00:00Effectivement, la question a été posée il y a déjà très longtemps.
00:05Rappelez-vous les différents rapports du Sénat, de l'OFAD, de la Cour des comptes
00:10par rapport au narco-banditisme et cette puissance financière
00:15qui gangrène évidemment notre pays.
00:18Les ramifications aussi à l'étranger que disposent les narco-bandits.
00:26La stratégie d'antrisme aussi pour corrompre dans les institutions étatiques et para-étatiques
00:32à ne pas négliger et in fine aussi les atteintes aux intérêts fondamentaux
00:38que cela peut aussi voir, les atteintes aux intérêts fondamentaux qui peuvent en découler,
00:45ce qui est extrêmement grave.
00:47Toutes les villes françaises sont touchées.
00:51tentent là avec malheureusement ces tragédies, ce jeune de 15 ans décédé
00:55et deux jeunes de 13-14 ans qui sont blessés.
00:58Mais les habitants le décrivent parfaitement.
01:02C'est un lieu où ils ne peuvent plus vivre en sécurité et c'est partout en France.
01:10Alors quoi faire ?
01:11Déjà une législation d'exception calquée sur le terrorisme.
01:16Il ne faut pas oublier que le chiffre d'affaires du narco, c'est 7 milliards en France.
01:21C'est la moitié du budget de fonctionnement de la police nationale.
01:24Donc une législation d'exception.
01:27Le parquet national anticriminalité organisé, le fameux PNACO qui doit monter en puissance,
01:33doté les effectifs de police et gendarmerie de moyens colossaux
01:38pour pouvoir rivaliser évidemment avec le narco-banditisme.
01:43Ça passe par, encore une fois on le dit, par les moyens législatifs,
01:46par des moyens matériels, par des moyens également financiers.
01:51Entrer enfin dans le 2.0 pour ne plus être à la roue des narcos.
01:56Une réponse pénale qui soit extrêmement forte, dissuasive.
02:01Faire pression aussi sur des pays tiers, étrangers,
02:04dont l'économie repose en partie aussi sur la culture de certaines drogues.
02:10Donc c'est tout un ensemble et c'est surtout une union nationale
02:14enfin qui fasse fi des clivages politiques pour que ça devienne la priorité nationale
02:19parce que ce stupéfiant non seulement il tue évidemment,
02:22il tue des adultes, il tue des mineurs, il risque d'engrainer les institutions.
02:27On est dans ce que j'appelle de la cartélisation, pas encore de la mexicanisation.
02:31Pour certains ça l'est, pour nous pas encore.
02:33Mais si on ne prend pas le taureau par les cornes, pardonnez-moi l'expression,
02:36avec un consensus national, une réelle volonté de faire face à ce fléau
02:40qui aussi alimente d'autres formes comme les terroristes,
02:42comme le trafic d'armes, etc., on s'en sortira pas.
02:45Alors passons enfin des paroles aux actes.
02:48Je note, Éric Henrique, vos propositions,
02:52propositions connectées au terrain.
02:53Par définition, vous représentez vos collègues,
02:56les policiers qui sont chaque jour sur le terrain
02:57et d'ailleurs à qui on tire notre chapeau.
02:59C'est pas simple, évidemment, d'opérer dans ces zones-là.
03:02J'ai une dernière question, un peu plus directe.
03:05Les policiers, ils sont capables, Éric Henry, de récupérer le terrain,
03:08comme on dit, d'aller récupérer les fauteurs de troupes,
03:11de les interpeller, de remettre de l'ordre dans un quartier.
03:15Encore faut-il qu'ils en aient les consignes
03:16et qu'ils aient l'assurance d'avoir le soutien de leur hiérarchie.
03:18Ça, c'est un sujet ou pas pour vous ?
03:20Il y a en partie la réponse dans votre question, monsieur.
03:23Oui, mes collègues, heureusement, peuvent remédier à tout cela,
03:28mais ça ne pourra pas se faire sans le continuum institutionnel,
03:34c'est-à-dire, encore une fois, l'ensemble des institutions régaliennes
03:38pour combattre ce fléau, ces gangrènes, ces pieuvres,
03:42et enfin, à défaut de l'éradiquer, la juguler,
03:46et faire en sorte qu'on reste dans un État de droit,
03:48que ce soit pas un autre État qui prenne la place de l'État de droit,
03:52et qui, au final, fracture la cohésion nationale.
03:57On est tout à fait, bien sûr, capables.
03:59Mes collègues sont professionnelles, mes collègues sont investies.
04:01Ils jouissent quand même d'une popularité importante
04:05au sein de l'opinion publique.
04:07Nous sommes même, et je veux parler, rien que de la police judiciaire,
04:10c'est une référence à l'international,
04:13mais on ne peut pas, évidemment, écoper la mer avec une cuillère.
04:17On a besoin de l'accompagnement institutionnel de toutes et de tous
04:21si on veut arriver à quelque chose pour assurer la sécurité,
04:25non seulement de mes collègues, déjà, mais aussi de nos concitoyens.
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