00:00Vous l'avez dit, ce sera votre dernière campagne
00:02présidentielle. Ah bah oui !
00:03Mais oui, je l'ai dit, attendez, c'est normal.
00:05Je peux faire autre chose, il y a d'autres choses qui me passionnent.
00:07Ça vous amuse plus ? Alors,
00:09d'une certaine manière, ça ne m'amuse plus.
00:12Parce que je ne veux pas
00:14tourner... Alors, j'essaie de ne pas être
00:15grossière parce que mon fils m'a m'engueulé.
00:17Je ne veux pas tourner vieille taupe, du genre
00:19c'était mieux avant. Mais
00:21j'ai la faiblesse de penser que quand on a eu la chance
00:23de commencer avec Mitterrand, Chirac,
00:27Pasqua, Giscard,
00:28enfin, que j'ai croisé, je n'ai pas commencé,
00:30un certain nombre d'hommes politiques
00:31baladus, enfin, des gens qui avaient une espèce d'épaisseur,
00:34il est un peu moins
00:36sexy de croiser aujourd'hui
00:37certains de la classe politique. Et je fais attention
00:39de n'en citer aucun. Il y a moins de relief, il y a plus
00:42de prudence, surtout. On veut
00:44être en accord avec les
00:45réseaux sociaux, on communique...
00:47Plus personne ne veut ferrailler, il n'y a plus des faits de manche.
00:49Mais non, et on n'ose pas dire ce qu'on pense,
00:51parce que s'il faut, on a peur de choquer un tel, un tel,
00:54un tel. Bon, donc je trouve que
00:55c'est moins intéressant. Donc, avant
00:57que j'en arrive à faire ma
01:00scrogneigneux, je préfère
01:02continuer encore un peu,
01:03parce que la soirée électorale, c'est toujours très
01:05sexy, mais
01:07je ne vais pas faire ça pendant... Vous voyez,
01:09mon mari qui est à la retraite, il se fait des bouquins sur autre chose.
01:12Dernier tour de manège, ou c'est de la
01:13coquetterie à la Charles-Aznavour, vous allez faire vos adieux
01:15sur 20 ans ? Ah non. Ah non, non, non,
01:17alors ça, c'est un truc que je ne supporte pas, c'est ça.
01:20Quand on le fait, on le dit,
01:21on va tomber sauter. Je suis totalement capable
01:23de m'intéresser à autre chose. Enfin, je veux dire,
01:25je garderai... Je serai toujours excité les
01:27soirs d'élection. Je serai toujours... Mais sur votre
01:29canapé ! Et oui !
01:32Et oui, mais tant que ce n'est pas dans un déambulateur,
01:34ça va. Et reprendre un poste de direction,
01:36être dans la coulisse comme vous l'avez fait pendant des années ?
01:37Non, non. Non, je n'ai pas envie.
01:39Je cite, j'avais 22 tensions quand
01:41j'étais responsable du service politique. Mais c'est vrai, ça. C'est vrai.
01:44Donc, c'est dire si le plaisir n'était pas
01:45franchement là ? Non, puisque c'est des
01:47périodes où on doit d'abord être
01:50en permanence
01:52présent, être au courant de ce
01:53qui se passe. On ne peut pas partir
01:55à deux... Quand François de Rugy
01:57a démissionné, j'étais en train
01:59de me baigner dans la mer. Donc, par définition,
02:01pas loin. Enfin, pas loin. Pas aux
02:03Antilles. J'étais en France. Mais je suis sorti
02:05à toute vitesse. Parce que mon mari me faisait
02:07débrouiller des trucs comme ça.
02:09J'ai sauté dans le train. J'étais à côté de Nantes.
02:12Je suis arrivé chevelé à la télé.
02:14Quand Benjamin Griveaux,
02:16il y a eu les photos de lui sur lui, je venais d'arriver
02:17chez mes parents à Tours, je suis en la voiture avec papa.
02:20Je dis, eh merde !
02:22C'est sacrificial, hein ?
02:23Si on voulait faire les choses bien. C'était une époque où
02:25peut-être, à la télé, ils étaient plus excités par la politique.
02:28Donc, là, ça se tasse en ce moment.
02:29C'est beaucoup plus calme.
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