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  • il y a 10 heures
Maryse Cachenaut, présidente de l'association Xapata, invitée d'ICI Matin

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00:008h moins le quart, bon réveil à tous, la récolte des cerises basses en plein en ce moment
00:04et c'est encore une bonne année, une année importante aussi pour l'association Chapata
00:08dans la quête du label AOP pour la cerise d'Itsassou.
00:12Ce matin, Yann Alar Sabal, vous recevez la présidente de l'association Chapata, Maryse Cacheneau.
00:17Et Gounon, Maryse Cacheneau ?
00:19Et Gounon, Soudiède ?
00:20Alors vous auriez dû être avec nous ce matin en studio, mais vous êtes bloquée dans les bouchons, vous êtes
00:24où exactement ?
00:26Je suis à l'entrée de Bayonne, le premier rond-point et j'ai passé un quart d'heure avant
00:32le rond-point et on n'avance pas.
00:34Vous êtes au niveau de Maignan et en effet il y a un bon quart d'heure, 20 minutes de
00:37retenue pour ce matin.
00:38Donc quand on parle de la cerise d'Itsassou et qu'on dit que c'est une bonne année pour
00:43la cerise d'Itsassou, ça veut dire quoi Maryse ?
00:46Alors pour nous ça veut dire que déjà la floraison s'est très bien passée, elle a été certes très
00:53précoce,
00:56et c'est le cas ces dernières années malgré tout.
00:59Donc ce qui nous inquiète toujours quand c'est très précoce quand même,
01:02parce qu'après une série de beaux temps autour du mois de mars,
01:06on peut avoir aussi un coup de froid qui peut compromettre la récolte,
01:10mais malgré tout elle a été bien groupée, ce qui nous a permis de faire une bonne transformation de la
01:17fleur en fruits.
01:18C'est le passage vraiment le plus délicat, parce qu'il peut y avoir des fleurs qui avortent à ce
01:24moment-là,
01:24des petits fruits qui tombent, mais globalement ça s'est plutôt bien passé.
01:28Même si on a des différences suivant les exploitations et suivant les zones,
01:34malgré tout pour la première variété, puisqu'on a pour l'instant récolté que la Pellois,
01:39qui est la première variété, personnellement je suis en train de terminer cette récolte de la Pellois.
01:45Je peux dire que nous concernant en tout cas, on a même une meilleure récolte que l'année dernière.
01:51Ça se traduit par combien de tonnes du coup ?
01:53Alors on verra à la fin, parce qu'on a encore la variété Chapata et Belcha à cueillir,
02:00et il peut, comme on le sait, passer encore des périodes de mauvais temps,
02:06on peut avoir une grêle qui peut compromettre les autres variétés,
02:09donc c'est difficile de s'avancer, mais disons que sur une année correcte,
02:14sur la zone, on arrive à récolter autour de 8-10 tonnes.
02:18On l'a dit, vous avez lancé les démarches pour obtenir une appellation d'origine protégée,
02:23une AOP pour la cerise d'Itsasso, vous en êtes où ?
02:27Alors la demande a été officiellement déposée fin 2023,
02:32et elle déclenche un passage à l'INAO à Paris.
02:35L'INAO c'est l'Institut National des Appellations d'Origines
02:38qui contrôle les AOP en France et qui leur donne un agrément.
02:42Donc notre dossier a été voté, et donc à la quasi-unanimité,
02:48il a été considéré comme recevable.
02:50Et ça déclenche la venue d'une commission d'enquête qui est venue,
02:54donc c'est des représentants d'autres AOP qui viennent,
02:57qui étudient le dossier, et qui renvoient un certain nombre de questions,
03:00d'approfondissement, de précision,
03:03ce sur quoi on travaille depuis deux ans, presque.
03:07Et donc maintenant on finalise le dossier,
03:10c'est quand même des dossiers assez lourds,
03:12il faut argumenter pour expliquer pourquoi, entre guillemets,
03:16on mérite d'avoir une AOP.
03:19Ensuite, il faut préparer les nouveaux statuts, le cahier des charges,
03:23puisque si on veut avoir une AOP,
03:26ça veut dire que derrière on aura nos variétés locales qui seront protégées,
03:30notre notoriété qui sera protégée,
03:32mais derrière, en compensation de ça,
03:35il faut accepter d'avoir un cahier des charges,
03:38de se soumettre à des conditions de production,
03:40et d'avoir des contrôles.
03:427h48 sur ICI Pays Basque,
03:44ce matin c'est la cerise d'Itsassou.
03:46Marise Cachenot, présidente de l'association Chapata, est notre invitée.
03:49Alors on sait que ça prend beaucoup de temps d'obtenir l'AOP,
03:53là on parle de quel délai ?
03:56Alors maintenant que la commission d'enquête est passée,
03:58l'INAO va faire venir, avant l'été probablement,
04:04ce qu'on appelle une commission d'experts,
04:07qui eux vont valider ou pas la zone de production qu'on a proposée.
04:13Donc on a proposé une zone de 66 communes,
04:16qui est limitée du côté est par Asquin-Saint-Pay,
04:20côté nord, Ustaritz, Villefranc,
04:23et par le sud, la barrière des Pyrénées.
04:27Et donc dans ces 66 communes,
04:29on a essayé de montrer que historiquement,
04:32on a trouvé des traces de vieux cerisiers,
04:35des traces d'archives, etc.
04:37Et qu'il y a une cohérence de cette zone
04:40où on peut produire des variétés locales de cerises.
04:42Donc c'est ça que la commission d'experts va devoir expertiser, justement.
04:46Et cette commission ensuite se transforme en commission de consultants.
04:50Et du coup, ça nous amène à quelle année, ça ?
04:54Alors, on peut espérer que d'ici un an, voire deux ans,
04:59on pourrait obtenir l'AOP.
05:01Ce qui est, par rapport au dépôt du dossier en 2023,
05:04quand même plutôt un délai court vis-à-vis de ce genre de dossier.
05:08Donc en 2028, on pourrait avoir un cinquième AOP
05:12après l'Irulegui, l'ossoirati, le porquintoa et le piment d'Espelette.
05:18On l'espère en tout cas, oui, oui.
05:20Disons qu'on peut dire qu'on est en bonne voie pour aller dans ce sens.
05:23Et qu'est-ce que ça pourrait apporter ?
05:25Parce qu'on sait qu'aujourd'hui, un producteur de cerises ditsasso
05:28ne peut pas vivre que de ça.
05:31Non, tout à fait.
05:32Ça reste, et on le dit depuis le début,
05:34une production complémentaire.
05:35Parce qu'effectivement, il peut y avoir des années sans aucune cerise
05:41liée aux conditions climatiques.
05:43Malgré tout, sur une trentaine d'années,
05:45nous, ça fait depuis une trentaine d'années que l'association travaille,
05:48on se rend compte qu'il n'y a pas énormément non plus d'années
05:52où il n'y a pas du tout de cerises.
05:54Mais ça reste un complément de revenu intéressant.
05:58D'abord parce que la cerise mobilise quand même peu de fonciers.
06:01Elle peut être complémentaire par rapport à l'élevage
06:04puisqu'avoir des cerisiers avec une zone enherbée en dessous,
06:09ça peut permettre le pâturage.
06:12Et l'AOP pourrait faciliter tout ça.
06:15Mille Scher, Marie Skacheno, une dernière question.
06:17On la trouve à combien actuellement, la cerise ditsasso ?
06:20Combien le kilo ?
06:22Alors, quand elle est vendue en frais,
06:24elle est entre 8 et 10 euros.
06:27Mais c'est vrai qu'en frais, il y en a assez peu qui se vendent quand même maintenant
06:31et que les producteurs la gardent quand même beaucoup,
06:34beaucoup pour de la transformation en confiture, en liqueur ou autre.
06:46Merci et bonne journée, c'est pas grave, c'est la galère.
06:49De toute façon, ce matin sur la route et...
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