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  • il y a 8 heures
Le virologue, le docteur Pablo Goldschmidt, parle de la gestion de la crise de l’hantavirus : «Si on ne fait pas une analyse historique et si on ne regarde pas ce qu’il se passe dans le monde, on fait peur instantanément alors qu’il n’y a qu’une personne qui est morte dans un bateau».

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Transcription
00:00Moi je vous répondrai avec une question. Qu'est-ce que je fais ici à ce moment-là pour quelque
00:04chose qui n'est pas si important ?
00:06Ça veut dire, il y a eu une personne qui est décédée et il y a des gens qui ont
00:12été infectés.
00:13Mais l'année dernière il y a eu 100 000 personnes infectées par les antivirus dans le monde.
00:18Je calcule que peut-être 200 000. On n'a rien fait. Et pourquoi aujourd'hui ?
00:23Ça c'est la première question que je me pose. J'ai plein de questions.
00:26Et quand je vois mes confrères, parfois j'ai honte. Parce qu'ils font du copier-coller l'un de
00:32l'autre sans se poser des questions.
00:34Et la vérité de l'histoire c'est l'historique de ce problème.
00:38Ces antivirus, déjà il y avait en Europe en 1930 des fièvres hémorragiques.
00:43Donc il y avait des antécédents.
00:46En 1950-53 il y a eu des antivirus en Corée. Il y a eu 3000 morts.
00:52En 1978, grâce aux techniques des cultures cellulaires, on a pu l'isoler, on a l'identifier.
00:57On a vu qu'il y avait des antivirus.
00:59Alors, des choses très intéressantes, c'est qu'ils ont des choses communes.
01:04Ceux qui sont en Europe, ceux qui sont en Asie et ceux qui sont dans les Andes.
01:10La question c'est, au moment où la Terre s'est formée et les continents se sont séparés,
01:15il y a des rongeurs qui sont restés de côté.
01:17Ils se sont adaptés en fonction des espèces de rongeurs.
01:20C'est pareil que la maladie du sommeil.
01:23La maladie du sommeil en Afrique et le Chagas-Maza en Argentine.
01:27Il y a une variante de ce parasite qui peut atteindre le cerveau.
01:33En Argentine, Bolivie et Pérou, ça produit des pathologies cardiologiques.
01:38C'est intéressant.
01:39Mais si on ne fait pas une analyse historique et si on ne regarde pas ce qui se passe
01:43et on fait du copier-coller, on fait peur tout de suite
01:45parce qu'il y a une personne décédée dans un bateau.
01:48Ça, c'est la première chose.
01:50Je suis extrêmement choqué de cette importance et de l'énergie qu'on dépense dans tout ça.
01:55En 1993, il y a eu déjà des épidémies.
01:58Il y a une souche qui s'appelle Dobrava de Belgrade.
02:01Il y a eu combien de cas d'antavirus qu'on n'a jamais parlé ?
02:05Combien de cas il y a eu de la Heartland-Missouri ?
02:08À Missouri, il y a aussi. Il y a le choclovirus.
02:11On ne parle pas. Il y a des centaines de cas.
02:13Et tout ça, c'est des antavirus ?
02:15Simplement de différentes façons ?
02:19Parce que vous parliez de la Corée.
02:20En Corée, en fait, ils ont travaillé sur un vaccin
02:23pour justement la souche qu'il y a là-bas.
02:25Il s'avère qu'il n'est pas très efficace.
02:27Je crois qu'il y en a un aussi en Chine, là encore, pour la souche chinoise.
02:31Il y a 50 variantes et 140 taxes, ça veut dire sous-espèces.
02:37Pourquoi c'est important, peut-être, que vous avez contacté l'Argentine ?
02:41Et qu'est-ce que l'expérience qu'a eu l'Argentine ?
02:44En Argentine, il y a eu une maladie qui s'appelle Marles de los Rastrojos,
02:47ou la fièvre des ruines.
02:49Ça a tué tous les travailleurs qui travaillaient dans le blé,
02:54dans les silos et dans les dépôts des céréales.
02:57L'Argentine, c'est un pays céréalier et les employés mouraient.
03:00Mouraient de quoi ? Des fièvres et d'hémorragie, sans plaquettes.
03:04Un peu semblable à ce qu'on peut imaginer avec d'autres types de virus.
03:08Ces gens décédés.
03:10Très compliqué.
03:12Maïs Tegui, c'est un monsieur qui travaillait là,
03:15il a commencé à se poser la question, quoi faire ?
03:18Parce que la mortalité était 50, 70 à 80%.
03:23Il a contacté Walter Reed, que c'est le centre de l'armée américaine.
03:28Pourquoi ? Parce que l'armée américaine avait peur.
03:30Qu'avec ce type d'agent, comme le virus des hounines,
03:33on puisse faire la guerre bactériologique.
03:35Ah oui.
03:36Qu'est-ce qu'ils ont fait ?
03:38Il y a eu une mortalité énorme.
03:40Mais il y a des gens qui se sont sauvés.
03:42Ceux qui se sont sauvés, pourquoi ils se sont sauvés ?
03:45Parce qu'il y avait des titres d'anticorps très élevés qui les ont protégés.
03:48On a créé une banque de sérums de convalescent.
03:54Vous savez que les centres de transfusion, ils ont pris le sang, ils sont centrifugés,
04:00ils ont pris les sérums de convalescent.
04:03Avec toutes les garanties qu'il doit donner un médicament, on a passé presque à zéro mortalité.
04:09Quand c'est arrivé en 2019, les antivirus andès,
04:13et j'ai publié le livre, j'ai dit, faisons une banque de sérums de convalescent.
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