00:00D'abord, l'espèce de vieille rengaine, une chance pour la France, qui n'a strictement plus aucun sens, est
00:06une rengaine dépassée.
00:07Moi, le sujet par rapport à ces jeunes gens, c'est que s'ils étaient aussi français qu'algériens, ça
00:12ne me poserait pas de difficulté.
00:13Le problème, c'est que comme on n'a pas réussi l'intégration et qu'on n'a pas transmis
00:17les valeurs de ce pays,
00:18on a des jeunes gens qui sont à 100% algériens ou tunisiens ou ce que vous voulez, et très
00:23peu français.
00:25C'est ça la difficulté. Le débat, ce n'est pas sur la binationalité.
00:27Nous faisons attention, je le dis toujours, à ne pas généraliser, bien évidemment.
00:33Je croise ici des gens avec qui nous travaillons, qui sont des enfants issus de l'immigration et qui ont
00:41un lointain regard sur ce qui se passe de l'autre côté de la Méditerranée.
00:50Tous les enfants de l'immigration étaient comme ça.
00:52Il faut s'être constaté que je croise de jeunes gens nés sur le sol national et qui, lorsque je
00:57leur demande d'où vous êtes, me disent « je suis algérien ».
00:59Voilà. De jeunes gens français, nés de parents français sur le sol français.
01:04Et lorsque vous leur dites « quel est ton pays », ils vous disent « je suis algérien ».
01:08Donc moi, le débat, ce n'est pas la binationalité. Je suis franco-marocain.
01:11Lorsque je suis dans les rues de Rabat ou de Casablanca, je suis très marocain.
01:14Je dis « vive le roi ». Et lorsque je suis en France, je dis « vive la France ».
01:17Donc ce n'est pas le sujet de la binationalité.
01:19Le problème, c'est qu'on a un problème d'intégration.
01:21Vous incarnez un peu ce que dit le président Macron, d'une certaine manière.
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