- il y a 14 heures
Dans A vos marques, Salim EJNAINI s'intéresse à tous les parasports. Cette semaine, place au para-triathlon avec la championne Camille SENECLAUZE et son entraîneur Cyril GENOT.
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00:08Générique
00:11...
00:19Bonsoir à toutes, bonsoir à tous.
00:21Et bienvenue dans votre rendez-vous dédié au Parasport.
00:25C'est bien sûr à vos marques sur Sport en France.
00:27Et aujourd'hui, une émission dédiée au Paratriathlon.
00:32Avec une de ses athlètes, notamment, très en vue et pourvoyeuse de belles médailles pour la France.
00:38C'est bien sûr Camille Sinectos.
00:39Bonsoir Camille.
00:40Bonsoir.
00:41Bienvenue sur le plateau.
00:43Je suis très heureux qu'on te reçoive aujourd'hui.
00:46Que tu puisses nous partager un petit peu tout ça sur le triathlon, le Paratriathlon bien sûr.
00:52Et on n'est pas seul puisque à distance, on a la chance d'avoir ton entraîneur, Cyril Viennot.
00:56Bonsoir Cyril.
00:58Bonsoir.
01:00Écoutez, on va pouvoir attaquer un petit peu.
01:03Vous allez pouvoir m'en dire un peu plus sur la discipline, sur sa pratique en France et sur le
01:08territoire.
01:09Et ses quelques particularités avant d'attaquer ton palmarès et ton parcours.
01:13On va commencer par la rubrique Mon Défi.
01:21Le Paratriathlon est une discipline qui est beaucoup plus jeune, en tout cas, sur la scène paralympique, que ce qu
01:27'on pourrait croire.
01:27Puisqu'elle est devenue paralympique en 2016 au Jeux de Rio.
01:31Tu le savais ça Camille ?
01:32Oui.
01:33Ok, donc trois sports en un parce qu'avec un seul, je ne sais pas, on ne doit pas en
01:37avoir assez.
01:38En tout cas, moi, à chaque fois, c'est de la magie noire.
01:39Vous êtes des fous furieux.
01:42Pardon, 750 mètres de natation.
01:46C'est vous dire si, voilà, moi, le chiffre m'a fait peur sur le coup.
01:50Cyclisme, on en est à 20 kilomètres et 5 kilomètres de course parce que ça fait toujours du bien de
01:56s'en mettre les chiffres en tête.
01:58Oui, mais triathlon, là, on a para devant puisqu'on a six catégories, six classifications différentes de handicap.
02:07Cyril, comme promis, la patate chaude.
02:09Est-ce que tu peux nous en dire un petit peu sur les différentes catégories ?
02:12Oui, alors déjà, il y a les catégories debout, PTS, standing en anglais, donc PTS 2, 3, 4 et 5.
02:205 étant les plus légèrement handicapés, on va dire, et 2, les plus lourdement handicapés.
02:25Après, on a les catégories fauteuil, wheelchair et on a les catégories, après, déficient visuel avec les malvoyants et non
02:32-voyants.
02:33C'est formidable, je n'ai plus rien à dire et sachant qu'il y a des chiffres, PTS, par
02:38exemple, de 2 à 5,
02:39et plus le chiffre est grand, moins l'impact du handicap est important, si je ne me trompe pas.
02:45C'est ça.
02:46Et donc, on est sur une belle trajectoire, te concernant, puisque tu es multichampionne,
02:52que ce soit en France, en Europe, en monde également,
02:55et tu as participé à la Belle Fête, au Jeu de Paris 2024.
03:00Ce n'est pas le sport le plus facile, puisque, je le disais pour blaguer,
03:03mais il y a trois sports en un seul.
03:07Qu'est-ce qui t'a donné l'idée de te lancer là-dedans ?
03:11Je pense que je devais être un petit peu folle.
03:15Non, en fait, moi, j'ai commencé le triathlon plutôt tard,
03:20puisque j'ai grandi en faisant de la gymnastique, donc vraiment, rien à voir.
03:26Et ensuite, j'ai dû arrêter pendant mes études.
03:30Et voilà, je faisais un peu de sport, mais je courais pas mal, je faisais de l'athlétisme.
03:34Mais j'ai toujours bougé dans ma vie.
03:37Et en 2020, on m'a diagnostiqué une sclérose en plaques.
03:43Et en fait, le sport, ça a été vraiment la chose qui m'a poussée à me sortir,
03:50enfin, en tout cas, me donner de l'espoir à chaque fois que je faisais une poussée,
03:55parce que la sclérose en plaques, c'est une maladie qui est neurodégénérative.
03:57Tu nous en parleras, on va en venir dessus.
04:00Et du coup, à chaque fois que je faisais une poussée, j'avais un peu ce truc de vouloir me
04:06remettre au sport.
04:07Et en fait, j'ai découvert le triathlon à peu près au moment de mon diagnostic.
04:10Donc, c'est assez marrant que les deux soient autant liés.
04:14J'ai découvert le triathlon par hasard, parce que mon école de commerce en organisait un.
04:19Et je me suis mise au défi de le faire, parce que voilà, pourquoi pas ?
04:24Et en fait, au moment où j'ai fait ce triathlon, j'ai adoré la discipline.
04:28Et je me suis dit, mais je me mets à fond là-dedans, c'est trop bien, c'est génial.
04:32On ne s'ennuie pas, il y a plein de choses à faire.
04:36Et du coup, ça a ensuite accompagné tout le chemin, que ce soit de ma maladie et ensuite vers le
04:41haut niveau.
04:41Oui, donc rebondir, se le prouver, performer et se faire plaisir.
04:45Un peu de tout ça.
04:47Cyril, c'est dans lequel des trois sports, quel est le meilleur, notre athlète ?
04:51Elle est assez complète, en fait, mais j'aurais dit la course à pied.
04:54Oui, tu valides ?
04:55Elle vient de la course à pied à la base, donc j'aurais plutôt dit la course à pied.
05:00Mais ça ne veut pas dire qu'elle a un point faible, un énorme point faible en triathlon.
05:05On ne va pas présenter le flanc à l'adversaire, surtout pas, attention.
05:09De toute façon, il n'y a pas trop de secret en triathlon.
05:12Pendant la course, on voit bien.
05:13Oui, tout le monde voit les points forts et les faiblesses des autres.
05:17Mais le fait que ce soit complémentaire, en revanche, il y a à la fois l'effort, le cardio,
05:21tu travailles tout en triathlon.
05:23C'est pour ça que je te disais, c'est de la magie noire pour moi.
05:24Moi, c'est ça que j'aime dans le triathlon, c'est qu'on ne s'ennuie jamais,
05:27que ce soit à l'entraînement, pendant la compétition.
05:29Il y a des moments où on est un petit peu moins bien dans une discipline
05:32et on va être mieux dans une autre.
05:34Donc, on varie tout le temps.
05:35Et moi, je suis quelqu'un qui a tendance à très, très vite s'ennuyer.
05:38Donc, le triathlon, c'est parfait pour moi.
05:40Cyril, à nouveau, ça fait plusieurs mois que vous travaillez ensemble,
05:47puisque vous avez attaqué depuis plus d'un an, début 2025,
05:51ce que me disait Cyril tout à l'heure.
05:53Qu'est-ce qui t'a poussé à devenir entraîneur et entraîneur d'une para-athlète qui plus est ?
05:59Qu'est-ce qui t'a amené vers ce monde ?
06:03Alors, moi, j'ai fait du para-triathlon en tant que guide.
06:06D'accord.
06:07Donc, les Jeux de Paris aussi.
06:11Donc, voilà, moi, j'étais baigné dans le milieu du para-triathlon depuis 2019.
06:16Et j'entraînais déjà des personnes avant d'entraîner Camille dans le milieu du para-triathlon.
06:22Donc, ça s'est fait relativement naturellement.
06:24Voilà, on se connaissait avec Camille parce qu'on a partagé des stages ensemble
06:27et des compétitions ensemble.
06:29Et elle a eu besoin d'un entraîneur à un moment donné.
06:32Mais moi, ça correspondait avec l'arrêt de ma carrière, entre guillemets.
06:36Donc, c'était le bon moment pour les deux, je pense.
06:39Voilà.
06:39Et pour pousser ma question, puisqu'on a des personnes qui nous regardent,
06:44qui peuvent être effectivement intéressées de se lancer.
06:48Et on n'a jamais assez de guides, jamais assez d'entraîneurs
06:51qui sont dans le milieu du para, qui sont à l'aise avec le milieu du para,
06:54et qui n'ont pas ces fausses croyances de dire
06:57« Ouais, je ne suis peut-être pas formé, pas assez, je ne sais pas,
06:59je vais peut-être me planter ».
07:00Qu'est-ce que tu leur dirais à ces personnes ?
07:02C'est vrai qu'au début, ça peut faire peur dans le sens
07:05où il y a vraiment des spécificités à chaque handicap, finalement.
07:09Parce que même dans une même catégorie,
07:10il n'y a pas forcément exactement les mêmes handicaps.
07:13Donc, ça demande un petit peu d'écoute, un petit peu d'adaptation.
07:16Mais au final, ce qu'on fait avec les athlètes para,
07:19c'est de la recherche de performance en s'adaptant au handicap, tout simplement.
07:22Donc, ça reste de l'entraînement.
07:24Ça demande juste d'être un petit peu plus à l'écoute
07:27que quand on entraîne une personne valide.
07:30Mais voilà, il ne faut pas avoir peur de se lancer,
07:33de poser des questions aussi et d'être curieux.
07:35Et ça se fait plutôt bien.
07:37Ce qui est génial, c'est que quelles que soient les disciplines,
07:39les gens nous disent plus ou moins la même chose.
07:41Il ne faut pas avoir peur de se lancer, il faut oser.
07:43Camille, une question.
07:44On recevait dans notre dernier numéro d'ailleurs de Avomarck,
07:49l'équipe de Parabillard qui nous disait une chose,
07:51qui nous disait que le manque de participants
07:55était un frein au développement de la discipline.
07:57Où est-ce qu'on en est en France par rapport au paratriathlon ?
08:01Est-ce qu'on manque de participants ?
08:02Est-ce qu'on est nombreux en athlètes ?
08:06Je pense qu'on est loin d'être la discipline la plus à plaindre pour le coup.
08:11On a bénéficié de, je pense, beaucoup des Jeux aussi.
08:15Parce que même au global, on a vu qu'il y avait énormément de licenciés en plus
08:19après les Jeux.
08:21Parce que même chez les Vallées, le triathlon a été hyper médiatisé.
08:25Il y a plein de personnes, je pense, qui ont découvert.
08:26Alexis en quinconne, tout le monde le connaît.
08:28Oui, voilà.
08:29Il était porte-drapeau aussi.
08:30On recevait ici d'ailleurs.
08:32Donc je pense que, puis en plus, on a fait quand même des beaux jeux,
08:36l'équipe de France.
08:37On a une équipe de France qui est assez complète.
08:39On est représenté dans quasiment toutes les catégories,
08:43ce qui n'est pas du tout le cas de toutes les nations.
08:46Mais je pense qu'on peut faire encore mieux.
08:49Enfin, évidemment, plus il y a de densité, plus le niveau s'élève
08:52et plus la discipline se développe.
08:55Donc je pense qu'on n'est jamais assez.
08:58Oui.
08:58Et puis tu parlais d'inspiration.
09:01Alors, pardon de te le dire, mais tu as conscience d'être une inspiration
09:04pour certaines personnes quand même, d'avoir fait les Jeux,
09:07d'avoir autant de résultats.
09:08J'imagine que tu as ces retours-là aussi, de la part des gens.
09:12J'en ai un peu conscience parce que parfois,
09:14je reçois des messages en ce sens.
09:17Mais au quotidien, je ne me dis pas du tout que je suis une inspiration.
09:21J'ai plutôt un gros syndrome de l'imposteur qui me freine au quotidien
09:26où je me dis, mais pourquoi moi plus que quelqu'un d'autre ?
09:32Mais par contre, je sais que je reçois des messages
09:36et ça me touche beaucoup quand je reçois juste même un message
09:39qui me dit, moi aussi, j'ai une sclérose en plaques.
09:41Je ne pensais pas que c'était possible de faire ça.
09:42Ça me donne envie de commencer.
09:44Ou j'ai fait mon premier 10 kilomètres parce que j'ai vu que tu avais fait ça.
09:48Et ça, je trouve ça énorme.
09:50Oui, et puis il y a le fait que tu puisses encourager par ton chemin
09:54à faire des détections, à ce que des talents soient repérés
09:58par les gens qui osent se lancer, justement.
10:00On peut peut-être jeter une bouteille à la mer, d'ailleurs,
10:01à celles et ceux qui nous regardent.
10:02Mais peut-être que quelqu'un parmi les spectateurs
10:07pourra se lancer parce qu'il ou elle t'a vu aujourd'hui.
10:11D'ailleurs, tu as ce message où tu te diffuses le message d'assumer ta différence,
10:19d'assumer le parcours que tu as, malgré ou avec la maladie.
10:24Mais en tout cas, tu n'en as pas fait un frein, tu en as fait un moteur.
10:26Comment est-ce que ça se passe un chemin comme celui-là ?
10:29Comment tu transformes la difficulté qui pourrait mettre tout le monde à terre
10:33en quelque chose qui, au contraire, inspire ?
10:35C'est vraiment personnel, c'est propre à chacun.
10:39Je pense que quand j'ai eu mon diagnostic, j'étais à un moment de ma vie
10:42où il y avait plein d'autres choses sur le volet personnel qui n'allaient pas.
10:47Et donc, du coup, ça m'a vraiment fait l'effet d'un déclic.
10:49Après, chez certaines personnes, ça peut être totalement différent.
10:52Mais moi, c'est vrai que ce moment-là, je me suis dit
10:54« Ok, en fait, la vie, elle peut me balancer plein de choses horribles. »
10:59Et ce n'est pas parce que j'ai une chose horrible que je n'en aurais plus jamais d
11:01'autre.
11:02Donc, en fait, du coup, à partir de ce moment-là, je me suis dit
11:04« Il faut que je profite, il faut que je fasse vraiment ce que j'ai envie de faire dans
11:08la vie. »
11:09Et c'est quoi ce que j'ai envie de faire dans la vie ?
11:11C'est du sport. Il n'y a que ça qui me rend heureuse.
11:13Vraiment, à ce moment-là, c'était littéralement ça.
11:16Et après, il faut aussi composer avec certains médecins qui sont réticents.
11:22Moi, on m'a beaucoup freiné.
11:23Moi, on m'a dit « Mais en fait, vous ne vous rendez pas compte, Madame,
11:27est-ce que vous en plaques, il y a beaucoup de fatigue chronique ?
11:29Vous avez de la spasticité ? C'est trop dur de courir, de faire du vélo ? »
11:35Les médecins te disaient ça ?
11:36Oui, si vous arrivez juste à finir un triathlon, ce sera déjà bien.
11:39Et puis, vous n'allez quand même pas vous lancer dans un projet de performance.
11:42Et moi, comme j'ai un énorme esprit de compétition et faire du temps...
11:47Plus ils t'ont dit ça, plus t'étais « Ah, t'as, t'as, ne bouge pas. Je vais
11:49te montrer, toi. »
11:50Je me suis dit « Bon, j'essaye. De toute façon, je sais que ça ne va pas me faire
11:54mourir.
11:55Donc, à partir de ce moment-là, je peux y aller. »
11:59Et puis, c'est ce que je disais tout à l'heure.
12:01Moi, c'était vraiment ce qui m'animait à ce moment-là.
12:03Et j'avais ce truc à l'intérieur qui me disait « Il faut que j'y aille. Il faut
12:06que j'y aille à fond. »
12:07Et c'est un peu inexplicable, en fait, des moments comme ça dans la vie.
12:10Il y en a quelques-uns. Et là, j'ai juste écouté mon intuition.
12:15Et c'est vrai que ça a été dur parce qu'en France, je suis la première personne qui a
12:19une sclérose en plaques en triathlon.
12:20Et même dans le monde, il n'y en a pas énormément parce que c'est assez paradoxal avec la
12:24fatigue chronique de faire un sport d'endurance.
12:27Donc, du coup, j'essuie un peu les plates.
12:28Il y a des trucs que je découvre même maintenant, aujourd'hui, au quotidien.
12:31Je ne sais pas jusqu'où je peux aller.
12:33Je ne sais pas comment composer avec le handicap.
12:36Mais c'est que du...
12:38On fait sur le terrain quand j'essaye.
12:41J'essuie les plates.
12:43Et voilà, je me rappelle au début, j'avais envoyé un message à Cécile Hernandez,
12:47qui était la seule personne que je connaissais qui faisait du sport de haut niveau avec une sclérose en plaques.
12:51Et moi, pour le coup, elle m'a énormément inspirée.
12:54C'est un beau numéro dans la victoire étant donné.
12:56Et elle m'avait répondu, mais lance-toi, mais tu rigoles ou quoi ?
13:00Il faut y aller à fond.
13:01Si en plus, vous entraînez entre athlètes, elle a raté un peu.
13:03Voilà, et donc du coup, c'était le dernier truc qu'il me fallait pour y aller à fond.
13:08Et puis finalement, je ne regrette absolument pas parce qu'aujourd'hui, c'est ma vie.
13:11Cyril, comment ça se gère un rythme d'entraînement, justement, pour garder un super niveau comme celui-ci
13:19et composé avec les situations que le handicap va imposer ?
13:23La douleur, la fatigue chronique, etc.
13:25J'imagine qu'à organiser en tant qu'entraîneur, ça a ses particularités ?
13:30Oui, c'est assez particulier par rapport à un athlète qui n'a pas la sclérose en plaques, c'est
13:34vrai, oui.
13:35Mais en fait, les adaptations, elles sont surtout ponctuelles.
13:37C'est-à-dire que quand il y a une grosse phase de fatigue qui se présente,
13:40il ne faut pas insister à tout prix et puis dire, tu fais cet entraînement-là, quoi qu'il arrive.
13:46Voilà, l'adaptation, elle se fait au jour le jour.
13:48On échange beaucoup en fonction de comment se passent les séances.
13:52Et puis, il y a des moments où on avait prévu une semaine où on la chamboule pas mal
13:56pour s'adapter justement à cette fatigue chronique.
13:58Mais sinon, pour le reste, moi, je fais une programmation qui ressemble à ce que je ferais
14:03pour n'importe quel autre athlète.
14:05Et il y a juste à garder en tête que parfois, il faut avoir beaucoup plus de souplesse
14:11que pour les autres.
14:11Voilà, mais ce n'est pas si compliqué que ça, en fait.
14:15Camille, tu communiques beaucoup sur ces sujets-là.
14:18Tu as parlé de moi de thèmes qui, personnellement, me parlent énormément,
14:23notamment la notion de fatigue chronique, les douleurs que les gens ne peuvent pas imaginer,
14:27ce qui nous ramène au handicap invisible.
14:29Je rappelle à celles et ceux qui nous regardent que 80% des handicaps ne sont pas visibles.
14:34Tu le dis en même temps que moi.
14:35Donc, on est sur ce message-là.
14:37Tu as l'impression que la compréhension se fait suffisamment.
14:41Je ne vais pas te la poser parce qu'on sait que non, dans la société, c'est une évidence.
14:45Mais dans le sport, qu'est-ce que ça donne quand on a un handicap invisible ?
14:48Est-ce que c'est aussi compliqué que dans la vraie société, entre guillemets ?
14:53C'est un peu moins compliqué parce que je pense que les personnes sont un peu plus éduquées
14:58sur le handicap.
15:00On est un peu plus experts du handicap, heureusement.
15:03Mais c'est quand même une réalité où c'est vrai que quand on a tous nos membres,
15:10parfois, ça pose un peu des questions.
15:13Et moi, c'est justement pour ça que je suis complètement transparente sur mon handicap,
15:17sur mes symptômes.
15:18Si quelqu'un vient me poser des questions, il n'y a aucun souci sur le fait d'en parler
15:22parce que je pense que ça passe vraiment par là, par le fait d'en parler, d'expliquer, de montrer.
15:29C'est vrai que moi, je n'ai pas de prothèse, mon handicap, il ne se voit pas au premier
15:33regard.
15:35Mais je remarque qu'il y a de plus en plus de personnes qui ont un handicap invisible
15:40qui font du parasport.
15:42Donc ça, ça me réjouit parce que je suis contente de voir vraiment tous les handicaps
15:46représentés dans notre sport.
15:49Il y a beaucoup de handicaps neuraux de plus en plus et on en voyait moins avant.
15:53Et là, on en voit de plus en plus.
15:54Donc je pense que plus on en voit, plus on comprend que c'est une réalité.
15:58Oui, plus les gens seraient supposés s'habituer.
16:01En tout cas, le handicap invisible n'a pas à s'excuser d'être là,
16:05que ce soit dans la société ou dans le sport.
16:07Et oui, on peut descendre d'une voiture sur une place handicapée
16:10et ne pas boiter et ne pas avoir de fauteuil.
16:12Voilà, c'était un petit message perso.
16:13Mais je crois que c'était important de le citer.
16:16Bref, sur cette partie-là, tu communiques énormément,
16:19mais tu le fais aussi en t'exprimant de la meilleure des façons
16:22à travers ton sport et à travers ton parcours.
16:25Tu vas nous en dire un petit peu plus dans la deuxième partie.
16:28C'est Parcours Perse.
16:33Camille, tu as 28 ans.
16:35Tu es née en 98 à Paris.
16:37Désolé, j'ai peut-être raillé un secret.
16:38Je ne sais pas.
16:39Tu es diplômée de la Odessia Business School.
16:43Tu es consultante chez Capgemini.
16:46Et en plus, tu es une super athlète de haut niveau.
16:51Si on revient sur ton palmarès, en 2023, tu as été championne d'Europe.
16:56En 2025.
16:58Alors, si je reviens en arrière, tu n'as pas de l'or championnat d'Europe ?
17:02Non, mes premiers championnats d'Europe, c'était en 2024.
17:06Ah, OK.
17:07Tu vois, écoute, il fallait une erreur.
17:09J'aurais bien aimé après.
17:10Mais en tout cas, tu as la médaille d'argent, championnat du monde, c'est ça ?
17:16Oui, en 2024.
17:16En 2024, ça, c'est bon.
17:18C'était juste après les Jeux, d'ailleurs, si je ne me trompe pas.
17:21Et puis, tu as fait des sacrés résultats aussi, en or en Europe en 2025 et hors championnat du monde
17:28en 2025.
17:29Les derniers résultats, pour donner une idée à celles et ceux qui nous regardent.
17:34Mais tout ce qu'on s'est dit, les belles distances, etc., tu les cours en 1h15, 49 secondes pour
17:40l'or au championnat du monde.
17:42Je n'ose même pas imaginer ce que ça implique de faire des résultats comme cela.
17:48Cyril, pour revenir sur la question des entraînements tout à l'heure, est-ce qu'il y a besoin de
17:52se retrouver physiquement à chaque fois pour toutes les séances d'entraînement ?
17:56Ou est-ce que certaines se gèrent un peu à distance ou avec un programme un peu préétabli et, j
18:02'allais dire, automatisé presque ?
18:05Alors, nous, on ne se retrouve quasiment jamais.
18:07Ah, OK.
18:08Comme ça.
18:10Pas du tout à Paris et on fait beaucoup à distance.
18:13Et après, on se voit essentiellement pendant les stages.
18:16Alors, on se voit régulièrement dans l'année.
18:18Mais non, non, Camille, elle est autonome dans ses entraînements.
18:21Elle a un coach de natation, par contre, qui est là au bord du bassin parce que c'est la
18:25discipline la plus technique.
18:26Et là, c'est bien d'avoir quelqu'un qui regarde les séances et qui donne des corrections.
18:31Mais pour le reste, on fait par Internet, on échange par WhatsApp, voilà, beaucoup.
18:37Mais je ne suis pas là en présentiel avec Camille aux entraînements.
18:41Combien de temps est-ce que ça te demande par semaine en temps d'entraînement ?
18:45Parce que j'ai des chiffres que je n'ose même pas y croire.
18:47C'est de la folie.
18:48Non, mais moi, je pense que je n'attendrai pas les plus hauts chiffres que tu as.
18:52Mais non, après, ça dépend vraiment des semaines et des périodes.
18:55Comme on dit, ça dépend aussi de ma fatigue.
18:58Sur un stage intensif, ça peut aller jusqu'à 30 heures.
19:01Une semaine classique, c'est 15, 20 heures.
19:05Il nous parlait de 20 kilomètres de natation par semaine, à peu près.
19:08C'est ce qu'il a noté.
19:11300 kilomètres de vélo.
19:12Alors, pareil, je reprends les chiffres.
19:14Oui, mais alors moi, je n'aurai pas les mêmes chiffres qu'Alexis.
19:17Et 40 kilomètres de course.
19:18Écoute, je te les donne.
19:19Tu en fais ce que tu veux après.
19:21Même si c'est qu'un ordre de gronde.
19:23Je peux courir un peu plus parfois, comme je n'ai pas justement de problème avec la prothèse.
19:27En fait, on s'adapte selon le handicap.
19:29Mais même si c'est qu'un ordre de grandeur.
19:31Même si tu me retires quelques kilomètres de vélo pour en mettre sur la course.
19:36Enfin, ça reste un ordre d'idée complètement.
19:38Ah ben, on ne fait que ça, clairement.
19:41Mais tu ne fais pas que ça, a priori.
19:42Parce qu'il y a ce qu'on disait sur Capgemini.
19:44Comment est-ce que tu t'organises pour tout ça ?
19:46Maintenant, je suis détachée quasiment à 100%.
19:49D'accord.
19:50Donc, je peux m'entraîner.
19:51Alors, c'est rassurant.
19:52Tu m'excuseras de te dire que ça va.
19:53Oui, oui.
19:53Mais après, j'ai essayé de combiner un travail avec l'entraînement.
20:00Franchement, pour moi, j'admire les gens qui arrivent à le faire.
20:02Parce que pour moi, c'est quasiment impossible.
20:05Justement, avec la fatigue.
20:06Parce que du coup, je dois faire quand même des siestes quasiment tous les jours.
20:09Et le volume horaire.
20:11Puis, en plus, le volume horaire, là, c'est vraiment brut.
20:14Et après, on a tous les à côté.
20:16Aller chez le kiné, récupérer, bien manger, bien dormir.
20:19Et bien sûr.
20:19Ça prend beaucoup de temps.
20:21On n'a pas beaucoup de temps pour faire autre chose à côté.
20:24Et donc, alors, attends.
20:25Parce que j'ai fait ma coquille tout à l'heure sur 2023.
20:27Mais quelques mois après tes débuts,
20:31tu attaques ensuite directement sur Paris 2024.
20:34C'est ma première sélection en équipe de France.
20:37C'est la dinguerie, ça.
20:38Comment ça peut arriver ?
20:40Comment ça s'est passé ?
20:42En fait, c'est vrai, j'ai commencé.
20:44Je suis arrivée sur le circuit international en 2023.
20:48Et c'est vrai que là, ça s'est plutôt bien passé.
20:51Parce que j'ai fait des résultats que je n'attendais pas forcément.
20:54Enfin, je ne m'attendais pas forcément à faire ces résultats.
20:56Donc, j'y suis allée.
20:57J'étais vraiment l'outsider.
20:58J'y suis allée sans trop d'attente.
21:00Juste pour voir.
21:01Et tu as fait quatrième pour rappeler ton résultat ?
21:04Sur le jeu.
21:05Et après, l'année d'après, en 2024, du coup, je me suis dit, je peux tenter la qualification.
21:11Mais c'était beaucoup de boulot parce que j'étais vraiment ré-crac quand même.
21:14Je n'étais pas du tout dans les meilleurs de ma discipline, de ma catégorie.
21:18Et du coup, j'ai passé l'année 2024 à faire absolument toutes les courses de circuit pour essayer de
21:23choper une qualification.
21:23C'est parce que Cyril n'était pas encore là, c'est pour ça.
21:25Oui, c'est ça.
21:27Ça a payé puisque je fais quatrième au jeu, ce qui était pareil, inespéré et inattendu.
21:32Tu visais quoi ? À part participer ?
21:34Moi, je pense qu'on me voyait plutôt…
21:37Top 5, c'était déjà bien.
21:40Et top 6, 7…
21:43Alors, a priori, tu as eu quand même des envies de podium parce qu'un mois après, aux Europe, tu
21:48es médaille d'or ?
21:50Non.
21:51Tu es médaille de bronze, pardon ?
21:52De bronze, oui.
21:52De bronze, oui.
21:53C'est ça, juste après.
21:54Oui, oui.
21:55Donc, le podium, ça y est, tu t'es rattrapé.
21:57Comment on enchaîne des échéances aussi énormes que ça ?
22:01Et alors, peut-être que je me trompe, peut-être que…
22:04Enfin, est-ce que les échéances sont vraiment gigantesques à chaque fois que tu te retrouves en international ?
22:12Ou est-ce qu'une course est une course et point final ?
22:15Non, une course n'est pas une course.
22:17En tout cas, pas pour moi.
22:19Il y a des courses qui sont de plus ou moins grande importance.
22:23C'est vrai qu'après les Jeux, c'était dur d'enchaîner, mais je pense que c'était dur pour
22:27tout le monde.
22:27Donc, heureusement, on était tous dans le même bateau.
22:31Et après, nous, on a championnat d'Europe, championnat du monde tous les ans.
22:35Donc, c'est ça, en fait, les grandes échéances de l'année.
22:40Moi, c'est les courses qui sont les plus importantes pour moi.
22:44Et après, les autres courses dans l'année sont importantes aussi, mais elles ne vont pas avoir le même enjeu.
22:49Parce qu'elles n'ont pas l'enjeu du titre.
22:51Oui, non, mais attends, juste après le bronze, je revois, mais vice-championne du monde.
22:56Donc, vraiment, juste après, tu t'es...
22:58Oui, oui, on a enchaîné.
22:59Je crois que c'était cinq semaines entre les Jeux et les championnats du monde, un truc comme ça.
23:04Il y avait les championnats d'Europe au milieu.
23:07Oui, je ne sais même pas comment j'ai réussi à faire ça tellement j'étais fatiguée.
23:11Mais j'étais au bout du rouleau, j'ai pris un mois de coupure après.
23:15Mais je pense qu'on était plusieurs dans ce cas.
23:17Je veux bien te croire.
23:18Ah, Cyril, c'est pendant les Jeux que tu as vraiment repéré Camille ?
23:24Ou est-ce que c'était déjà le cas avant ?
23:29Repéré ? Est-ce qu'on peut parler repéré ?
23:30Non, mais on a fait plusieurs courses ensemble.
23:32On a fait Canada notamment.
23:34Et je me souviens que Camille courait après la Calife et que le fait que ce soit en France, c
23:39'était un bel objectif.
23:41Et je me souviens aussi, parce qu'on était plusieurs dans l'équipe à se dire que la quatrième place,
23:45elle était vraiment belle.
23:46Parce que c'est vrai que je ne pense pas qu'on t'aurait placé là avant la course et
23:51c'était vraiment chouette.
23:52Et puis, pour rebondir sur ce que tu disais, en fait, les Europes, c'était trois semaines après les Jeux.
23:56C'est ça.
23:56Et ça, c'est de la fois.
23:58Vous avez demandé, peut-être.
23:59Parce que c'était en France.
24:01La première fois que c'était en France.
24:02Donc, on pouvait difficilement ne pas y aller.
24:05Mais j'avoue que, ouais, trois semaines, c'était quand même un peu chaud.
24:09Et la plupart des athlètes y sont allés en se disant, bon, il faut qu'on y soit.
24:12On se prépare à minima.
24:13Et puis, voilà.
24:14Mais c'est...
24:14En même temps, avec le recul, pour avoir discuté avec pas mal d'athlètes qui avaient fait les Jeux et
24:18qui ont arrêté leur saison après,
24:21passer d'un truc aussi grandiose que Paris à plus rien et rester à la maison.
24:25Oui.
24:25Je pense que c'est encore plus difficile d'enchaîner les courses comme on l'a fait.
24:28Parce qu'il y en a pas mal, du coup, qui sont partis en burn-out.
24:31Et qui, voilà, qui ont eu du mal à redescendre et du mal à se remettre à l'entraînement.
24:36Alors que finalement, nous, on n'a pas eu le choix.
24:38On a continué les compètes.
24:39Et ça a évité à pas mal de gens de l'équipe, je pense, de trop décompresser après les Jeux.
24:44Et des fois, ce n'est pas si mal.
24:45C'est vrai que c'est très répandu et peu connu chez les athlètes, le syndrome du émantement.
24:50How about now ?
24:50Qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce qui va se passer ?
24:52On court après quoi ?
24:53Maintenant qu'on a...
24:54Alors, pour les médaillés d'or, paraît-il que c'est encore pire ?
24:57Heureusement, il te reste cette marche à franchir, chère Camille.
25:00J'espère que j'aurai ce problème en jeu.
25:01Attends, écoute, parce que forcément, maintenant que tu as eu les médailles qu'on pouvait te souhaiter en France, en
25:10Europe et sur les mondes,
25:13il y a Los Angeles qui arrive dans moins de deux ans.
25:15Alors, en vrai de vrai, c'est un peu loin, mais est-ce que tu l'envisages comme un palier
25:20décisif, si oui ?
25:23Oui, je l'envisage, oui, j'y pense tous les jours.
25:26Clairement, c'est ma motivation principale.
25:30Enfin, on est dans un sport olympique, donc forcément, on pense tous les jours à cette échéance.
25:35En tout cas, pour moi, c'est ça qui m'anime.
25:40Et oui, clairement, à Los Angeles, je n'irai pas pour la quatrième place.
25:45Attends, une fois, pas deux.
25:46Je l'ai eu, la médaille en chocouine.
25:47J'adore ça.
25:49Au pied du podium.
25:50Et comment tu te prépares à ça ?
25:51Parce que là, ce qui est assez vertigineux aussi, pour celles et ceux qui nous regardent,
25:55c'est que les autres épreuves, les autres championnats peuvent faire office de préparation dans ce genre de cas,
26:00et pas seulement être une finalité.
26:02Est-ce que c'est le cas pour toi ?
26:03Oui, parce que je pense que le fait de beaucoup courir, d'être habitué au grand rendez-vous et tout
26:14ça,
26:15c'est un truc en plus, parce qu'on a plus d'expérience, tout simplement.
26:21Le fait d'avoir déjà fait des jeux aussi, je pense que c'est toujours un avantage de savoir un
26:26petit peu à quoi s'attendre,
26:27que c'est une course qui est extrêmement particulière, que rien n'est jamais joué d'avance,
26:32que ce soit pour n'importe quelle course, mais encore plus pour les jeux.
26:37Et voilà, après, oui, de prendre de l'expérience, moi, c'est mon objectif principal, on va dire, sur les
26:45courses,
26:45de justement s'habituer à ça.
26:47Après, moi, j'adore la compétition, donc j'aime bien, j'aime vraiment bien prendre le départ des courses et
26:53tout,
26:53même s'il y a toujours le stress de « mais pourquoi je fais ça ? » qui, juste avant,
26:58ça, c'est inévitable.
26:59Mais j'aime trop ça et même pendant les jeux, je me rappelle vraiment de me faire la réflexion,
27:06mais c'est incroyable d'être là.
27:08C'est cool d'être là.
27:09C'est beaucoup de l'avoir.
27:11Oui, c'est ça.
27:12Cyril, quelle est la méthode magique, du coup, pour aider Camille et pour aller chercher ce podium quand même,
27:20si jamais, déjà, la sélection pour les jeux et puis éventuellement, un super résultat.
27:26Malheureusement, je ne suis pas sûr qu'il y ait une recette magique, sinon je l'appliquerai.
27:31Non, mais Camille, ça ne fait pas si longtemps que ça qu'elle fait du triathlon,
27:34donc il y a encore plein de leviers de progression.
27:38Déjà, même si les chiffres paraissent impressionnants, on augmente le volume petit à petit
27:42parce qu'on n'en fait jamais assez en triathlon.
27:46Et puis voilà, comme elle disait, s'habituer au grand championnat, à gérer ça,
27:50aller grappiller plein de choses.
27:52Par exemple, on a travaillé sur l'aéro, sur le vélodrome il n'y a pas très longtemps.
27:56On est à investir un peu tous les champs du haut niveau, finalement, et progresser dans tous les domaines.
28:01Mais je pense que Camille a encore une belle marge de progression.
28:03Donc, il faut juste être relativement constant dans les entraînements,
28:07se fixer des objectifs à la fois élevés et puis d'autres plus plaisir,
28:12comme par exemple, là, on est parti sur essayer de battre son temps sur un 10 km, par exemple.
28:17Donc, sortir un petit peu de sa zone de confort habituelle.
28:21Et avec tout ça, normalement, ça devrait bien se passer.
28:27Écoute, une belle phrase pour conclure cette réponse-là, en tout cas.
28:30Ça devrait bien se passer.
28:31Camille, pour finir, j'aimerais te poser une question.
28:33Tu as des vecteurs de communication assez forts, avec des messages que tu portes,
28:38notamment, je crois que tu as une chaîne YouTube,
28:40où tu démontres un peu, tu affiches tes messages que tu veux diffuser et communiquer au plus grand nombre.
28:47Si tu avais un mot, un mot libre, un peu, à diffuser sur la base de ces messages
28:54dont tu parles régulièrement sur les réseaux, ça serait quoi ?
28:57Ce serait…
28:59Je dois dire un seul mot ?
29:00Non, par un mot, non, non.
29:01Une petite phrase ?
29:02Oui.
29:03Non, ce serait ce que je dis souvent, ne pas se mettre de barrière.
29:07Enfin, c'est un peu bateau, mais vraiment, le fait de croire en soi et ne pas se mettre de
29:12barrière,
29:14c'est le truc le plus important qu'on puisse faire.
29:17et ce n'est pas parce qu'on ne prend pas le même chemin que tout le monde qu'on
29:21ne peut pas arriver à la même destination
29:23et peut-être que le chemin, il sera même plus beau comme ça, quoi.
29:27Donc, ouais, ne pas se mettre de barrière, y aller à fond et croire en soi.
29:32Écouter la petite étincelle qu'il y a à l'intérieur.
29:34En régie, on me souffle à l'oreille de te dire donc, pas avoir le syndrome de l'imposteur.
29:38Oui, j'avoue.
29:39Ce n'est pas cool, ce n'est pas cool, mais je le dis quand même.
29:41Il vient et il repart, il est un peu filou.
29:44On va lui souhaiter de partir loin et de ne pas revenir parce que c'est infiniment mérité
29:48et je suis très heureux de t'avoir eu sur le plateau aujourd'hui, d'avoir eu Cyril à distance
29:53que j'aurais adoré avoir avec nous aussi.
29:55Ça aurait été trop chouette.
29:56En tout cas, merci pour ce shoot d'adrénaline et d'énergie positive en tout cas aujourd'hui.
30:01Ça fait très plaisir d'avoir ce genre de message
30:02et on vous souhaite ensemble encore une fois d'aller chercher plein de résultats
30:06et de diffuser beaucoup d'inspiration.
30:10Merci bien sûr, comme de coutume, à notre équipe de l'ombre
30:13qui permet que cette émission voit le jour dans les meilleures conditions.
30:16François à la réalisation, Anthony à la rédaction, Alban au son, Sandrine au maquillage.
30:22Et merci à vous toutes et tous de nous avoir suivis et de nous suivre régulièrement sur Sport en France.
30:28Je vous dis à très bientôt pour un nouveau numéro d'Avomarque.
30:31A bientôt, salut !
30:37Sous-titrage Société Radio-Canada
30:40Sous-titrage Société Radio-Canada
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