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  • il y a 2 jours
Symbolic occupation at Lycée Le Castel in Dijon: Teachers sound the alarm over drastic hour cuts and their impact on students. With over 100 hours per week slashed, the school faces difficult choices, prioritizing certain programs while others, like personalized support and language classes, are severely curtailed.

This significant reduction in resources forces larger class sizes, with second-year classes potentially reaching 36 students – a number deemed unworkable by educators, especially given the school's demographic. Teachers express deep concern for both student well-being and their own health, highlighting the urgency of the situation.

The educators are demanding concrete solutions from the rectorat, emphasizing that education is the future of the country and cannot be sacrificed. This action follows a large-scale strike on March 9th, which, despite polite reception at the rectorat, yielded no promises.

The faculty's resolve is unwavering, with potential strike action looming for the September return if their concerns are not addressed. The future of quality education at Lycée Le Castel hangs in the balance.

#GreveLycée#Education#Dijon#MobilisationEnseignants

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Transcription
00:00Alors, c'est purement symbolique, parce qu'il faut savoir qu'on n'est pas, pour l'instant, on n
00:02'est pas en grève.
00:03Non, non, c'est pas une grève, c'est une occupation.
00:03C'est-à-dire qu'on travaillait hier, on réenchaîne aujourd'hui, ce qui fait que symboliquement, effectivement, il y
00:08avait une dizaine,
00:09alors il y a beaucoup de collègues pour des raisons infamiliales qui ont dû rentrer, donc c'était vraiment purement
00:13symbolique.
00:13C'est pour montrer, en fait, tout simplement, la détermination qu'on a dans le mouvement.
00:17Je voulais juste vous demander si vous l'aviez déjà fait, quand même, pour montrer un peu, justement, la portée
00:21de ce symbole.
00:21Alors, on a fait des grèves, on a fait des mouvements, non, l'occupation, pour le coup, il est en
00:25de mémoire.
00:25Moi, ça fait quand même 20 ans que je suis dans ce lycée, non. C'est une première, ouais.
00:29Ok. Donc, une action symbolique, forte, on l'a dit, et justement, quelles sont vos revendications ? Qu'est-ce
00:37qui pose problème ?
00:38On a reçu, c'était au mois de, pour faire un petit peu l'historique, au mois de janvier, on
00:42a reçu ce qu'on appelle la dotation d'horaire global,
00:44c'est-à-dire les heures qui nous permettent de fonctionner pour un lycée, et qui sont en forte baisse
00:48cette année.
00:48Donc, on a été quand même très surpris, voire atterré.
00:51Donc, on a déjà fait un premier mouvement.
00:52Plus de 100 heures en moins, si on fait un équivalent.
00:55Un équivalent, effectivement, d'année en année, par rapport à l'année.
00:58Alors, c'est en heure semaine, pour que les gens comprennent bien.
01:00100 heures à la semaine, ce qui représente quelque chose qui est assez colossal pour nous.
01:04Ce qui fait que la direction a proposé, avec ces moyens qui sont alloués par le rectorat,
01:09une espèce de répartition, ça s'appelle le TRM, une répartition des heures.
01:12Et là, on voit que tout simplement, ça ne tient pas, parce qu'on a quand même des publics qui
01:16sont un peu fragiles, on va dire.
01:17Parce que j'imagine que quand il y a 100 heures en moins par semaine, il faut enlever des choses
01:21à un moment.
01:22Voilà.
01:22C'est tout le souci.
01:24Donc, on a dû prioriser.
01:25En fait, les moyens ont été mis plutôt sur les choses les plus fragiles.
01:28Nous, ce qui est vraiment le plus fragile dans notre lycée, les classes les plus, pas problématiques,
01:32mais qui posent quand même des soucis, c'est les classes de professionnels.
01:35Là, ce n'est pas impacté.
01:36On a des classes de STMG, qui sont un peu compliquées, et les classes de seconde.
01:39Donc là, avec les moyens qui sont mis, qui sont insuffisants, les moyens ont été mis sur les STMG.
01:43Par contre, il n'y a plus de moyens à pour.
01:45Donc, il y a une seconde en moins, une terminale générale en moins,
01:48et tout ce qui est action pour aider les élèves, qui s'appelle l'accompagnement personnalisé,
01:52qui ne peut pas être mis en place non plus, y compris des doublements de langue.
01:55Donc, en fait, on perd beaucoup de ces moyens qui permettent pour des élèves fragilisés de progresser.
01:59Donc ça, c'est vraiment, pour nous, c'est catastrophique.
02:02Et ça fait plus de monde par classe.
02:03Ah ben, en fait, voilà. Aujourd'hui, quand les heures sont dotées, en fait, en gros,
02:08ils considèrent qu'une classe de seconde, par exemple, c'est 36 élèves.
02:11Alors nous, pour l'instant, on avait eu des moyens, y compte quoi,
02:14en tenant compte de notre profil, en gros, d'élèves qui sont de milieux moins favorisés.
02:19Jusqu'à présent, on avait des secondes qui étaient à moins de 30.
02:22C'était une demande qu'on avait faite, qui a toujours été réalisée.
02:25Cette année, déjà, on est passé à 31-32.
02:27Là, on sait très bien qu'à 36, pour nous, ce n'est pas faisable.
02:30Donc là, les collègues sont ultra mobilisés, parce qu'on joue notre...
02:33Déjà, pour les élèves eux-mêmes, pour tout le personnel,
02:35là, on joue notre santé, clairement.
02:37Donc on n'a pas trop le choix de s'investir dans un mouvement comme ceci.
02:40Donc on n'a pas trop de difficulté à mobiliser les gens.
02:42Ça, c'est très facile sur des thèmes comme ceci.
02:44Et qu'est-ce qu'on vous avance en face comme argument ?
02:46Parce qu'il y a une justification, bien sûr.
02:48Ben, les compressions de moyens, baisse démographique que nous, on ne subit pas beaucoup.
02:52Vous savez, c'est ce qu'on nous dit au niveau national.
02:54C'est-à-dire qu'en fait, on a besoin de trouver des soins un peu partout.
02:57Et nous, on considère que l'éducation, ça ne se sacrifie pas,
02:59parce que c'est quand même l'avenir du pays.
03:01Alors on avait déjà fait un fort mouvement de grève, c'était le 9 mars.
03:06Donc là, il y a eu un taux de grévistes qui était vraiment énorme.
03:08C'est pareil que je n'avais jamais vu.
03:09On avait été reçus en audience au rectorat.
03:12On a été écoutés poliment, courtoisement.
03:14Il n'y a pas de souci de ce point de vue-là.
03:15Mais c'est vrai qu'on a eu zéro promesse.
03:17Et là, les collègues, évidemment, globalement, on est très inquiets.
03:19Parce que c'est vrai qu'on ne sent pas pouvoir réaliser une rentrée
03:22dans ces conditions-là, clairement.
03:24Justement, si ça ne bouge pas d'ici la fin de l'année scolaire,
03:26donc là, dans les prochaines semaines, en fait, au mois de juin,
03:29vous parlez quand même d'une grève à la rentrée de septembre.
03:31C'est une vraie menace ?
03:32Là, disons que maintenant, la suite, déjà,
03:34c'est qu'on va faire une demande à nouveau d'audience au rectorat
03:37pour être reçus, à nouveau,
03:39pour avoir un petit peu des choses plus concrètes, on va dire.
03:41Et après, évidemment, notre moyen d'action, de toute façon,
03:44en termes syndicals, c'est effectivement, ça reste la grève.
03:47Donc après, il y a un dépôt de...
03:48On peut déjà déposer des préavis pour la rentrée.
03:51Puis après, voir comment ça se passe, les moyens qui nous sont alloués.
03:54Parce que je vous dis, on a quand même un problème d'une centaine d'heures, clairement.
03:56Qui sont chiffrés, hein.
03:57Là, c'est... voilà.
03:58Donc, là,
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