- il y a 1 jour
Dans ce numéro d'A vos marques, Salim EJNAINI s'intéresse au Cecifoot. Retour sur les règles et les spécificités de ce sport, présentation du projet sportif du Racing Club de Roubaix féminin et les futures ambitions de l'équipe de France.
En présence des champions paralympiques Gaël RIVIERE, Martin BARON et Hakim AREZKI ainsi que celle de Yannick LE COLVEZ (guide offensif), Cloé CORDIER (joueuse) et Laetitia DELPORTE (éducatrice).
En présence des champions paralympiques Gaël RIVIERE, Martin BARON et Hakim AREZKI ainsi que celle de Yannick LE COLVEZ (guide offensif), Cloé CORDIER (joueuse) et Laetitia DELPORTE (éducatrice).
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00:09Générique
00:19Bonsoir à toutes, bonsoir à tous, soyez les bienvenus dans A vos marques sur Sports en France.
00:23A vos marques, votre rendez-vous dédié au Parasport, à tous les Parasports.
00:27Aujourd'hui les amis, je suis en infériorité numérique catastrophique,
00:31puisqu'on va dédier ce numéro à une discipline qu'on aime beaucoup mettre en avant ici sur Sports en
00:37France,
00:37qui est le C6 Foot, qui a recueilli la ferveur de tout un pays au pied de la Tour Eiffel
00:45récemment, on reviendra là-dessus.
00:47On va commencer par Martin Baron, salut Martin.
00:49Bonsoir à tous.
00:50Comment ça va ?
00:51Est-ce que tu, bah écoute, joueur en équipe de France de C6 Foot, et comme ton voisin d'ailleurs,
00:58Hakim Areski.
00:58Salut Hakim.
00:59Salut Salim, bonsoir.
01:00Comment es-tu ?
01:00Ça fait très plaisir en tout cas de te recevoir à nouveau parmi nous, c'est trop chouette.
01:05Et on a aussi, alors là, le plaisir de recevoir monsieur Gaël Rivière.
01:10Salut, bonsoir à tous.
01:11Ça va bien Gaël Rivière ?
01:13Gaël, comment est-ce qu'on te présente, président ?
01:16Champion paralympique déjà ?
01:18Champion paralympique, joueur de coéquipier d'Hakim Areski et de Martin Baron.
01:21Et ?
01:22C'est tout ?
01:23C'est la plus belle des définitions.
01:25C'est la plus belle des définitions.
01:26Monsieur le président veut rester humble ce soir, mais bien sûr, la FFH est avec nous ce soir.
01:32Nous avons également, alors à distance, cette fois, il nous vient de Bordeaux.
01:36Bonjour Yannick, bonsoir.
01:38Oui, bonsoir à tout le monde.
01:40Merci pour votre invitation.
01:41Yannick, avec grand plaisir, donc guide offensif de l'équipe de France et entraîneur, bien sûr, de l'équipe Unadev
01:48de Bordeaux.
01:49Deux autres invités, on arrive à la fin, je vous rassure, on a Laetitia Adelporte.
01:55Bonsoir Laetitia.
01:57Bonsoir à tous.
01:59Éducatrice sportive.
02:00Alors on reviendra sur le club de Roubaix, le Racing Club de Roubaix, pardon, qu'on renommera un peu plus
02:10tard.
02:10Mais le foot féminin, le sessifoot féminin à l'honneur, notamment aussi avec Chloé Cordier.
02:15Bonsoir Chloé.
02:17Oui, oui, je t'entends.
02:20Chloé donc de l'académie sessifoot des Hauts-de-France.
02:24Les amis, quel plateau chargé, quel plateau fourni ce soir pour mettre en valeur, mettre en avant à l'honneur
02:31le sessifoot.
02:32Donc la dernière fois qu'on en a parlé, c'était en 2024 ici, juste après les Jeux Paralympiques.
02:38La ferveur, tout le monde parlait d'un nouveau 98, de beaucoup de belles choses.
02:44En plus, de façon très égoïste, j'ai pleuré devant ma télé parce que c'était magnifique.
02:49Un très beau moment dont on se souvient tous.
02:51Qu'est-ce qui a changé, peut-être je vais me tourner vers Gaël pour commencer.
02:55Qu'est-ce qui a changé depuis dans l'histoire, dans l'ambiance du sessifoot depuis 2024 ?
03:01L'héritage le plus tangible, le plus important de cette finale pour nous, c'est vraiment un héritage immatériel.
03:07La vraie victoire de notre équipe de France de sessifoot, c'est d'avoir réussi à coloniser un peu l
03:13'imaginaire collectif des Français.
03:15en mettant dans l'imaginaire de chacun un petit bout de sessifoot.
03:19Donc on a 5 millions, peut-être 6 millions de personnes qui ont une image, un moment de sessifoot dans
03:25leur souvenir de sport français.
03:26Et c'est pareil.
03:28Donc c'est l'héritage le plus important, je pense, qu'on a réussi à obtenir.
03:31Ouais.
03:32Hakim, un mot sur la suite ?
03:34Moi, je me souviens d'un truc, juste avant de te passer la parole, je me souviens d'un truc
03:38à cette période-là.
03:39C'est que les chauffeurs de taxi que je prenais sur Paris me parlaient de deux choses pendant les Jeux
03:44Paras.
03:44La boccia et le sessifoot.
03:46C'est un truc de fou.
03:47Enfin, je trouve ça énorme.
03:48Ouais, non, mais nécessairement, c'était un tout.
03:52La recette, elle était complète.
03:54C'est-à-dire, il y avait ce sport qui était, qui est quand même toujours, qui est assez impressionnant,
03:59assez spectaculaire, si je veux.
04:02Le spot, soit au pied de la Tour Eiffel, la ferveur qui était là déjà.
04:06Et puis, voilà, la découverte pour certains, tomber amoureux pour d'autres, parce que c'était clairement ça, c'était
04:14un coup de foudre entre l'équipe de France et le public qui était là.
04:18Et c'est vrai, par rapport à ce que Gaël disait avant, c'est vraiment ça.
04:21C'est-à-dire que jusqu'à 2024, on était obligé d'expliquer c'est quoi le sessifoot, comment ça
04:26se joue, c'est quoi les adaptations.
04:28Là, aujourd'hui, les gens, ils en parlent limite avant que, voilà, ils connaissent tous le sessifoot.
04:35Ouais.
04:35Martin, en deux mots ?
04:37En deux mots, pour nous, en tant que joueurs aussi, de la crédibilité.
04:40C'est-à-dire qu'à partir du moment où tu te rends compte qu'on fait une semaine de
04:44compétition devant 12 à 13 000 personnes tous les soirs et qui sont tous enthousiastes comme jamais,
04:53forcément, ça amène de la crédibilité aux joueurs et au sport, au sessifoot en général.
04:58Ouais.
04:59Yannick, tu as un rôle qui est primordial.
05:01Qu'est-ce que tu peux nous dire, pareil, même question, même punition, j'allais dire.
05:05Et peut-être revenir un peu, parce qu'on parle du sessifoot qui a augmenté, qui a pris en notoriété,
05:12justement.
05:13On parle de tombé amoureux du sessifoot qui a rencontré son public.
05:16Qu'est-ce que tu peux nous dire sur l'histoire de ce sport, justement ?
05:22En fait, en effet, oui, je reconnais un peu comme mes collègues qui sont sur la région parisienne où tout
05:28le monde est au courant du sessifoot.
05:29Moi, j'arrive à en trouver encore en région bordelaise qui me demande bien ce que c'est que ce
05:33sport.
05:33C'est une honte ! Inadmissible ! C'est une honte !
05:37Eh oui, mais c'est une réalité plus qu'une honte, en fait.
05:41Maintenant, en effet, on a la chance d'être beaucoup plus reconnus, en fait, par tous nos proches.
05:48Moi, je me rends compte que j'ai de la famille qui demandait ce que je faisais pendant mes stages
05:54d'équipe de France.
05:54Et là, en fait, c'est devenu extrêmement clair, en fait, pour tout le monde.
05:58Mais on a vraiment eu la chance d'avoir les planètes qui étaient alignées, le site, le public qui était
06:06fantastique,
06:07ce sport qui est très télévisuel et les résultats qu'on suivit, c'est du pain béni.
06:14J'avoue qu'on est vernis quand on voit d'autres sportifs dans d'autres activités sportives
06:19où, malheureusement, ils ont contre-performé à Paris et ils n'ont pas eu la chance, en fait, d'avoir
06:25la même retransmission.
06:28C'est sûr, à briller devant soi.
06:29Au niveau des médias, quoi.
06:31Oui, mais c'est étonnant parce qu'on pourrait se dire que depuis le temps que le C6Foot existe,
06:35les années 60, le Brésil, toute cette histoire qui enrichit la discipline,
06:40on pourrait se dire que c'est plus connu.
06:43Tiens, est-ce que, vous le savez, depuis combien de temps est-ce que c'est aux Jeux Paralympiques ?
06:472004, oui.
06:49Oui, voilà, il y a une belle histoire.
06:51Ce n'est pas les derniers arriés.
06:53Qu'est-ce qui manque, d'après toi, Yannick, au C6Foot, justement, encore ?
06:59Ce qui nous manque, en fait, c'est toujours avoir cette qualité de mise en avant dans les médias.
07:07C'est vrai qu'il y a eu un gros travail qui a été fait depuis les Jeux et légèrement
07:10en amont des Jeux.
07:11C'est quelque chose qui a été très positif pour nous et pour les autres sports.
07:15Ce qui va nous manquer un petit peu, c'est aussi un vivier de joueurs parce que c'est une
07:19discipline qui demande quand même un gros investissement mental de la part des joueurs.
07:25Il ne faut pas oublier que quand vous les voyez sur le terrain, pour moi, j'oublie qu'ils sont
07:31non-voyants quand je vois comment ils se déplacent.
07:32Ce qui n'est pas facile pour tous les sportifs, déficients visuels, mais autrement, c'est majoritairement, en fait, voilà,
07:40un suivi des médias, un peu comme on a la chance aujourd'hui d'être avec toi et d'avoir
07:46une retransmission, en fait, de notre sport.
07:48C'est une chance partagée, en tout cas.
07:50Tiens, on connaît bien à Paris le C6Foot, on ne le connaît pas terrible à Bordeaux.
07:54Et à Roubaix, alors, est-ce qu'on le connaît bien, Laetitia ?
07:57Alors, à Roubaix, on commence à le connaître, effectivement, ça fait un an et demi, maintenant, que l'équipe féminine
08:03de Roubaix s'est mise en place.
08:06Pareil, sur l'héritage des Jeux, c'est Toussaint Coué qui nous a sollicité et qui a mis en place
08:11ce projet sur lequel, maintenant, j'en prie les féminines de Roubaix, au final.
08:16Oui, donc Toussaint qui est sélectionneur national, on le rappelle.
08:21Comment est-ce que toi, Laetitia, j'ai vraiment trop envie de savoir ça, comment tu as vécu ce moment
08:26des Jeux, toi, en tant que spectatrice, comment tu as reçu ce passage-là ?
08:34C'est vraiment extraordinaire de pouvoir, justement, même au-delà du C6Foot, vraiment, toutes les activités sportives mises en place,
08:41la mise en avant, aussi, le fait que ça soit chez nous.
08:44Et cette médiatisation qu'il y a eu, comme Yannick l'a dit, c'est vrai que, les autres fois,
08:49la diffusion des Jeux paralympiques n'était pas forcément sur des chaînes courantes.
08:54Le fait que ça passe sur France TV, effectivement, c'est extraordinaire.
08:58Et je pense que cette médiatisation a fait qu'aujourd'hui, beaucoup plus de sports, notamment C6Foot, sont reconnus.
09:05Bon, les amis, je vous informe que Sport en France est une chaîne nationale, même une chaîne francophone, donc potentiellement
09:12suivie un peu partout.
09:12Il y a encore des gens qui sont comme à Bordeaux, qui ne connaissent pas bien le C6Foot.
09:16Est-ce qu'on peut en venir sur les règles du C6Foot ? Qui veut s'y lancer, peut-être,
09:19sur le plateau ?
09:20La première chose, c'est que c'est l'adaptation du futsal.
09:23Donc, en termes de nombre de joueurs, c'est 4 joueurs de champ et 1 gardien.
09:28Et en sachant que les 4 joueurs de champ sont non-voyants complètement, en termes de cas où des patchs
09:33et des motos soient yeux, et le gardien est valide.
09:35Alors, il y a deux adaptations. La première, c'est sur le ballon.
09:38Donc, le ballon est sonore, vu qu'on ne le voit pas, donc on va l'entendre.
09:42La deuxième plus grosse adaptation, on va dire, c'est la signalétique, parce que les joueurs sont obligés de se
09:48signaler quand ils gravitent autour du ballon et qu'ils n'ont pas ce ballon.
09:53Donc, le porteur du ballon n'est pas obligé de se signaler, mais les autres doivent se signaler.
09:56C'est assez mythique, ça. Comment est-ce qu'on se signale quand on a le ballon ?
09:59Alors, on dit « voy ». Il y a une règle internationale obligatoire.
10:03Quand on est proche du ballon et qu'on n'a pas le ballon, on doit dire « voy ».
10:07Et puis, il y a quand même un guide derrière le but, qui est un acteur important de notre sport,
10:12qui est mal nommé, en fait, parce qu'on l'appelle guide, alors que son rôle n'est pas de
10:16piloter.
10:16C'est une balise, en fait.
10:17Les joueurs, oui, c'est ça.
10:19« Je suis là ».
10:19Son rôle au très haut niveau, évidemment, on a le son de la personne, parce qu'elle parle, elle donne
10:24des indications, donc ça permet de localiser où elle se trouve.
10:26Mais son rôle, et c'est ce qui fait la différence entre un guide qui débute et un guide qui
10:31a de l'expérience de très haut niveau,
10:32c'est qu'elle va donner des indications très précises à chacun des joueurs en fonction de son style de
10:38jeu, parce que ça va très vite.
10:39Il faut prendre des décisions en très peu de temps.
10:41Et donc, il faut que l'information soit la plus qualitative possible pour qu'on puisse agir en conséquence.
10:46Donc, c'est à cette étape-là que Yannick a toute la pression du monde.
10:49Exactement.
10:49Oui, oui, c'est une pression.
10:50Après, c'est très simple de guider des joueurs qui réfléchissent, qui ont compris ce qu'ils doivent faire.
10:57On n'est pas dans du téléguidage, mais c'est vrai qu'on peut être amené à avoir un langage
11:02un petit peu militaire où on n'a pas le temps de faire des phrases.
11:06Oui, mais justement, quels mots tu choisis quand c'est ça ? Parce qu'il faut avoir des instructions brèves
11:12mais précises, c'est un peu…
11:14Des fois, c'est encore… Pour vous donner une idée, par exemple, à Bordeaux, il y a quelques années, on
11:19avait fait un test où on avait enlevé le guide.
11:23Donc, en fait, il n'y avait que le gardien de but adverse.
11:26Et je dirais qu'un joueur de qualité, il est capable de comprendre quand le gardien est sur sa défense,
11:31il est capable de comprendre que les buts sont derrière.
11:35Après, c'est vrai qu'à très haut niveau, il y a quand même des petits mots…
11:39Après, c'était plus une manière de les motiver et de les inciter à continuer ce qu'ils sont en
11:46train de faire.
11:46Souvent, en fait, ils sont dans une analyse, ils vous le diront eux-mêmes, je vais dire une phrase, ils
11:52vont retenir deux mots.
11:53Donc, si je dis « tu vas te cogner dans la barrière », il va peut-être entendre « tu
11:57» et « cogner ».
11:58Donc, en fait, c'est là où on se rend compte qu'il vaut peut-être mieux synthétiser.
12:03C'est des mots comme « barrière 3 mètres ».
12:07Pour illustrer, je trouve qu'une des bonnes illustrations de l'huile que Martin marque sur Corner contre la Turquie,
12:13où là, le fait qu'à Yannick lui dise « t'as la place pour faire le geste que tu
12:19fais habituellement », c'est décisif.
12:20S'il ne pense pas à lui dire ça à ce moment-là, il ne tentera pas à ce geste.
12:24Mais c'est même pire que ça, parce que Martin, de mémoire, je te dis, c'est fermé, ça veut
12:30dire qu'en fait, il ne faut pas y aller, mais ça va s'ouvrir.
12:33Et donc, si Martin n'a pas confiance en ce que je dis, il peut choisir vraiment une autre option.
12:39Martin, comment tu reçois une instruction comme ça ?
12:41C'est vraiment matérialisé pour le coup sur ce but-là, c'est qu'il y a une vraie complicité.
12:45C'est-à-dire qu'il n'a pas besoin d'aller dans une grande description pour que le joueur
12:51auquel il s'adresse comprenne ce qu'il veut qu'on exécute.
12:56Et justement, ce travail-là, il se fait aussi beaucoup en amont.
12:58Et c'est vrai que, me concernant, j'essaye beaucoup d'aller chercher, pour moi et honnêtement, pour mes coéquipiers
13:04aussi.
13:04C'est-à-dire que j'alerte beaucoup Yannick sur des éléments qui peuvent aussi servir mes coéquipiers,
13:12qui ne vont peut-être pas justement se poser ces questions-là, mais pour que Yannick, finalement, il aille au
13:18maximum de ce qu'il peut nous apporter.
13:20Et donc, voilà, sur ce but-là, effectivement, il m'informe que de manière basique, il n'y a pas
13:26la place,
13:27mais si je fais tel chemin, ça va ouvrir le chemin du but.
13:33C'est exactement ce qui se passe, en fait.
13:35Donc, c'est vraiment, là, pour le coup, la réalisation, finalement, de deux personnes.
13:43C'est-à-dire, lui qui me donne les informations et moi qui comprends ce qu'il veut dire.
13:47Parce qu'on en a déjà discuté en amont.
13:49Hakim, du coup, sur le guidage, qu'est-ce que tu peux nous dire en quelques mots ?
13:54Parce qu'il y a toutes ces instructions qu'il y a. Comment tu les reçois en tant que joueur
13:57?
13:58Non, mais juste compléter par rapport à ce qui a été dit juste avant.
14:00Mais c'est vraiment, ce n'est pas du guidage, ce n'est pas avance, recul, stop.
14:06C'est une source d'informations supplémentaires pour nous, avec tout ce qu'on capte sur le terrain.
14:12Yannick vient compléter toutes ces infos.
14:14Il nous donne aussi des situations de positionnement des adversaires, par exemple.
14:19Il va dire mal placé.
14:20Et le mal placé, on l'a travaillé à l'entraînement, donc on sait ce que c'est.
14:23Donc voilà, c'est une source d'informations pour nous, mais qui est très, très, très importante.
14:28Ouais.
14:29Laetitia, question sur la présence du foot féminin, justement, dans le milieu du sessifoot.
14:36C'est vrai que là, pour le coup, on est relativement peu à être au courant de tout ce qui
14:41se fait.
14:42Est-ce que ça se développe ?
14:43Comment est-ce que on peut faire une joueuse qui veut se lancer, qui veut essayer ?
14:49Alors, effectivement, ça se développe tout doucement.
14:52Je sais qu'il y a eu des féminines à chez T-Games qui ont commencé par l'entraînement d
14:55'équipe.
14:55Ça fait déjà quelques années.
14:57Nous, on est la deuxième équipe en France sur laquelle on développe le sessifoot.
15:02J'ai envie de dire que nous, ça s'est fait parce que je travaille à l'Institut des Jeux
15:05de la Vogue de Lille.
15:06Et donc, du coup, les joueuses sont à l'Institut.
15:10Donc, c'est vrai que ça facilite pour les jours et horaires d'entraînement.
15:15On en est à cette étape-là.
15:16Aujourd'hui, s'il y a une joueuse qui est en collège ou lycée ou même en travail,
15:21c'est sûr que comme on s'entraîne pour l'instant en journée,
15:24c'est très compliqué au niveau des horaires.
15:26Mais en tout cas, c'est en voie de développement.
15:28Et si, quand on a démarré le projet, même Toussaint l'a dit dans le vestiaire en disant
15:32« Je sais qu'aucune d'entre vous ne s'est jouée aux fautes. »
15:34Mais ce n'est pas important.
15:35Maintenant, on va aller.
15:37Peut-être que tu parles aux garçons sur le plateau, cette fringue-là,
15:40il y a quelques années, en début, peut-être, je ne sais pas.
15:43Oh non, non, il nous le dit toujours, ça.
15:45« Aucun de vous ne sait jouer au foot, » dit-il dans les vestiaires d'Équipe de France.
15:48C'est génial.
15:49Ça donne la pêche pour entrer sur le terrain.
15:52Est-ce que tu nous entends, Chloé ?
15:55Oui.
15:56Ah, extra.
15:57Qu'est-ce que tu peux nous dire sur ta façon de pratiquer le sessi-foot ?
16:02Je pratique le sessi-foot depuis 2020.
16:07Ok.
16:08Est-ce que tu pratiques au quotidien ?
16:11Combien de fois tu t'entraînes, par exemple, par semaine ?
16:13Deux fois par semaine.
16:15Ok.
16:15Et c'est un sport qui te plaît pour quelles raisons ?
16:18Qu'est-ce que ça t'apporte ?
16:20Ça m'apporte de la confiance en soi.
16:28De se faire confiance en soi.
16:31Oui.
16:32Et jouer collectif.
16:35Donc, ce jeu de groupe, l'entente, l'ambiance avec l'équipe, j'imagine que c'est important, Chloé ?
16:42Oui, très important.
16:44Oui.
16:44Les gars, il y a une bonne ambiance dans l'équipe.
16:46On ne peut pas se sentir.
16:47Ils sont morts de rire depuis le début, depuis tout à l'heure, ils sont morts de rire.
16:50Je pense que la réponse, elle est là.
16:53Yannick, elle est bonne, l'ambiance ?
16:55Honnêtement, elle est très bonne.
16:58Après, j'avoue que j'ai vu des équipes de sport performer alors que l'ambiance était mauvaise.
17:04Mais j'avoue que nous, on a cette chance.
17:06Il y a quand même une très bonne ambiance.
17:08Ce qu'on n'a pas dit au sujet de Paris 2024, c'est qu'en fait, pour la plupart,
17:12en tout cas, les trois qui sont sur le plateau et Yannick,
17:14on se connaît tous depuis une vingtaine d'années à peu près.
17:18Et on est des amis au-delà d'être des coéquipiers.
17:22Donc, forcément, d'arriver au bout de son objectif sportif collectivement avec des gens qui vous sont proches,
17:30c'est l'aboutissement ultime.
17:32Donc, c'est vrai que le groupe nous a toujours tirés vers le haut, je pense.
17:38Et sans doute qu'on n'aurait pas eu envie de s'infliger tout ça,
17:43parce que le sport de haut niveau, c'est quand même assez ingrat, au final.
17:47Si on n'avait pas eu, on n'était pas tirés par cette énergie collective.
17:51L'équipe de France a connu des hauts, mais aussi des moments plus difficiles.
17:54Et donc, je crois que ce qui nous a maintenus dans l'envie d'aller chercher cet objectif ultime, c
18:01'est aussi l'énergie collective.
18:02Et c'est communicatif.
18:04Je veux dire, Hakim, si on en vient à toi aussi, tu as récemment publié ton histoire.
18:08Je te laisse présenter le titre de ton livre, d'ailleurs.
18:10Renaître dans la nuit.
18:11Eh bien, c'est une somme aussi.
18:13Une équipe, c'est une somme d'individus qui ont chacun leurs histoires.
18:17Ça te porte, j'imagine, aussi dans ton histoire personnelle.
18:21Ah oui, complètement.
18:22Moi, je pense que sans cette équipe de France, je n'aurais pas eu, mais vraiment, je le pense,
18:28je n'aurais pas eu ce parcours, je n'aurais pas eu cette trajectoire, en tout cas.
18:33Parce que c'est vraiment une bulle qui m'a protégé, qui m'a porté.
18:40J'ai donné du mien aussi, mais voilà, c'est un ensemble d'individus.
18:46On a formé cette équipe depuis très, très longtemps.
18:48Ils ont tout dit, mais vraiment, Paris, on voit ça comme la consécration.
18:55Mais il y a eu toute la préparation avant Paris.
18:58C'est-à-dire que quand justement personne ne connaissait le CC Foot, pas que à Bordeaux.
19:03Allez !
19:04Et en fait, c'était ça qui nous a dit, on n'est pas un sport pro.
19:09On n'est pas rémunéré pour ça, c'est-à-dire que ce n'est pas notre taf.
19:12S'il y a un truc qui nous motivait pour aller s'entraîner, tout ça,
19:16au-delà du fait de vouloir représenter, ça n'a souvent de porter le maillot,
19:20c'est le plaisir de se voir, de jouer ensemble.
19:23C'est tout ça, en fait.
19:24C'est l'essence du sport, c'est l'esprit olympique aussi.
19:26C'est tout ce qu'on aime.
19:29Laetitia, un mot, justement.
19:30Cette ambiance qu'on va chercher dans une équipe de premier plan,
19:36dans l'équipe de France, j'imagine qu'elle se construit aussi
19:38par des initiatives comme celle-là.
19:40Est-ce que tu veux nous en dire un peu plus sur ce projet, justement, à Roubaix ?
19:44Effectivement, comme j'avais dit tout à l'heure,
19:46c'est effectivement tout ça qui a initié un petit peu ce projet
19:49de vouloir monter une équipe féminine.
19:51Pourquoi le RCRWF ?
19:54Pour raccourcir.
19:56En fait, c'est le seul club féminin en France de foot, 100% féminin.
20:02Donc, de toutes les catégories, c'est uniquement des filles.
20:06On est rattaché à ce club-là parce que le président Jean-Baptiste Gallet,
20:09c'est vrai que ça lui portait à cœur de pouvoir nous accueillir.
20:14Même si nous, on ne peut pas forcément toujours échanger avec les joueuses,
20:18notamment d'équipes premières, on les a déjà rencontrées à plusieurs reprises.
20:22Et c'est vraiment cette appartenance aussi au fait d'être dans un club 100% féminin.
20:25Je pense que c'est important.
20:27Ça valorise encore plus ce projet.
20:30Et quels objectifs alors du coup à cette initiative ?
20:33Vous tendez vers quoi ?
20:35Alors là, pour l'instant, ça fait un an et demi qu'on a lancé le projet.
20:38Pour l'instant, on n'a pas encore des matchs puisqu'elle démarre de zéro, mais moi aussi, également.
20:45C'est-à-dire que même si je travaille dans la déficience visuelle et je suis éducatrice sportive,
20:49le C6 foot n'est pas forcément un sport que j'encadrais.
20:53Donc, c'est aussi, pour rappeler Toussaint qui m'a un peu initiée,
20:56maintenant, c'est moi qui fais les entraînements deux fois par semaine.
21:00Toussaint vient de temps en temps me redonner quelques conseils,
21:02mais entre guillemets, j'avance avec les filles.
21:06On essaie progressivement de travailler sur le collectif.
21:08Là, le prochain objectif d'ici la fin de l'année scolaire,
21:12ce serait de travailler des petits matchs, notamment avec l'Académie de Lens.
21:17Oui, OK.
21:18Plus jeunes, parce qu'au moins au niveau physique et au niveau expérience,
21:23ce serait un peu plus accessible.
21:25Et après, l'objectif, on ne ferme la porte à rien.
21:28C'est-à-dire que de protester, de tendre de plus en plus, je ne sais pas, vers le haut
21:34niveau.
21:34Le Clairefontaine régional, pourquoi pas ?
21:36Ce serait chouette.
21:37Le Clairefontaine régional, c'est très chouette.
21:39Extra.
21:40Vous avez, on vient de me le dire à l'instant d'ailleurs,
21:43vous avez récupéré le terrain des Jeux paralympiques ?
21:47C'est ça.
21:48C'est génial.
21:48On a eu cette chante-là pour récupérer le terrain.
21:51Et en plus, il est sur le vélodrome mythique.
21:54Oh là là !
21:56C'est vrai que c'est quand même une chance.
21:59Un témoignage de Chloé tout à l'heure, c'est assez parlant quand même.
22:02De se dire qu'on peut débuter, on peut commencer et être porté par cette belle ambiance
22:08que nous décrivent les gars aussi sur le plateau.
22:10C'est aussi ça qui te porte, j'imagine, Laetitia ?
22:14Forcément.
22:15Et puis, l'énergie que les filles mettent au quotidien.
22:17Alors, c'est vrai que tout à l'heure, on parlait aussi d'ambiance collective.
22:20Les garçons disaient que ça fait 20 ans qu'ils se connaissent et qu'ils jouent ensemble.
22:23On en parlait tout à l'heure un petit peu avec Yannick.
22:25La particularité qu'on a, c'est que les filles sont quotidiennement ensemble, en classe,
22:31en activité d'autres, à l'interna pour certaines.
22:35C'est vrai que des fois, ça peut être porteur.
22:38Parce qu'elles se connaissent bien depuis des années.
22:39Des fois, le fait d'être toujours ensemble...
22:43C'est quoi le rythme d'entraînement ?
22:45Le rythme d'entraînement, justement, qu'est-ce que ça va être ?
22:49Là, actuellement, c'est deux fois par semaine.
22:50Deux fois, une année et demi par semaine.
22:51Et c'est pas mal, hein ?
22:54Les gars, du coup, à une fois qu'on était à un entraînement, par exemple...
22:57Et bien, c'est ce qu'on... Voilà, il me semblait, hein ?
23:00Il y a très longtemps.
23:01Attention, vous allez vous faire rattraper.
23:02C'est vraiment une vraie chance qu'elles ont de pouvoir faire ça, entre guillemets, si jeunes
23:07et de manière construite, concrète, quasiment...
23:13Voilà, cadrée, quasiment... Enfin, pas quotidienne, mais...
23:15Franchement, c'est... Non, non, c'est vraiment cool.
23:18Et qui plus est sur, finalement, des installations mythiques.
23:23C'est vraiment incroyable qu'il y ait cette opportunité-là, que Laetitia s'investisse autant là-dedans,
23:29parce qu'on voit que l'encadrement est important dans notre discipline.
23:34Parce que c'est difficile, sinon, de pratiquer, réellement.
23:38Et surtout, moi, là où je suis le plus admiratif, c'est que le sessifoot, mine de rien,
23:42c'est un sport extrêmement exigeant quand on débute de zéro.
23:45C'est-à-dire que, pour beaucoup de joueurs de l'équipe de France,
23:48on a eu la chance de jouer au foot très, très jeune, de s'amuser en jouant au foot.
23:52Or, quand on débute de zéro, le sessifoot, c'est un sport assez compliqué,
23:56parce qu'il faut soit acquérir les bases techniques quand on ne les a pas eues précédemment.
24:00Donc, il y a tout un apprentissage à faire qui peut être encore plus difficile
24:04quand on est déficient visuel et qu'on n'a pas vu les gestes.
24:07Oui, il y a une vraie conscience du mouvement à voir, de soi-même dans l'espace,
24:10de beaucoup de choses qui sont inhérentes au handicap visuel.
24:12C'est ça.
24:13Et puis, même quand on a, comme Hakim, par exemple, perdu la vue
24:16et qu'on a déjà joué au foot avant,
24:18il faut s'approprier tout ce qui est déplacement dans l'espace
24:22en essayant d'utiliser toutes les informations qu'il y a,
24:24celle du ballon qui est sonore, celle des adversaires qui courent autour de vous,
24:28parce que, mine de rien, il faut aussi gérer le mouvement des autres, de soi et des autres.
24:32Exactement.
24:32Et dépasser l'appréhension.
24:34Le plus difficile dans notre sport, je pense, c'est de ne pas avoir peur du contact.
24:37De la vitesse, de tout ça qui peut faire peur.
24:39Gaël, on t'a sur le plateau, j'en profite pour te le demander,
24:41mais qu'est-ce qu'il leur faut, alors, du coup, pour devenir paralympique un jour ?
24:47Ah bah oui, je suis désolé.
24:49Non, mais je crois que ce qu'il leur faut, et c'est ce qu'elles ont déjà,
24:51c'est de la persévérance, parce que, ce que je disais, c'est un sport tellement exigeant.
24:54Il y a un espoir, du coup, alors ?
24:54Il y a un espoir. Je crois que les indicateurs, pour que ce soit potentiellement à Brisbane, existent.
25:00L'IPC a vraiment envie de rendre toute l'égalité à la plus parfaite possible entre les nombres d'athlètes
25:07féminines et masculines au jeu.
25:08Donc, ça implique d'avoir du foot féminin, du sessifoot féminin au jeu.
25:12Donc, que ça existe, et j'espère qu'on aura une équipe de France performante à ce moment-là.
25:17Et ça passe par des joueuses qui s'investissent et qui, comme je le disais tout à l'heure,
25:22acceptent l'idée qu'au début, tu ne prends pas tout de suite du plaisir.
25:26Quand tu débutes le sessifoot, c'est quand même ingrat.
25:28Tu vas passer 6-7 mois ou un an et demi sans avoir commencé à jouer un match.
25:32Ah ouais ?
25:34Parce que tu débutes de zéro et parce que c'est un sport exigeant et compliqué quand on le débute
25:39de ce niveau-là.
25:40Par contre, je pense qu'on a des joueurs dans l'équipe qui sont...
25:44L'illustration de ça, c'est qu'on peut partir du début et arriver très, très haut.
25:48Et je crois qu'il faut juste de la persévérance et j'ai l'impression qu'elles n'en manquent
25:52pas.
25:55Yannick, on en parlait, que ce soit chez les hommes ou les femmes, il y a besoin de relève.
25:59Comment on fait pour aller chercher cette relève ?
26:01Je crois qu'il y a Toussaint qui est aussi très actif dans tout ça.
26:05Où est-ce qu'on va la chercher ?
26:06Comment on va la chercher ?
26:07Je pense aux spectateurs qui nous regardent.
26:09Si quelqu'un veut essayer, comment est-ce que ça se passe ?
26:12Comment on découvre le sessifoot ?
26:14Comme je vous le disais, on a eu la chance quand même d'avoir au niveau des médias une belle
26:18mise en avant.
26:19Les gens sont maintenant au courant qu'en allant taper à la porte de la Fédé Handisport,
26:26ils seront réorientés naturellement vers les clubs de leur région.
26:28Après, on a déjà eu, nous, lors d'une organisation d'une phase de championnat,
26:33les gens qui viennent directement nous voir au niveau du lieu de pratique.
26:38Donc, on en revient à cette motivation personnelle de chaque personne.
26:44C'est un sport qui n'est pas le sport que vous pratiquerez vraiment juste pour le plaisir.
26:55Souvent, vous vous rendez compte qu'il y a de l'adversité, il y a des gens d'un très
27:01bon niveau.
27:01Tous ces ingrédients vont vous pousser à vouloir vous investir.
27:04Mais ça passe vraiment par la motivation de chaque sportif.
27:08Donc, déplacez-vous, renseignez-vous.
27:11On essaye d'organiser des phases de championnat sur l'ensemble du territoire français.
27:16Donc, on essaye d'apporter ce spectacle au plus de spectateurs possible.
27:20Et comme dans tous les clubs, vous trouverez normalement,
27:26parce que je vais peut-être dire des bêtises,
27:27vous ne trouverez pas un club qui va vous dire,
27:29nous, on n'a pas envie d'avoir un nouveau joueur.
27:31Ça n'existe pas.
27:33Donc, non, venez, venez, venez.
27:35Nous, en fait, c'est vrai que beaucoup d'entraîneurs comme moi,
27:37on va faire des démarches peut-être au niveau de l'éducation nationale
27:40pour savoir s'il n'y a pas certains sportifs déficients visuels
27:45qui sont dans des écoles non spécialisées,
27:47donc qui ont peut-être du mal à avoir ces conseils par des éducateurs comme Laetitia,
27:52par exemple ou éducatrices comme Laetitia.
27:54Mais dans l'ensemble, en fait, on essaye de taper à la porte de tous les instituts.
27:59Et bien entendu, ce qui nous manque, c'est juste des gens,
28:04que ce soit des jeunes femmes ou des jeunes hommes motivés pour pratiquer.
28:07Moi, je sais qu'on avait la chance, nous, à Bordeaux, il y a une quinzaine d'années,
28:11d'avoir l'équipe des joueurs masculins qui s'entraînent.
28:16Et j'avais l'équipe des femmes.
28:17J'avais leur femme qui était en entraînement.
28:19Donc, j'avais six femmes qui s'entraînaient.
28:22C'est vrai que c'était une des seules équipes à l'époque.
28:25Alors, on n'a pas été trop mauvais en France.
28:27C'est qu'on a quand même ouvert la pratique du championnat de Sessi Foot,
28:32quel que soit le genre.
28:34On ne s'est pas dit, voilà, les femmes ne peuvent pas jouer avec les hommes et vice-versa.
28:37Donc, en fait, on a des femmes qui jouent avec des équipes,
28:42je ne vais pas dire masculines, mais qui jouent avec des équipes de Sessi Foot en France.
28:45Et donc, ça, c'est un plus.
28:48Génial.
28:49Je pense qu'on peut rajouter, juste par rapport à ce qu'on pourrait dire aux téléspectateurs,
28:54des fichiers visuels qui auraient envie de jouer,
28:55c'est que ça peut vraiment beaucoup leur apporter aussi dans la vie quotidienne, en fait.
29:00C'est-à-dire que sur toute la perte de vue, par exemple, ou la réadaptation,
29:05c'est finalement un accélérateur.
29:07Le fait de jouer au Sessi Foot, ça met son corps à devoir faire ce qu'il va devoir faire
29:14dans la vie quotidienne,
29:15mais fois mille en termes de vitesse.
29:17Et donc, c'est vraiment un outil, à mon avis, très bon pour apporter, comme disait Chloé tout à l
29:23'heure,
29:24de la confiance en soi, vraiment une aisance, en fait, dans la vie quotidienne.
29:30Hakim, en un mot, les objectifs à venir après avoir été au sommet,
29:35à voir que cette équipe de France est vraiment gravie de belles montagnes, de belles victoires.
29:41Quels sont les objectifs à venir à l'instant T ?
29:45En plus du prix Nobel de littérature.
29:49Je veux juste une dédicace, pas du tout.
29:51Oui, bien sûr, avec plaisir.
29:53Vraiment, les objectifs, c'est…
29:55L'équipe de France, c'est toujours la même, c'est-à-dire qu'elle est compétitive,
30:00elle est pleine, pleine d'ambition.
30:01Et on a les championnats d'Europe qui arrivent là très vite,
30:05au mois d'août, à Strasbourg, donc en France.
30:09On a la Coupe du Monde l'année prochaine, au Brésil.
30:12Et puis, bien évidemment, un titre, quand il se gagne, on doit le protéger.
30:17Donc, l'objectif final, c'est d'aller protéger ce titre à Los Angeles.
30:23Et voilà, donc, il y a tout un travail à faire, pas repartir de très loin.
30:28Bien sûr.
30:29On est là, mais il faut continuer vraiment pour aller défendre ce titre,
30:34se qualifier d'abord en 2026, là, pour Los Angeles,
30:38et puis aller défendre encore une fois ce titre.
30:40Donc, voilà.
30:41Extra.
30:41Plein de belles géances à venir.
30:43Et on sera derrière, évidemment.
30:44Avec.
30:45Chloé, qu'est-ce que tu attends, toi, de ce sport ?
30:48Est-ce que tu espères que ça va se développer jusqu'à la compétition ?
30:52Tu le pratiquerais, toi, en compétition, à la suite ?
30:55Oui.
30:55Bah, j'aimerais, oui.
30:57Bah, extra.
30:58Donc, on peut te le souhaiter, alors.
30:59C'est formidable, évidemment.
31:01Formidable.
31:01On peut te le souhaiter, alors on va te le souhaiter,
31:03puis on va te le souhaiter avec Laetitia, notamment.
31:05C'est un beau paysage, en tout cas, du C6 Foot français que vous nous avez offert.
31:10Je vous remercie beaucoup pour votre...
31:13Bah, vas-y, je t'en prie, je t'en prie.
31:15Vas-y, vas-y.
31:16Non, mais je savais que je perdrais le contrôle de l'émission à un moment donné.
31:19Ouais.
31:20Non, j'ai vu les filles il y a une semaine.
31:23Je les ai vues sur un événement, justement, chez elles, à Roubaix.
31:28Ok.
31:29Et en fait, elles étaient vraiment heureuses d'être là.
31:32Elles étaient contentes.
31:33Et je pense que le C6 Foot, c'est ça aussi.
31:35Ah, mais c'est beaucoup ça, de ce que vous nous dites.
31:38C'est une manière de s'épanouir, en fait, finalement.
31:40Et ce que disaient les gars tout à l'heure, c'est un outil d'autonomie aussi.
31:45Donc, c'est un ensemble de choses.
31:47Tu ne prends pas plaisir au début.
31:48Vraiment pas.
31:50Mais franchement, il faut que tu es dedans.
31:51C'est formidable.
31:52Tu ne sors pas.
31:53Tu ne t'en prie.
31:53Tu ne sors pas.
31:55Attention, si vous essayez, alors vous n'en sortirez pas.
31:57C'est ça.
31:58C'est Hakim qui vous le promet.
31:59Donc, plein, plein de courage aux filles arrobées.
32:03Enfin, aux filles un peu partout, mais arrobées.
32:05Parce que ça a commencé là-bas.
32:07Alors, ça, c'est génial.
32:08Et on a tous commencé par là.
32:10Moi, en tout cas, j'ai commencé comme elle.
32:11C'est-à-dire à louper le ballon à chaque fois.
32:15Extra.
32:16Bon, ben, merci.
32:17Merci pour ces mots, Hakim.
32:18En tout cas, je voulais avoir une petite pensée, bien sûr, pour tous ces sports qui,
32:22pour s'épanouir dans la lumière, naissent dans l'ombre et naissent des bonnes volontés
32:26des personnes qui les portent, bien sûr.
32:28Et ici, à Sport en France, on voulait avoir une petite pensée pour le Parasurf qui a perdu
32:33un de ses membres, si ce n'est fondateur, en tout cas extraordinairement acteur dans
32:39le développement de la discipline.
32:40Je pense à Claudie Robin qui a fondé et présidé pendant des années l'association
32:46Seasurf, notamment dans le Sud-Ouest, encore à Bordeaux, comme quoi on y revient.
32:50Claudie nous a quittés il y a quelques semaines maintenant.
32:53On pose bien sûr très fort à lui, à ses proches.
32:56Et aux parasportifs qu'il a contribué à lancer, comme Louméchiche, par exemple,
33:00qu'on recevait sur ce plateau.
33:01Voilà, on tenait à avoir ce petit mot pour cette édition de Avomarque, bien sûr,
33:06ce qu'on pense à tous les parasports.
33:08Merci à vous toutes et tous d'avoir été sur ce plateau avec moi, malgré ces petites
33:13pertes de contrôle épisodiques.
33:16Merci à vous, ça a été un vrai plaisir, les amis.
33:18Merci aux équipes de Londres, encore une fois, en régie, qui nous ont permis de donner
33:23vie à cette émission et de la vie.
33:26Il y en a eu, croyez-moi.
33:28Et enfin, merci à toutes et à tous qui nous regardez et d'être aussi fidèles chaque
33:33semaine devant Avomarque.
33:35Bien sûr, c'est toujours un plaisir de vous y retrouver.
33:37Je vous donne rendez-vous d'ici quelques jours pour le prochain numéro d'Avomarque
33:41sur Sport en France, à très bientôt.
33:43Salut !
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