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  • il y a 2 jours
Il faut arrêter l’hypocrisie.

Dès qu’on parle du Cambodge, certains médias veulent faire croire que tout le mal de la région vient de là. Comme si le Cambodge était devenu, à lui seul, le visage de toutes les dérives en Asie du Sud-Est. Franchement, c’est trop facile.

Oui, il y a des tensions à la frontière avec la Thaïlande. Oui, il y a eu des affrontements, des morts, des civils déplacés, et une vraie inquiétude sur le terrain. Personne ne nie la gravité de la situation. Mais ce qu’il faut refuser, c’est le récit simpliste qui consiste à pointer du doigt un seul pays tout en fermant les yeux sur tout le reste.

Parlons des escroqueries en ligne.

Non, les escrocs ne sont pas tous cambodgiens.
Non, ces réseaux ne sont pas uniquement cambodgiens.
Et non, ce problème ne commence pas là et ne s’arrête pas au Cambodge.

Ces réseaux sont transnationaux. Ils impliquent des criminels de plusieurs pays, des mafias organisées, des filières de traite humaine, des victimes piégées par de fausses promesses d’emploi, puis enfermées, menacées et forcées à arnaquer d’autres personnes. C’est ça, la réalité.

Dans ces centres, on retrouve des Chinois, des Sud-Coréens, des Sri-Lankais, et bien d’autres nationalités encore. Des milliers d’étrangers ont déjà été identifiés dans ces affaires. Donc il faut arrêter avec cette narration paresseuse qui consiste à coller toute l’étiquette sur le dos du Cambodge.

Et soyons clairs : derrière ces opérations, on parle depuis longtemps de réseaux criminels structurés, souvent liés à des mafias chinoises. Alors venir salir le Cambodge tout en oubliant la dimension internationale du problème, ce n’est pas du journalisme rigoureux, c’est du raccourci.

Maintenant, parlons aussi de ce que beaucoup n’osent pas dire. D’accord ?

La Thaïlande regarde l’évolution du Cambodge avec attention. Pourquoi ? Parce que pendant que la Thaïlande affronte un ralentissement économique, des blocages structurels et une croissance affaiblie, le Cambodge, lui, continue d’avancer. Et ça, dans la région, ce n’est pas anodin.

Quand un voisin progresse, attire des investissements et devient plus visible, il dérange. Alors oui, il faut se demander si derrière certaines critiques, certaines pressions et certains récits, il n’y a pas aussi une peur très concrète : celle de voir le Cambodge prendre une place de plus en plus importante.

Il faut regarder les choses en face : ce dossier n’est pas seulement sécuritaire. Il est aussi politique, économique, médiatique et stratégique.

Donc non, le Cambodge ne doit pas servir de bouc émissaire.
Non, les escroqueries en ligne ne sont pas le produit d’une seule nationalité.
Et non, on ne peut pas analyser cette crise avec des œillères.

La vérité dérange peut-être, mais elle est là : le problème est régional, les réseaux sont internationaux, et les intérêts en jeu sont bien plus grands que ce qu’on veut nous faire croire.

Merci de m’avoir suivie.
Et si vous voulez qu’on continue de parler, on se ret

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Transcription
00:04Hello everyone, we need to stop the hypocrisy.
00:08As soon as Cambodia is mentioned, some media outlets try to make people believe that all the region's problems stem from...
00:15there.
00:15As if Cambodia alone had become the face of all the excesses in Southeast Asia.
00:22Frankly, it's too easy.
00:24Yes, there are tensions at the border with Thailand.
00:28Yes, there have been clashes, deaths, displaced civilians and real concern on the ground.
00:35No one denies the seriousness of the situation.
00:38But what we must reject is the simplistic narrative that consists of pointing the finger at a single country
00:44while turning a blind eye to everything else.
00:47Let's talk about online scams.
00:49No, not all scammers are Cambodian.
00:52No, these networks are not exclusively Cambodian.
00:55And no, this problem does not begin there and does not end in Cambodia.
01:00These networks are transnational.
01:03They involve criminals from several countries, organized mafias, and human trafficking networks.
01:10victims trapped by false promises of employment, then locked up, threatened and forced to scam other people.
01:19That's the reality. In these centers, you find Chinese, South Koreans, Sri Lankans, and many others.
01:26and other nationalities as well.
01:28Thousands of foreigners have already been identified in these cases.
01:32So, we need to stop this lazy narrative that consists of sticking all the labels on Cambodia's finger.
01:40And let's be clear, behind these operations, there has long been talk of structured criminal networks, often linked to Chinese mafias.
01:50So, to come and smear Cambodia while forgetting the international dimension of the problem is not rigorous journalism.
01:57That's a simplification.
01:59Now, let's also talk about what many don't dare to say.
02:03All right ?
02:32So yes, we need to ask ourselves the question.
02:34If behind some criticisms, some pressures and some stories, there is also a very real fear.
02:41The desire to see Cambodia take on an increasingly important role.
02:45We need to face the facts.
02:47This issue is not just about security.
02:49It is also political, economic, media-related, and strategic.
02:54So, no, Cambodia should not be used as a scapegoat.
02:59No, online scams are not the product of a single nationality.
03:03And no, we cannot analyze this crisis with blinders on.
03:07The truth may be disturbing, but it's there.
03:11The problem is regional, the networks are international, and the interests at stake are far greater than what
03:17'They want us to believe.'
03:19Thank you for following me.
03:20And if you want us to continue talking, we'll meet again very soon for the next video.
03:25Subtitling by Radio-Canada
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