18:11le déconomètre
18:12et ensuite
18:13le trouillomètre.
18:16Le déconomètre,
18:18qu'est-ce que
18:19reproche ces gens-là
18:20à Vincent Bolloré,
18:21finalement ?
18:22Il lui reproche
18:24d'être un patriote
18:27conservateur
18:28qui veut
18:30maintenir la culture française
18:32et la transmettre.
18:34En fait,
18:35ils oublient d'ajouter
18:35que Vincent Bolloré,
18:37il est donc
18:38pour la préférence nationale,
18:40en quelque sorte.
18:40C'est ce que lui reproche.
18:41Mais ils oublient
18:42d'ajouter que,
18:43eux,
18:43en matière
18:44de cinématographie,
18:46ils sont pour
18:47la préférence nationale,
18:48bien plus que
18:49Vincent Bolloré,
18:50puisque tout le système
18:51du cinéma français
18:53fait exception
18:55à l'absence
18:56de souveraineté
18:57française,
18:58c'est là,
18:59encore,
19:00c'est le dernier
19:01espace résiduel
19:02de l'exception culturelle,
19:04c'est-à-dire
19:04de la souveraineté française,
19:06c'est-à-dire
19:06de la préférence nationale
19:07appliquée au cinéma.
19:08Puisqu'en fait,
19:09quand un film américain
19:11est produit,
19:12l'argent des salles
19:13arrive au cinéma français.
19:15C'est très bien fait
19:16comme système.
19:17J'ai eu à le gérer,
19:18j'en suis fier.
19:20Mais,
19:20que reprocher
19:22à Vincent Bolloré
19:24d'être un patriote,
19:25mais c'est un patriotisme
19:28au service
19:28de la création française.
19:31Ensuite,
19:32le trouillomètre.
19:33Je vais vous dire
19:33ce que c'est le trouillomètre.
19:35Ils ont une peur bleue,
19:37ils m'en font souvent
19:38la confidence,
19:39pourvu qu'il n'y ait pas
19:43une reviviscence
19:44des films de tradition.
19:46Parce que s'il y a
19:47une reviviscence
19:48des films de tradition,
19:50d'ailleurs,
19:51à chaque fois
19:51qu'on voit un film
19:52de grande qualité
19:53qui sort,
19:54les salles se vident
19:56par ailleurs.
19:57Ça ne tient pas la route.
19:58Ce sont des films médiocres.
20:00Et donc,
20:00en fait,
20:01les auteurs
20:02de films médiocres
20:03ont peur
20:04des films
20:05de qualité.
20:07et quand ils parlent
20:09de l'imaginaire français,
20:10ça me rappelle
20:11un article
20:12du Monde
20:14qui s'appelait
20:15Le conflit esthétique,
20:17qui parlait
20:17de la cérémonie
20:18des Jeux
20:19et du Puy du Fou
20:20et qui disait
20:24la guerre
20:25des imaginaires
20:26est lancée.
20:28Oui,
20:28la guerre
20:29des imaginaires
20:29est lancée.
20:30Et souvent,
20:31en voyant
20:32ces films médiocres,
20:34je pense au
20:35Maud Baudelaire,
20:36qui parle de l'imagination
20:38et l'imagination
20:39qui dresse son orgie
20:40ne laisse qu'un récif
20:41aux clartés du matin.
20:43Et donc,
20:44la peur
20:45de ces gens-là,
20:46c'est que tout à coup,
20:48il y a un autre cinéma
20:49qui émerge.
20:51Et enfin,
20:52ce que je voudrais dire
20:52en synthèse,
20:54c'est que
20:58c'est la panique
20:59de la gauche culturelle.
21:02Parce que depuis 1945,
21:04De Gaulle leur a donné
21:05la culture
21:05et l'éducation,
21:06à la gauche
21:08et il a donné
21:08de l'économie
21:09à la droite.
21:10On a vu ce que
21:10la droite a fait
21:11de l'économie
21:12et on a vu
21:13que la gauche
21:15a calfotré
21:17la culture.
21:20Seulement,
21:21maintenant,
21:22le monopole
21:22disparaît.
21:23Il n'y a plus de monopole.
21:25Il n'y aura plus de monopole.
21:26Il n'y a plus de monopole
21:26du récit,
21:28comme disent
21:29les sociologues,
21:30comme dirait
21:31Mathieu.
21:32Ils avaient
21:32le monopole
21:33du récit.
21:34Ils n'ont plus
21:34le monopole
21:35du récit.
21:35Ça me rappelle
21:36un mot de Solzhenitsyn,
21:37qui disait
21:37le système
21:38s'auto-raconte.
21:39Or,
21:39le système
21:40ne peut plus
21:40s'auto-raconter.
21:41Pourquoi ?
21:42Parce qu'il y a
21:42le groupe Bolloré
21:43et d'autres.
21:45Il y a des chevaliers
21:46de la liberté d'expression,
21:47des capitaines
21:48d'industrie
21:48qui disent
21:49on pourrait peut-être
21:50penser différemment,
21:51on pourrait peut-être
21:52réfléchir différemment,
21:53on peut peut-être
21:55être un miroir
21:56différent
21:56du réel
21:57qu'on a sous les yeux.
21:58Ouh là là !
22:00Ah bon ?
22:00Donc le système
22:01ne peut plus
22:01s'auto-raconter
22:04et il y a
22:05un autre regard,
22:07un autre récit.
22:08Il y a
22:09évidemment
22:09les réseaux sociaux
22:11également.
22:12Donc il y a
22:13un récit alternatif.
22:14Toute l'histoire
22:15de cette pétition
22:18Zappé Bolloré,
22:19c'est l'histoire
22:20de ce récit
22:20alternatif.
22:22Si vous passez,
22:23si vous m'autorisez
22:25à faire un petit apologue,
22:29c'est l'histoire
22:30du gars
22:33de la France insoumise
22:36qui va chez son boulanger
22:38et qui lui dit
22:39t'as mon croissant ?
22:41Il est prêt ?
22:42Oui,
22:43il donne le croissant.
22:46Il lui offre
22:47un croissant
22:47tous les matins
22:48parce qu'il a
22:48un peu de la trouille.
22:50Sauf qu'un jour,
22:52le gars
22:53de la France insoumise
22:54insulte le boulanger
22:56et lui dit
22:56ton croissant
22:57il est fade,
22:59ça manque de levain
23:00de gauche,
23:00c'est un croissant
23:02d'extrême droite.
23:04Ah bon ?
23:05Qu'est-ce que tu lui reproches ?
23:06Oui,
23:06moi je veux un croissant
23:07islamique.
23:08Ah bon ?
23:09Demain,
23:09pain sec.
23:10Et là,
23:11qu'est-ce que fait
23:11le gars de la France insoumise
23:12il va voir Mélenchon
23:13et il dit
23:14pétition !
23:15Il faut zapper
23:16le boulanger !
23:17Toute la boulange française
23:18est en émoi.
23:19C'est scandaleux
23:20ce qu'a fait le boulanger.
23:21Il m'a dit
23:21pain sec !
23:22Voilà.
23:23C'est un fasciste.
23:24Il y a une prise de contrôle
23:26fasciste
23:27de l'imaginaire
23:28de la boulange française.
23:29Voilà.
23:30Et donc,
23:33vous connaissez le film
23:35Le zappeur zappé ?
23:39Le zappeur zappé,
23:40voilà l'histoire.
23:41Elle tient en deux lignes,
23:42c'est juste
23:43l'esquisse du scénario.
23:45Pour être agréé
23:46par Canal+.
23:47Vous demanderez
23:48à Maxime Saada
23:49si le film
23:51lui convient
23:51et à ce moment-là
23:52je développe.
23:54Le zappeur zappé,
23:55c'est l'histoire
23:58d'un zappeur
24:01pétitionnaire
24:01qui zappe
24:03un pétitionné.
24:06Sauf que
24:08dans un deuxième temps,
24:12le pétitionné zappé
24:16se prend
24:18à l'idée
24:19de zapper
24:21le zappeur.
24:23Et ça donne
24:24le zappeur zappé.
24:27Écoutez,
24:28peut-être demander
24:29au CNC aussi
24:29si vous avez besoin
24:31de fonds
24:31pour ce film,
24:32Philippe de Villiers.
24:33Deux films,
24:34on continue d'en parler
24:35et vous aviez
24:37on avait
24:37tous les trois
24:38ouvert notre émission
24:39la semaine dernière
24:41sur le film
24:41L'Abandon
24:42avec l'émotion
24:43tout le monde se souvient
24:44des larmes
24:45de Michael Paty,
24:46la sœur de Samuel Paty
24:48entourée
24:48de 2400 personnes
24:49qui se sont levées
24:50au Festival de Cannes
24:52pour applaudir
24:53le film.
24:54Je rappelle
24:54que plus de 7 Français
24:55sur 10
24:56souhaitent que le film
24:57soit projeté,
24:58que le film
24:59est une grande réussite
25:00en première semaine.
25:01Il a réuni
25:032548
25:05spectateurs,
25:05200 000 pardon,
25:07548 spectateurs
25:08mais visiblement
25:10il dérange.
25:11Il dérange
25:11une partie
25:12de la classe politique
25:13et médiatique.
25:14Comment expliquez-vous
25:15Philippe de Villiers
25:16un tel accueil
25:17et que dissimule
25:19cette mousse sceptique
25:20de la France,
25:21la France des convenances ?
25:22On a mis au milieu
25:23le journal du dimanche,
25:24c'était ce dimanche,
25:25l'Abandon,
25:25le film qui dérange
25:26la gauche
25:26où la gauche ne veut pas voir
25:28et notamment
25:28les deux articles
25:29du Oeuf Post
25:30ou encore
25:31de Libération.
25:33Philippe de Villiers.
25:36L'Abandon
25:37est un titre
25:38bien choisi.
25:41On pourrait parler
25:42en fait
25:44quand on regarde
25:45toute la séquence
25:46du triple abandon.
25:49Le premier abandon,
25:52c'est le thème du film,
25:54c'est l'abandon
25:55d'un homme.
25:56D'un homme traqué,
25:57d'un homme seul
25:58qui n'est pas secouru,
26:00qui n'est pas écouté,
26:01qui n'est pas entendu,
26:02qui n'est pas protégé.
26:04Un homme seul
26:04face au silence
26:06de sa hiérarchie,
26:07face au silence
26:08des profs,
26:09face au silence
26:10de l'éducation nationale,
26:11face au silence
26:12de l'État,
26:13face au silence
26:13des élus,
26:14des édiles
26:16et qui se trouve
26:19face à face
26:19avec
26:23une campagne
26:24de dénigrement
26:26extrêmement
26:27dangereuse
26:28sur les réseaux sociaux,
26:29en face
26:30en face
26:30d'une plainte
26:32qui est
26:33mensongère
26:35et cet homme
26:36seul
26:37avec son petit
26:39marteau
26:39dans son sac
26:40à dos,
26:42il finit
26:43sur un trottoir
26:45et il écoute
26:46le slogan
26:47qu'il comprend
26:48tout de suite
26:48« Allah Akbar,
26:50Allah Akbar ».
26:52Cet homme seul
26:53est décapité.
26:56Et non seulement
26:57cet homme seul
26:58est abandonné
26:59de son vivant,
26:59mais on constate
27:01quelques jours après
27:02qu'il est abandonné
27:03post-mortem
27:05et on le voit
27:05tous les jours.
27:06Je prends
27:07deux exemples,
27:08deux illustrations.
27:10La première,
27:13il devait y avoir
27:14des collèges
27:15Samuel Paty
27:15qui devaient fleurir.
27:17Le président
27:18de la République
27:19l'avait annoncé,
27:20il ne s'est
27:20rien passé.
27:22Deuxième exemple,
27:24il devait y avoir
27:25une loi,
27:26il y a eu une loi
27:27sur le séparatisme
27:28islamique.
27:29Le mot islamique
27:30est tombé
27:30et maintenant
27:31il y a une nouvelle loi
27:32sur le séparatisme
27:34qui est la loi
27:35qui a été
27:37développée
27:37par Bruno Retailleau
27:39au Sénat
27:41et par Nunez.
27:43C'est une loi
27:44conjointe
27:45avec un article 6
27:46qui en fait
27:49n'est plus
27:50du tout là
27:51pour combattre
27:52le séparatisme
27:53islamiste
27:53mais pour combattre
27:54l'autre séparatisme,
27:56celui d'en face.
27:57C'est-à-dire
27:58pour condamner,
27:59faire condamner
28:00ceux qui disent
28:01qu'une famille
28:02c'est un papa
28:02et une maman,
28:03pour ceux qui disent
28:04qu'il y a trop
28:05d'immigration en France,
28:06pour ceux qui disent
28:08qu'il faut
28:08une préférence nationale,
28:09pour ceux
28:10qui sont accusés
28:12d'islamophobie
28:13parce qu'ils critiquent
28:15la religion islamique.
28:17Voilà où on en est.
28:20Le deuxième abandon
28:22qui suit,
28:23qui s'enchaîne,
28:24c'est l'abandon
28:25de terrain,
28:27l'abandon
28:28au combat.
28:31C'est en fait
28:32l'abandon
28:33du combat
28:34contre le djihad
28:35civilisationnel.
28:39Pourquoi je parle
28:41d'abandon ?
28:41Parce que
28:43trois ans après
28:44l'assassinat
28:46de Samuel Paty,
28:47il y a l'assassinat
28:49de Dominique Bernard.
28:51Donc,
28:51ça n'a servi à rien.
28:53Les garde-fous
28:55ont sauté.
28:57D'ailleurs,
28:57il n'y a jamais
28:58de garde-fous.
28:59Il n'y a jamais eu
29:00de campagne,
29:01il n'y a jamais eu
29:01de combat,
29:03il n'y a jamais eu
29:04de cause.
29:05alors que
29:07les services
29:07de renseignement,
29:08encore récemment,
29:10ont mis en garde
29:11le pouvoir politique
29:12devant ce qu'ils appellent
29:13le djihad civilisationnel
29:14qui a pris pour cible
29:17l'école
29:19comme
29:20espace témoin
29:21charia compatible.
29:22Je cite
29:23les services
29:23de renseignement
29:24comme
29:26témoin
29:27espace témoin
29:28charia compatible.
29:31Et donc,
29:32en fait,
29:35il ne s'est rien passé
29:37dans le cadre
29:38de ce combat.
29:39Et le troisième
29:40abandon,
29:41c'est l'abandon
29:42de la jeunesse française.
29:43C'est l'abandon
29:44de l'école.
29:47Qu'est-ce qui s'est passé
29:49depuis mai 68 ?
29:52L'école s'est effondrée.
29:54On voit avec le problème
29:55de l'orthographe
29:56soulevé par le ministre
29:57Jeffrey.
29:57On voit
29:58par le problème
29:59de la lecture
30:00soulevé par le
30:01Centre national des lettres.
30:04On le voit aussi
30:06quand on voit
30:07à quel point
30:07on manque d'ingénieurs
30:08alors qu'on a une ressource
30:09à notre disposition
30:10qu'on n'a pas su explorer
30:13qui est la géothermie.
30:16Manque d'ingénieurs
30:17parce qu'on ne forme
30:17plus de caïd.
30:19On forme
30:20des esprits
30:22qu'on forme.
30:23et en fait
30:25il y a eu
30:26trois marches
30:27descendues
30:28trois marches
30:29de l'estrade
30:29qu'on a descendues
30:32pour saper
30:33l'autorité
30:35magistrale.
30:36La première marche
30:37c'est mai 68
30:38je me souviens
30:39de mon prof de français
30:40qui pleure
30:40et qui me dit
30:41c'en est fini
30:42du cours magistral.
30:44Je dis
30:44pourquoi est-ce si grave ?
30:45Je dis
30:46parce que
30:46quand il n'y aura plus
30:47le cours magistral
30:48il n'y aura plus
30:48le magistère.
30:49je dis
30:49pourquoi est-ce si grave ?
30:50Parce que bientôt
30:51on parlera
30:52non plus des professeurs
30:54des maîtres
30:54et des élèves
30:55mais des enseignants
30:56et des enseignés.
30:57Bien vu.
31:00Ensuite
31:00il y a eu
31:02Giscard,
31:03René Abbey
31:03le collège unique
31:05là c'est plus
31:06la fin de l'autorité
31:09magistrale
31:09c'est la fin
31:10du mérite.
31:12Et enfin
31:13après il y a eu
31:13Jospin
31:14apprendre à apprendre
31:15l'école
31:16lieu de vie
31:18
31:18c'est
31:22la fin
31:23de la transmission.
31:25Il y a une phrase
31:26à laquelle je pense
31:27souvent
31:27et qui répond
31:28à votre question
31:30c'est une phrase
31:31de Anna Arendt
31:32qui dit
31:35chaque nouvelle
31:36génération
31:37d'enfants
31:38est comme
31:39une invasion
31:40barbare
31:40que les adultes
31:42se doivent
31:42de civiliser.
31:45Et puis
31:46il y a une autre phrase
31:47plus connue
31:48de Péguy
31:50qui dit
31:52une école
31:53ne peut pas
31:54enseigner
31:55quand une société
31:55ne peut pas
31:56s'enseigner.
31:58Une école
31:59ne peut pas
31:59enseigner
32:00quand une société
32:01a honte.
32:03Nous y sommes.
32:05autre sujet
32:06Philippe De Villiers
32:07il est
32:0819h30
32:09et on va
32:10se projeter
32:10dans un an
32:12dans un an
32:13Emmanuel Macron
32:14aura quitté
32:14sa fonction
32:15de président
32:16de la république
32:17et on ne sait
32:18toujours pas
32:18qui sera
32:19le nouveau
32:20pensionnaire
32:20du palais
32:21de l'Elysée.
32:22Il se trouve
32:23que vous l'avez
32:23connu
32:23au début
32:24de sa vie
32:25de candidat
32:26et
32:26vous vouliez
32:27vous intéresser
32:28aussi
32:28à sa
32:29légacy
32:30c'est la formule
32:30que vous avez
32:31employée
32:32en bon français
32:33la semaine
32:34dernière
32:35vous l'avez
32:35prononcé
32:36vous aussi
32:37vous en êtes
32:38maintenant
32:38le détenteur
32:40de toutes
32:41les archives
32:41qu'on a pu
32:42proposer
32:42dans cette émission
32:43celle-ci
32:44m'a le plus
32:46sidéré
32:46je vous propose
32:47d'électionner
32:47attendez
32:47il faut peut-être
32:48d'abord
32:50avant que
32:51vous nous racontiez
32:51les coulisses
32:52parce que
32:52vous l'avez
32:52connu
32:52et vous allez
32:53nous raconter
32:54les coulisses
32:54dans un instant
32:55Philippe
32:56d'accord
32:56mais je ne sais
32:58pas de quelle
32:58si vous parlez
32:59donc je ne peux pas
33:00non
33:00mais moi justement
33:01parce que dans un instant
33:02on va parler des coulisses
33:03allons-y
33:04non parce que
33:04moi ce que je voulais
33:05vous raconter
33:06c'est mon premier
33:07contact avec lui
33:07oui
33:08parce que c'est
33:09c'est goulayant
33:10c'est goulayant
33:11et bah justement
33:12avant que
33:13je ne sais pas pourquoi
33:13vous riez
33:14mais je ris
33:15parce que cette séquence
33:15je pourrais la revoir
33:16elle est peut-être
33:17une dix fois d'appelée
33:18on y va
33:19août 2016
33:21un certain
33:22Emmanuel Macron
33:22est reçu
33:24au Puy du Fou
33:25et regardez cette séquence
33:28il est venu
33:29il a vu
33:30et visiblement
33:31ça lui a plu
33:32au Puy du Fou
33:33Emmanuel Macron
33:33s'est offert
33:34un petit tour de char
33:35dans l'arène
33:37le tout
33:38sous le regard
33:39amusé du député
33:40européen souverainiste
33:41Philippe de Villiers
33:42il y a aucun doute
33:43il ira loin
33:44selon vous
33:45on verra
33:46on verra
33:47là je pense
33:48qu'il va devenir
33:50conducteur de char
33:52au Puy du Fou
33:53un ministre
33:54d'un gouvernement
33:55de gauche
33:55en visite
33:56dans le parc
33:57d'attractions vendéen
33:58du jamais vu
33:59officiellement
34:00Emmanuel Macron
34:01était venu saluer
34:02le succès
34:02du Puy du Fou
34:03mais de son déplacement
34:04on retiendra surtout
34:06une phrase
34:06et un message politique
34:08pourquoi c'est étonnant
34:09franchement
34:09vous avez eu un ministre
34:11socialiste
34:11qui a visité
34:12le Puy du Fou
34:12jusqu'alors
34:13depuis 30-40 ans
34:14l'honnêteté
34:15m'oblige à vous dire
34:16que je ne suis pas
34:17socialiste
34:19je suis au gouvernement
34:21un gouvernement de gauche
34:22j'ai moi-même
34:24pris des initiatives
34:24politiques
34:25qui ne vous ont pas échappé
34:26nous en avons parlé
34:27tout à l'heure
34:27mais je veux dire
34:29quelle importance
34:31je vous froid le jeune
34:34alors racontez-nous
34:35Philippe
34:36comment ça s'est passé
34:37mais là
34:38là vous n'avez que la fin
34:42mais avant
34:43il s'est passé quelque chose
34:44qui explique
34:46cette confession
34:48alors
34:49d'abord ce que je peux vous dire
34:51c'est que
34:54j'étais un jour
34:55à la rotonde
34:56il était en bas
34:57j'étais en haut
34:58il me dira
34:59venez prendre le dessert
34:59avec nous
35:00il était avec Brigitte
35:02donc je suis descendu
35:04on a parlé
35:04c'était très sympathique
35:09et puis les conversations
35:10se sont enchaînées ensuite
35:13jusqu'à sa venue
35:13au Puy du Fou
35:16et dans les conversations
35:17il y avait beaucoup
35:17de confidence
35:20et comme il est sur le départ
35:21maintenant
35:21je me sens libéré
35:25il n'y a plus de notion
35:25de confidentialité
35:27surtout que ce n'est pas
35:27méchant ce que je vais dire
35:30mais c'est révélateur
35:34première conversation
35:36elle porte
35:36sur sa candidature
35:39et il me dit
35:40voilà
35:40je vais quitter
35:42le gouvernement
35:45je serai candidat
35:48et moi
35:49je lui dis
35:52il y a beaucoup de monde
35:53dans le bourg
35:54et vous êtes
35:55jeune
35:56Emmanuel
35:57si jeune
36:02vous devriez
36:03peut-être
36:04attendre le prochain coup
36:05il me répond
36:07je prends mon risque
36:10et cette phrase
36:11fait tilt
36:12en moi
36:12je me dis
36:13mais
36:14c'est le mot
36:15d'un banquier
36:16c'est le mot
36:17d'un trader
36:18c'est le mot
36:19d'un croupier
36:21casino du touquet
36:22je prends mon risque
36:26il aurait pu me dire
36:27je veux sauver la France
36:29non
36:29je prends mon risque
36:31et là
36:32je m'accuse
36:33d'avoir été naïf
36:34je me suis dit
36:35tiens c'est curieux
36:35il prend son risque
36:40au lieu de prendre la France
36:42ensuite on parle
36:43de
36:44la conversation
36:45roule sur
36:45la présidence normale
36:46il est obsédé
36:48par l'idée
36:49de cette présidence normale
36:52pour reprendre le mot
36:53de son prédécesseur
36:54François Hollande
36:55qui s'apprête d'ailleurs
36:56à quitter
36:59il me dit
37:01quel genre de présidence
37:02faudrait-il
37:04et je lui dis
37:07il faut que le chef
37:08de l'état
37:08habite le corps
37:10du roi
37:11il me dit
37:12qu'est-ce que ça veut dire
37:12c'est Kantorowicz
37:16le grand philosophe
37:18qui dit que
37:19le chef de l'état
37:20a un double corps
37:21il a un corps terrestre
37:22il a aussi
37:22un corps politique
37:23il représente
37:24tout un peuple
37:26ça veut dire
37:27qu'il faut qu'il habite
37:27la fonction
37:28il me dit
37:29qu'est-ce que ça veut dire
37:29habiter la fonction
37:30je dis
37:32imperatoria brevitas
37:34le mot des
37:35empereurs romains
37:38être laconique
37:40s'entourer
37:40de mystères
37:41et là je revois
37:43Brigitte
37:43qui lui prend le bras
37:45laisse tomber
37:46la fourchette
37:48et elle lui dit
37:49comme il a raison
37:50et lui reprend
37:51derrière
37:52laconique
37:53le chef
37:54s'entourde de mystère
37:55très juste
37:57et après
37:58la conversation
37:59roule sur autre chose
38:01elle roule sur
38:01sur la France
38:03d'aujourd'hui
38:03je dis
38:04la France
38:04la société française
38:06la civilisation française
38:08est en train
38:09de partir
38:09par le fond
38:11il dit
38:12alors
38:12qu'est-ce qu'il faudrait
38:13qu'est-ce que vous attendez
38:14vous du futur
38:15président de la république
38:16je dis
38:16j'attends
38:18je n'attends pas
38:19il ne sera pas jugé
38:20sur
38:21ce qui leur a changé
38:23il sera jugé
38:23sur ce qui leur a sauvé
38:26il me dit
38:28et dans tout ça
38:29il y a une pierre d'angle
38:30oui je dis
38:30la pierre d'angle
38:31en fait
38:32elle est la suivante
38:34depuis le socialisme
38:36mitterrandien
38:36et la libération
38:37des capitaux
38:39en fait
38:39les gouvernements
38:41successifs
38:41n'ont eu
38:42qu'une idée en tête
38:44c'est
38:45adapter la France
38:46à la mondialisation
38:48c'est-à-dire
38:49en fait
38:50faire passer
38:50c'est le primat
38:52de l'économique
38:52sur le politique
38:53il faut faire l'inverse
38:55il faut rétablir
38:56le primat
38:57du politique
38:57sur l'économique
38:58c'est-à-dire
38:59non pas adapter
39:00la France
39:01à la mondialisation
39:03mais adapter
39:04la mondialisation
39:05à la France
39:06sinon
39:08ce sera
39:09l'hémorragie
39:10on va
39:10tout perdre
39:11notre agriculture
39:12notre industrie
39:13notre tertiaire
39:14nos services
39:14etc
39:17et j'en arrive
39:19maintenant
39:19à ce moment
39:22
39:22avec Brigitte
39:23ils ont souhaité
39:24venir au Puy-du-Fou
39:27à un moment donné
39:28au cours de la visite
39:31et là
39:32je vais être
39:32raccord
39:33avec votre image
39:35il me dit
39:36vous savez
39:36j'étais
39:37à
39:37le 8 mai
39:39à
39:41à Orléans
39:43ah oui
39:45et j'ai fait
39:45un discours
39:46transgressif
39:49et
39:51souvent
39:51je me dis
39:52chacun
39:52à sa mission
39:54du haut
39:56j'ai regardé
39:57Brigitte
39:57qui dit
39:57bah oui
40:00oh
40:02bon
40:03il me dit
40:04l'anneau
40:05l'anneau
40:06il venait d'arriver
40:07au Puy-du-Fou
40:09on peut voir
40:10l'anneau
40:10j'ai dit
40:11mais bien sûr
40:12on va voir l'anneau
40:16sur le petit coussin
40:18il est là
40:19bouche ouverte
40:22extatique
40:23concentré
40:24en lui-même
40:27pas un mot
40:28Brigitte
40:28est juste derrière lui
40:29moi je suis derrière
40:30il y a la presse
40:31qui attend
40:31qui attend
40:31qui s'impatiente
40:32toute la meute
40:34et à un moment donné
40:35Brigitte
40:36lui caresse la joue
40:39caresse la joue
40:41et lui dit
40:42ils attendent
40:43il se retourne
40:44il fait face
40:45à la presse
40:47et là
40:47il dit
40:50je renonce
40:51au socialisme
40:52il répond
40:53à une question
40:54d'un gars
40:54de France Inter
40:55qui lui dit
40:55êtes-vous encore socialiste
40:57et il dit
40:57je renonce
40:57au socialisme
40:58et là
40:59je lui glisse à l'oreille
41:02merci Emmanuel
41:03c'est le premier miracle
41:04de l'anneau
41:07ça a été le dernier
41:08force est de constater
41:09que
41:11les souhaits
41:12que vous imaginiez
41:13pour
41:14le
41:14prochain président
41:16de la république
41:18ou les vœux
41:19que vous aviez fait
41:19n'ont pas été
41:20exaucés
41:21peut-être
41:21et on parlera
41:22un jour du style
41:23d'Emmanuel Macron
41:24mais nous manque
41:25un peu de temps
41:25et je voudrais vraiment
41:26qu'on revienne
41:27sur le bilan
41:27ce que vous avez appelé
41:29la formule
41:29la legacy
41:30quelle analyse
41:31faites-vous
41:32des dix années
41:33de la legacy
41:35Emmanuel Macron
41:37Philippe de Villiers
41:43je pense qu'avec
41:45Emmanuel Macron
41:46la France
41:48a perdu la maîtrise
41:49de son destin
41:52elle a perdu
41:53la maîtrise
41:54de ses finances publiques
41:56nous sommes pris
41:57dans une spirale
41:58que je qualifierais
42:00délicoïdal
42:02la dette
42:03emporte la dette
42:04les impôts
42:05entraînent les impôts
42:07les faillites
42:08entraînent les faillites
42:11nous avons un état
42:13qui est devenu
42:13un léviathan
42:15vorace
42:15et insatiable
42:16avec un état
42:18providence
42:19qui tourne à la folie
42:21puisque
42:21en fait
42:22vous ne pouvez pas
42:22avoir un état
42:23providence
42:24avec
42:26sans front
42:27avec
42:28les frontières
42:29ouvertes
42:30vous ne pouvez pas
42:33accorder des avantages
42:34aux nationaux
42:35si vous en accordez
42:36aussi aux étrangers
42:37parce qu'à ce moment-là
42:37en accueillant la misère
42:38du monde
42:40c'est la ruine
42:42si vous logez
42:43la terre entière
42:44c'est ce qu'on fait
42:44nous aujourd'hui
42:45en France
42:45c'est la ruine
42:46donc l'état
42:47providence
42:48ne peut marcher
42:48que
42:49toute frontière
42:50contrôlée
42:52et ensuite
42:53c'est la faillite
42:53de l'état profond
42:54le contrôle
42:55la norme
42:56mais ça va plus loin
42:59non seulement
42:59on a perdu
43:00la maîtrise
43:01des finances publiques
43:01on est à 3600 milliards
43:03de dettes
43:03ça continue tous les jours
43:06on a perdu
43:07le contrôle
43:08la France a perdu
43:09la maîtrise
43:10de sa sécurité
43:13c'est-à-dire
43:14qu'en fait
43:15l'état
43:16ne fait plus
43:17ce pour quoi
43:17il a été inventé
43:19il a été inventé
43:20pour protéger
43:22il ne protège plus
43:23à l'extérieur
43:24puisqu'il y a
43:25les
43:28il n'y a plus de frontières
43:29il ne protège plus
43:31à l'intérieur
43:31puisqu'il y a
43:331500 quartiers
43:34souverains
43:36et regardez
43:36les mots
43:37qui ont émergé
43:38depuis qu'Emmanuel Macron
43:40est là
43:42narcomicide
43:44tropicalisation
43:46sud-américanisation
43:48mexicanisation
43:49les
43:49sicaires
43:52la société
43:52de vigilance
43:53ça veut dire
43:54c'est à vous
43:54de vous protéger
43:55parce que moi
43:55je ne peux rien faire
43:56pour vous
43:57c'est l'impuissance
43:58publique
44:02troisièmement
44:02la France a perdu
44:03la maîtrise
44:04de sa démographie
44:06et ça
44:07c'est le plus grave
44:09elle a perdu
44:10la maîtrise
44:10de sa natalité
44:11pour la première année
44:13dans l'histoire
44:14de France
44:16cette année
44:18le nombre
44:19des naissances
44:20est inférieur
44:21au nombre
44:21des décès
44:26on a
44:28bazardé
44:28la matrice
44:29anthropologique
44:31que peut
44:32devenir un pays
44:33où il y a
44:34240 000
44:35avortements
44:35par an
44:37et qui met
44:38l'avortement
44:39dans sa constitution
44:39quel est son
44:40avenir
44:42et enfin
44:46500 000
44:47migrants
44:48qui rentrent
44:48par an
44:49carte de séjour
44:52immigration
44:53légale
44:55et puis
44:56la dernière maîtrise
44:58qui nous échappe
44:58c'est la maîtrise
44:59de sa souveraineté
45:00de sa diplomatie
45:02la souveraineté
45:02c'est le paradigme
45:03de la conférence
45:05de la Sorbonne
45:06quand il a dit
45:07il faut passer
45:08de la souveraineté nationale
45:09à la souveraineté européenne
45:11ça c'est un crime
45:14c'est une forfaiture
45:17on ne peut pas avoir
45:18les douze souverainetés
45:19une femme ne peut pas être
45:20à moitié enceinte
45:21comme disait
45:21Marie-France Garraud
45:24donc on n'est plus souverain
45:25on est en fait
45:26sous clé allemande
45:28marché de l'électricité
45:30euro
45:33libre échange
45:34Mercosur
45:35pour écouler
45:37les voitures allemandes
45:38la préférence
45:39en matière de défense
45:41sera une préférence allemande
45:42etc
45:43et enfin
45:43on a perdu la maîtrise
45:45de notre diplomatie
45:46si vous regardez
45:46du côté de l'est
45:47on s'est engagé
45:49de manière
45:52inconcevable
45:52dans un conflit
45:53entre la Russie
45:54et l'Ukraine
45:54alors qu'on a une amitié
45:56très ancienne
45:57avec la Russie
45:58et qu'on a coupé
46:00le gaz
46:00et le pétrole russe
46:01ça nous arrangerait bien
46:03en ce moment
46:04donc c'est une folie
46:05donc on a renvoyé
46:06la Russie
46:07dans les bras de la Chine
46:08donc on a fabriqué
46:09l'Eurasie
46:09à nos dépens
46:10quand vous regardez
46:11maintenant à l'ouest
46:12les américains
46:14nous considéraient
46:14comme des partenaires
46:15du temps de De Gaulle
46:16puis comme des protégés
46:18du temps de Giscard
46:19et maintenant
46:19comme des consommables
46:20du temps de Macron
46:21et puis enfin
46:22au sud
46:23on a été viré
46:24par l'Afrique
46:25et le sud global
46:27nous nargue
46:27et ne veut plus
46:28entendre parler de nous
46:29c'est à dire qu'en fait
46:30la France
46:31avec Macron
46:32a perdu son rang
46:33de puissance mondiale
46:35le maître des horloges
46:36a perdu son gousset
46:37Vous avez dit
46:38quelque chose d'important
46:39vous avez dit
46:40dans la décennie
46:41macroniste
46:42nous avons
46:44découvert
46:45des nouveaux mots
46:46narcomicide
46:48mexicanisation
46:49cartélisation
46:50peut-être
46:51un autre mot
46:52qu'on va découvrir
46:54ou redécouvrir
46:55c'est le mot
46:56tribalisation
46:57dimanche dernier
46:58Alexis Corbière
46:59a interpellé
46:59Jordan Bardella
47:00qui a eu le malheur
47:02d'employer le terme
47:03de tribalisation
47:04on va l'écouter
47:05dans un instant
47:06pour Alexis Corbière
47:07cet homme
47:08il parle de
47:09Jordan Bardella
47:09dit que ce sont
47:10des tribus
47:11qui menacent la France
47:12point d'interrogation
47:12ce permanent
47:13regard
47:15raciste
47:16sur notre société
47:17est infect
47:18dit Alexis Corbière
47:20écoutons Jordan Bardella
47:23Tous les français
47:24nous ont accordé
47:24leur confiance
47:25nous avons été dignes
47:26de cette confiance
47:26nous avons pris
47:27des mesures
47:28pour changer
47:28le quotidien des gens
47:29pour améliorer
47:30leur pouvoir d'achat
47:31pour améliorer
47:32la sécurité
47:32c'est l'un des grands enjeux
47:34de la campagne présidentielle
47:35parce qu'il n'y a plus
47:36un seul en grand
47:37en France
47:37tous les français
47:37sont protégés
47:38de la tribalisation
47:40de notre pays
47:41de la montée
47:42de la sécurité
47:42des agressions
47:43des cambriolages
47:45des menaces
47:46sur le peuple français
47:48et nous sommes au nord
47:50pour préparer
47:51la prochaine campagne
47:52de la campagne
47:52présidentielle
47:53Je vous ferai le jeune
47:54Alors Philippe
47:55est-ce que selon vous
47:55cette expression
47:56est exagérée
47:57ou bien est-ce qu'elle
47:58reflète une dérive
47:59de la société française ?
48:01Pour vous répondre
48:02il faut se poser
48:03la question suivante
48:05il faut définir
48:06la tribalisation
48:08la tribalisation
48:08c'est le contraire
48:09de la civilisation
48:11la civilisation
48:12c'est un état social
48:13dans lequel celui
48:13qui arrive au monde
48:14s'aperçoit très vite
48:15que ce qu'il peut apporter
48:17de nouveau
48:18est infiniment moins subtil
48:20que ce qu'il va trouver
48:23à son arrivée
48:24malgré lui
48:25Or
48:25nous sommes en train
48:27de basculer
48:27dans un état social
48:29inverse
48:31nous sommes entrés
48:32dans un monde
48:33post-historique
48:34dans un monde
48:35de l'inconsistance
48:36où le temps long
48:37est grignoté
48:40effacé
48:40par le caprice fugitif
48:44de
48:47les limitations
48:49marchandes
48:51nous sommes entrés
48:52dans un monde
48:52où on veut greffer
48:53une nouvelle mémoire
48:54sur l'ancienne
48:55la transmémoire
48:56nous sommes entrés
48:57dans un monde
48:58où le peuple
49:00est dépossédé
49:02
49:04nous vivons
49:05l'expropriation
49:06mémorielle
49:07la tribalisation
49:09menace un peuple
49:11quand il a plus
49:13l'appétit de vivre
49:15et qu'il confie
49:16la fabrication
49:17d'enfants
49:18à des peuples étrangers
49:19la tribalisation
49:20menace un peuple
49:22qui n'a plus la force
49:23de se reproduire
49:24de reprogrammer la vie
49:25la tribalisation
49:27menace un état
49:28qui se retourne
49:28contre lui-même
49:30qui pratique
49:31la honte
49:32pour ses petits
49:33pour ses enfants
49:34et qui leur interdit
49:36le droit
49:37à la continuité historique
49:39c'est-à-dire
49:39le droit d'aller chercher
49:40dans les siècles passés
49:41les mélodies manquantent
49:42la tribalisation
49:43c'est quand on a peur
49:44de sortir de chez soi
49:45le jour
49:46la nuit
49:46et quand on a le sentiment
49:48que tout un pays
49:49est devenu un coup de gorge
49:50la tribalisation
49:51c'est des mères
49:52qui pleurent
49:53toutes seules
49:53leur enfant
49:55leur mari
49:57Harmonie commune
49:57qui peur
49:58le gendarme commune
49:59la mère d'Elias
50:01la mère de Philippine
50:03la mère de Matisse
50:03la mère de Lola
50:04la tribalisation
50:06c'est qu'en fait
50:07on est dans une société
50:08explosée
50:08en tribu
50:09en ethnie
50:10en clan
50:12et qu'on ne raisonne plus
50:14en termes de nation
50:15comme disait Bainville
50:16la France
50:17c'est mieux qu'une race
50:18c'est une nation
50:20c'est-à-dire
50:21le destin commun
50:23et moi je pense
50:25en cet instant
50:26à la jeunesse de France
50:29la jeunesse de France
50:32on ne lui parle plus
50:35on ne lui demande plus
50:37de l'aimer
50:39et moi je dis
50:40à cette jeunesse errante
50:43une nation
50:45ce n'est pas seulement
50:46une mémoire
50:47un art de vivre
50:51une langue
50:51c'est aussi une tonalité
50:53de l'âme
50:53alors
50:55jeunes gens
50:56jeunes français
50:57je vous en supplie
50:59revendiquez la France
51:01demandez qu'on vous la raconte
51:03n'acceptez jamais
51:04qu'on la défigure
51:06et allez la chercher
51:07pendant qu'il en est encore temps
51:09là où elle existe encore
51:11c'est justement
51:12à ces français
51:13et tous les français
51:14qui nous regardent
51:15bien sûr
51:15mais vous souhaitez
51:17vous arrêter un instant
51:18sur
51:19des marcheurs
51:2220 000 fidèles
51:23qui vont prendre la route
51:25ce week-end
51:26Philippe de Villiers
51:27pour le pèlerinage
51:29de Chartres
51:29et vous souhaitez
51:31vous adresser
51:32et ce sera l'objet
51:32de votre apologue
51:33dire un mot
51:34aux 20 000 jeunes français
51:35qui seront demain matin
51:37à Notre-Dame de Paris
51:38pour partir
51:39en direction de Chartres
51:44Demain matin
51:45à l'aube
51:47ce sont
51:4720 000 jeunes français
51:50qui vont se lancer
51:51sur la route de Chartres
51:52et qui vont mettre
51:54leurs pas
51:55leurs fatigues
51:56leurs invocations
51:57leurs ublouissements
51:58dans ceux
51:59de leurs glorieux
52:00prédécesseurs
52:01et notamment
52:01de leur aîné
52:02qui a ouvert la voie
52:03qui a frayé la voie
52:04au début du XXe siècle
52:06qui s'appelait Charles Pégui
52:09ça nous ramène
52:10à la Pentecôte 1912
52:13Charles Pégui
52:14accomplit son vœu
52:15il vient d'apprendre
52:16que son fils
52:17est entre la vie
52:18et la mort
52:20alors il prend sa gourde
52:22il se jette
52:23sur la route de Chartres
52:24depuis Paris
52:28en espérant
52:29que son vœu
52:31sera exaucé
52:32pour la guérison
52:33de son fils
52:34de son enfant
52:37il prend
52:38le chemin
52:39de supplication
52:42et il note
52:43sur le
52:45sur la route
52:46qu'il appelle
52:47la porte étroite
52:50il note
52:51quelques vers
52:52étoiles du matin
52:58inaccessibles
52:58reines
53:01voici que nous marchons
53:02vers votre illustre
53:04cours
53:04nous sommes
53:05la piétaille
53:07nous n'avançons
53:08jamais
53:10que d'un pas
53:11à la fois
53:12que d'un pas
53:13à la fois
53:13c'est ce que je souhaite
53:15à ces jeunes gens
53:15qui vont partir
53:16demain matin
53:18depuis Paris
53:19jusqu'à Chartres
53:22en formulant
53:23un souhait
53:26que ce pèlerinage
53:28entre
53:29les deux flèches
53:31crénelées
53:31de Notre-Dame
53:33de Paris
53:33de Notre-Dame
53:34de Chartres
53:35vous arrache
53:36un instant
53:37à la gang terrestre
53:39entre
53:40les
53:44livres
53:45universels
53:47dont
53:48Luminure
53:51et Mémorial
53:56qui s'élance
53:57vers le ciel
53:59en un cantique
54:00d'allégresse
54:04que chaque pas
54:06que chacun
54:07de vos pas
54:08vous ramène
54:11à la France
54:12des prospérités
54:13de l'âme
54:15là où les pensées
54:20les travaux
54:22les travaux
54:23de la pensée
54:25s'habillent
54:26de
54:27lumières
54:28séraphiques
54:28
54:30
54:32l'éloquence
54:34des pierres
54:37s'élèvent
54:39à force
54:39de liberté
54:43alors demain
54:44vous allez pérégriner
54:45pendant trois jours
54:48au cœur
54:49du mystère
54:51d'un vieux
54:52peuple
54:52fatigué
54:53vous allez mettre
54:54vos pas
54:55dans les pas
54:56des humbles
54:57pèlerins
54:58qui depuis
54:59des siècles
55:00et des siècles
55:00comme vous
55:02mais il y a fort longtemps
55:03ont marché
55:05pour sauver
55:07une civilisation
55:08et quand
55:10vous apercevrez
55:11au loin
55:12là-bas
55:16la flèche
55:17la fameuse flèche
55:18de Chartres
55:19par-delà
55:21les meules
55:21et l'océan
55:23des épis
55:25verts
55:26qui sont
55:27autant de promesses
55:29de moissons à venir
55:30je vous souhaite
55:32de découvrir
55:33le nombre
55:35d'or
55:36d'un vieux peuple
55:37croisé
55:38qui donna
55:38des ailes
55:39à la pierre
55:41c'est un souffle
55:43d'une esquisse
55:43poésie
55:44qui vous envahira
55:45mais n'oubliez
55:47jamais ceci
55:49dans chacune
55:50de vos fatigues
55:52sur la route
55:53il y a une charge
55:56une charge morale
55:59vous êtes la relève
56:00vous êtes la relève
56:02des petites lucioles
56:03à la sortie
56:04du catacombe
56:05dans notre
56:06crépuscule
56:07vous êtes la France
56:09des exhaustments
56:10vous êtes la France
56:11des relèvements
56:15vous êtes
56:16une France
56:18qui a retrouvé
56:20le dépôt millénaire
56:23alors vous pouvez répéter
56:25avec Peggy
56:29deux mille ans
56:31de promesses
56:32on fait de cette terre
56:33un réservoir sans fin
56:35pour les âges nouveaux
56:37mille ans d'autres grâces
56:39on fait de ces travaux
56:41un reposoir sans fin
56:42pour l'âme solitaire
56:46et bien un grand merci
56:47Philippe De Villiers
56:48je précise simplement
56:49parce que je ne veux pas
56:50donner le mauvais point
56:52de départ
56:52aux fidèles
56:54et aux marcheurs
56:55j'ai dit
56:55Notre-Dame
56:56c'était Saint-Sulpice
56:58pour le pèlerinage
56:59de Chartres
57:00un grand merci
57:01Philippe
57:01dire aux téléspectateurs
57:02que tout au long
57:04du week-end
57:04sur CNews
57:05nous suivrons
57:08attentivement
57:08le pèlerinage
57:10de Chartres
57:10le pèlerinage
57:11que vous avez déjà fait
57:12Geoffroy Lejeune
57:12que j'étais petit
57:13bien sûr
57:14mais que vous avez accueilli
57:16les fidèles
57:17lors de la première année
57:19vous avez déprimé
57:19le JDD
57:20si mes souvenirs sont bons
57:21un grand merci
57:23Philippe De Villiers
57:24est resté
57:24à la semaine prochaine
57:26bien évidemment
57:26merci beaucoup
57:27merci Geoffroy Lejeune
57:28et nous on se retrouve
57:29dans quelques instants
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