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  • il y a 2 heures
Invité de l’émission « Grand Jury » de la RFM ce dimanche 17 mai 2026, le maire de Dagana, ancien ministre et coordonnateur du Front pour la défense de la République et de la Démocratie (FDR), Oumar Sarr, s’est exprimé sur la question de la criminalisation de l’homosexualité au Sénégal et ses implications juridiques et politiques.

Dès l’ouverture de l’émission, Oumar Sarr a salué l’invitation. « Merci beaucoup. Merci de m’avoir invité. C’est avec plaisir que je vais échanger avec vous et avec les auditeurs », a-t-il déclaré.

Interpellé sur la gestion par les autorités de la question liée à la criminalisation de l’homosexualité, ainsi que sur les positions passées du Premier ministre Ousmane Sonko, Oumar Sarr a estimé que le débat dépasse le seul cadre moral ou sociétal et touche directement au droit électoral.

Il a d’abord rappelé que, selon lui, « au départ, il avait parlé de criminalisation », avant de souligner les conséquences juridiques d’une telle option. « La criminalisation a un impact immédiat sur le code électoral », a-t-il affirmé.

Selon l’ancien ministre, cette dimension est souvent méconnue du grand public. « C’est ça que les gens ne réalisent pas, puisque en fait, quand on est condamné pour crime, on ne peut pas être électeur, donc on ne peut pas être éligible », a-t-il expliqué.

Poursuivant son analyse, il a évoqué les dispositions du code électoral relatives à l’inéligibilité, citant notamment les articles L29 et L30. « Tous ceux qui sont condamnés pour crime, c’est l’article 29-30 dont on parle », a-t-il rappelé.

Oumar Sarr a également estimé que certaines décisions politiques pourraient être influencées par les conséquences électorales d’une éventuelle criminalisation. « Certains pensent qu’il y a un lien entre tout ça : puisqu’on a durci les peines, mais on n’a pas voulu définir ça comme un crime, c’est pour des raisons électorales qu’il n’a pas tenu sa promesse », a-t-il déclaré.

Tout en reconnaissant qu’il s’agit d’une interprétation politique, il a ajouté : « On peut le penser, vu la poursuite. Il y a beaucoup de personnes qui sont liées à lui aussi, qui sont aujourd’hui impliquées. On peut le penser ».

Abordant les effets juridiques d’une condamnation criminelle, l’ancien ministre a insisté sur son caractère définitif en matière électorale. « C’est une déchéance : on ne peut être ni électeur ni éligible, et c’est définitif », a-t-il martelé.

Enfin, Oumar Sarr a estimé que la dimension électorale pourrait avoir pesé dans les choix politiques récents. « De là à deviner qu’ils ont dû intégrer ce facteur-là, c’est une éventualité », a-t-il conclu.

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00:00Ndiagasek, proche de Haussmann Sonko, a été arrêté par la DIC cette semaine dans l'affaire des homosexuels. Dans l
00:05'opposition, Haussmann Sonko avait promis une criminalisation avant de changer d'avis une fois au pouvoir. Comment vous voyez la
00:12manière dont le gouvernement gère cette affaire, cette question depuis le début ?
00:16Bon, au départ, quand même, il y avait... Haussmann Sonko avait parlé de criminalisation. La criminalisation a un impact immédiat
00:21sur le code électoral. C'est ça que les gens ne nécessitent pas. Puisque, en fait, quand on est condamné
00:27pour crime, on ne peut pas être électeur. Donc, on ne peut pas être électeur, on ne peut pas être
00:30éligé. Bon, donc, tous ceux qui sont condamnés pour crime, c'est l'article 29-30 dont on parle. 29
00:36-30, d'ailleurs, nous n'avons pas changé cette partie-là concernant les crimes.
00:38Bon, donc, certains pensent qu'il y a un lien entre tout ça. Puisqu'on a durci les peines, mais
00:44on n'a pas voulu, disons, condamnés, définir comme un crime.
00:50Donc, c'est pour des raisons électorales qu'il n'a pas tenu à sa promesse.
00:54Bon, on peut le penser. Vu la poursuite, il y a beaucoup de personnes qui sont liées à lui aussi,
01:00qui sont aujourd'hui impliquées. On peut le penser. Mais en tout cas, c'est une des formes.
01:06Quand on est condamné pour crime, on ne peut pas être électeur. On ne peut être ni électeur, ni éligible.
01:11Et c'est abitam et ternam. C'est-à-dire que ce n'est pas pour 5 ans, c'est
01:14pour toujours.
01:15Donc, bon, de là à deviner que peut-être qu'ils ont dû intégrer ce facteur-là, c'est une
01:20désolatualité.
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