00:00Alors, c'est purement symbolique, parce qu'il faut savoir qu'on n'est pas, pour l'instant, on n
00:02'est pas en grève.
00:03Non, non, c'est pas une grève, c'est une occupation.
00:03C'est-à-dire qu'on travaillait hier, on réenchaîne aujourd'hui, ce qui fait que symboliquement, effectivement, il y
00:08avait une dizaine,
00:09alors il y a beaucoup de collègues pour des raisons infamiliales qui ont dû rentrer, donc c'était vraiment purement
00:13symbolique.
00:13C'est pour montrer, en fait, tout simplement, la détermination qu'on a dans le mouvement.
00:17Je voulais juste vous demander si vous l'aviez déjà fait, quand même, pour montrer un peu, justement, la portée
00:21de ce symbole.
00:21Alors, on a fait des grèves, on a fait des mouvements, non, l'occupation, pour le coup, il est en
00:25de mémoire.
00:25Moi, ça fait quand même 20 ans que je suis dans ce lycée, non. C'est une première, ouais.
00:29Ok. Donc, une action symbolique, forte, on l'a dit, et justement, quelles sont vos revendications ? Qu'est-ce
00:37qui pose problème ?
00:38On a reçu, c'était au mois de, pour faire un petit peu l'historique, au mois de janvier, on
00:42a reçu ce qu'on appelle la dotation d'horaire global,
00:44c'est-à-dire les heures qui nous permettent de fonctionner pour un lycée, et qui sont en forte baisse
00:48cette année.
00:48Donc, on a été quand même très surpris, voire atterré.
00:51Donc, on a déjà fait un premier mouvement.
00:52Plus de 100 heures en moins, si on fait un équivalent.
00:55Un équivalent, effectivement, d'année en année, par rapport à l'année.
00:58Alors, c'est en heure semaine, pour que les gens comprennent bien.
01:00100 heures à la semaine, ce qui représente quelque chose qui est assez colossal pour nous.
01:04Ce qui fait que la direction a proposé, avec ces moyens qui sont alloués par le rectorat,
01:09une espèce de répartition, ça s'appelle le TRM, une répartition des heures.
01:12Et là, on voit que tout simplement, ça ne tient pas, parce qu'on a quand même des publics qui
01:16sont un peu fragiles, on va dire.
01:17Parce que j'imagine que quand il y a 100 heures en moins par semaine, il faut enlever des choses
01:21à un moment.
01:22Voilà.
01:22C'est tout le souci.
01:24Donc, on a dû prioriser.
01:25En fait, les moyens ont été mis plutôt sur les choses les plus fragiles.
01:28Nous, ce qui est vraiment le plus fragile dans notre lycée, les classes les plus, pas problématiques,
01:32mais qui posent quand même des soucis, c'est les classes de professionnels.
01:35Là, ce n'est pas impacté.
01:36On a des classes de STMG, qui sont un peu compliquées, et les classes de seconde.
01:39Donc là, avec les moyens qui sont mis, qui sont insuffisants, les moyens ont été mis sur les STMG.
01:43Par contre, il n'y a plus de moyens à pour.
01:45Donc, il y a une seconde en moins, une terminale générale en moins,
01:48et tout ce qui est action pour aider les élèves, qui s'appelle l'accompagnement personnalisé,
01:52qui ne peut pas être mis en place non plus, y compris des doublements de langue.
01:55Donc, en fait, on perd beaucoup de ces moyens qui permettent pour des élèves fragilisés de progresser.
01:59Donc ça, c'est vraiment, pour nous, c'est catastrophique.
02:02Et ça fait plus de monde par classe.
02:03Ah ben, en fait, voilà. Aujourd'hui, quand les heures sont dotées, en fait, en gros,
02:08ils considèrent qu'une classe de seconde, par exemple, c'est 36 élèves.
02:11Alors nous, pour l'instant, on avait eu des moyens, y compte quoi,
02:14en tenant compte de notre profil, en gros, d'élèves qui sont de milieux moins favorisés.
02:19Jusqu'à présent, on avait des secondes qui étaient à moins de 30.
02:22C'était une demande qu'on avait faite, qui a toujours été réalisée.
02:25Cette année, déjà, on est passé à 31-32.
02:27Là, on sait très bien qu'à 36, pour nous, ce n'est pas faisable.
02:30Donc là, les collègues sont ultra mobilisés, parce qu'on joue notre...
02:33Déjà, pour les élèves eux-mêmes, pour tout le personnel,
02:35là, on joue notre santé, clairement.
02:37Donc on n'a pas trop le choix de s'investir dans un mouvement comme ceci.
02:40Donc on n'a pas trop de difficulté à mobiliser les gens.
02:42Ça, c'est très facile sur des thèmes comme ceci.
02:44Et qu'est-ce qu'on vous avance en face comme argument ?
02:46Parce qu'il y a une justification, bien sûr.
02:48Ben, les compressions de moyens, baisse démographique que nous, on ne subit pas beaucoup.
02:52Vous savez, c'est ce qu'on nous dit au niveau national.
02:54C'est-à-dire qu'en fait, on a besoin de trouver des soins un peu partout.
02:57Et nous, on considère que l'éducation, ça ne se sacrifie pas,
02:59parce que c'est quand même l'avenir du pays.
03:01Alors on avait déjà fait un fort mouvement de grève, c'était le 9 mars.
03:06Donc là, il y a eu un taux de grévistes qui était vraiment énorme.
03:08C'est pareil que je n'avais jamais vu.
03:09On avait été reçus en audience au rectorat.
03:12On a été écoutés poliment, courtoisement.
03:14Il n'y a pas de souci de ce point de vue-là.
03:15Mais c'est vrai qu'on a eu zéro promesse.
03:17Et là, les collègues, évidemment, globalement, on est très inquiets.
03:19Parce que c'est vrai qu'on ne sent pas pouvoir réaliser une rentrée
03:22dans ces conditions-là, clairement.
03:24Justement, si ça ne bouge pas d'ici la fin de l'année scolaire,
03:26donc là, dans les prochaines semaines, en fait, au mois de juin,
03:29vous parlez quand même d'une grève à la rentrée de septembre.
03:31C'est une vraie menace ?
03:32Là, disons que maintenant, la suite, déjà,
03:34c'est qu'on va faire une demande à nouveau d'audience au rectorat
03:37pour être reçus, à nouveau,
03:39pour avoir un petit peu des choses plus concrètes, on va dire.
03:41Et après, évidemment, notre moyen d'action, de toute façon,
03:44en termes syndicals, c'est effectivement, ça reste la grève.
03:47Donc après, il y a un dépôt de...
03:48On peut déjà déposer des préavis pour la rentrée.
03:51Puis après, voir comment ça se passe, les moyens qui nous sont alloués.
03:54Parce que je vous dis, on a quand même un problème d'une centaine d'heures, clairement.
03:56Qui sont chiffrés, hein.
03:57Là, c'est... voilà.
03:58Donc, là,
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