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  • il y a 12 heures
Avec Françoise Degois et Philippe David

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##LE_GRAND_DEBRIEF-2026-05-18##

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News
Transcription
00:01Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Patrick Roger.
00:06Vous pouvez continuer de réagir sur ce que l'on disait, ces tirs de mortiers sur les passants, la police,
00:12le soir, dans beaucoup d'endroits en France.
00:16Pas partout, évidemment. Je ne veux pas présenter un tableau trop noir et trop sombre, mais c'est choquant quand
00:23même ce qui arrive.
00:24Donc c'est vrai, on peut sourire, Françoise, de ce qu'on disait du projet Riposte de Laurent Nunez, mais
00:32quand même, c'est assez inquiétant.
00:34Vous avez raison quand vous dites que les tirs de mortiers se déroulent, on en parlait hors antenne, et vous
00:39avez absolument raison de le dire,
00:40se déroulent dans des endroits tout à fait improbables, comme on imagine des tirs de mortiers à Laval.
00:46Je veux dire, c'est très compliqué, mais moi j'ai une question, à laquelle vous n'avez probablement pas
00:51de réponse,
00:51mais comment se fait-il que ces mortiers soient en possédion ?
00:55Ils circulent.
00:55Ils sont intérêts.
00:56Mais tout circule, les armes.
00:59Mais est-ce que le choc d'autorité, ce n'est pas déjà d'être absolument drastique sur la façon
01:04d'obtenir ces mortiers ? Je n'en sais rien.
01:06Oui, oui, non mais vous avez raison. Vous pouvez réagir, 0826 300 300.
01:12On va poursuivre, nous sommes ensemble jusqu'à 9h.
01:14Ensuite, il y aura la vérité en face avec Jean-François Aquili, vous pourrez continuer de réagir.
01:18Sur ce festival de Cannes.
01:20Alors ça, c'est un autre festival en ce moment.
01:24Festival de paroles, festival de tribunes, festival de postures.
01:30Il s'était lancé, Frédéric Brindel, vous l'avez regardé sur les réseaux sociaux, et on va commenter dans une
01:34ambiance délétère.
01:35Oui, alors, le premier financeur du cinéma français, la chaîne Canal+, vous savez, diffuse son logo avant et après
01:42chaque projection de film,
01:44notamment dans le palais des festivals.
01:46Tendez bien l'oreille, voici la réaction du public dès que Canal apparaît sur l'écran.
01:51Tendez bien l'oreille parce qu'il y a des petits mots doux.
02:05Vous avez entendu Bolloré, avec un mot qui rime.
02:09Bon, effectivement, la réaction de Maxime Sada, vous l'avez rappelé, Patrick Roger ne s'est pas fait attendre.
02:14Il faut le rappeler quand même, parce que c'est vrai, il y a eu une tribune de 600 signataires
02:20du monde du cinéma,
02:22qui est parue dans le journal Libération, contre Vincent Bolloré, et il a répondu ce week-end.
02:26Donc, il déclare avoir vécu cette pétition comme une injustice vis-à-vis des équipes Canal,
02:30qui s'attachent à défendre l'indépendance de Canal+, et dans toute la diversité de ses choix.
02:35Il y a un commentaire, juste pour conclure sur les réseaux sociaux, qui finalement dit beaucoup.
02:40Alors, c'est un point de vue humoristique, on y voit des acteurs hurlant devant le dessin de Vincent Bolloré,
02:46et cette légende que je vous cite, pardonnez-moi, finance-nous, enculés, fin de citation.
02:51Puisque c'était le mot, évidemment, qui était ça.
02:53Oui, c'est le mot qui a été prononcé.
02:56François Sebois et Philippe David, et au 0826-300.
03:00Je vais vite pour laisser Philippe, la tribune, elle est signée, évidemment, par beaucoup de régisseurs, de producteurs,
03:06c'est ça qui est très intéressant, de producteurs, et des figures de proue,
03:09comme Juliette Binoche, par exemple, ou Swan Arlo.
03:12Voilà, elle dit, attention, on sait ce que Vincent Bolloré a fait, véritablement, de son réseau médiatique,
03:20maintenant, de son réseau d'édition, de son groupe d'édition.
03:24On ne veut pas qu'il fasse la même chose avec le cinéma.
03:26C'est-à-dire qu'il est hors de question, finalement, d'avoir une monoculture politique,
03:31et de financer, tranquillement, lentement, mais sûrement, de plus en plus de films avec une thématique.
03:37Il l'a fait pour les médias, c'est ce que dit la tribune.
03:40Il l'a fait pour l'édition.
03:41Il est hors de question qu'il le fasse pour le cinéma.
03:43Vous dites qu'il n'y avait pas une monoculture auparavant ?
03:47Non, je ne crois pas du tout qu'il y ait une monoculture.
03:49Certains reprochent ça.
03:50Écoutez, moi, je pense que toutes les diversités, et le CNC soutient absolument l'ensemble des films,
03:54et contrairement à ce qu'on dit, ces films sont souvent de grand succès.
03:57Il suffit de lire, de voir le box-office des dernières palmes d'or.
04:00A chaque fois, c'est 2, 3, 7, 10 millions.
04:02Donc, ce n'est pas ça.
04:03Moi, je dis juste que si Canal+, coupe les financements, Canal+, a aussi besoin des artistes.
04:10Alors, deux choses.
04:11Les films qui font la palme d'or à Cannes ne font en général pas 2, 3, 7 ou 10
04:15millions en France.
04:16Oui, tous les prennent.
04:16Ah non, pas en France.
04:17Alors là, non.
04:18Mais quand vous faites 1 million au box-office en France, c'est un triomphe.
04:21Oui, mais les palmes d'or à Cannes, on va vérifier.
04:24Moi, je les ai vérifiées.
04:25Je n'en suis pas convaincu qu'ils fassent 2, 3, 7 millions.
04:27Alors, c'est vrai qu'il y avait quand même une monoculture qui penchait plutôt à gauche,
04:33on va le dire franchement, dans le cinéma.
04:35C'est une notoriété publique.
04:37Moi, je crois qu'il y a quand même un principe de base.
04:41Françoise parlait de l'éducation.
04:42C'est ce que m'ont dit mes parents quand j'étais petit,
04:44et une rhétorique que j'ai toujours mise, je pense, en musique,
04:48ne jamais cracher dans la main qui te nourrit.
04:51C'est ce qu'on m'a dit toujours.
04:52Les gens qui passent leur temps à critiquer leur patron,
04:55ben écoute, arrête de critiquer.
04:56Ce n'est pas leur patron.
04:57Non, mais attendez, je fais une comparaison.
05:00C'est comme quand vous êtes à la machine à café dans une boîte
05:02et que tout le monde crache sur le patron.
05:03Moi, j'avais tendance à dire, ben écoute, si tu n'es pas content,
05:06tu files ta démission et tu vas bosser ailleurs.
05:08C'est lui qui finance.
05:12Non, c'est une partie du financement,
05:14mais ce n'est pas leur patron.
05:16Une grosse partie.
05:17Dans l'autre sens, ils ont besoin aussi des acteurs.
05:19Bolloré a aussi besoin des acteurs,
05:21sinon ça s'écroule qu'un an impus aussi.
05:22C'est dans les deux sens.
05:240,826, 300, 300.
05:26C'est Karine qui est avec nous à Pont-sur-Seine.
05:28Bonjour Karine.
05:30Bonjour Patrick, bonjour tout le monde.
05:31Bonjour Karine.
05:32Attendez, dites-moi avant de réagir.
05:33Pont-sur-Seine, c'est où ?
05:36Dans l'Aube.
05:36Sur la Seine.
05:36Dans l'Aube, oui, oui.
05:38C'est dans l'Aube.
05:39Oui, bien sûr, bien sûr.
05:40Non, mais j'aime bien la géographie, en fait.
05:42C'est bien.
05:44Je ne sais pas non plus.
05:45Oui, oui, oui.
05:46Ben voilà.
05:47Même Philippe David connaît tous ses départements.
05:52Karine, Karine, la réaction de Canal+,
05:54alors comment la trouvez-vous ?
05:56La jugez-vous ?
05:56Ben moi, je suis plutôt de l'avis de Philippe David, en fait.
06:00Si on n'est pas d'accord avec quelqu'un,
06:02on ne va pas lui chercher son argent.
06:04On se débrouille pour trouver des financeurs ailleurs.
06:07Et puis voilà, ou en tout cas, on ne le critique pas.
06:09Même si c'est une petite partie du financement du film,
06:14ils ont eu besoin de son argent pour pouvoir finaliser leur film.
06:19Donc voilà, on se décoit.
06:23En tout cas, on peut donner son avis.
06:26Ils peuvent dire, ben moi, je ne suis pas d'accord,
06:28et puis tout ça, mais pas aller jusqu'à Huet,
06:30ni faire une tribune.
06:31Moi, je pense que c'est leur liberté d'artiste.
06:34Je redis que ce ne sont pas,
06:35contrairement à ce que dit Philippe avec cette comparaison,
06:39Vincent Bauderet n'est pas le patron des artistes.
06:42Mais il a donné de l'argent ?
06:43Il donne de l'argent.
06:45Canal+, pendant des années, a donné de l'argent.
06:48Il y a une orientation qui fait craindre aux artistes,
06:51si vous voulez,
06:52qu'on parte sur des lignes qui ne sont pas celles choisies.
06:55Parce que ce n'est pas simplement...
06:56Celles choisies ?
06:57Non, mais ce que vous dites, François et François,
07:00c'est-à-dire que ce n'est pas eux qui vont coûter un argent.
07:01Non, mais ce qu'eux choisissent,
07:03je pense que Juliette Trier,
07:05qui fait Anatomie, par exemple,
07:06d'une chute,
07:07qui est un film,
07:08qui fait 2 millions de téléspectateurs en France,
07:10Palme d'Orne,
07:117 millions dans le monde,
07:12je pense qu'elle a un choix de réalisation
07:15et un choix de ce qu'elle dit de la société
07:17qui ne correspond pas à la vision de Bolloré.
07:21Françoise,
07:22Françoise,
07:23est-ce que,
07:23et je pense que Sabine,
07:25Karine,
07:25c'est ce que vous voulez dire,
07:27vous allez pouvoir compléter.
07:30C'est eux qui vont pousser
07:32à ce qu'il n'y ait plus le choix
07:34chez Bolloré,
07:35parce que jusqu'à maintenant,
07:36il a accepté n'importe qui.
07:38La preuve en est,
07:39c'est une finance,
07:39même des films
07:41qui n'étaient pas de son bord.
07:44Et pourtant,
07:46c'est eux qui vont faire en sorte
07:48que ça se passe comme ça.
07:49C'est un businessman,
07:50il a toute la chaîne,
07:51parce que je rappelle que derrière
07:52l'angoisse des artistes,
07:53il y a le rachat de 33% de UGC.
07:57Oui, c'est vrai,
07:57il y a UGC qui est fait
07:59dans le cinéma.
07:59C'est tout à fait.
08:00Non, mais ce qu'il faut dire aussi,
08:02il faut dire les choses,
08:03c'est que le monde du cinéma
08:05est plutôt globalement
08:07et largement à gauche.
08:09Oui.
08:09Voilà, c'est ça.
08:10C'est une certaine gauche,
08:11peut-être,
08:12enfin, je n'en sais rien,
08:13mais une gauche,
08:14quand même,
08:14on l'a vu à plusieurs reprises,
08:16et que Bolloré est à droite.
08:18Plus qu'à droite.
08:19Ben oui,
08:20en tout cas,
08:20il est à droite,
08:21je ne sais pas jusqu'où,
08:22etc.
08:23Donc, c'est une bataille.
08:25Mais c'est ça,
08:25c'est la bataille culturelle.
08:27C'est la bataille des idées,
08:29bien sûr.
08:30Ils ne veulent pas entendre
08:32parler, en fait,
08:34des idées de Bolloré.
08:35Ah ben si, c'est ça.
08:36C'est ça.
08:37C'est Gramsci.
08:38En fait, on ne va pas faire le délicat.
08:39Non, non, non,
08:39c'est la bataille des idées.
08:40On ne va pas commencer avec Gramsci,
08:42si vous voulez,
08:42parce que Gramsci,
08:44c'est la bataille culturelle.
08:45C'est la bataille culturelle.
08:46Voilà.
08:47Allez,
08:48vous pourrez commenter dans un instant,
08:500826 300 300.
08:52Vous pouvez continuer sur ce sujet,
08:53dans La Vérité en Face,
08:54avec Jean-François Killy.
08:56Merci Françoise Degoy.
08:57Merci.
08:57Philippe David,
08:58ils ont envie de continuer.
08:59Oui.
09:00On va faire les prolongations
09:01et les tirs au but.
09:02Oui, oui, bien sûr.
09:03Allez, vous continuez.
09:050826 300 300.
09:06Merci Frédéric Brindel.
09:08Ça continue dans un instant.
09:09Merci.
09:09Merci.
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