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  • il y a 9 heures
Mettez vous d'accord avec Gilles Platret, Maire de Chalon-sur-Saône
Giulia Acha, Conseillère municipale à Kingersheim (Haut-Rin)
Anthony Martins Misse, Animateur de Faut que ça change sur Sud Radio
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##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2026-05-14##

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Transcription
00:00:01Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:00:06Et bienvenue si vous nous rejoignez dans ce 10h midi, jeudi 14 mai, jour férié, un de plus.
00:00:12C'est pas encore le dernier, on a encore le lundi de Pentecôte.
00:00:15Il n'y a pas grand monde dans les rues, je peux vous le dire ce matin.
00:00:19Donc si vous êtes chez vous et que vous nous écoutez, tant mieux, écoutez Sud Radio.
00:00:24Nous continuons à débattre et à commenter l'actualité avec Gilles Platret, maire de Chalon-sur-Saône.
00:00:28Bonjour.
00:00:29Bonjour Alérie.
00:00:29Julia Achat, bonjour, vous êtes conseillère municipale de Kirgertsheim.
00:00:33Kirgertsheim, presque.
00:00:34A chaque fois.
00:00:36Kirgertsheim.
00:00:36Mais presque.
00:00:37Kirgertsheim.
00:00:38Kirgertsheim.
00:00:40Kirgertsheim, vous n'avez pas m'attaqué pour racisme et discrimination.
00:00:44Vous suivez mon regard.
00:00:46Kirgertsheim.
00:00:47Et puis Anthony Martin-Smith qui est resté avec nous.
00:00:50Je rappelle, il faut que ça change.
00:00:52Seule émission consacrée au handicap sur les antennes françaises de radio.
00:00:59C'est le samedi à 20h30.
00:01:01Et Gilles Ganzman qui est avec nous également.
00:01:04On a plein de sujets ce matin.
00:01:06On verra.
00:01:07On va se laisser porter.
00:01:08Il y a la question des étudiants étrangers.
00:01:11Le gouvernement voulait réduire l'abattement pour les étudiants étrangers extra communautaires.
00:01:19Il y a eu des protestations.
00:01:20Donc finalement, le gouvernement a cédé.
00:01:22Ils pourront avoir un abattement de 20%.
00:01:24Est-ce que c'est bien normal qu'on donne des avantages à des étudiants étrangers ?
00:01:30On en parlera avec vous.
00:01:32On parlera peut-être de Nicolas Sarkozy.
00:01:35Le procès libyen.
00:01:367 ans de prison requis.
00:01:38300 000 euros d'amende.
00:01:395 ans d'inéligibilité.
00:01:41Qu'en pensez-vous ?
00:01:42Et puis, les violences encore et toujours.
00:01:44Une mère et ses deux filles adolescentes munies de couteaux et de feuilles de boucher
00:01:48sont entrées ce mercredi dans un collège du centre de Toulouse.
00:01:51Si l'un de ces sujets vous intéresse, vous nous appelez.
00:01:540826 300 300.
00:01:55On commence avec vous, Gilles.
00:01:56Oui, ce soir, je vais faire un pari avec vous, Valérie Gageon,
00:01:59que le 20h de TF1 va exploser les audiences.
00:02:03Vous savez pourquoi ?
00:02:05Non ?
00:02:05Ben oui, parce que...
00:02:06Parce que c'est l'annonce de la sélection.
00:02:09C'est l'annonce de la sélection de l'équipe de France à la Coupe du Monde.
00:02:12Les 26 qui vont partir.
00:02:14Alors, est-ce qu'il y aura...
00:02:16Oui, il y aura Mbappé dans la sélection, à ne pas en douter.
00:02:20Mais beaucoup critiquent, évidemment, ce qu'il a déclaré par rapport au RN.
00:02:26Et beaucoup se demandent s'il devrait faire partie de cette sélection,
00:02:30puisqu'il représente la France.
00:02:32Hier, Marine Le Pen a réagi sur ses critiques sur le RN.
00:02:36Le Rassemblement National a trouvé un nouvel adversaire, Kylian Mbappé.
00:02:40Et l'affrontement entre le parti et le footballeur se joue à coups de tac dans les médias et sur
00:02:45les réseaux.
00:02:45Kylian Mbappé, moi, quand il dit qu'on ne va pas gagner les élections, ça me rassure.
00:02:49Parce qu'il est parti du PSG au Real Madrid en disant que c'était pour gagner la Ligue des
00:02:56champions.
00:02:56Bon, entre-temps, le PSG a gagné la Ligue des champions.
00:02:58Donc, somme toute, quand il dit que je ne veux pas que le RN gagne les élections,
00:03:01ou le RN ne va pas gagner les élections,
00:03:03bah, qu'il continue.
00:03:04Moi, ça me va bien.
00:03:05Si Marine Le Pen s'irrite ce mercredi matin sur RTL,
00:03:08c'est en réponse à une pique de l'attaque en français,
00:03:10lancée au magazine américain Vanity Fair lors d'une interview.
00:03:13Moi, ça me touche.
00:03:14Je sais ce que ça signifie et quelles conséquences cela peut avoir pour mon pays
00:03:18lorsque des gens comme eux arrivent aux commandes.
00:03:20Ce mardi soir, c'est le président du Rassemblement National
00:03:23qui lui avait déjà répondu sur le réseau social X.
00:03:26Et moi, je sais ce qui arrive lorsque Kylian Mbappé quitte le PSG.
00:03:29Le club gagne la Ligue des champions.
00:03:31Est-ce qu'on représente l'équipe de France ?
00:03:33On a le droit d'ignorer un certain nombre d'électeurs ?
00:03:37Ou pas ?
00:03:37Ou est-ce qu'on a le droit de donner son opinion ?
00:03:39Écoutez, il y a longtemps que j'ai fait la part des choses
00:03:41entre les expats sportifs et les déclarations politiques.
00:03:48Mbappé est citoyen.
00:03:50Il a le droit de dire ce qu'il pense, y compris les grosses bêtises.
00:03:54On l'aime ou on ne l'aime pas pour ses qualités de jeu.
00:03:57Vous savez, c'est un débat qui dure depuis des décennies.
00:04:01Des artistes, des sportifs, des gens qui, finalement,
00:04:04aux qualités citoyens, interviennent sur la sphère politique.
00:04:07Mais ce n'est pas pour ça qu'on les aime ou qu'on ne les aime pas.
00:04:09Donc, je pense que c'est un petit débat, pardonnez-moi de le dire,
00:04:13sans grand intérêt sur le plan citoyen.
00:04:16Je pense qu'il est plutôt utile qu'il se concentre sur son jeu.
00:04:20Si j'avais un conseil à donner, mais je n'ai pas de conseil à donner.
00:04:22Pour autant, je trouve que c'est une micro-polémique.
00:04:26Et ça arrive à chaque fois que quelqu'un, dans le milieu sportif ou autre,
00:04:30intervient sur la scène politique, généralement d'une manière critique,
00:04:32contre la droite, contre l'extrême droite, la plupart du temps d'ailleurs.
00:04:36Et voilà, je pense que cette affaire va très vite passer.
00:04:39Ça fait un peu de buzz et ça arrange tout le monde aussi,
00:04:41y compris d'ailleurs les dirigeants du RN,
00:04:43qui finalement rebondissent sur cette affaire
00:04:46pour essayer de capter un petit peu l'attention
00:04:48de ceux qui les suivent sur les réseaux.
00:04:50Voilà, tout simplement.
00:04:51Donc, ça n'a pas un grand intérêt en soi.
00:04:52Oui, Bruno Retailleau, c'est ce qu'il a répondu
00:04:54quand on lui a posé la question ici.
00:04:56En disant, écoutez, je pense qu'il y a d'autres problèmes pour les Français.
00:04:58On a Laurent en ligne avec nous.
00:05:00Bonjour Laurent.
00:05:01Bonjour Valérie, bonjour à tous.
00:05:02Qu'est-ce que vous en pensez ?
00:05:03Ce que vient de dire Gilles, en fait ?
00:05:06Complètement.
00:05:06Je pense qu'il faut vraiment faire la différence
00:05:08entre l'acteur sportif, le jeu sportif
00:05:11et la personnalité personnelle.
00:05:13En fait, il a le droit d'avoir son avis.
00:05:14Je pense qu'on a tous notre avis personnel
00:05:15sur la partie politique.
00:05:18Et je pense qu'il ne faut pas associer son opinion
00:05:19forcément aux joueurs qui es-ce que sur le plan
00:05:22sportif, il a prouvé
00:05:23ce qu'il a pu faire.
00:05:25Alors effectivement, il a quitté le Paris Saint-Germain.
00:05:27Ils ont remporté la Coupe du Monde une première fois.
00:05:29Ils sont en bonne place pour la remporter une deuxième.
00:05:31Et ça, c'est un autre...
00:05:33Je pense que c'est un autre point.
00:05:34Je pense qu'il ne faut pas tout mélanger.
00:05:38Mais la question que je me pose, c'est
00:05:39ce soir, on va voir la liste.
00:05:41Est-ce qu'on peut se permettre de mettre Mbappé sur la touche
00:05:43sous prétexte qu'il a pris une position politique ?
00:05:45Non, mais ce ne sera pas le cas.
00:05:48Ce ne sera pas le cas.
00:05:51Ce ne sera pas le cas.
00:05:53Si, Anthony, vous vous pensez ?
00:05:54Moi, si vous permettez...
00:05:56Merci, Laurent.
00:05:56J'ai eu l'honneur de porter les couleurs de notre pays.
00:06:01Je les ai défendues.
00:06:02Je rappelle que vous êtes judoka,
00:06:03que vous avez été doublement médaillé.
00:06:06Au championnat du monde.
00:06:07Et donc, j'ai eu l'honneur de porter les couleurs
00:06:09de l'équipe de France.
00:06:10Et il m'arrive encore d'avoir le dossard
00:06:13sur mon kimono ou en dehors
00:06:15avec mon survêtement.
00:06:16Et à partir du moment où j'ai ce survêtement sur les épaules
00:06:19ou ce dossard,
00:06:20eh bien, ça m'oblige.
00:06:22Ça m'oblige à la dignité.
00:06:24Ça m'oblige à l'honorabilité.
00:06:25Ça m'oblige aussi à faire attention à ce que je dis.
00:06:30Et à ce que je représente.
00:06:32Notamment à l'extérieur.
00:06:34Parce que c'est surtout ça dont il s'agit
00:06:36quand on est en équipe de France
00:06:37et de représenter notre pays.
00:06:39Qu'il le fasse...
00:06:40Moi, je partage le point de vue de Gilles.
00:06:41Ça lui appartient.
00:06:42Mais il n'est pas censé ignorer
00:06:44l'influence médiatique
00:06:46qu'il peut avoir.
00:06:47Et surtout,
00:06:48je suis quand même assez interrogatif
00:06:51quand on sait la position
00:06:53qu'il a pu avoir à l'époque
00:06:55du cas du jeune Naël.
00:06:58C'est vrai.
00:06:59Ça lui avait desservi.
00:07:00Donc, je ne comprends pas
00:07:01pourquoi cet acharnement
00:07:02à vouloir s'exprimer absolument
00:07:04sur des sujets
00:07:04où il a probablement un avis
00:07:06que je respecte
00:07:08et qui est valable.
00:07:10Mais, en gros,
00:07:12choisis ton métier.
00:07:14Aujourd'hui, moi,
00:07:15je suis décidé de journaliste.
00:07:16Je suis beaucoup moins sportif
00:07:17de haut niveau.
00:07:18Et donc,
00:07:19je peux m'exprimer
00:07:20sur d'autres sujets
00:07:21que je ne pouvais pas le faire
00:07:22en tant que sportif.
00:07:23On choisit son métier.
00:07:24Donc, on nage dans son couloir
00:07:26de nage.
00:07:26Donc, les sportifs
00:07:27ne doivent pas s'exprimer ?
00:07:28De mon point de vue,
00:07:29quand vous êtes encore
00:07:30en mouvement sportif,
00:07:33il vaut mieux
00:07:34que vous touchiez
00:07:35au sujet
00:07:36qui vous concerne
00:07:38et qui touche votre sport.
00:07:39Ça ne veut pas dire
00:07:39qu'ils ne peuvent pas
00:07:40s'exprimer
00:07:41sur des sujets particuliers.
00:07:43Mais il faut quand même
00:07:43faire attention
00:07:44parce que, finalement,
00:07:46c'est surtout lui
00:07:46que ça incrimine.
00:07:48Et puis,
00:07:49dans quel contexte
00:07:50il le fait ?
00:07:50Là, il ne le fait pas
00:07:51en tant que joueur
00:07:51de l'équipe de France.
00:07:53Mais s'il l'avait fait
00:07:54en tant que joueur
00:07:54de l'équipe de France,
00:07:55moi, je serais son sélectionneur.
00:07:56Là, par contre,
00:07:56je lui taperais sur les doigts
00:07:57juste par l'égard républicain,
00:07:59que ce soit
00:07:59en rassemblement national
00:08:00ou une autre
00:08:02obédience politique.
00:08:03On aurait pu...
00:08:04Pour le coup,
00:08:05on n'a pas entendu
00:08:05aucun sportif
00:08:06sur la détention
00:08:08de Christophe Gleize
00:08:09en Algérie
00:08:09depuis plus de 300 jours
00:08:11maintenant.
00:08:12Notre confrère journaliste
00:08:13de l'équipe.
00:08:14De SoFoot,
00:08:15qui est emprisonné
00:08:17pour être allé
00:08:18faire une interview.
00:08:19Exactement.
00:08:19C'est deux poids, deux mesures.
00:08:20Et par ailleurs,
00:08:21un autre élément,
00:08:22moi, qui m'étonnera toujours,
00:08:24mais quand on a un ennemi,
00:08:26arrêtons de parler de lui.
00:08:28Quand on a un adversaire politique,
00:08:29cessons de donner
00:08:30de l'eau au moulin.
00:08:32Mais tout le monde a besoin de ça.
00:08:33Mais Marine Le Pen
00:08:34est la première, du coup,
00:08:35à rebondir là-dessus.
00:08:37Et du coup,
00:08:37elle s'en sert
00:08:38de façon politiquement astucieuse
00:08:41sur le plan de la communication.
00:08:43Elle prend la balle au rebond.
00:08:44En fait,
00:08:45est-ce que
00:08:45s'il avait eu quelqu'un
00:08:47qui lui avait dit
00:08:48non, ne t'exprime pas là-dessus
00:08:51parce que finalement,
00:08:52tu vas avoir
00:08:53un effet contre-productif,
00:08:54il ne l'aurait peut-être pas fait.
00:08:55Julien ?
00:08:56Je pense que ce qu'on oublie,
00:08:57c'est que Kylian Mbappé
00:08:58n'est pas politique.
00:08:58Et donc,
00:08:59ces raisonnements
00:08:59qui nous paraissent à nous logiques
00:09:00sur le fait que non,
00:09:02il ne faut pas donner
00:09:02de l'eau au moulin,
00:09:03notamment à nos opposants.
00:09:04Ça nous semble évident à nous,
00:09:05mais peut-être moins
00:09:06à Kylian Mbappé.
00:09:07Et que par ailleurs,
00:09:08ça reste un citoyen français
00:09:09s'il a envie de s'exprimer
00:09:10sur une opinion personnelle
00:09:12puisque par ailleurs,
00:09:12il n'incrimine rien de plus.
00:09:14Il dit que lui,
00:09:15il s'oppose,
00:09:16il est inquiet
00:09:17d'une potentielle
00:09:18montée au pouvoir du RN.
00:09:19Je pense qu'il a le droit
00:09:20de l'exprimer.
00:09:21Il n'a pas émis
00:09:22d'orientation politique
00:09:24que ceux qui sont fans
00:09:26de Kylian Mbappé
00:09:27devaient faire.
00:09:28J'estime que,
00:09:29mis à part encore
00:09:30une énième polémique
00:09:32dans toutes les polémiques
00:09:33qu'il y a en ce moment,
00:09:35ça ne fait pas avancer le débat.
00:09:37Et par ailleurs,
00:09:37ça a été démontré
00:09:38que dès lors
00:09:38où il y avait des artistes,
00:09:39même à l'époque,
00:09:40c'était très courant
00:09:41que des artistes
00:09:43communiquent
00:09:43sur les soutiens politiques
00:09:44qu'ils faisaient.
00:09:45On voyait bien...
00:09:46Ce n'est pas la même chose.
00:09:47Il représente l'équipe de France.
00:09:48C'est ça qui est un peu
00:09:49à reprocher.
00:09:49L'avantage,
00:09:50c'est qu'il a fait un chouille
00:09:51avant qu'on annonce
00:09:53qu'il soit effectivement
00:09:54de manière effective
00:09:55dans l'équipe de France.
00:09:56Ça pose quand même une question.
00:09:57c'est justement
00:09:58ce qu'il dit.
00:09:59La question de la neutralité
00:10:02de ceux qui portent
00:10:03les trois couleurs.
00:10:04Pour le moment,
00:10:05à ma connaissance,
00:10:06dans le sport de haut niveau,
00:10:07elle n'est pas du tout réglementée.
00:10:08C'est-à-dire que la parole
00:10:09est libre,
00:10:10mais c'est un vrai débat.
00:10:12Sauf en période olympique.
00:10:14Sauf en période olympique.
00:10:15Même si on pourrait aussi
00:10:17s'interroger
00:10:17sur certaines prises de position
00:10:18du comité olympique lui-même.
00:10:19C'est une autre question.
00:10:21Mais en attendant,
00:10:22aujourd'hui,
00:10:23il n'y a aucun texte
00:10:23qui obligerait
00:10:24à une neutralité.
00:10:26C'est une vraie question.
00:10:28Mais c'est une question
00:10:29qui n'est pas tranchée
00:10:30sur le plan du droit.
00:10:31Je pense qu'il faudrait
00:10:32légiférer là-dessus.
00:10:33Je suis assez d'accord
00:10:33avec Gilles Plattré.
00:10:34Légiférer,
00:10:34c'est-à-dire interdire...
00:10:36En tout cas,
00:10:36dans le Code général du sport,
00:10:38qu'on ait un règlement
00:10:38qui soit très clair
00:10:39sur ces sujets.
00:10:40Quand vous portez les couleurs,
00:10:41vous n'avez pas à vous exprimer
00:10:42sur des sujets politiques,
00:10:44religieux...
00:10:45Ça ne serait pas si mal
00:10:45que ça entre nous.
00:10:47La question,
00:10:48le débat est lancé.
00:10:49On se retrouve dans un instant.
00:10:51On va parler CBD
00:10:52et peut-être chaussures
00:10:53avec vous, Gilles.
00:11:01Et on est de retour
00:11:02avec vous sur Sud Radio.
00:11:03Alors, Gilles,
00:11:04dans l'actualité,
00:11:05dans les pas de côté
00:11:06de votre zapping...
00:11:07Eh oui !
00:11:08De la mort assurée
00:11:09pour les boutiques
00:11:11qu'on a vu fleurir
00:11:12partout en France
00:11:13de CBD.
00:11:14Vous savez pourquoi ?
00:11:15Car demain, le 15 mai,
00:11:17tous les produits alimentaires
00:11:19au CBD seront interdits.
00:11:21Évidemment,
00:11:22colère des propriétaires
00:11:24des boutiques de CBD.
00:11:26Reportage.
00:11:27Dans cette boutique,
00:11:28des bonbons,
00:11:29mais aussi des tisanes,
00:11:30des huiles
00:11:30qui contiennent du cannabidiol,
00:11:32un composé chimique
00:11:33présent dans la plante
00:11:34de cannabis.
00:11:35Mais dans quelques jours,
00:11:36ces produits seront
00:11:37interdits à la vente.
00:11:38Les stocks,
00:11:39écoutez,
00:11:39pour le moment,
00:11:39on essaie de les écouler
00:11:40au maximum.
00:11:41Et puis après,
00:11:42forcément,
00:11:43on va en avoir
00:11:44sur les bras
00:11:45et ça va être compliqué.
00:11:47Ça va être une perte sèche
00:11:47pour nous.
00:11:48Une perte sèche
00:11:49car les produits alimentaires
00:11:50contenant du CBD
00:11:51représentent aujourd'hui
00:11:52près de la moitié
00:11:53du chiffre d'affaires
00:11:54de ce magasin.
00:11:55Au total,
00:11:56plus de 2000 boutiques
00:11:57spécialisées partout en France
00:11:58seront concernées
00:11:59par cette interdiction.
00:12:00Il y a aussi,
00:12:01évidemment,
00:12:01les agriculteurs
00:12:02qui sont impactés
00:12:03et qui cultivent du chanvre.
00:12:04Et on a beaucoup
00:12:05de marques
00:12:06qui se sont spécialisées
00:12:07donc qui sont 100% CBD
00:12:09qui commercialisent
00:12:10des produits
00:12:11et qui sont directement
00:12:12menacés de mettre
00:12:13la clé sous la porte.
00:12:15Et c'est quand même
00:12:16qu'on s'en concerne
00:12:17les huiles CBD.
00:12:18Oui, absolument.
00:12:19Les huiles CBD,
00:12:20les gumises,
00:12:21les bonbons,
00:12:21les boissons,
00:12:22les capsules,
00:12:23les produits affichant
00:12:24clairement CBD,
00:12:25THC, etc.
00:12:28Et donc,
00:12:28ce que vous pouvez acheter
00:12:29dans ces boutiques,
00:12:29effectivement,
00:12:30il ne va pas leur rester
00:12:30grand-chose.
00:12:31Des graines de chanvre
00:12:32et leurs dérivés,
00:12:33les infusions aqueuses
00:12:35de feuilles de chanvre
00:12:36et les cosmétiques.
00:12:37Donc, en gros,
00:12:38ils n'ont plus rien à vendre.
00:12:39Et ça,
00:12:40dès demain,
00:12:42ils n'ont plus le droit.
00:12:44Dès le 15 mai.
00:12:46Alors,
00:12:46ça pose deux questions.
00:12:48Comment cette interdiction
00:12:49peut arriver comme ça
00:12:50sans négociation ?
00:12:53C'est un truc européen,
00:12:56mais ce n'est pas
00:12:57une loi européenne,
00:12:57c'est une directive européenne.
00:13:01Et il y a également
00:13:02l'autre question
00:13:03de est-ce qu'on ne va pas
00:13:04se procurer tout ça ailleurs
00:13:06et encourager le trafic ?
00:13:08Le marché noir,
00:13:09évidemment.
00:13:09Il y a des boutiques
00:13:10de CBD chez vous,
00:13:11à Châlons-sur-Seau ?
00:13:12Oui, il y en a.
00:13:13Il y en a dans toutes les villes.
00:13:14Aujourd'hui, je pense qu'il n'y a pas
00:13:15beaucoup de villes
00:13:15où on n'en a pas.
00:13:16Pourquoi il y a cette interdiction ?
00:13:18Enfin, indépendamment
00:13:19de la directive,
00:13:19c'est motivé par quoi exactement ?
00:13:21On sait ou pas ?
00:13:22Non, je ne sais pas exactement.
00:13:24On a quand même un problème
00:13:25généralement avec ces boutiques,
00:13:27c'est la qualité parfois
00:13:28très inégale des produits
00:13:30qui y sont vendus.
00:13:31Je pense que là,
00:13:32on a quand même
00:13:33une leçon de risques
00:13:35qui ont pu être encourues
00:13:36par certains clients
00:13:37qui pensaient en confiance
00:13:39pouvoir consommer
00:13:40et qui se retrouvaient
00:13:40avec des effets secondaires
00:13:41de somnolence,
00:13:43voire même,
00:13:44il y a quelques cas
00:13:44d'intoxication.
00:13:45Alors, je ne dis pas
00:13:45que c'est le cas
00:13:46de toutes les boutiques
00:13:47et de tous les produits,
00:13:48mais j'imagine quand même
00:13:50parce qu'on est sur
00:13:51la surprotection,
00:13:52notamment en matière européenne,
00:13:53que cette directive,
00:13:55alors que je n'ai pas lue,
00:13:56je suis honnête avec vous,
00:13:57tient compte de ça.
00:13:58Après, il y a quand même
00:13:59une vraie question,
00:14:00mais cette question
00:14:01se l'était déjà posée
00:14:02au moment où ces boutiques
00:14:03ont fleuri un peu partout.
00:14:04Ce n'est pas si vieux que ça.
00:14:05Ce phénomène,
00:14:06il y a quelques années
00:14:07derrière lui
00:14:08et très peu.
00:14:09C'est tout de même
00:14:10cette façon de normaliser
00:14:13ce qui se rapproche
00:14:14tout de même du cannabis.
00:14:16En tout cas,
00:14:17les feuilles qui sont
00:14:18en vitrine,
00:14:19généralement,
00:14:20dans les enseignes,
00:14:21laissent peu de doute
00:14:22sur le produit de base
00:14:24qui est là.
00:14:25Alors évidemment,
00:14:25c'était autorisé,
00:14:26ça n'était pas de la vente
00:14:27de cannabis en tant que tel,
00:14:29mais c'était tout de même
00:14:30une façon de normaliser
00:14:31et je trouve que,
00:14:32en tout cas,
00:14:33dès le départ,
00:14:33j'ai eu des réticences
00:14:34par rapport à ce genre
00:14:35de commerce,
00:14:36mais là,
00:14:36je pense qu'on est sur des enjeux
00:14:37vraiment de sécurité alimentaire.
00:14:39En réalité,
00:14:39c'est ce qui amène
00:14:40la réglementation européenne.
00:14:41C'est-à-dire que c'était
00:14:42considéré comme un nouvel aliment
00:14:43et cela concerne
00:14:45tout ingrédient
00:14:46qui n'était pas trop
00:14:47consommé dans l'UE
00:14:48avant 1997
00:14:49et selon ce règlement,
00:14:51ces produits doivent obtenir
00:14:53une autorisation préalable
00:14:54de mise sur le marché.
00:14:56Aucune demande d'autorisation
00:14:58pour le CBD
00:14:59n'a abouti à ce jour
00:15:00auprès de cette autorité,
00:15:02l'autorité européenne
00:15:02de sécurité des aliments
00:15:04et donc,
00:15:05il n'y a pas assez
00:15:07d'assurance,
00:15:08de données suffisantes
00:15:09sur les effets à long terme
00:15:10d'une consommation quotidienne
00:15:12avec des risques potentiels
00:15:14sur le dosage.
00:15:14Dans ce cas-là,
00:15:15il fallait s'ouvrir
00:15:16les boutiques.
00:15:17Il ne fallait pas
00:15:18leur permettre d'ouvrir.
00:15:19Il y a une réalité
00:15:21aussi économique
00:15:22derrière ça
00:15:22parce que finalement,
00:15:23c'est des entrepreneurs
00:15:23qui se cachent
00:15:24derrière ces boutiques.
00:15:24On peut remettre en question
00:15:26la criticité du produit
00:15:28mais ça reste des chefs
00:15:30d'entreprise
00:15:30qui aujourd'hui
00:15:30vont se retrouver
00:15:31dans une situation
00:15:32un peu complexe
00:15:32mais je pense que
00:15:33beaucoup l'avaient anticipé
00:15:34parce que je ne sais pas
00:15:34comment c'est dans votre commune
00:15:36mais typiquement,
00:15:36c'est le genre de boutique
00:15:37qui vendent
00:15:39des cigarettes électroniques,
00:15:42tout ce qui est filtre
00:15:43pour cette consommation
00:15:44donc on leur souhaite
00:15:46quand même
00:15:46de réussir
00:15:47à se retourner
00:15:49à se renouveler
00:15:49mais effectivement,
00:15:51c'est assez injuste
00:15:52de l'envisager.
00:15:54On a un appel,
00:15:54on a Nicolas
00:15:55qui nous appelle
00:15:56de Cambrai.
00:15:57Bonjour Nicolas.
00:15:58Oui, bonjour Valérie.
00:15:59Bonjour tout le monde.
00:15:59Bonjour.
00:16:00C'est un produit
00:16:01que vous connaissez ?
00:16:02Vous en achetez ?
00:16:03Alors moi,
00:16:04personnellement,
00:16:04je n'en achète pas
00:16:05mais je suis éducateur spécialisé
00:16:07avec des ados
00:16:07qui sont en situation
00:16:08de handicap
00:16:09et troubles de comportement
00:16:10et c'est vrai
00:16:11que l'utilisation
00:16:14du CBD
00:16:15donc nous,
00:16:15c'est quand même
00:16:15assez contrôlé,
00:16:16réglementé.
00:16:17C'est une prescription
00:16:18aussi avec des médecins
00:16:19et des femmes psy
00:16:20mais que ce soit
00:16:21sous forme de gouttes
00:16:22de tisane
00:16:23ou légumise
00:16:25aussi,
00:16:25certains de nos jeunes
00:16:26en ont
00:16:27à but thérapeutique
00:16:29et donc ce n'est pas
00:16:31des jeunes
00:16:33qui fument ou autres
00:16:34et du coup,
00:16:35le fait d'interdire
00:16:36ses produits alimentaires
00:16:37alors que celui à fumer
00:16:38n'est pas interdit,
00:16:39je trouve ça,
00:16:41pourquoi ça reste légal ?
00:16:43Je pense que c'est quand même
00:16:44un rétro-pédalage
00:16:45de ce qui est en train
00:16:47d'être fait
00:16:47parce qu'on va interdire
00:16:49les produits alimentaires
00:16:50mais au nom
00:16:51de la santé publique
00:16:53mais le CBD à fumer
00:16:54va rester légal
00:16:55si j'ai bien compris.
00:16:57Donc,
00:16:58ce n'est quand même
00:16:59pas idéal pour la santé
00:17:00de fumer,
00:17:01on est bien d'accord
00:17:02et j'ai du mal
00:17:03à voir la cohérence.
00:17:04Donc,
00:17:04un bonbon ou une boisson CBD
00:17:05serait quand même
00:17:06plus problématique
00:17:07qu'une cigarette ?
00:17:09Oui,
00:17:09vous avez raison.
00:17:10Les fleurs de CBD
00:17:11à fumer
00:17:12vont être autorisées
00:17:13ainsi que les liquides
00:17:15à base de CBD.
00:17:17Dans la question
00:17:18de la digestion,
00:17:18vous avez quand même
00:17:19une phase d'absorption
00:17:21intestinale
00:17:22où vous intégrez
00:17:23directement le produit
00:17:24dans le sens
00:17:24qui est sur le plan
00:17:27de la fumée
00:17:29est sensiblement
00:17:31la même chose
00:17:31mais ça n'a pas
00:17:32les mêmes conséquences
00:17:33non plus.
00:17:34Moi,
00:17:35ça m'interroge
00:17:36sur néanmoins
00:17:37l'internationnisme
00:17:39européen
00:17:39pour ne pas aller
00:17:41non plus trop
00:17:42sur cette question-là
00:17:43mais je veux dire
00:17:44on autorise,
00:17:45on laisse
00:17:46de la drogue
00:17:47en liberté
00:17:48à Amsterdam
00:17:49ou en tout cas
00:17:50aux Pays-Bas
00:17:51et on ne se préoccupe
00:17:52pas forcément
00:17:53de ces conséquences-là
00:17:55qu'il peut y avoir
00:17:56et en Portugal
00:17:57toutes les drogues
00:17:58sont autorisées
00:17:59y compris
00:17:59la cocaïne
00:18:01et autres drogues
00:18:02et moi je suis
00:18:03convaincu
00:18:04de l'intérêt
00:18:05de travailler ensemble
00:18:06dans l'Union Européenne
00:18:08mais quand on vous dit
00:18:09que le droit européen
00:18:10prévaut
00:18:10sur le droit local
00:18:11bon ben
00:18:12la question
00:18:13du souverainisme
00:18:14m'interroge
00:18:15alors là
00:18:16est-ce que c'est motivé
00:18:17par de bonnes raisons
00:18:17visiblement
00:18:18moi je ne suis pas
00:18:19assez calé
00:18:19sur le CBD
00:18:20donc je ne me prononcerai pas
00:18:21ça a l'air d'être plutôt bien motivé
00:18:23mais peut-être qu'on aurait pu mettre
00:18:24un peu plus de temps
00:18:25avant d'appliquer cette directive
00:18:26et laisser aux entrepreneurs
00:18:27comme le disait Julia
00:18:28tout à l'heure
00:18:30de se retourner
00:18:31de trouver d'autres palliatifs
00:18:32pour leur business
00:18:33parce que là
00:18:33il y a 2000 boutiques
00:18:35il y en a plein
00:18:35qui vont mettre la clé
00:18:36sous la porte
00:18:37fort probablement
00:18:37mais je ne comprends pas
00:18:38la Hollande
00:18:38fait partie de l'espace Schengen
00:18:41oui
00:18:41la Portugale aussi
00:18:42bien sûr
00:18:43et eux ont le droit
00:18:44ben oui
00:18:44je ne comprends pas
00:18:45c'est un truc que je ne piche pas
00:18:46moi non plus
00:18:46je ne comprends pas
00:18:50pourquoi il y a des directives européennes
00:18:52qu'on applique en France
00:18:53et qui ne sont pas appliquées
00:18:54à l'étranger
00:18:55je ne sais pas
00:18:56il me semblerait
00:18:57que s'ils n'appliquent pas
00:18:57les directives
00:18:58de toute façon
00:18:58ils paieront des amendes
00:18:59ça c'est certain à l'Europe
00:19:00on va voir
00:19:01le Portugal autorise
00:19:05les drogues
00:19:07les Pays-Bas
00:19:07autorisent le cannabis
00:19:09les space cakes
00:19:09que vous pouvez trouver
00:19:10qui sont des gâteaux
00:19:11à base de cannabis
00:19:13Amsterdam
00:19:13ce genre de choses
00:19:16c'est de l'alimentaire
00:19:17donc a priori
00:19:18ça ne devrait pas respecter
00:19:19non plus
00:19:20cette directive
00:19:21je ne sais pas
00:19:21ça va augmenter le trafic
00:19:24enfin
00:19:24bon
00:19:25on se retrouve
00:19:26ah ben non
00:19:27on ne se retrouve pas du tout
00:19:28on n'a pas fini
00:19:29vous avez encore un petit
00:19:30vous voulez la pub déjà
00:19:32c'est agréable
00:19:33je vais vous emmener
00:19:34à Beaumont-sur-Velle
00:19:36du côté de la Marne
00:19:37et à Beaumont-sur-Velle
00:19:38il y a
00:19:40ça va vous intéresser
00:19:41il y a une personne handicapée
00:19:43qui a une petite réclamation
00:19:44et cette réclamation
00:19:45a beaucoup choqué
00:19:46écoutez
00:19:48depuis l'amputation
00:19:49de sa jambe gauche
00:19:50à cause de son diabète
00:19:51il y a deux ans
00:19:52seul son pied droit
00:19:53a besoin d'une chaussure
00:19:55Romain Gerlier
00:19:56est pourtant obligé
00:19:57de les acheter par paire
00:19:58alors
00:19:59les souliers gauche
00:20:00restent dans un carton
00:20:02j'en ai plein
00:20:03j'ai celle-là
00:20:03j'ai celle-là
00:20:06une paire de baskets
00:20:08de copseau
00:20:09sans donner de marque
00:20:10c'est à peu près
00:20:11dans les 80-90 euros
00:20:12pour se servir
00:20:14que
00:20:14de toute façon
00:20:15vous voyez bien
00:20:15vous voyez bien
00:20:18il y en a une usée
00:20:19et l'autre qui est neuve
00:20:20acheter une paire
00:20:21représente donc
00:20:22un coût financier
00:20:23non négligeable
00:20:24car depuis son opération
00:20:26Romain Gerlier
00:20:27cherche un emploi
00:20:28sans succès
00:20:28il ne touche
00:20:29que son allocation
00:20:31handicap
00:20:31à chaque passage
00:20:33en boutique
00:20:33il demande
00:20:34à ne payer
00:20:34qu'une seule chaussure
00:20:35il revendique le droit
00:20:37d'acheter
00:20:37ce qui lui plaît
00:20:38comme les valides
00:20:40alors
00:20:41vous qui représentez
00:20:42entre guillemets
00:20:43le handicap
00:20:44vous en pensez quoi ?
00:20:46je ne représente pas
00:20:46le handicap
00:20:47mais en tout cas
00:20:47j'essaie de lui donner
00:20:48la parole
00:20:48je trouve que
00:20:50je comprends
00:20:52l'état d'esprit
00:20:52de ce monsieur
00:20:54mais
00:20:55ça m'amuse
00:20:56parce que
00:20:57un peu anecdotique
00:20:58oui
00:20:59si vous voulez
00:21:00moi je porte des lunettes
00:21:01j'en ai pas forcément
00:21:02l'utilité
00:21:02à part pour me protéger
00:21:03des rayons lumineux
00:21:04qui me font mal aux yeux
00:21:05je ne vais pas commencer
00:21:06à demander une ristourne
00:21:07sur les montures
00:21:08parce que en fait
00:21:09je pourrais juste
00:21:09me servir des verres
00:21:10je comprends
00:21:14ça m'amuse presque
00:21:16ça demande
00:21:17mais probablement
00:21:18que lui le vit
00:21:18comme une souffrance
00:21:19aussi
00:21:20une injustice
00:21:21mais il faut bien
00:21:23comprendre
00:21:24que derrière
00:21:24il y a un modèle économique
00:21:25on ne fabrique pas
00:21:26juste une paire
00:21:28juste une chaussure
00:21:29et on dissocie
00:21:30on va essayer
00:21:31de trouver
00:21:31une autre personne
00:21:32qui pourra mettre
00:21:33juste le pied gauche
00:21:34c'est économiquement
00:21:36pas viable
00:21:36il faut créer un forum
00:21:38où il s'échange
00:21:39peut-être à quelqu'un
00:21:40c'est là où la compensation
00:21:42peut-être
00:21:43des maisons départementales
00:21:44des personnes handicapées
00:21:45avec les prestations
00:21:45compensatoires du handicap
00:21:46peuvent l'aider
00:21:47en disant
00:21:48ben voilà
00:21:49moi je suis obligé
00:21:49d'acheter des paires
00:21:50de chaussures par deux
00:21:51je n'en porte qu'une seule
00:21:52enfin une paire de chaussures
00:21:53par deux
00:21:54c'est légèrement
00:21:55plus honnestique
00:21:56ce que je viens de dire
00:21:56mais peut-être
00:21:58que dans ces cas-là
00:21:59il peut avoir une aide
00:22:00là-dessus
00:22:00ça serait à réfléchir
00:22:01mais ça n'est pas
00:22:02en tout cas aux commerçants
00:22:03de subir ça
00:22:05de supporter ça
00:22:05c'est pas possible
00:22:08Stéphane nous dit
00:22:08la même chose
00:22:09qu'il cherche un amputé
00:22:10du pied gauche
00:22:11ils n'auront peut-être
00:22:13pas les mêmes goûts
00:22:13bon
00:22:14on plaisante
00:22:15mais lui-même
00:22:16a publié cette vidéo
00:22:18bon
00:22:19il ne faut pas
00:22:20quand même
00:22:20avec un peu de légèreté
00:22:21malgré tout
00:22:21oui mais
00:22:22bien sûr
00:22:23d'abord il est dans
00:22:23une souffrance physique
00:22:24c'est ça
00:22:25le problème initial
00:22:26et qui entraîne
00:22:27un problème
00:22:28une souffrance psychologique
00:22:29on peut parfaitement
00:22:30ça on peut pas
00:22:30moi je pense qu'il vaut mieux
00:22:31quand même qu'on s'attache
00:22:32alors c'est vrai
00:22:32qu'il peut y avoir
00:22:33peut-être des aides
00:22:34sur le plan départemental
00:22:35mais il vaut mieux
00:22:36s'attacher à ce qu'on peut
00:22:37faire concrètement
00:22:38je parle aussi au titre
00:22:39des collectivités
00:22:40pour faciliter la vie
00:22:42des personnes
00:22:43en situation de handicap
00:22:44quels qu'ils soient
00:22:45plutôt que
00:22:46voilà
00:22:46de se concentrer
00:22:47sur une demande
00:22:48qui certes traduit
00:22:49une souffrance
00:22:49mais qui malgré tout
00:22:50n'est pas le fond du problème
00:22:52de l'accessibilité
00:22:53des bâtiments
00:22:54des services publics
00:22:55des commerces aussi parfois
00:22:56aux personnes
00:22:57en situation de handicap
00:22:58voilà
00:22:58pour moi le vrai sujet
00:22:59il est là
00:22:59et soigner son diabète
00:23:01on se retrouve donc dans un instant
00:23:04pour commenter l'actualité
00:23:05on va parler du film
00:23:08l'abandon
00:23:08vous avez vu hier
00:23:09Gilles Platret
00:23:10on va parler également
00:23:11de la loi Yanis
00:23:13avec vous
00:23:13Julia Achat
00:23:14et on y revient
00:23:15dans un instant
00:23:16à tout de suite
00:23:17Sud Radio
00:23:18le 10h midi
00:23:19mettez-vous d'accord
00:23:20Valérie Expert
00:23:21et bien nous voilà
00:23:24de retour
00:23:24et nous commentons l'actualité
00:23:26en ce 14 mai
00:23:27avec Gilles Platret
00:23:27maire de Chalon-sur-Saône
00:23:29Julia Achat
00:23:31conseillère municipale
00:23:32à Kingersheim
00:23:33bravo
00:23:34voilà c'est dans le Haut-Rhin
00:23:35ça fait un peu mal
00:23:36de fast-food quand même
00:23:37comme nom
00:23:37il y a ça ?
00:23:38oui je trouve
00:23:39on s'attend à manger des burgers
00:23:41attention
00:23:42oh là là là
00:23:43je me dirais bien
00:23:45vous avez le droit
00:23:46de me défendre Julia
00:23:46vice-animateur
00:23:48de Faux-que-ça-change
00:23:49sur Sud Radio
00:23:50tous les samedis
00:23:51à 20h30
00:23:52émission consacrée
00:23:53au handicap
00:23:54et je rappelle que
00:23:54vous êtes ju de cas
00:23:55et double médaillé mondial
00:23:58et avec nous
00:23:59Gilles Gansman également
00:24:00pour commenter
00:24:02cette actualité
00:24:03pas mal de sujets
00:24:04je voulais qu'on revienne
00:24:05sur cette information
00:24:06autour des étudiants étrangers
00:24:09il y a eu beaucoup
00:24:10de mobilisation
00:24:10contre la hausse
00:24:11des frais de scolarité
00:24:12pour les étudiants
00:24:15de l'Union
00:24:16extra-européen
00:24:17justement
00:24:17écoutez
00:24:18ce reportage
00:24:20qui vous explique
00:24:21les données
00:24:22de ce changement
00:24:24je me sens profondément
00:24:25attaqué
00:24:26on a perdu
00:24:27la conférence
00:24:28sur la France
00:24:28je me reçois totalement
00:24:29qu'on est une major
00:24:29racie xynophobe
00:24:30je suis à Paris
00:24:31pour la manifestation
00:24:32contre l'augmentation
00:24:33des frais de scolarité
00:24:34pour les étudiants
00:24:35extra-communautaires
00:24:35pendant les épreuves
00:24:36pendant les révisions
00:24:37et tout
00:24:37tu penses qu'à ça
00:24:38t'as l'impression
00:24:39que tout ton monde
00:24:39vient de s'écrouler d'un coup
00:24:40je vais aller voir
00:24:41les étudiants
00:24:42et leur demander
00:24:42ce qu'ils en puissent
00:24:43étudiante étrangère
00:24:44et il n'y a aucun
00:24:44étudiant étranger
00:24:45ou étudiante courte
00:24:46qui peut se permettre
00:24:47de payer des frais
00:24:48d'inscription à 4000 balles
00:24:49l'augmentation
00:24:50c'est x16
00:24:51du coup je paierais
00:24:513000 euros
00:24:52pour mon année en licence
00:24:53pour moi ce serait
00:24:54simplement l'arénette
00:24:55de mes études
00:24:56voilà
00:24:56alors en fait
00:24:57chaque université
00:24:59a la possibilité
00:25:00d'exonérer
00:25:00un certain nombre
00:25:01d'étudiants
00:25:02de frais de scolarité
00:25:03le gouvernement
00:25:03avait proposé
00:25:05que cela ne concerne
00:25:06que 10%
00:25:07d'étudiants étrangers
00:25:08qui ne paieraient pas
00:25:09leur droit d'entrée
00:25:10et devant la grogne
00:25:11et bien le gouvernement
00:25:12une fois n'est pas coutume
00:25:13a décidé
00:25:15que ce serait
00:25:1620%
00:25:18autorisé
00:25:18au président
00:25:20d'université
00:25:20on a Simon
00:25:21tout de suite
00:25:21qui voulait réagir
00:25:22bonjour Simon
00:25:23oui bonjour Valérie
00:25:25bonjour
00:25:26bonjour aux intervenants
00:25:26et aux auditeurs
00:25:27est-ce que vous comprenez
00:25:28qu'on accueille
00:25:30gratuitement
00:25:30des étudiants étrangers
00:25:31en France
00:25:32la question plus vaste
00:25:33c'est celle-là
00:25:34absolument pas
00:25:35absolument pas
00:25:36déjà
00:25:37il y a certains étudiants
00:25:38et français
00:25:39c'est européens
00:25:40qui ont du mal
00:25:41à pouvoir
00:25:42se poursuivre
00:25:43des études
00:25:43pour des raisons financières
00:25:46parce qu'ils n'ont
00:25:46aucun soutien
00:25:47alors d'autant plus
00:25:49on va aller chercher
00:25:49des étudiants étrangers
00:25:51qui sont
00:25:51pour plus de la moitié
00:25:53un échec scolaire
00:25:55qui est simplement
00:25:56une voie d'immigration
00:25:57qui en plus
00:25:59on donne de l'argent
00:26:00parce qu'au-delà
00:26:00des droits d'inscription
00:26:01il y a toutes les aides
00:26:03associées
00:26:05forcément
00:26:05et il y a bien
00:26:07des pays
00:26:07qui eux font
00:26:08des droits d'inscription
00:26:09je veux dire
00:26:10bien plus élevés
00:26:11et qui justement
00:26:12permet de faire
00:26:13une sélection
00:26:14malheureusement
00:26:15par l'argent
00:26:15mais au moins
00:26:16on sait que
00:26:17quand on investit
00:26:18on va se donner
00:26:18tous les moyens
00:26:19pour réussir
00:26:20voilà
00:26:20mais là
00:26:21dans ce cas de figure-là
00:26:22non c'est une absurdité
00:26:23de plus
00:26:24sachant dans quelles
00:26:25conditions économiques
00:26:26on se trouve
00:26:27bon
00:26:27le gouvernement
00:26:28de toute façon
00:26:29qui n'a aucun courage
00:26:31dès qu'il y a
00:26:31trois étudiants
00:26:32qui se révoltent
00:26:33en plus étudiants
00:26:34on sait très bien
00:26:36que pour l'instant
00:26:36leur maturité politique
00:26:38est loin d'être acquise
00:26:39voilà
00:26:40ça c'est votre
00:26:41c'est votre
00:26:42c'est votre point de vue
00:26:44et vous ne pensez pas
00:26:44que ça peut être une richesse
00:26:45d'avoir des étudiants
00:26:47qui viennent de tous les pays
00:26:48dans ce que vous avez entendu
00:26:49dans la manifestation
00:26:51vous aviez
00:26:51des gens de la Corée
00:26:53de la Chine
00:26:54vous aviez pas mal de gens
00:26:55vous ne pensez pas
00:26:56que c'est une richesse
00:26:56d'avoir des étudiants étrangers
00:26:58qui contribuent
00:26:59justement
00:27:01s'ils viennent en France
00:27:02c'est qu'ils pensent
00:27:03que les études en France
00:27:04sont des bonnes études
00:27:06mais ça apporte quoi
00:27:06à la France ?
00:27:07ils contribuent à quoi ?
00:27:08parce qu'après
00:27:09ils vont continuer
00:27:10ou exporter
00:27:10dans leur pays
00:27:13ce que représente
00:27:14la France
00:27:15moi je trouve ça
00:27:16nous on est bien contents
00:27:17d'aller étudier
00:27:18aux Etats-Unis
00:27:19ou dans d'autres pays
00:27:21moi j'ai un peu étudié
00:27:22aux Etats-Unis
00:27:23pour le coup
00:27:24ça vous coûte plus cher
00:27:25oui ça coûte plus cher
00:27:27c'est la question des frais
00:27:28qu'on les accueille
00:27:29oui mais
00:27:29pourquoi ils ne paient
00:27:30oui vous vouliez répondre Simon ?
00:27:32oui bien sûr
00:27:33les étudiants étrangers
00:27:35bien sûr
00:27:36on nous cite des pays
00:27:37où de toute façon
00:27:38déjà ces étudiants-là
00:27:39pour faire cette démarche-là
00:27:40ils sont déjà dans un cursus
00:27:42dans leur propre pays
00:27:43déjà de
00:27:45je veux dire
00:27:45de réussite
00:27:47après moi
00:27:48je prends des étudiants lambda
00:27:50qui viennent s'inscrire
00:27:51dans des cursus
00:27:53où il n'y a pas de débouchés
00:27:54on voit très bien
00:27:55que la finalité
00:27:56c'est pas une richesse
00:27:57la finalité
00:27:58c'est de pouvoir
00:28:00mettre les pieds
00:28:00dans le territoire français
00:28:01et pouvoir bénéficier
00:28:03des avantages
00:28:03après il faut être vigilant
00:28:05moi je suis d'accord
00:28:06on peut ouvrir
00:28:06toutes les portes
00:28:07qu'on veut
00:28:07mais il faut être vigilant
00:28:09il ne faut pas être
00:28:10dans l'absurdité idéologique
00:28:11en disant
00:28:12oui c'est une richesse
00:28:14absolue
00:28:14non
00:28:14il y a des richesses
00:28:15et il y a des pauvretés
00:28:17donc il faut
00:28:18il faut être réaliste
00:28:19il faut arrêter
00:28:20de vivre dans un monde utopiste
00:28:21où on s'imagine
00:28:23que le fait
00:28:24d'avoir des apports étrangers
00:28:25c'est une richesse
00:28:27systématique
00:28:27non pas forcément
00:28:28ça l'est
00:28:29il ne faut pas le nier
00:28:30mais dans ce cas là
00:28:31il faut être
00:28:33vigilant
00:28:34il ne faut pas laisser
00:28:34aux universités
00:28:35décider de tout
00:28:36et de rien
00:28:37de ne pas suivre
00:28:38le cursus des étudiants
00:28:39la question
00:28:40c'est la question du coût
00:28:41il y a deux questions
00:28:43et dans ce que dit
00:28:44notre auditeur
00:28:45une réflexion
00:28:46qui sont à mon avis
00:28:47frappées au coin du bon sens
00:28:48il y a la question du coût
00:28:50moi je ne suis pas choqué
00:28:51qu'on demande
00:28:52à des personnes
00:28:53qui viennent au-delà
00:28:54des frontières
00:28:55de l'Union Européenne
00:28:56de payer un peu plus cher
00:28:57je pense qu'à un moment
00:28:58d'ailleurs c'est régulièrement
00:29:00ce à quoi les étudiants français
00:29:01sont confrontés
00:29:02lorsqu'ils vont étudier
00:29:03à l'étranger
00:29:04donc ne soyons pas plus royalistes
00:29:05que le roi
00:29:06au nom d'une idéologie
00:29:07que Simon a bien dénoncée
00:29:08d'ailleurs dans son propos
00:29:09mais il pose une vraie question
00:29:10à la fin
00:29:11c'est la question
00:29:12parce que c'est ce qui s'est passé
00:29:13dans le recul du gouvernement
00:29:14c'est la question
00:29:15de l'autonomie
00:29:17des universités
00:29:18c'est-à-dire que
00:29:18on a déjà ici
00:29:20on a déjà dit
00:29:21à quel point
00:29:22elle était problématique
00:29:23lorsque les universités
00:29:24ne sont pas capables
00:29:25d'assurer la liberté
00:29:26d'expression
00:29:26de leurs professeurs
00:29:27lorsqu'elles ne sont pas capables
00:29:28de protéger
00:29:30des professeurs
00:29:30qui sont menacés
00:29:31dans les amphithéâtres
00:29:32comme on l'a vu à Lyon
00:29:34comme on l'a vu ailleurs
00:29:35et donc là
00:29:36on revient
00:29:36avec la question
00:29:37de l'autonomie
00:29:38et on voit bien
00:29:38que le ministre
00:29:39de l'enseignement supérieur
00:29:40recule
00:29:41parce qu'il bute
00:29:41sur l'hostilité
00:29:43de l'université
00:29:43est-ce qu'on peut encore
00:29:44alors je sais bien
00:29:45que c'est un critère
00:29:46notamment de certaines
00:29:47conventions internationales
00:29:48il faut que les universités
00:29:49soient autonomes
00:29:49moi je pose quand même
00:29:50la question
00:29:51est-ce que vraiment
00:29:51alors on va me trouver
00:29:52trop jacobin
00:29:53mais j'ai souvent dit ici
00:29:54donc je l'assume totalement
00:29:55est-ce que les universités
00:29:57marchent mieux
00:29:58lorsqu'elles sont autonomes
00:29:59je ne le crois pas
00:30:00je pense qu'il faut
00:30:01que l'état
00:30:02revienne sur les campus
00:30:03et remette un petit peu
00:30:04d'ordre
00:30:05dans ce qui paraît
00:30:05quand même un fouillis
00:30:06en tout cas là
00:30:07ça n'en prend pas le chemin
00:30:08puisque une nouvelle fois
00:30:09ce gouvernement
00:30:10ne fait que reculer
00:30:11Valéry
00:30:11en réalité
00:30:12il n'a aucun pouvoir
00:30:13il n'a pas de majorité
00:30:14il ne tient que par la grâce
00:30:16du prince élyséen
00:30:17et par conséquent
00:30:18il recule
00:30:18la moindre polémique
00:30:19il recule
00:30:20on en a encore
00:30:21une illustration
00:30:21ce matin
00:30:22Julia, Hacha
00:30:23qu'est-ce que vous en pensez ?
00:30:24il faut savoir
00:30:25qu'il y a environ
00:30:2612 à 15%
00:30:27de l'ensemble
00:30:27des étudiants
00:30:28dans le supérieur
00:30:28qui sont des étudiants
00:30:31étrangers
00:30:31je n'ai pas le détail
00:30:32extra-européen ou non
00:30:34mais il y a environ
00:30:3515%
00:30:36qui ne sont pas français
00:30:37de ce que j'avais vu
00:30:38effectivement
00:30:38ça a touché à peu près
00:30:39100 000 étudiants étrangers
00:30:41moi je vais rebondir
00:30:42plutôt sur la question
00:30:43du coût des études
00:30:44en moyenne
00:30:45un étudiant coûte
00:30:46à l'état
00:30:4610 000 euros
00:30:48je ne trouve pas ça
00:30:49déconnant
00:30:49qu'il y ait une participation
00:30:50des étudiants
00:30:51notamment
00:30:52qui viennent d'un espace
00:30:53hors espace Schengen
00:30:55de payer
00:30:55d'avoir une contribution
00:30:57j'ai été étudiante
00:30:57il n'y a pas si longtemps
00:30:58que ça
00:30:58et si j'avais
00:31:00eu la chance
00:31:00de faire des études
00:31:01à l'étranger
00:31:01ça ne m'aurait pas choqué
00:31:03que de devoir payer
00:31:04puisqu'on sait
00:31:05qu'aujourd'hui
00:31:05quand on est français
00:31:06nos impôts
00:31:07permettent également
00:31:08de financer
00:31:08les études supérieures
00:31:09les universités
00:31:10enfin voilà
00:31:10un tas de choses
00:31:11donc ça ne me choque pas
00:31:13qu'il y ait une contribution
00:31:13financière
00:31:14maintenant je pense
00:31:14qu'il faut qu'elle reste
00:31:15raisonnable
00:31:15parce que je suis assez
00:31:17en face sur la question
00:31:18du multiculturalisme
00:31:20et des apports
00:31:21que ça peut apporter
00:31:23à notre pays
00:31:23il y a une forme
00:31:24de diplomatie aussi
00:31:25qui est intéressante
00:31:27mais je pense
00:31:28qu'effectivement
00:31:29la question
00:31:29et j'aimerais vraiment
00:31:31que nos pouvoirs politiques
00:31:32se posent plus
00:31:33la question
00:31:33de comment accompagner
00:31:34les étudiants français
00:31:35à pouvoir faire les études
00:31:36qui veulent
00:31:36notamment sur la question
00:31:37du coup
00:31:37parce que c'est une réalité
00:31:38que de se poser des questions
00:31:40où en fait
00:31:40on va toucher
00:31:41une petite partie
00:31:41des étudiants
00:31:42et ça ne va pas apporter
00:31:43grand chose
00:31:44est-ce qu'il y aura
00:31:44un ruissellement
00:31:45parce que ces étudiants-là
00:31:46vont payer
00:31:47des frais de scolarité
00:31:48plus élevés
00:31:49sur les étudiants français
00:31:50qui ne peuvent pas
00:31:51se payer des études
00:31:51on peut se poser la question
00:31:52mais visiblement
00:31:53ça n'en prend pas la direction
00:31:54et je pense que je préférerais
00:31:55que le débat
00:31:56soit de ce côté-là
00:31:57en disant
00:31:58comment on peut accompagner
00:31:59vraiment sérieusement
00:32:00les étudiants français
00:32:01qui veulent faire des études
00:32:02en justement
00:32:03se posant la question
00:32:04de l'efficacité des bourses
00:32:05oui
00:32:06Anthony
00:32:06l'efficacité des bourses
00:32:07c'est effectivement un sujet
00:32:08c'est le cas
00:32:09notamment aux Etats-Unis
00:32:11quand vous avez
00:32:12des situations particulières
00:32:13les bourses sont faites
00:32:15pour ça
00:32:15je pense qu'en France
00:32:16on est quand même
00:32:17les champions du monde
00:32:18de la solidarité
00:32:19donc on sait faire
00:32:20du cas par cas également
00:32:21on peut essayer
00:32:22de définir des grilles
00:32:23d'acceptation
00:32:24de
00:32:26lui il vient d'un pays
00:32:27totalement défavorisé
00:32:29il ne peut pas suivre
00:32:29ses études convenablement
00:32:31où il a envie
00:32:31de venir en France
00:32:32pour pouvoir peut-être
00:32:33à terme travailler
00:32:34c'est quoi son projet de carrière
00:32:35et bien on peut peut-être
00:32:37l'intégrer
00:32:38dans un dispositif
00:32:39d'accompagnement solidaire
00:32:41et puis ça ne me choque pas
00:32:42quand vous venez
00:32:43d'un pays
00:32:43type Etats-Unis
00:32:45pour venir étudier en France
00:32:46que vous payez plus cher
00:32:48par rapport
00:32:49à des étudiants français
00:32:50qui eux par contre
00:32:51ont un vrai problème
00:32:52de précarité au quotidien
00:32:54ne serait-ce que
00:32:55sur le logement
00:32:56ne serait-ce que
00:32:57sur les repas
00:32:59vous avez des étudiants
00:32:59qui n'ont même pas
00:33:00la possibilité
00:33:01de se payer un repas
00:33:02par jour
00:33:02donc on devrait peut-être
00:33:04se concentrer
00:33:05sur ces choses-là
00:33:06et pardon aussi
00:33:07sur la médiocrité
00:33:08de notre niveau
00:33:11universitaire
00:33:11qui est quand même
00:33:12très inquiétant
00:33:13sur le classement
00:33:14des écoles
00:33:16internationales
00:33:16C'est vrai
00:33:18Stéphane nous dit
00:33:18mais quand même
00:33:19quand on part
00:33:20et s'étudier à l'étranger
00:33:21c'est qu'on a les moyens
00:33:22et on n'arrive pas
00:33:23comme un clochard
00:33:25C'est vrai
00:33:27Il est très grand chance
00:33:28Stéphane depuis tout à l'heure
00:33:29Oui
00:33:30Non mais
00:33:31et la question
00:33:32est aussi celle des aides
00:33:33parce qu'à partir du moment
00:33:34où vous êtes étudiant
00:33:34vous avez des aides au logement
00:33:36vous avez
00:33:36des repas du Crous
00:33:38à 1 euro
00:33:38dont on ne sait pas
00:33:39si ça pourra
00:33:40perdurer
00:33:41puisque visiblement
00:33:41le budget
00:33:42n'a pas suivi
00:33:44cette annonce
00:33:46etc.
00:33:46et tout le monde
00:33:47n'est pas éligible
00:33:51On voit bien
00:33:52qu'on est sur
00:33:52une question idéologique
00:33:53quand même
00:33:54les manifestations
00:33:56les montées au créneau
00:33:57sur ce sujet
00:33:58étaient liées
00:33:59à ce que
00:34:00la mesure
00:34:01qu'envisageait
00:34:02le ministre
00:34:03de l'enseignement supérieur
00:34:04aurait été raciste
00:34:05c'est exactement
00:34:06sur ce sujet là
00:34:07que la mobilisation
00:34:08s'est faite
00:34:08donc on est dans la politique
00:34:10c'est à dire que
00:34:10les gauchistes
00:34:12xénophobes
00:34:13xénophobes
00:34:13racistes etc.
00:34:14c'est à dire que
00:34:15les gauchistes de nos facs
00:34:16une nouvelle fois
00:34:16ont obtenu gain de cause
00:34:18c'est aussi simple que ça
00:34:19et là
00:34:20c'est eux qui tiennent
00:34:21un grand nombre
00:34:21de facultés françaises
00:34:22il faut quand même
00:34:23regarder les choses en face
00:34:24j'en profite d'ailleurs
00:34:25pour saluer
00:34:25ceux des étudiants
00:34:27qui le résistent encore
00:34:28souvent d'ailleurs
00:34:29dans de la violence
00:34:30donc le gouvernement
00:34:31a reculé
00:34:32face à l'idéologie
00:34:33il faut être très clair là-dessus
00:34:34Ben nous dit
00:34:35il y a beaucoup
00:34:36d'étudiants français
00:34:36qui viennent en Belgique
00:34:37pour obtenir
00:34:38un cursus
00:34:39en médecine
00:34:40médecins
00:34:41psy
00:34:41véto
00:34:4220% de français
00:34:43en Belgique
00:34:44donc ça
00:34:44est-ce que ça va
00:34:46c'est un sujet
00:34:46sur les études
00:34:47de médecine
00:34:48de raccourcir
00:34:49le nombre d'années
00:34:50d'études
00:34:51on se retrouve
00:34:55dans un instant
00:34:56avec vous
00:34:56sur Sud Radio
00:34:57à tout de suite
00:34:58on est ensemble
00:34:59avec vous
00:35:00et Julia
00:35:00vous vouliez revenir
00:35:01sur l'adoption
00:35:02hier à l'unanimité
00:35:03par l'Assemblée Nationale
00:35:05de la loi
00:35:06de la proposition
00:35:06de loi
00:35:07Yanis
00:35:07alors c'est le nom
00:35:08d'un adolescent
00:35:09qui s'est suicidé
00:35:10après avoir appris
00:35:11que son agresseur
00:35:12revenait s'installer
00:35:13près de chez lui
00:35:13ça fait écho aussi
00:35:15à ce qui est en train
00:35:15de se passer
00:35:16avec une jeune fille
00:35:17qui a été violée
00:35:17et dont le meurtrier
00:35:20condamné
00:35:21a été libéré
00:35:23et va revenir
00:35:24s'installer
00:35:25à côté de chez elle
00:35:26donc cette loi
00:35:27est importante
00:35:28cette loi
00:35:29elle est importante
00:35:30moi je suis quand même
00:35:31surprise
00:35:31qu'on ait dû attendre
00:35:322026
00:35:33pour informer
00:35:34les victimes
00:35:35et que ça devienne
00:35:36automatique
00:35:37on est quand même
00:35:38en 2026
00:35:40on a quand même
00:35:41eu une évolution
00:35:42du droit
00:35:42et on se rend compte
00:35:43aujourd'hui
00:35:44que finalement
00:35:45les victimes
00:35:46sont très souvent
00:35:47abandonnées
00:35:48une fois que le procès
00:35:48est passé
00:35:49mais faut-il d'ailleurs
00:35:50qu'il y ait eu un procès
00:35:51parce qu'il y a eu
00:35:51beaucoup de plaintes
00:35:53qui sont restées
00:35:54sans suite
00:35:57c'est effectivement
00:35:58tragique
00:35:58on ait dû attendre
00:35:59aussi le suicide
00:36:00d'un jeune
00:36:01pour se poser la question
00:36:03d'informer
00:36:03à minima les victimes
00:36:04je ne suis pas sûre
00:36:06néanmoins
00:36:06que ce soit suffisant
00:36:07pour protéger
00:36:08les victimes
00:36:08c'est quoi cette loi ?
00:36:10la loi Yanis
00:36:11en fait
00:36:11elle imposera
00:36:14la communication
00:36:15et l'information
00:36:16des victimes
00:36:16que leurs agresseurs
00:36:17sortent de prison
00:36:18parce qu'en fait
00:36:19ce qui a détruit
00:36:20Yanis
00:36:21en plus
00:36:22de ce qu'il a vécu
00:36:23de tragique
00:36:24et de violent
00:36:24c'est qu'il a appris
00:36:26par hasard
00:36:27que son agresseur
00:36:28sortait de prison
00:36:29donc il y a une vraie question
00:36:30en fait
00:36:31de transparence
00:36:31et de transmission
00:36:32de l'information
00:36:33mais ça ne têchera pas
00:36:34l'éloignement
00:36:36c'est pour ça
00:36:36que effectivement
00:36:37je pose la question
00:36:39et c'est ouvert au débat
00:36:40jusqu'où on doit aller
00:36:41pour pouvoir protéger
00:36:42nos victimes
00:36:42hier Gérald Darmoinin
00:36:43était interrogé
00:36:44dans la commission
00:36:46d'enquête
00:36:46sur la question
00:36:46de l'inceste
00:36:47on en avait parlé
00:36:47avec Colin Berry
00:36:48donc Gérald Darmoinin
00:36:49est passé hier
00:36:50où il expliquait
00:36:51effectivement
00:36:51que notamment
00:36:53sur la gestion
00:36:53des enfants victimes
00:36:55de violences sexistes
00:36:56et sexuelles
00:36:58il y avait une question
00:36:59d'accompagnement
00:36:59psychologique
00:37:00et qu'on était
00:37:01réellement défaillant
00:37:02et qu'il fallait
00:37:03sans doute intégrer
00:37:04un profil psychologue
00:37:06dans l'accompagnement
00:37:07avec un statut particulier
00:37:08et je pense que
00:37:10c'est une première étape
00:37:11d'informer la victime
00:37:12c'est dommage
00:37:13qu'on ait dû attendre
00:37:132026
00:37:14mais il va falloir
00:37:15aller plus loin
00:37:16et être courageux
00:37:16l'avantage qu'on a aujourd'hui
00:37:18c'est que c'est un sujet
00:37:18qui visiblement
00:37:19met tout le monde d'accord
00:37:20il nous reste 12 mois
00:37:21avant la prochaine présidentielle
00:37:22s'il y a un sujet
00:37:23sur lequel il faut
00:37:24massivement investir
00:37:25je pense que c'est
00:37:26sur la protection
00:37:26des enfants
00:37:27des femmes
00:37:28et de tout type de violence
00:37:29donc je pense que
00:37:30c'est peut-être l'occasion
00:37:31là maintenant
00:37:32sur ces 11 prochains mois
00:37:34de mettre des projets en place
00:37:35pour pouvoir justement
00:37:36protéger toutes les victimes
00:37:37et surtout leur permettre
00:37:39d'avoir un accompagnement
00:37:40qui soit sain pour eux
00:37:42parce qu'on sait
00:37:43combien qu'on soit
00:37:44enfant, femme, adulte, homme
00:37:45être victime de violence
00:37:47c'est terrible
00:37:48c'est terrifiant
00:37:48ça détruit des âmes
00:37:49ça détruit des vies
00:37:51si en plus de ça
00:37:52ils doivent subir
00:37:52l'idée que
00:37:53leur agresseur sort de prison
00:37:55très souvent ils sortent aussi
00:37:56parce qu'ils ont eu
00:37:57une peine qui a été réduite
00:37:58enfin en tout cas
00:37:59ils arrivent à sortir
00:38:00avant la fin de la peine requise
00:38:03qu'en plus de ça
00:38:04on les accompagne difficilement
00:38:05d'un point de vue psychologique
00:38:06il y a quand même un sujet
00:38:07de santé publique
00:38:08bien sûr
00:38:09sauf qu'il n'y a plus de
00:38:09enfin on ne va pas refaire
00:38:11le tableau apocalyptique
00:38:12il n'y a pas de psychologue
00:38:12il n'y a pas de psychiatre
00:38:14on a une médecine défaillante
00:38:17partout en France
00:38:19donc comment fait-on ?
00:38:21parce que le cas d'Ianis
00:38:24la problématique
00:38:24elle est effectivement
00:38:25qu'il l'a appris comme ça
00:38:26mais là si on prend le cas
00:38:28de Karine Jambu
00:38:29qui a été victime de viol
00:38:31quand elle était enfant
00:38:32son agresseur a été condamné
00:38:34son violeur
00:38:35a été condamné à 30 ans
00:38:36de réclusion criminelle
00:38:37il vient de sortir au bout de 20 ans
00:38:39et il vient de s'installer
00:38:40à côté de chez elle
00:38:42elle a été prévenue
00:38:43par une lettre
00:38:44du procureur
00:38:45j'ai l'honneur de vous informer
00:38:46que monsieur X
00:38:48condamné
00:38:49va sortir
00:38:51va sortir de prison
00:38:53normalement il y a des mesures
00:38:54d'éloignement
00:38:54surtout dans des cas comme ça
00:38:56la loi l'a renforcée d'ailleurs
00:38:57on a une mesure de protection
00:38:58dite maintenant généralisée
00:39:00qui permet en fait
00:39:01qui a étendu le champ
00:39:02des mesures d'éloignement
00:39:04pas simplement
00:39:05des violences
00:39:06intrafamiliales
00:39:07mais également
00:39:08des violences
00:39:09qui sortent
00:39:10du cadre familial
00:39:11donc il y a aussi
00:39:13des avancées quand même
00:39:13sur l'éloignant
00:39:14parce que la question
00:39:15en réalité elle est centrale
00:39:16et la vraie difficulté
00:39:18c'est que
00:39:19vous avez parfois
00:39:20des mesures d'éloignement
00:39:21hors incarcération
00:39:22donc dans le temps
00:39:24où la peine est effectuée
00:39:25mais sans prison
00:39:26avec des systèmes électroniques
00:39:28qui permettent
00:39:29lorsque la victime
00:39:30l'agresseur pardonnez-moi
00:39:32s'approche
00:39:33d'un périmètre donné
00:39:34de donner l'alerte
00:39:35ça ça existe
00:39:36mais quand la personne
00:39:37est libérée de sa peine
00:39:39parce que c'est ça
00:39:39le sujet aujourd'hui
00:39:40quand elle est libérée
00:39:41de sa peine
00:39:41quand elle l'a purgée
00:39:42alors effectivement là
00:39:43il est libre de s'installer
00:39:45là où il veut
00:39:45sauf que justement
00:39:46c'est là où la loi
00:39:47est intéressante
00:39:48c'est qu'elle permet
00:39:49aujourd'hui
00:39:50d'étendre la protection
00:39:51de la victime
00:39:52au-delà même
00:39:52de la libération
00:39:53de la fin
00:39:54de la peine
00:39:55de l'agresseur
00:39:56c'est un vrai sujet
00:39:57moi je peux vous dire
00:39:58très honnêtement
00:39:59qu'en tant que maire
00:40:00vous y êtes confrontée
00:40:01les polices municipales
00:40:02bien sûr
00:40:02lorsque on est souvent appelé
00:40:05par des victimes
00:40:07qui voient
00:40:08la plupart du temps
00:40:09des femmes
00:40:09qui voient revenir
00:40:12le mari
00:40:12ou le conjoint agressif
00:40:14dans son périmètre
00:40:15et on doit intervenir
00:40:16parce qu'il n'y a pas
00:40:17toujours un système
00:40:18d'alerte électronique
00:40:20qui permet de le faire
00:40:21donc c'est un vrai sujet
00:40:22et le vrai sujet
00:40:23de tout ça
00:40:23c'est que
00:40:24c'est quand même
00:40:24je pensais en vous écoutant
00:40:26c'est qu'en réalité
00:40:27les choses sont mal faites
00:40:28vous voyez typiquement
00:40:29quand on est informé
00:40:31d'un cas de violence
00:40:32intrafamiliale
00:40:33nous on a mis en place
00:40:34un dispositif
00:40:36qui permet
00:40:36de loger
00:40:37la personne agressée
00:40:39dans un logement d'urgence
00:40:40donc en fait
00:40:41le drame
00:40:42c'est qu'on retire
00:40:43de son milieu de vie
00:40:44la personne qui est victime
00:40:45et on va laisser
00:40:46l'agresseur
00:40:46dans le logement
00:40:47mais ça c'est
00:40:48on ne peut pas faire autrement
00:40:49dans l'urgence
00:40:49si on peut faire autrement
00:40:50il faut écouter
00:40:50ce que disait
00:40:51Luc Frémiaud
00:40:52procureur
00:40:53mais on ne peut pas faire
00:40:53dans l'urgence
00:40:54ce que je veux dire
00:40:54ce qu'on peut faire
00:40:55dans l'urgence
00:40:56c'est exclure
00:40:56le mari violent
00:40:57exclure le conjoint violent
00:40:59et le mettre
00:41:00en foyer lui
00:41:01c'est ce qu'il a fait
00:41:02il vous faut déjà
00:41:02une décision de justice
00:41:03c'est-à-dire quand vous
00:41:04attendez dans la nuit
00:41:04par exemple
00:41:05c'est très compliqué
00:41:05de le faire
00:41:06c'est ce que je veux vous dire
00:41:07mais il y a quand même
00:41:08une injustice quelque part
00:41:09mais vous avez raison
00:41:10il faut absolument
00:41:11que les choses
00:41:12puissent aller plus avant
00:41:13mais la loi Yanis
00:41:15aujourd'hui
00:41:16permet quand même
00:41:16y compris sur le champ
00:41:19des agresseurs
00:41:20d'être un peu plus durs
00:41:21qu'elles ne l'ont été
00:41:22mais ça reste la souffrance
00:41:24quand même pour les victimes
00:41:24je ne comprends pas
00:41:25qu'on n'ait pas écouté
00:41:26des gens comme Luc Frémiaud
00:41:27qui avait mis en place
00:41:28ce système à douai
00:41:30qui a eu des résultats
00:41:33très importants
00:41:34et très positifs
00:41:35c'est-à-dire qu'il y avait
00:41:36il y a eu 2-3%
00:41:37de récidive
00:41:38uniquement chez ces hommes
00:41:39qui ont été sortis
00:41:40de chez eux
00:41:40qu'on a mis dans des foyers
00:41:41Emmaüs
00:41:42qu'on a mis dans des foyers
00:41:42qu'on a sortis de chez eux
00:41:45déracinés
00:41:46il n'a jamais été écouté
00:41:47il est allé au ministère
00:41:49enfin il y a des gens
00:41:50c'est un peu comme pour
00:41:50pardon de faire le parallèle
00:41:52pour le handicap
00:41:52il y a des gens
00:41:53qui ont des solutions
00:41:53qui sont concrètement
00:41:55dans l'histoire
00:41:56et ces tests-là
00:41:57n'ont pas été
00:41:58puis par ailleurs
00:41:59aujourd'hui
00:41:59les solutions d'hébergement
00:42:00d'urgence
00:42:01pour les femmes
00:42:01il y en a de moins en moins
00:42:02il y en a de moins en moins
00:42:03la disponibilité
00:42:04c'est pour ça que les collectivités
00:42:05ont un rôle à jouer
00:42:06sur la question du handicap
00:42:08c'est très juste ce que vous dites
00:42:09c'est-à-dire que là
00:42:10on parle de la loi Yanis
00:42:10on peut parler de la loi de 2005
00:42:12sur le handicap
00:42:13ou de 1975
00:42:14en fait le tout
00:42:15c'est pas d'avoir une loi
00:42:16le tout c'est
00:42:17d'avoir les moyens
00:42:19de la mettre en application
00:42:20c'est surtout ça
00:42:21le fond du sujet
00:42:22j'en profite d'ailleurs
00:42:23pour donner une information
00:42:24Valérie si vous le permettez
00:42:25sur le cas Antavirus
00:42:27où la ministre déclare
00:42:29que tous les cas français
00:42:31ont été testés négatifs
00:42:32ah d'accord
00:42:33très bien
00:42:33c'est un sujet qui vous intéresse
00:42:36et qui vous
00:42:37non non mais
00:42:37je trouvais intéressant
00:42:39de donner cette information
00:42:39aux auditeurs
00:42:40puisque ça y est
00:42:40elle vient de le déclarer
00:42:42en direct
00:42:42il y a 6 semaines
00:42:44d'incubation normalement non ?
00:42:45oui apparemment
00:42:47on verra dans ce moment
00:42:48vous êtes Valérie
00:42:49oui mais on teste
00:42:50on teste quand même
00:42:51la présence de la protéine
00:42:51absolument
00:42:52et donc elle n'y est pas
00:42:54juste sur cet aspect
00:42:56de protéger les victimes
00:42:58parce que c'est vrai
00:42:59que quand l'homme
00:42:59qui a agressé
00:43:00se retrouve
00:43:01enfin sort de prison
00:43:02il retourne
00:43:02il retourne là où il a habité
00:43:04et puis il y avait
00:43:04un autre sujet aussi
00:43:05c'est que les femmes
00:43:05sont à la fois terrifiées pour elles
00:43:06mais elles sont terrifiées
00:43:07pour les autres
00:43:08parce qu'elles ont peur
00:43:08qu'ils recommencent
00:43:10et qu'ils puissent
00:43:11commettre des actes
00:43:12sur d'autres femmes
00:43:13donc en fait c'est terrifiant
00:43:14donc c'est comment
00:43:15on les accompagne
00:43:15et comment on s'assure
00:43:16qu'il ne soit plus
00:43:17un danger
00:43:18pour la société
00:43:19regardez ce sujet
00:43:20qu'on a évoqué
00:43:20de cet homme
00:43:21ce pédophile condamné
00:43:22qui a été piégé
00:43:24sur les réseaux
00:43:25sur les réseaux
00:43:26cette vidéo
00:43:27est absolument terrifiante
00:43:28il a été condamné
00:43:30condamné à des soins
00:43:32et malgré tout
00:43:33il continue à agir
00:43:34oui
00:43:35ou cet homme
00:43:36qui vient d'être
00:43:36de nouveau interpellé
00:43:38parce qu'il l'aurait
00:43:40violé
00:43:41et abusé sexuellement
00:43:43d'enfants
00:43:44d'une dix-huitaine
00:43:46de cas
00:43:46apparemment
00:43:47alors qu'en fait
00:43:48il avait déjà été condamné
00:43:51libéré
00:43:51en 2025
00:43:52et puis en fait
00:43:53on se rend compte
00:43:54qu'il a été
00:43:55baby-sitter
00:43:56c'est hallucinant
00:43:57il n'y a rien qui va
00:43:59on va se retrouver
00:44:00dans un instant
00:44:01on va parler
00:44:02de fraude
00:44:05à la sécu
00:44:05puis on voit d'ailleurs
00:44:06que la cour des comptes
00:44:07moi j'ai trouvé ça
00:44:08vertigineux aussi
00:44:09ce matin
00:44:10la cour des comptes
00:44:10qui nous apprend
00:44:11il y a plein de fraudes
00:44:12à la sécurité sociale
00:44:13visiblement
00:44:14on ne sait pas très bien
00:44:15comment régler
00:44:16tous ces problèmes
00:44:17mais là ça se concerne
00:44:18Radio France
00:44:19à tout de suite
00:44:19alors Anthony Martin Smith
00:44:22vous vouliez
00:44:23voilà
00:44:24vous vouliez
00:44:24évoquer
00:44:25une fraude
00:44:27à l'assurance maladie
00:44:29dans le service public
00:44:30comme c'est étonnant
00:44:31alors révélé
00:44:32par la cellule
00:44:33d'investigation
00:44:34de nos confrères
00:44:34de chez Radio France
00:44:35une fraude massive
00:44:38qui touche
00:44:40les déclarations
00:44:42d'accidents
00:44:43du travail
00:44:44et les arrêts maladie
00:44:45une fraude
00:44:46qui concernerait
00:44:473,5 millions d'euros
00:44:50rendez-vous compte
00:44:51avec un kit
00:44:53aujourd'hui
00:44:54si je vous propose
00:44:54d'avoir un kit
00:44:55clé en main
00:44:56pour pouvoir avoir
00:44:57un faux arrêt maladie
00:44:59avec une usurpation
00:45:00d'identité
00:45:00de médecin
00:45:01pour l'envoyer directement
00:45:02à la sécurité sociale
00:45:03et toucher entre 4 et 8 000 euros
00:45:05d'indemnité
00:45:06sur ce kit
00:45:08et aussi expliquer
00:45:09que les gens
00:45:10percevant le RSA
00:45:11et les auto-entrepreneurs
00:45:13sont exclus
00:45:15il suffit juste
00:45:16d'appeler un numéro
00:45:17qui est librement donné
00:45:18sur le réseau social
00:45:19Snapchat
00:45:20et vous pouvez
00:45:21donc bénéficier
00:45:23d'un arrêt maladie
00:45:24de 2 à 3 mois
00:45:25avec donc
00:45:27une indemnité
00:45:28de 4 à 8 000 euros
00:45:29et on vous propose
00:45:30de vous reverser
00:45:3160%
00:45:32sur cette somme
00:45:34perçue
00:45:35avec donc
00:45:36plus de 1200
00:45:37assurés
00:45:38en Seine-Saint-Denis
00:45:39qui auraient répondu
00:45:41favorablement
00:45:42à cette proposition
00:45:437 personnes
00:45:44ont été interpellées
00:45:45c'est insensé
00:45:47c'est effectivement
00:45:48insensé
00:45:49ça donne
00:45:50je trouve
00:45:51le vertige
00:45:52parce que
00:45:53on est quand même
00:45:54sur du denier public
00:45:56il y a des médecins
00:45:57qui ont
00:45:58vu leur identité
00:46:00professionnelle
00:46:00usurpée
00:46:01et ça pose
00:46:03évidemment
00:46:04beaucoup de questions
00:46:05sur la manière
00:46:05dont on arrive
00:46:06à sécuriser
00:46:07nos arrêts maladie
00:46:07et le contrôle
00:46:10qui peut être fait
00:46:11l'assurance maladie
00:46:12assure que désormais
00:46:13les formulaires papier
00:46:14non sécurisés
00:46:16présentés
00:46:17seront rejetés
00:46:18qu'elle met en place
00:46:18des contrôles approfondis
00:46:20en amont de paiement
00:46:21elle dit que
00:46:22les assurés
00:46:22qui profiteront
00:46:23de ces arrêts
00:46:24risquent désormais
00:46:25des pénalités financières
00:46:26pouvant aller jusqu'à
00:46:27trois fois le montant
00:46:27du préjudice
00:46:28sauf que
00:46:28souvent ils sont insolvables
00:46:30souvent ils sont
00:46:31introuvables
00:46:31et effectivement
00:46:32moi ce matin
00:46:33je suis tombé
00:46:33sur l'article
00:46:35enfin il y a plusieurs articles
00:46:36dans la presse
00:46:37sur la cour des comptes
00:46:39qui aujourd'hui
00:46:42explique
00:46:42en Saône-et-Loire
00:46:43par exemple
00:46:44je crois que
00:46:45c'est un des départements
00:46:47où il y a
00:46:48le plus
00:46:49de fraudes
00:46:50donc
00:46:50c'est le mien
00:46:51alors je suis là
00:46:53désolé
00:46:53et pourtant on y fait attention
00:46:54mais je pense
00:46:55qu'on a vraiment
00:46:55enfin là
00:46:56il y a une double justice
00:46:58c'est d'abord un scandale
00:47:00en soi
00:47:00et puis c'est une injustice
00:47:01pour les gens
00:47:02qui bossent
00:47:03et qui ne cherchent pas
00:47:04à profiter du système
00:47:05donc je pense qu'il n'y aura
00:47:06jamais assez de contrôle
00:47:07en la matière
00:47:08on a besoin
00:47:09d'être sur le contrôle
00:47:11des motivations
00:47:12exactes
00:47:13des arrêts maladie
00:47:14alors voilà
00:47:15je pense que
00:47:16ça concerne
00:47:17une infime
00:47:18minorité
00:47:19mais vraiment
00:47:20infime minorité
00:47:21d'agents
00:47:22mais en l'occurrence
00:47:23il faut absolument
00:47:23les combattre
00:47:24et aujourd'hui
00:47:25là aussi
00:47:26peut-être que c'est
00:47:27une réforme
00:47:29que le gouvernement
00:47:30pourrait envisager
00:47:30je pense qu'on a
00:47:31des progrès à faire
00:47:32en matière de contrôle
00:47:33et encore une fois
00:47:34je ne veux pas du tout
00:47:35jeter la pierre
00:47:36à ceux qui en ont
00:47:36vraiment besoin
00:47:37mais on s'interroge
00:47:38parfois
00:47:39je ne parle pas forcément
00:47:40que des collectivités
00:47:40d'ailleurs
00:47:41on s'interroge parfois
00:47:42sur le bien fondé
00:47:43de certains arrêts
00:47:44qui sont consentis
00:47:46par des médecins
00:47:47parfois peut-être
00:47:48d'une manière
00:47:49un petit peu rapide
00:47:50c'est valable aussi
00:47:51pour le privé d'ailleurs
00:47:52c'est ce que je vous dis
00:47:53c'est assez affolant
00:47:55on a l'impression
00:47:56que tout le monde
00:47:57utilise de manière abusive
00:47:58les arrêts maladie
00:47:59d'ailleurs
00:48:00la directrice générale
00:48:01adjointe de la CPM
00:48:02avait alerté
00:48:03là-dessus
00:48:03de l'assurance maladie
00:48:04elle avait dit
00:48:04que l'une des plus grosses dépenses
00:48:07c'était les arrêts maladie
00:48:08et qu'effectivement
00:48:09il constatait
00:48:10qu'il y avait des abus
00:48:11d'arrêts maladie
00:48:11donc il y a quelque chose à faire
00:48:13il y a surtout des économies
00:48:14à aller chercher
00:48:15et puis ce qui pose problème
00:48:16c'est le rapport au travail
00:48:17moi je le vois
00:48:18pour travailler dans le privé
00:48:19pour être confronté
00:48:20à des arrêts maladie
00:48:21parfois abusifs
00:48:22mais on ne peut rien faire
00:48:23et puis moi
00:48:24j'ai été entrepreneur
00:48:25très longtemps
00:48:25et je peux vous garantir
00:48:26que je n'ai pas eu
00:48:27un seul arrêt maladie
00:48:29et je me suis débrouillé
00:48:30parce que le système
00:48:31n'est pas forcément
00:48:33très confortable
00:48:35quand vous êtes entrepreneur
00:48:36artisan
00:48:37chef de petite TPE
00:48:39etc
00:48:40vous ne vous mettez jamais
00:48:41en arrêt maladie
00:48:42non
00:48:43mais c'est une question aussi
00:48:44de rapport au travail
00:48:45c'est là où il y a
00:48:46un vrai sujet de société
00:48:47rapport à l'engagement
00:48:49même je vous dirais
00:48:49alors l'engagement
00:48:50le travail
00:48:51et puis moi je le vois aussi
00:48:52avec les nouvelles générations
00:48:54et Dieu sait que je les défends
00:48:55et corps et âme
00:48:56et je pense que
00:48:58c'est très malsain de dire
00:48:59que les jeunes ne veulent plus travailler
00:49:01mais j'ai pu constater
00:49:02que notamment dans le rapport
00:49:03que j'avais avec certains
00:49:04de mes alternants
00:49:05on avait parfois des situations
00:49:07d'arrêt maladie prolongée
00:49:08longue durée
00:49:09on se demande
00:49:09mais attendez
00:49:11c'est compliqué
00:49:12si dès les premières années
00:49:13de travail
00:49:13on se met déjà en arrêt maladie
00:49:14et qu'on prend l'habitude
00:49:16d'utiliser
00:49:17et de sortir l'arrêt maladie
00:49:18comme une façon
00:49:18de ne plus travailler
00:49:19mais le sujet
00:49:21de la cour des comptes
00:49:22c'est à propos
00:49:23de la certification
00:49:24donc des comptes
00:49:25de la sécu
00:49:25sur la branche famille
00:49:27et c'est vrai
00:49:28qu'il y a
00:49:29un retraité
00:49:30sur neuf
00:49:31qui
00:49:32un salarié
00:49:33sur neuf
00:49:34qui comporte
00:49:34des erreurs
00:49:35une retraite
00:49:36de salarié sur neuf
00:49:37comporte des erreurs
00:49:38selon la cour des comptes
00:49:39et on voit aussi
00:49:40que les
00:49:41les contrôles
00:49:42ont baissé
00:49:42de 9%
00:49:43donc
00:49:44c'est la question
00:49:46parce que la tentation
00:49:47elle existera toujours
00:49:48parce que les médecins
00:49:49de connivence
00:49:50hélas se trouveront toujours
00:49:52mais la vraie question
00:49:53c'est la question du contrôle
00:49:54est-ce que
00:49:55est-ce que
00:49:55par exemple
00:49:56alors vous parlez des retraites
00:49:57là je reviens sur les arrêts maladie
00:49:58mais est-ce que
00:49:59la profession elle-même
00:50:00l'ordre des médecins
00:50:01est en capacité
00:50:02matériellement
00:50:03d'assurer le contrôle
00:50:04des médecins
00:50:05qui prodiguent
00:50:06énormément
00:50:07d'arrêts maladie
00:50:08c'est une vraie question
00:50:09est-ce que
00:50:09est-ce que ça
00:50:10c'est vraiment contrôlé
00:50:11je pense que
00:50:12on a encore des progrès
00:50:13à faire en la matière
00:50:13oui mais ils refusent
00:50:14d'être contrôlés
00:50:15parce qu'ils disent
00:50:16c'est ma décision de médecin
00:50:18c'est ma décision
00:50:18vous n'avez pas à me dire
00:50:20moi médecin
00:50:22c'est comme si je dois dire
00:50:23qu'un client
00:50:24il faut aller voir un tel
00:50:24parce qu'il a une maladie facile
00:50:26là il y a quand même une question
00:50:28et puis comment prouver
00:50:29les arrêts maladie
00:50:29je ne gêne pas l'opprobre
00:50:31sur tous les médecins
00:50:32la loi s'en faut
00:50:32là aussi
00:50:33c'est vraiment des quelques cas
00:50:34mais c'est des cas qui font mal
00:50:35que la sécurité sociale
00:50:38n'a pas fait des études
00:50:39pour faire des diagnostics
00:50:40pour moi médecin
00:50:41je pense que c'est à l'heure
00:50:43ce qui était pointé
00:50:45par cette enquête
00:50:46c'est qu'il y avait carrément
00:50:47des kits clés en main
00:50:48qu'on vous mettait à disposition
00:50:49sur un réseau social
00:50:51ça paraît invraisemblable
00:50:52qu'il n'y ait pas un contrôle
00:50:53et où c'est ouvertement
00:50:54une invitation à frauder
00:50:55le système de sécurité sociale
00:50:57et où on vous propose
00:50:58de gagner entre 4 et 8000 euros
00:51:01et ça ça ne correspond
00:51:02qu'à 60%
00:51:03de ce qui est réellement perçu
00:51:05dans les indemnités
00:51:07donc ça c'est vraiment un trafic
00:51:08et 3,5 millions d'euros
00:51:10c'est quand même
00:51:11pas une goutte d'eau
00:51:12bah non c'est pas une goutte d'eau
00:51:13c'est important
00:51:14et encore une fois
00:51:16enfin je repose
00:51:17la question plus large
00:51:18de la Cour des Comptes
00:51:19qui pointe
00:51:20tous les dysfonctionnements
00:51:23et visiblement
00:51:24qui n'est jamais
00:51:24vraiment suivi des faits
00:51:25est-ce que la Cour des Comptes
00:51:27est réellement suivie des faits
00:51:28dans tous ces sujets
00:51:30dans tous ces rapports
00:51:31c'est à se demander
00:51:33ils ont mal
00:51:33et je le regrette
00:51:35en fait
00:51:35ce sont des magistrats
00:51:36mais ils n'ont même pas
00:51:37le pouvoir
00:51:38de pouvoir
00:51:42imposer
00:51:42des sanctions
00:51:43coercitives
00:51:44que ce soit
00:51:46à l'encontre
00:51:46du gouvernement
00:51:47que ce soit
00:51:48à l'encontre
00:51:48des organisations
00:51:50même non gouvernementales
00:51:52qui sont auditées
00:51:54ça ne se suit jamais
00:51:55des faits
00:51:56la Cour des Comptes
00:51:58ce sont des magistrats
00:51:59sans pouvoir
00:52:00c'est triste
00:52:01un auditeur
00:52:02me disait
00:52:03qu'en Thaïlande
00:52:05il y a un très grand
00:52:06nombre de français
00:52:07qui vivent là-bas
00:52:08et qui vivent
00:52:09de façon frauduleuse
00:52:10c'est-à-dire
00:52:11qui déclarent
00:52:12vivre en France
00:52:12qui touchent
00:52:13les indemnités
00:52:16de chômage
00:52:17et autres
00:52:17donc il y a
00:52:18tout un tas
00:52:19de types d'arnaques
00:52:20et quand on dit
00:52:21qu'on n'a plus d'argent
00:52:22et qu'on cherche
00:52:22de l'argent
00:52:23on peut se demander
00:52:24pourquoi on ne va pas
00:52:25chercher sur les fraudes
00:52:27la fraude sociale
00:52:28c'est colossal
00:52:30ça me fait penser
00:52:32à aujourd'hui
00:52:33on fraude sur la sécurité sociale
00:52:34mais à l'époque
00:52:35il n'y a pas si longtemps
00:52:36que ça
00:52:36c'était sur les CPF
00:52:37c'était le même procédé
00:52:39les comptes professionnels
00:52:40de formation
00:52:41ils arrivent toujours
00:52:41à essayer de trouver
00:52:42les comptes professionnels
00:52:43de formation
00:52:43ils arrivent toujours
00:52:44à trouver un moyen
00:52:46de frauder
00:52:47de récupérer de l'argent
00:52:4923 000 fraudeurs français
00:52:51en Thaïlande
00:52:5139 000 français
00:52:52selon les dernières estimations
00:52:53vivra en Thaïlande
00:52:5416 000 seulement
00:52:55sont connus de l'ambassade
00:52:56etc.
00:52:58et la seule raison
00:52:59l'état français
00:53:00est généreux par nature
00:53:01et son refus de voir
00:53:03c'est ce que me dit
00:53:04cet auditeur
00:53:06Valérie
00:53:06évidemment qu'il faut
00:53:07qu'il faut qu'on condamne
00:53:08les fraudeurs
00:53:09mais il ne faut pas
00:53:10non plus tomber
00:53:11dans cette espèce
00:53:12de biais cognitif
00:53:13à penser que
00:53:13tous ceux qui sont
00:53:14sur la solidarité nationale
00:53:17seraient des fraudeurs
00:53:18c'est ce que du coup
00:53:19on lance la suspicion
00:53:20sur tout le monde
00:53:21et on le fait
00:53:22sans distinction aucune
00:53:23et ceux qui ont réellement
00:53:24besoin de la solidarité
00:53:26peuvent même plus
00:53:27en bénéficier
00:53:27parce qu'on met
00:53:28une suspicion permanente
00:53:31mais vous avez totalement raison
00:53:32mais c'est justement
00:53:33parce que des personnes
00:53:34en ont réellement besoin
00:53:35il faut être impitoyable
00:53:36pour ceux qui en abusent
00:53:37parce que la solidarité
00:53:39elle est absolument nécessaire
00:53:40dans notre pays
00:53:40et effectivement
00:53:41ne prenons pas
00:53:42ce prétexte
00:53:43pour condamner tout le monde
00:53:44parce que je peux vous garantir
00:53:45pour le voir sur le terrain
00:53:47notamment dans les communes
00:53:48dans nos centres communaux
00:53:49d'action sociale
00:53:50qu'on a des situations
00:53:51qui nécessitent un accompagnement
00:53:52donc là
00:53:53il faut être heureux et fier
00:53:54de pouvoir continuer
00:53:55à accompagner les personnes
00:53:56qui ont besoin
00:53:56mais du coup
00:53:57être sans pitié
00:53:58pour ceux qui abusent du système
00:53:59parce que ça
00:54:00c'est absolument intolérant
00:54:01comment on fait ?
00:54:02on augmente les contrôles
00:54:04pareil
00:54:04une évitrice me dit
00:54:06on contrôle bien
00:54:07les fleuristes
00:54:07le 1er mai
00:54:09on n'a qu'à aller
00:54:10contrôler
00:54:10c'est plus compliqué quand même
00:54:11oui c'est un peu plus compliqué
00:54:13que ça
00:54:13on va se retrouver
00:54:14dans un instant
00:54:15vous voulez revenir
00:54:15sur le film
00:54:16l'abandon
00:54:16qui est sorti
00:54:17c'est important d'en parler
00:54:19c'est surtout les réactions
00:54:23effectivement
00:54:23en particulier
00:54:24celles de Libération
00:54:25et du Huffington Post
00:54:27par exemple
00:54:28voilà
00:54:28à tout de suite
00:54:30Sud Radio
00:54:31le 10h midi
00:54:32mettez-vous d'accord
00:54:34Valérie Expert
00:54:35alors on est de retour avec vous
00:54:37on a évoqué hier
00:54:38puisque c'était la sortie du film
00:54:40l'abandon
00:54:40film
00:54:41qui raconte
00:54:43qui raconte
00:54:44l'histoire de Samuel Paty
00:54:46la façon dont il a été
00:54:47abandonné
00:54:48par tous
00:54:49la façon dont les choses
00:54:50se sont mises en place
00:54:52imbriquées
00:54:53c'est un film
00:54:53très fort
00:54:54moi je ne l'ai pas vu
00:54:55mais
00:54:55tous ceux qui l'ont vu
00:54:58témoignent
00:54:58d'un film
00:54:59important
00:54:59d'un film
00:55:00qui dit les choses
00:55:01alors c'est pas tant
00:55:03parce que nous
00:55:03on a posé la question
00:55:04qu'est-ce qui a changé
00:55:04dans l'enseignement
00:55:05etc
00:55:05la réponse
00:55:07c'est pas grand chose
00:55:08finalement
00:55:09mais c'est plus
00:55:10les réactions
00:55:11qu'il y a eu
00:55:12après
00:55:13après la sortie
00:55:14de ce film
00:55:15moi je l'ai vu
00:55:16je l'ai vu hier
00:55:17je n'étais pas à Cannes
00:55:17je l'ai vu hier
00:55:19puisqu'il est sorti hier
00:55:19dans toutes les salles
00:55:20et je l'ai vu avec des amis
00:55:21dont certains étaient d'ailleurs
00:55:22très proches du dossier
00:55:23notamment en matière de défense
00:55:25de la famille
00:55:27d'abord c'est un très bon film
00:55:29moi j'incite absolument
00:55:30tout le monde
00:55:31à aller voir l'abandon
00:55:32les personnages sont
00:55:36extrêmement bien
00:55:36campés
00:55:37dans l'effondrement psychologique
00:55:40cette affaire
00:55:40puisque le film raconte
00:55:42les onze derniers jours
00:55:43de Samuel Paty
00:55:44donc le début de l'affaire
00:55:46le cours
00:55:47qui a été sujet
00:55:47à dénonciations calomnieuses
00:55:49sur les réseaux
00:55:50et puis l'arrivée
00:55:52hélas
00:55:52du tueur
00:55:54qui va exécuter
00:55:55au nom d'un islam
00:55:58qui était sa conception
00:55:59le professeur
00:56:01ce film dit beaucoup de choses
00:56:03et en fait
00:56:03je voulais effectivement
00:56:04Valérie intervenir
00:56:05à votre micro
00:56:06sur ce sujet là
00:56:07il dit beaucoup de choses
00:56:08d'abord en termes de réflexion
00:56:09parce qu'on en sort
00:56:10totalement ébranlé
00:56:12sur la solidité
00:56:14ou plutôt l'absence
00:56:14de solidité
00:56:15du système français
00:56:17et de l'état français
00:56:18qui est censé protéger
00:56:20d'abord ses serviteurs
00:56:21notamment les fonctionnaires
00:56:22qui donnent l'éducation
00:56:24à nos enfants
00:56:25il pose des questions
00:56:26très fort
00:56:27sur la façon
00:56:29dont certains se protègent
00:56:30en réalité
00:56:31y compris d'ailleurs
00:56:32certains professeurs
00:56:33collègues de Samuel Paty
00:56:34qui en classe
00:56:35ont pu dénoncer
00:56:36son comportement
00:56:37pour essayer
00:56:37de se protéger eux-mêmes
00:56:38une espèce
00:56:39de reproche
00:56:42qui aurait pu leur être
00:56:43adressé
00:56:43d'islamophobie
00:56:44donc il dit
00:56:45beaucoup de choses
00:56:46sur l'islamosphère
00:56:49c'est-à-dire
00:56:49comment est-ce que finalement
00:56:50à partir d'un père
00:56:52qui va sur les réseaux
00:56:53lancer une condamnation
00:56:55de ce professeur
00:56:55d'autres vont réagir
00:56:57et notamment
00:56:58dans les milieux
00:56:59salafistes
00:56:59islamistes français
00:57:00et puis
00:57:01vous avez raison
00:57:02et c'est là-dessus
00:57:03je voulais venir aussi
00:57:04il dit beaucoup de choses
00:57:05de notre lecture
00:57:06aujourd'hui
00:57:07plusieurs années après
00:57:09sur les leçons
00:57:10de ce phénomène
00:57:11parce que ce film
00:57:11finalement tire
00:57:13alors il y a eu
00:57:14des débats
00:57:14il y a eu le procès
00:57:15il y aura un procès
00:57:16en cassation
00:57:17puisque l'islamiste
00:57:18qui a été condamné
00:57:19il y a très peu de temps
00:57:20en appel
00:57:21à 15 ans
00:57:22de réclusion
00:57:23a décidé
00:57:24de se pourvoir
00:57:25en cassation
00:57:25donc il y a des épisodes
00:57:26judiciaires
00:57:27mais il y a aussi
00:57:27des épisodes
00:57:28de réflexion politique
00:57:29et ce film
00:57:30pose une réflexion politique
00:57:31et moi j'ai été
00:57:32très intéressé
00:57:33de voir la réaction
00:57:34de la presse
00:57:35d'une certaine presse
00:57:36face à ce film
00:57:37parce que finalement
00:57:38le film il est
00:57:38assez peu attaquable
00:57:39et même cette presse
00:57:40vous savez la presse
00:57:42qui nous donne toujours
00:57:42des leçons de morale
00:57:43je pense à Libé
00:57:45évidemment
00:57:45le grand pourvoyeur
00:57:47de la morale universelle
00:57:48en France
00:57:48depuis tant et tant
00:57:49de décennies
00:57:50et je pense au
00:57:51Wifin Tong Post
00:57:51vous l'avez dit aussi
00:57:52tout à l'heure
00:57:53qui est dans la même veine
00:57:54et qui sont très très ennuyés
00:57:57les journalistes
00:57:57qui ont produit
00:57:59des chroniques
00:57:59sur ce film
00:58:00sont obligés
00:58:01de reconnaître
00:58:01que c'est un bon film
00:58:02et que les faits
00:58:03sont relatés
00:58:04d'une manière
00:58:05qui semble très très proche
00:58:06du dossier
00:58:07tel qu'il a pu être exposé
00:58:08dans les procès
00:58:09mais malgré tout
00:58:10juste d'un point de vue
00:58:11journalistique
00:58:12quand vous titrez
00:58:13l'abandon sur la mort
00:58:14de Samuel Paty
00:58:15nous a gênés
00:58:16et pas pour le scénario
00:58:17alors justement
00:58:18j'y viens
00:58:19je vais vous faire
00:58:19deux courtes citations
00:58:21pour vous montrer
00:58:21comment la presse de gauche
00:58:23arrive quand même
00:58:24à critiquer
00:58:25un film
00:58:25dont elle reconnaît
00:58:27par ailleurs
00:58:27que c'est un bon film
00:58:29Libé
00:58:29ou commençons par le Wif
00:58:31d'ailleurs le Fintog nous dit
00:58:32c'est une forme
00:58:33d'opportunisme
00:58:33et de sensationnalisme
00:58:35embarrassant
00:58:36dans cette mise en image express
00:58:37puisqu'il trouve
00:58:38que le film vient trop tôt
00:58:39des dernières heures
00:58:40de Samuel Paty
00:58:41ça fait six ans
00:58:41qu'il a été condamné
00:58:42oui ça fait six ans
00:58:43c'est donc un malaise profond
00:58:44qui nous habite
00:58:45une fois la projection
00:58:46du film achevé
00:58:47pas à cause de son contenu
00:58:48mais de tout ce qui l'entoure
00:58:49et alors quand on gratte
00:58:50un peu l'article
00:58:50on se rend compte
00:58:51que ce qui gêne énormément
00:58:53c'est en réalité
00:58:54le livre qui a servi
00:58:55à faire le film
00:58:56c'est le livre
00:58:57de Stéphane Simon
00:58:59Est-ce que vous avez déjà vu
00:59:00quand on parle d'un film
00:59:02faire 10 lignes
00:59:03sur le producteur
00:59:04Stéphane Simon
00:59:04connu pour son travail
00:59:06avec Thierry Hardisson
00:59:07pour avoir lancé la télé
00:59:08avec Michel Onfray
00:59:09aujourd'hui chroniqueur
00:59:10sur CNews
00:59:11sa société s'est également
00:59:12démarquée en travaillant
00:59:13pour Marine Le Pen
00:59:14et Valérie Pécresse
00:59:15donc le Huff trouve
00:59:16qu'effectivement
00:59:17le film est bon
00:59:18sauf Stéphane Simon
00:59:19alors il se trouve
00:59:20que je le défendrai volontiers
00:59:21parce que c'est un ami
00:59:22c'est quelqu'un
00:59:23qui a un talent extraordinaire
00:59:24et c'est quelqu'un
00:59:25surtout qui a fait
00:59:26un très bon livre
00:59:27documenté sur l'affaire
00:59:28je rappelle que
00:59:29le film a également
00:59:31été
00:59:32j'allais dire
00:59:32co-écrit
00:59:33en tout cas
00:59:34supervisé
00:59:34par la sœur
00:59:35de Samuel Paty
00:59:36la sœur de Samuel
00:59:37et donc à cet endroit là
00:59:38je pense que personne
00:59:39ne peut reprocher
00:59:40à ce film
00:59:41de ne pas dire la vérité
00:59:41mais ce qui gêne
00:59:42effectivement le Huff
00:59:43c'est que ça soit
00:59:44Stéphane Simon
00:59:44et alors Libé
00:59:45évidemment enchaîne
00:59:46ou plutôt précède
00:59:47parce que l'article
00:59:48venait un peu avant
00:59:48hier
00:59:49Libé dit
00:59:50le film prend le risque
00:59:51tenez-vous bien
00:59:52de déclencher
00:59:54toutes sortes de récupérations
00:59:55seculièrement à droite
00:59:56et à l'extrême droite
00:59:57prompte à brandir
00:59:58la menace
00:59:59du séparatisme identitaire
01:00:01dès lors qu'il réexpose
01:00:02sous une forme paroxysmique
01:00:04les incompréhensions théoriques
01:00:05autour de la question
01:00:06du blasphème
01:00:06et des impératifs
01:00:07de la laïcité
01:00:08donc en gros
01:00:08notre bonne gauche
01:00:09trouve que ce film
01:00:11est trop vrai
01:00:11et donc ça la gêne
01:00:12parce que derrière
01:00:13on va pouvoir en tirer
01:00:14quelques conclusions
01:00:15et bien moi j'incite
01:00:16tous les citoyens
01:00:17qui nous écoutent
01:00:17à aller voir ce film
01:00:18parce qu'encore une fois
01:00:19même si hélas
01:00:20on connaît l'issue
01:00:21on la connaît
01:00:22elle est écrite
01:00:22je vous assure que
01:00:24sur le plan cinématographique
01:00:25les choses sont bien faites
01:00:26avec beaucoup de décence
01:00:27et beaucoup d'introspection
01:00:29et qu'on est pris vraiment
01:00:30par ce qui se passe
01:00:31et derrière
01:00:32ça nous questionne
01:00:33comme citoyens
01:00:33dans quel pays vivons-nous
01:00:35où l'on peut décider
01:00:37de la mort de quelqu'un
01:00:38d'abord sur les réseaux sociaux
01:00:39avant
01:00:39puisqu'avant d'avoir été exécuté
01:00:41il a été assassiné
01:00:43par voie de Facebook
01:00:44et ensuite réellement
01:00:46par ceux qui vont passer à l'acte
01:00:48et notre pays
01:00:48est d'une extrême fragilité
01:00:50aujourd'hui
01:00:50hélas
01:00:51la question
01:00:52que pose la mort de Samuel Paty
01:00:53n'a pas été réglée
01:00:54car les mesures
01:00:55qui peuvent demain
01:00:56empêcher quelqu'un
01:00:57de rééditer cela
01:00:58face à un professeur
01:00:59qui fait juste son travail
01:01:01et qui n'a rien fait de plus
01:01:02que son travail
01:01:03ces questions ne sont pas réglées
01:01:04donc c'est vraiment
01:01:05un film à l'évoire
01:01:05je suis d'accord
01:01:06j'ai été très choquée
01:01:07par ces articles
01:01:08je ne sais pas
01:01:08juste une précision
01:01:10Stéphane Simon était hier
01:01:11dans la matinale
01:01:13vous pouvez réécouter
01:01:13le podcast
01:01:15et il viendra parler du film
01:01:16chez Jean-Marie Bordry
01:01:18dans le choc des idées
01:01:19dimanche entre 11h et midi
01:01:20sur Sud Radio
01:01:21Stéphane Simon
01:01:22qui est présent
01:01:22tous les dimanches
01:01:23avec Jean-Marie Bordry
01:01:25sur Sud Radio
01:01:26effectivement
01:01:26cette espèce de dénigrement
01:01:29de sa personne
01:01:30c'est impossible
01:01:31pour essayer de tuer le film
01:01:32mais vous voyez
01:01:33c'est quand même
01:01:33des journalistes
01:01:34qui le font
01:01:34ce qui m'inquiète quand même
01:01:35où est la déontologie
01:01:37au bout d'un moment
01:01:38je n'ai pas vu le film
01:01:40en revanche
01:01:41je trouve que c'est très louable
01:01:42de retracer ces derniers jours
01:01:43parce que moi
01:01:44je l'ai découvert
01:01:45au travers d'une pièce
01:01:49qui s'est inspirée
01:01:51du livre d'Emily Fresh
01:01:52qui a écrit
01:01:53sur les derniers jours
01:01:54de la mort
01:01:55de Samuel Paty
01:01:56et donc
01:01:57ils ont organisé
01:01:58sur 4 jours
01:01:58une pièce
01:01:59où Jérôme Gage
01:02:00jouait dedans
01:02:01c'était très intéressant
01:02:02donc du coup
01:02:02il incarne une gauche
01:02:03qui défend la laïcité
01:02:04qui défend justement
01:02:05ces questions-là
01:02:06donc tout n'est pas perdu
01:02:07non plus
01:02:08et je pense que
01:02:09c'est d'utilité publique
01:02:11de retracer
01:02:12finalement ces derniers jours-là
01:02:14donc en dehors de la polémique
01:02:15autour du producteur
01:02:17de la légitimité
01:02:18au nom du film
01:02:19je pense que c'est
01:02:20d'utilité publique
01:02:21que de savoir
01:02:21ce qui s'est passé
01:02:22les derniers jours
01:02:23de la mort de Samuel Paty
01:02:24parce que ça pose
01:02:24des questions à la fois
01:02:25morales
01:02:25sur l'attitude des collègues
01:02:27sur l'attitude de la directrice
01:02:28qui finalement
01:02:28à la fin
01:02:29sous la pression
01:02:31des autres professeurs
01:02:32commence à changer d'avis
01:02:33moi ce qui m'a frappé
01:02:34dans cette histoire-là
01:02:35c'est que la directrice
01:02:37lui dit
01:02:38le vendredi soir
01:02:38il faut que tu ailles lundi
01:02:39au commissariat
01:02:40porter plainte
01:02:41pour qu'on puisse mettre
01:02:42à disposition
01:02:42un dispositif de sécurité
01:02:44mais pourquoi attendre
01:02:45le lundi
01:02:46et pas y aller
01:02:46le vendredi soir
01:02:47ou le samedi matin
01:02:48le film fait à part
01:02:48la part des choses
01:02:49et finalement
01:02:49la principale
01:02:51est plutôt
01:02:52malgré tout
01:02:54au milieu d'injonctions
01:02:55totalement contradictoires
01:02:56reste quand même
01:02:58une de celles
01:02:59qui ne lâche pas
01:03:00Samuel Paty
01:03:01mais elle est confrontée
01:03:02et c'est là
01:03:03que le film
01:03:03nous questionne aussi
01:03:04sur sans doute
01:03:06une carence
01:03:07de l'appareil d'état
01:03:07qui n'a pas pris
01:03:08assez au sérieux
01:03:09la menace
01:03:10qui existait
01:03:11le film l'état
01:03:12c'est la thèse du film
01:03:14je pense que c'est assez vrai
01:03:15de la réalité
01:03:15et puis de rappeler
01:03:16ce que rappelait
01:03:16Alexandre Spiner hier
01:03:17c'est qu'il a été assassiné
01:03:19par un homme
01:03:21par un islamiste
01:03:23déterminé
01:03:23et effectivement
01:03:24on peut trouver
01:03:25des responsabilités
01:03:26à droite
01:03:27à gauche
01:03:27etc
01:03:28sauf que c'est un homme
01:03:30animé par
01:03:31cet islam radical
01:03:32qu'il a
01:03:33qu'on avait déjà
01:03:34dans les radars
01:03:35même si évidemment
01:03:36la réponse qu'on va nous faire
01:03:37c'est
01:03:38nous ne pouvons pas
01:03:39matériellement
01:03:39arrêter toutes les personnes
01:03:40qui sur les réseaux
01:03:41ont montré un appétit
01:03:43pour la république islamique
01:03:44en particulier
01:03:45ou l'état islamique
01:03:46mais c'est une vraie difficulté
01:03:47aujourd'hui
01:03:48et sans doute
01:03:49que le filet
01:03:51le tamis
01:03:52n'était pas assez serré
01:03:53pour arriver à repérer
01:03:54cette personne là
01:03:56qui est passée à l'acte
01:03:57Anthony Martin Smith
01:03:58je ne crois pas
01:03:58que ce soit uniquement
01:03:59une question
01:04:00de l'islam radical
01:04:01si on prend le sujet
01:04:03au niveau de la société
01:04:05je ne parle pas
01:04:05spécifiquement
01:04:06de ce film là
01:04:07j'élargi un peu le débat
01:04:08notamment quand on prend
01:04:10cette intrusion
01:04:11dans un collège
01:04:12à Toulouse
01:04:13avec cette maman
01:04:14ces filles
01:04:15qui sont entrées
01:04:15avec des couteaux de boucher
01:04:17des feuilles de boucher
01:04:18pour invectiver
01:04:20une surveillante
01:04:22et des élèves
01:04:25ça crie
01:04:26si vous voulez
01:04:27d'un état profond
01:04:28de notre société
01:04:29qui est mal en point
01:04:30et où la violence
01:04:32vient complètement
01:04:33supplanter les mots
01:04:34et où on n'arrive même plus
01:04:36à s'entendre
01:04:37et on n'arrive même plus
01:04:38à aller
01:04:40avant même
01:04:40que la violence
01:04:41ne s'empare
01:04:42des gens
01:04:43et de la haine
01:04:44quelle que soit
01:04:44l'idéologie
01:04:45qu'il y a derrière
01:04:46je suis d'accord
01:04:47avec vous
01:04:48sur la montée
01:04:48de la violence
01:04:49d'une façon
01:04:49comme fait sociale
01:04:50dans toutes les accessions
01:04:52du terme
01:04:52mais je mettrais quand même
01:04:53une grosse nuance
01:04:54en ce qui me concerne
01:04:55là le tueur
01:04:56est dans une démarche
01:04:58politico-religieuse
01:04:59tout à fait
01:04:59ça je le dénigre pas
01:05:00et c'est pas réductible
01:05:01ah effectivement
01:05:02parce que là
01:05:03je peux vous dire aussi
01:05:04comme maire
01:05:04on voit à quel point
01:05:05les couteaux sortent
01:05:06très rapidement
01:05:06nous sommes obligés
01:05:07avec l'éducation nationale
01:05:09de faire des opérations
01:05:10anti-armes blanches
01:05:11à l'entrée
01:05:12des lycées
01:05:13et des collèges
01:05:14c'est quand même fou
01:05:14d'en arriver là
01:05:15mais là on a une spécificité
01:05:16politico-religieuse
01:05:17qui n'est pas réductible
01:05:18aux phénomènes de société
01:05:20moi je ne parlais pas
01:05:20spécifiquement du film
01:05:21mais encore moins du cas
01:05:22Samuel Paty
01:05:23maintenant
01:05:23si je parle
01:05:25particulièrement
01:05:26de ce cas là
01:05:27déjà j'ai du mal
01:05:28moi
01:05:29à être critique
01:05:30d'une oeuvre
01:05:30parce que ça reste
01:05:31une oeuvre
01:05:32cinématographique
01:05:33une adaptation
01:05:33d'une histoire
01:05:35quand bien même
01:05:36elle s'imprègne
01:05:37totalement du réel
01:05:38je ne l'ai pas vu
01:05:38donc je ne peux pas
01:05:39m'exprimer
01:05:40j'ai eu aussi du mal
01:05:41moi avec
01:05:42les médias d'opinion
01:05:43tels qu'on vient
01:05:44de les citer
01:05:45qui font davantage
01:05:48qui aiment
01:05:49s'étendre
01:05:50et s'épendre
01:05:51sur
01:05:51s'épancher
01:05:51sur leurs idéologies
01:05:53bien plus que sur
01:05:54leur métier de journalisme
01:05:55voilà tout est dit
01:05:56c'est pas ma vision
01:05:57bon bah écoutez
01:05:59ce sera
01:05:59le mot de la fin
01:06:01la famille
01:06:01je réponds à un auditeur
01:06:02la famille était évidemment
01:06:03partie prenante
01:06:05dans le film
01:06:05la soeur
01:06:06Michaela Paty
01:06:06a participé
01:06:08au scénario
01:06:09donc la famille
01:06:10était tout à fait
01:06:11tout à fait au courant
01:06:12bien sûr
01:06:13il est vraiment inspiré
01:06:14de faits réels
01:06:14des dossiers
01:06:15absolument
01:06:15merci à vous
01:06:17Perico
01:06:17lesquels vient d'arriver
01:06:18bonjour
01:06:20c'est bien d'être là
01:06:21le jour de l'ascension
01:06:22oui absolument
01:06:23on garde les pieds sur terre
01:06:24on ne monte pas au ciel
01:06:25absolument
01:06:25on est bien là
01:06:26alors de quoi allez-vous
01:06:28parler aujourd'hui
01:06:29et bien on va s'étonner
01:06:30que la France n'arrive pas
01:06:31à endiguer les milliards
01:06:33de fraudes sociales
01:06:34on l'a évoqué
01:06:35je sais bien
01:06:37c'est quand même notre argent
01:06:38là ça va être que des séries
01:06:40de sujets
01:06:41où le fric des français
01:06:42ou des européens
01:06:42par
01:06:43voilà
01:06:44donc j'aurais
01:06:45Charles Prince
01:06:45vous vous souvenez
01:06:47il n'y a pas que des sauvageons
01:06:49en France
01:06:49deux frères
01:06:50se sont endettés
01:06:52pour reconstruire
01:06:53une belle demeure
01:06:54en or et noire
01:06:55qui a brûlé
01:06:55il se sont
01:06:56il faut des belles histoires
01:06:57on envoie un message
01:06:58c'est un petit cadeau de Noël
01:06:59puisque c'est l'ascension
01:07:02c'est dur d'être réac
01:07:03quand on a une fille
01:07:05gauchiste
01:07:06vous avez compris
01:07:07que je reçois Robert Ménard
01:07:08dont l'avoc a été là ce matin
01:07:09pour expliquer
01:07:10et comme je suis
01:07:11confronté au même problème
01:07:12on va faire le club
01:07:13des vieux cons
01:07:13qui essaie de
01:07:15sauver nos enfants
01:07:15qu'on aime
01:07:16à l'époque
01:07:18je prenais des claques
01:07:18moi quand j'étais
01:07:19en divergence
01:07:20avec mes parents
01:07:22et puis on va parler
01:07:23un petit peu
01:07:23de ces milliards
01:07:26de l'euro
01:07:26qui via la PAC
01:07:27vont au Qatar
01:07:27qui ont des propriétés
01:07:30agricoles en Europe
01:07:31à un moment
01:07:31c'était le prince de Monaco
01:07:32qui était le premier
01:07:33contribuable
01:07:33il avait des propriétés
01:07:34dans l'Aisne
01:07:35et là le contribueur
01:07:36le SMICAR européen
01:07:37qui paye ses impôts
01:07:38est content d'enrichir
01:07:38la famille royale du Qatar
01:07:39et c'est formidable
01:07:41c'est la mondiale
01:07:43donc dans le golfe
01:07:45à Orbus
01:07:45il ne se passait rien
01:07:46on attend
01:07:47on attend
01:07:47voilà pour cette ascension
01:07:49merci Perico
01:07:50très bonne journée
01:07:52à vous
01:07:52très bonne émission
01:07:53et merci à tous les quatre
01:07:55pour ce débat
01:07:56nous on se retrouve demain
01:07:57bonne journée
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