00:05Seigneur Jésus, tu veux me poser des grandes questions ?
00:07Non, on ne peut pas aller sans passer.
00:08La question là ?
00:09Non, c'est une question compliquée.
00:10Pour ma vie, on peut me faire changer de nationalité comme ça du jour-là, le monsieur plus gabonaise ?
00:15Non, je ne peux pas reprendre la tête que ça.
00:18Vous avez certainement regardé l'épisode de la famille du président déchu,
00:28où effectivement on a aperçu, on s'est rendu compte qu'il y a eu quelques orientations, n'est-ce
00:35pas,
00:37venant des autorités, dans le sens de trouver un consensus, un arrangement avec la vie de famille.
00:45On a bien perçu que parfois, le pouvoir exécutif essaie d'intervenir dans les affaires judiciaires.
00:59Alors qu'en réalité, on doit être dans un système où les trois pouvoirs sont séparés.
01:05L'exécutif fait son travail, le judiciaire fait le sien, et l'initiative effectivement reste dans son couloir.
01:15Pour répondre à la question finalement, j'ai le sentiment, quand même depuis l'avènement de la Ve République,
01:22qu'il y a des efforts, n'est-ce pas, dans le sens de laisser les trois pouvoirs travailler de
01:34façon indépendante.
01:35Mais toujours est-il que les stigmates de 50 ans ne disparaissent pas comme un coup de bâton magique.
01:43Les habitudes de la peau dure, on observe que progressivement, il y a quand même un petit changement dans ce
01:48sens-là,
01:49même si on peut observer que parfois, l'exécutif peut toujours intervenir dans les affaires judiciaires.
01:59Pour que la justice se fasse, il faudrait que vous ayez les moyens pour que ça aille jusqu'au bout.
02:04Et déjà pour ça, il faudrait avoir des avocats.
02:07Et pour avoir un avocat, c'est facturer à l'heure.
02:10L'avocat n'est pas facturé à la séance, mais à l'heure.
02:14Quel est le pauvre qui va se donner le luxe d'avoir un avocat, même s'il a raison ?
02:20C'est pourquoi je ne fais que le dire, et je le dirai toujours, la justice est pour les riches
02:25et non pour les pauvres.
02:27Alors au-delà de l'aspect financier, avez-vous le sentiment que notre justice, la justice gabonaise,
02:33subit de quelconque pression politique, où elle est indépendante ?
02:38Avez-vous le sentiment que le gabonais est satisfait des décisions rendues par la justice ?
02:43Est-ce qu'elle est impartiale ?
02:45Dans certains aspects, ça se voit ainsi.
02:48Pourquoi ? Parce que le gabonais a toujours cette manière de voir les choses en se disant que
02:56forcément c'est pour l'utiliser de quelque sorte ou de quelle manière.
03:00On va dire quoi ?
03:02Dans le plus simple des cas,
03:05nous avons vu ce qui s'est passé là tout dernièrement par rapport à la situation des milliards qui ont
03:10été volés.
03:11Les personnes qui étaient même auteurs de ces choses ont-ils été appelées là-bas ?
03:17Ils n'ont jamais été appelées là-bas.
03:20La justice, c'est pour les boucs émissaires.
03:24C'est tout.
03:27La justice fait son travail, même si on ne dit pas, même si on ne dit rien.
03:32Mais tant qu'on voit, on lit, tout récemment là, on voit Billy Vizé en prison pour une affaire d
03:39'escoquerie.
03:41La justice a fait son travail.
03:43Mais quand il était ministre de Bongo, ce n'était pas le cas.
03:48Donc, je trouve des exemples.
03:50Je n'ai pas le problème avec Billy Vizé, mais selon ce que je vois, le régime en place fait
03:56bien son travail.
03:58Mais il y a des défailles.
03:59Nous sommes des hommes.
04:01M. Oligui l'avait bien dit que l'erreur est parfois humaine.
04:05Ça peut arriver qu'il défaille.
04:07On peut lui dire, M. le Président, ce n'est pas comme ça, ou bien M. le ministre, ou bien
04:10M. Tel, ce n'est pas comme ça.
04:12Et nous sommes des humains.
04:13Mais en tant que citoyen gabonais, c'est ce que le régime en place de 5e fait son travail par
04:21rapport aux autres.
04:22Nous avons l'impression que la justice gabonaise est de façon liberté pour tout le monde.
04:29Mais en griffe, on comprend qu'il y a des nuances dans cette liberté.
04:34Parce qu'on a du mal à s'exprimer de façon ouverte, de dire ce qu'on pense réellement.
04:40De peur que nous nous fassions prendre par les autorités.
04:46On a du mal.
04:48Donc je dirais que cette justice n'est vraiment pas libérée.
04:55Je ne peux pas répondre à cette question.
04:57Excusez-moi, c'est trop fort.
04:57Vous ne pouvez pas répondre à cette question, c'est trop fort.
05:00Je dirais que moi, dans la constitution, il y a cette passion du pouvoir.
05:04Le pouvoir législatif, l'exécutif et le judiciaire.
05:07Moi, à mon niveau, je sais que normalement, le politique n'est pas censé influencer le législatif, c'est-à
05:12-dire l'exécutif.
05:14Bon, en haut, la barre, ça dépasse mon entendement.
05:17Par rapport à certaines affaires, on se pose parfois des questions.
05:20On s'interroge.
05:21Voilà, mais quand je constate, en tant que citoyen, je vois que, ah, mais l'affaire, pourquoi ça n'a
05:26pas abouti ?
05:27Mais qu'est-ce qui se passe ?
05:28Voilà.
05:29Parce que même lorsqu'on dépose certains dossiers, moi, il m'est arrivé de déposer personnellement des dossiers dans certaines
05:34structures,
05:34on constate que, bon, le dossier disparaît.
05:37Même à la justice, mon dossier disparaît.
05:39Bon, ça disparaît comment ? Qu'est-ce qui s'est passé ?
05:41Bon, il faut faire laisser ça comme ça.
05:43Moi, personnellement, je ne parle pas de quelqu'un d'autre, mais à mon modeste niveau.
05:46Voilà.
05:47C'est ce que j'ai pu vous dire comme contribution, puisqu'il y a la liberté de la presse
05:51aussi.
05:51Merci.
05:52Vous, vous êtes parfois aussi influencé.
05:54Parfois, on vous dit, oh, non, voilà, n'hésitez pas ceci, dites cela.
05:58C'est un peu ça.
Commentaires