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Après plus d'un mois de trêve, la voie diplomatique piétine entre Washington et Téhéran, qui s'envoient via le médiateur pakistanais des propositions pour consolider le cessez-le-feu, sans résultat concluant. Inflation, carburants, consommation ... Entretien avec Dominique Schelcher, PDG de Coopérative U
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00:00Mais juste avant, et je vais rejoindre notre premier invité ce soir pour en parler, pour parler de votre pouvoir
00:05d'achat.
00:05C'est évidemment lié à la guerre. A quel prix le carburant pour le long week-end de l'ascension
00:10qui s'annonce ?
00:11A quel prix votre huile, votre lait, les industriels poussent pour augmenter les prix en rayon ?
00:16Bonsoir Dominique Schellcher.
00:18Bonsoir.
00:18Merci beaucoup d'être avec nous ce soir en direct sur BFM TV.
00:22Amélie Rosy, qui est là. Bonsoir Amélie.
00:23Bonsoir.
00:24Notre spécialiste consommation ici à BFM pour vous interroger, Lisa Adeph aussi.
00:28Bonsoir Lisa.
00:30Dominique Schellcher, question très simple. C'est le début, je le disais, demain du pont de l'ascension.
00:33Est-ce qu'il y aura des promos sur le carburant chez U ? C'est le moment de faire
00:36la pub.
00:37Mais le carburant est à prix quasiment coûtant tout le temps.
00:40Tout le temps.
00:40Vous savez qu'on ne gagne pas grand-chose dessus.
00:43Et particulièrement en ce moment, c'est un produit d'appel.
00:45Et quand il y a tellement de variations, on s'épille les uns les autres avec nos concurrents.
00:50Et on est au plus juste pour ne pas perdre nos clients.
00:54Parce que ce qui se passe, le premier comportement qui a changé chez les consommateurs,
00:59c'est de chercher le carburant le moins cher au quotidien.
01:01Donc si vous n'êtes pas dans ce prix-là, vous êtes éliminé de la liste.
01:05Donc même là, même sur ce pont de l'ascension, vous ne pouvez pas faire un effort de 1, 2,
01:093 centimes le litre.
01:10C'est impossible.
01:10C'est impossible pour l'instant.
01:12La plupart, cet après-midi, je visitais un magasin près de Disneyland.
01:18Un tout nouveau magasin à coupe vraie exactement.
01:21Ma collègue m'a dit, je ne gagne plus rien sur le carburant depuis des semaines
01:25parce que je fais la compétition avec mes concurrents.
01:28Donc on en est là.
01:29Donc moi, je ne peux pas demander à mes 1 400 patrons d'aller encore plus loin.
01:34Ils ne le peuvent pas en ce moment.
01:35Bon, on est au maximum de ce qu'on peut faire chez U.
01:38L'idée du produit d'appel, c'est effectivement faire un effort,
01:41mais faire un effort pour faire venir aussi au supermarché.
01:45Et on sait que dans le caddie, la consommation a baissé aussi.
01:48Est-ce que ça, ça n'aurait pas un intérêt pour vous et pour le consommateur ?
01:52Mais c'est ce qu'on fait avec ce prix extrêmement bas où on ne gagne quasiment rien.
01:57Donc on ne peut pas aller au-delà pour l'instant.
02:01Tant qu'il y a autant de fluctuations, ça n'est pas possible.
02:04On est au plus juste de ce qu'on peut faire.
02:05Et ce que je remarque, et enfin, la semaine dernière,
02:10et ce n'est pas faute de s'être battu sur vos plateaux et ailleurs pour l'expliquer,
02:15le gouvernement a enfin reconnu qu'il n'y a pas de marge excessive.
02:20De marge cachée, de marge excessive dans la grande distribution.
02:22Exactement.
02:23Sur le carburant.
02:25Total, ce week-end, baisse ses prix, comme il l'a fait pour les précédents week-ends.
02:28Il baisse encore plus ses prix, il bloque encore plus ses prix.
02:31Diesel bloqué au maximum à 2,09 euros, l'essence à 1,99 euros.
02:35Est-ce que ça, ça vous agace que Total puisse le faire ?
02:38Oui, c'est agaçant, mais il peut le faire parce qu'il maîtrise l'ensemble de la chaîne.
02:41Il est producteur, raffineur et distributeur.
02:45Et donc, il maîtrise et il peut prendre un moment sur des marges que nous n'avons pas.
02:50Donc oui, dans cette période-là, c'est agaçant, mais il joue son jeu et il a raison de le
02:55jouer.
02:55Et tant mieux, il aide les Français.
02:58Par contre, l'appel que j'ai lancé à plusieurs reprises et qui est resté vain,
03:02c'est que les vendeurs de carburant nous vendent à nous aussi le carburant moins cher
03:07pour qu'on puisse toucher plus de Français,
03:09parce que les stations Total ne touchent pas tous les Français aux quatre coins du pays.
03:13Et notamment parmi les vendeurs de carburant, il y a Total qui vous vend du carburant.
03:16Quand vous, Dominique Schellcher, patron des magasins U, vous appelez Patrick Pouyanné,
03:22il ne vous prend pas au téléphone ? Ça ne marche pas comme ça ?
03:25On a même fait mieux.
03:26Le carburant chez U, il est acheté avec Leclerc.
03:29On est à deux.
03:30On est le deuxième vendeur de carburant en France.
03:33Et donc Michel-Edouard Leclerc a fait cet appel, j'ai fait cet appel.
03:37Le deuxième vendeur, ben non, vous voyez, on dit parfois,
03:39ils sont extrêmement puissants, ils arrivent à tout faire.
03:43Ben non, là, on n'arrive pas à bouger les lignes.
03:45Patrick Pouyanné n'a pas décroché son téléphone, c'est ça que vous dites ?
03:48Il ne l'a jamais fait.
03:50Il ne l'a pas fait dans les crises précédentes.
03:52Il ne l'a pas fait cette fois.
03:53Il joue le jeu de Total Energy avec succès.
03:56Oui, il essaie d'attirer les clients chez lui.
04:00Il faut évidemment ce soir qu'on regarde ce qu'il en est du prix du baril, Dominique Schellcher,
04:05parce qu'évidemment, c'est la référence pour tout le monde.
04:07Où en est-on ce soir, Lisa Adef ?
04:08Le baril de Brent est à 108 dollars et 10 centimes.
04:12Ça a augmenté depuis le début de la journée.
04:14108 dollars, ça veut dire qu'il n'y a pas d'espoir, selon vous, Dominique Schellcher,
04:19pour les jours, je ne vais même pas le dire, mais pour les semaines, les mois qui viennent,
04:22même de voir une baisse du prix du carburant en France ?
04:25Je n'ai pas de boule de cristal, on est dans l'incertitude totale,
04:28on est complètement dépendant des cours que vous venez de dire au jour le jour.
04:33Je rappelle que chaque camion que nous reçoivons dans un magasin
04:37est complètement lié au cours du jour à Rotterdam.
04:40Les carburants raffinés, c'est le cours du jour de Rotterdam,
04:43qui est lié au prix du baril et qu'on subit tous les jours.
04:46Donc une simple déclaration du président Trump qui est derrière vous,
04:51un simple bombardement sur une grosse installation et ça repart à la hausse.
04:55Donc ce soir, malheureusement avec les dernières déclarations,
04:59les dernières tendances, on a l'impression que ça peut durer.
05:02Oui, et sur la fluctuation d'ailleurs du baril,
05:04je précise quand même que fin février, début mars,
05:08au tout début du lancement de l'offensive en Iran,
05:12certains observateurs nous prédisaient un baril de Brent à 150 dollars
05:16aux alentours de mi-mai, on n'y est pas.
05:19C'est vrai que quand vous dites qu'il n'y a pas de bout de cristal,
05:21il faut aussi constater qu'on n'est pas dans le pire des scénarii
05:26qui avaient été envisagés au courant du mois de mars.
05:30Absolument, mais après, qu'est-ce qui se passe aussi depuis le mois de mars ?
05:33C'est peut-être un élément qu'on peut aborder.
05:36C'est que la consommation de carburant est en forte baisse.
05:39Elle est en forte baisse en France et peut-être ailleurs également dans le monde.
05:43Donc les volumes qui circulent sont un peu inférieurs.
05:46et donc je pense que ça, ça contribue aussi à tirer un peu...
05:50Oui, à ce que ça ne s'emballe pas trop, à ce que ça ne s'emballe pas plus que
05:53ça.
05:54On est à 100 000 dollars le baril.
05:55On rappelle qu'avant la guerre, on était aux alentours de 70, me semble-t-il.
05:58Et ça nous donne ce soir l'ISA des carburants en moyenne.
06:02On a les moyennes qui s'affichent ici ce soir.
06:042,84 euros pour le sansplomb 98.
06:072,023 pour le sansplomb 95.
06:10Et le gazole, le diesel est à 2,151.
06:12Je voulais vous montrer un message.
06:14Le message posté par le Premier ministre aujourd'hui, Dominique Schellcher.
06:17Avec plusieurs chiffres qui forcément interpellent.
06:19Je reprends tout le message de Sébastien Lecornu.
06:21Nous poursuivons la transparence sur les recettes fiscales liées au carburant.
06:24Comme je m'y étais engagé, les chiffres sont publiés tous les 10 jours.
06:26Sur les 10 premiers jours du mois de mai,
06:28les recettes liées au carburant reculent d'environ 300 millions d'euros
06:31sous l'effet d'une forte baisse de la consommation.
06:34Sébastien Lecornu dit moins 30% de consommation de carburant en France.
06:37Est-ce que c'est ce que vous constatez aussi ?
06:40On constate une forte baisse dans notre réseau.
06:42On a à peu près 1000 stations en France, mais pas de l'ordre de 30%.
06:46Plutôt, allez, un peu moins de 20%.
06:49Mais la baisse est là.
06:50Et qu'est-ce qui se passe, en fait ?
06:51C'est le premier changement de comportement des Français.
06:56Ce prix pèse sur leur budget.
06:58Et donc, ils ont trouvé des solutions pour ne plus bouger.
07:02Mutualiser des déplacements.
07:03Le covoiturage n'a jamais autant fonctionné.
07:06Chez nous, ils viennent un peu moins souvent.
07:09Au lieu de venir peut-être trois fois dans la semaine,
07:11ils ne viendront que deux fois pour économiser au maximum le carburant.
07:15Et ça se traduit dans les chiffres.
07:16Sans compter la forte croissance des véhicules électriques.
07:20Donc, tout ça cumulé fait qu'on se retrouve, oui, à une forte baisse.
07:24Mais ça veut dire qu'on a toute une partie de la France aujourd'hui qui ne bouge plus ?
07:28Alors, qui bouge différemment, qui bouge moins.
07:32Et ils vous le disent, quand on parle avec eux, on bouge moins.
07:37Et alors, un grand point qui vient très vite dans les conversations,
07:40c'est, je remets en cause mes vacances cet été.
07:44J'avais prévu de partir, je ne sais pas, aux Pays-Bas.
07:47Je n'irai pas aux Pays-Bas, je n'irai peut-être en Auvergne.
07:50Ça, c'est vraiment le raisonnement qu'on entend tous les jours.
07:53Et alors, c'est étonnant parce que ça, pour le coup, ça ne se voit pas sur les vols.
07:56Alors même qu'il y a une augmentation des prix du kérosène qui se voit sur le prix des billets.
08:02Au moins plus de 100 euros sur les billets moyens et longs courriers, me semble-t-il, d'Air France.
08:05Et à ce stade, ce que nous disent les opérateurs et les compagnies aériennes,
08:10c'est que ce que vous dites là, ça ne se voit pas sur les vacances d'été, sur les
08:13vols choisis par les Français.
08:15Il faut faire la distinction, il faut voir entre les Français qui avaient prévu de se déplacer en France
08:20et qui, eux, se déplaceront moins, et ce qui se passe sur le marché des voyages,
08:24sur lequel on a une vue aussi, qui est qu'il y a des promotions qu'on n'a jamais
08:28vues.
08:29Donc peut-être aussi des gens se disent, ben voilà, j'irai jusqu'à l'aéroport,
08:33et après le voyage ne me coûte pas cher, juste au-delà de la Méditerranée par exemple,
08:37où il y a des promotions jamais vues actuellement.
08:39Donc bon, voilà, je pense que c'est l'un dans l'autre.
08:42– On verra dans un instant, Dominique Schellcher, si au-delà des carburants,
08:44il y a des produits en rayon qui pourraient augmenter dans les semaines,
08:47ou qui ont déjà peut-être augmenté, on verra ça dans un instant.
08:50Mais au tout début de la guerre, je reste sur le carburant,
08:52vous disiez que l'État, avec les taxes, était le grand gagnant, c'était l'une de vos expressions.
08:57Quand vous regardez ce soir le message de Sébastien Lecornu,
09:00qui vous dit, sur les 10 premiers jours de mai, les recettes liées au carburant reculent d'environ 300 millions
09:03d'euros,
09:04au total, depuis le 1er mars, les recettes liées au carburant repassent sous leur niveau de l'an dernier,
09:08moins 105 millions d'euros.
09:10La guerre, y compris avec le carburant, est en train de faire perdre de l'argent à l'État.
09:13– Mais tout à fait, et je reprécise ce que j'avais répondu à un de vos confrères,
09:18pour être tout à fait précis, je dis, il m'avait demandé qui est le grand gagnant,
09:23j'ai dit, c'est l'État, mais qui en a bien besoin.
09:26Et moi, je suis chef d'entreprise, je vois bien l'état des finances de la France,
09:32et donc, moi, je n'ai jamais pensé qu'il fallait baisser massivement les taxes, etc.
09:39Je n'ai jamais dit ça, parce qu'on n'en a tout simplement pas les moyens.
09:43Et en plus, maintenant, on voit, avec cette baisse de consommation,
09:47que de toute façon, effectivement, il n'est pas gagnant au bout du compte.
09:50– Plusieurs questions encore sur le carburant.
09:52Une commission d'enquête sur les prix des carburants,
09:54c'est ce que réclament certains élus.
09:56Est-ce qu'il faut y aller, commission d'enquête à l'Assemblée,
09:58pour voir comment se forme le prix du carburant de tout ce qu'on achète à la pompe ?
10:02– Nous avons répondu ces derniers temps à de nombreuses commissions d'enquête,
10:05ou commissions dans les deux chambres, soit à l'Assemblée nationale ou au Sénat.
10:10On y répondra, si on a une demain, en toute transparence.
10:13On n'a rien à cacher.
10:14Ce que je vous ai dit ce soir, c'est ce qu'on montrera.
10:17Et donc, s'il faut une commission d'enquête pour rassurer tout le monde,
10:21il n'y a pas de difficulté.
10:21– Mais vous, il y a des choses qui vous semblent encore étranges ?
10:25– Les marges des raffineurs, par exemple.
10:27– Absolument, voilà.
10:28Là où peut-être on aura des surprises et des choses intéressantes,
10:31c'est, je pense, les marges des raffineurs qui, elles, ont fortement augmenté.
10:34Et peut-être d'étudier aussi la spéculation qu'il y a autour de ce marché du carburant de Rotterdam,
10:41où il y a, comment dire, des grandes entreprises qui vendent,
10:45mais il y a aussi des spéculateurs qui achètent et qui revendent des cargaisons.
10:49Et eux, à mon avis, ont fait des grosses marges
10:51qui sont malheureusement, en partie, payés parfois par les Français.
10:55Et ça, peut-être, cette commission pourra le mettre au jour.
10:58– Et vous vous posez aussi des questions quand vous voyez que Total fait plus de 51% de bénéfices
11:02au premier trimestre ?
11:03– Je dis bravo déjà à Total.
11:06Je dis bravo…
11:07– C'est trop facile, ça.
11:08– Pouyanné, je suis chef d'entreprise.
11:11Par contre, que de ce bénéfice, ils repartagent une partie pour aider les Français,
11:17ça me paraît tout à fait normal, et le plus longtemps possible, voilà.
11:21– Et ils devraient le faire encore plus ?
11:21– Vous dites bravo, mais il n'y est pour rien.
11:23Il bénéficie de la conjoncture géopolitique.
11:26– Non, je ne suis pas d'accord avec vous.
11:28Quand une entreprise en est là, quand elle est en position d'aide dans cette situation-là,
11:33c'est qu'il y a une stratégie derrière, qu'il y a des dirigeants qui ont conduit à cette
11:36stratégie.
11:37Donc, il y est pour beaucoup, Patrick Pouyanné.
11:39– Ce ne sont pas des profiteurs de guerre, c'est ça que vous dites ?
11:41– Non, ils mènent bien son entreprise.
11:44Par contre, il faut que ces très importants résultats soient un moment repartagé.
11:48C'est ce qu'ils font aujourd'hui.
11:49– Encore une question.
11:50Le gouvernement prépare visiblement, je ne sais pas si vous avez des infos d'ailleurs,
11:53pour le début de la semaine prochaine, de nouvelles aides.
11:55Aller plus loin dans les aides pour les Français.
11:58Est-ce que c'est le moment ? Est-ce qu'il y a urgence ?
12:00On sait qu'il y a eu quelques critiques sur le fait, par exemple,
12:02que la première aide de 50 euros pour les gros rouleurs,
12:04elle ne soit disponible que fin mai.
12:07Ça prend un peu de temps depuis qu'elle a été annoncée par le gouvernement.
12:09Là, le gouvernement dit qu'on va aller plus loin.
12:11Il le faut ?
12:11– Ma compréhension sur la mise en place de ce sujet,
12:14c'est que le site qui va être utilisé pour faire ça,
12:19il a été monté de manière sécurisée pour qu'il n'y ait pas d'abus, pas de triches.
12:22Et ça, ça a mis un peu de temps à se faire.
12:24C'est un peu les informations qu'on avait.
12:27Après, moi j'ai toujours dit depuis le début
12:29qu'il ne fallait surtout pas faire une aide massive pour tout le monde,
12:33comme on l'avait fait la dernière fois,
12:34et qui, de mémoire, avait coûté, je crois, 7 milliards d'euros à nos finances publiques.
12:39Mais par contre, il faut aider de manière très ciblée ceux qui en ont besoin,
12:43les gros rouleurs, mais aussi certaines professions.
12:47Les infirmières, bien sûr, doivent être aidées.
12:49Toutes ces professions-là qui sont au service des gens,
12:52avec la voiture obligatoirement, doivent être aidées.
12:54Et donc, tant mieux si ça va plus loin la semaine prochaine.
12:57Et je précise d'ailleurs qu'on s'interroge sur le financement
13:00de ces nouvelles aides qui ont été annoncées
13:03et dont on aura peut-être le contour la semaine prochaine,
13:05notamment compte tenu de la baisse des recettes fiscales
13:07qui nous a été annoncée.
13:08Et à ce stade, on n'a pas de réponse de Bercy.
13:10Il faut qu'on parle des prix en rayon.
13:12Les industriels poussent aujourd'hui pour que vous rouvriez des négociations,
13:16pour qu'en réalité vous augmentiez les prix.
13:18Et on va voir pourquoi dans une seconde.
13:20Juste avant, une confirmation.
13:21Il y a moins de monde dans les magasins aujourd'hui ou pas ?
13:24Les gens, chez nous, en tout cas chez Coopérative U, sont là.
13:28Ils viennent un peu moins souvent, mais ils sont là, ils dépensent.
13:30Et nous, on est solide, on a toujours de la croissance.
13:34Voilà, mais différemment.
13:35Le caddie est un peu plus plein, mais avec moins de fréquentation.
13:39Un peu plus plein aujourd'hui, oui, parce qu'ils viennent deux fois
13:41au lieu de trois fois, par exemple.
13:42C'est ce que vous voyez dans votre magasin en Alsace.
13:44Exactement, exactement.
13:45Je rappelle le principe.
13:46Vous négociez une fois par an avec les industriels le prix des pâtes, de l'huile, etc.
13:52Vous sentez cette pression de plus en plus forte parce qu'il y a des coûts qui augmentent,
13:56le carburant augmente et ça pèse aussi sur les industriels.
13:59On va parler du plastique, on va parler des engrais, etc.
14:02Vous sentez que là, vous êtes en train d'être un peu cornerisé
14:04et que ça va devenir compliqué de résister ou pas ?
14:06Eh bien non, on n'est pas encore cornerisé.
14:09Et je salue la décision des deux ministres qui ont réuni l'ensemble de la filière hier
14:14à ne pas réouvrir de manière massive des négociations commerciales
14:17parce que ça n'est, je vais vous dire, pas justifié à date d'aujourd'hui.
14:21Il nous demande de traiter la situation au cas par cas.
14:25Et c'est ce qu'on va faire.
14:26Et je précise donc aussi...
14:27C'est-à-dire que vous allez rouvrir filière par filière ?
14:29Pas par filière, entreprise par entreprise.
14:32Celles qui viennent nous voir et de manière argumentée et justifiée, on le fera.
14:37Mais ce qui est important de dire à vos téléspectateurs ce soir,
14:40c'est qu'à date d'aujourd'hui dans nos rayons,
14:43il n'y a pas d'impact encore de cette crise en Iran.
14:47Pour l'instant, on est uniquement dans la répercussion des négociations commerciales
14:50qui se sont terminées le 28 février dernier.
14:53Et il n'y a pas encore d'impact dans les rayons de la crise actuelle.
14:57Pourquoi ? Parce qu'il y a un temps de latence.
15:00L'impact du carburant est le premier et le plus fort.
15:03Tout le monde prend un peu sur soi.
15:05Nous-mêmes, tous les jours, on a des camions qui nous livrent.
15:08La hausse du prix du carburant des camions qui nous livrent,
15:10on l'assume, on la prend sur nos marges.
15:13C'est ce que fait un peu tout le monde.
15:15Je sors un certain nombre de produits.
15:16On va vous dire qu'il y a un temps de latence.
15:18Très bien, regardez l'huile.
15:19L'huile de tournesol.
15:21Je regardais cet après-midi.
15:22Le prix augmente au niveau mondial.
15:23On est à plus de 6%.
15:26Certains effets liés à la guerre, etc.
15:28Est-ce que dans les rayons en France,
15:29il faut s'attendre qu'à un moment donné,
15:32je ne sais pas ce qu'il vous peut nous dire,
15:33en semaine, en mois,
15:35le prix d'une huile comme celle-là pourrait augmenter ?
15:37Dans les mois qui viennent,
15:39il y aura des impacts de cette situation
15:42du fait du plastique.
15:44La bouteille qui porte ce produit,
15:46effectivement, le plastique a augmenté,
15:48est en tension.
15:49Mais pour l'instant, il y avait des stocks.
15:51Et c'est les stocks futurs qui vont être impactés.
15:54À quelle échéance ?
15:55Je pense que la prochaine échéance
15:59sera probablement la rentrée.
16:00Probablement la rentrée,
16:02si le conflit dure.
16:03Mais si, en même temps, dans 15 jours,
16:06le même président Trump,
16:07qui est toujours derrière vous,
16:08trouve une solution,
16:10trouve une solution,
16:11ça s'éclaircit,
16:12et que les choses,
16:14comment dire,
16:14les navires circulent de nouveau,
16:16on peut avoir les billes de plastique
16:18qui permettent la production de ces bouteilles,
16:19ça peut se détendre très vite,
16:21vous voyez ?
16:22Et c'est évidemment le scénario
16:23qu'on souhaite.
16:24L'eau, c'est la même chose,
16:27avec une bonne part qui est liée au plastique,
16:29évidemment.
16:29La bouteille de lait.
16:30On a beaucoup cité Lactalis ces derniers temps
16:32parce qu'eux, les premiers,
16:33avaient dit,
16:33on va devoir augmenter,
16:34on va devoir réclamer des augmentations.
16:36Pour autant dire de combien, d'ailleurs.
16:37Oui, absolument.
16:38Mais voilà, c'est tout.
16:39Mais parfait.
16:40Merci de le dire comme ça.
16:43Et ce que je veux vous dire,
16:44c'est la chose suivante.
16:45En 2022,
16:48après le déclenchement de la guerre en Ukraine,
16:51très rapidement,
16:52mais en quelques semaines,
16:53nous avions eu des centaines de millions
16:55de demandes de hausse de prix,
16:57parce que là,
16:58l'impact était massif, significatif,
17:00pour une raison,
17:01le coût de l'énergie,
17:02de l'électricité à l'époque.
17:04Et là, c'était massif.
17:05Et donc, le gouvernement a immédiatement
17:08réouvert les négociations
17:09et tout le monde a joué le jeu.
17:11Et c'est ce qui a conduit
17:12à la période inflationniste
17:14dont les Français ont souffert,
17:16mais qui était justifiée.
17:17On n'en est pas du tout là
17:19en montant de demandes.
17:21Donc, nous, ce qu'on dit,
17:22c'est qu'on va prendre
17:24chacune de ces demandes maintenant justifiées,
17:26mais encore,
17:26doit-elle être argumentative ?
17:28Ce n'est pas tout de venir chez vous
17:30et de dire oui.
17:30Oui, très bien.
17:31Mais c'est quoi, Dominique Selcher ?
17:32C'est quoi une demande justifiée
17:33et un justifié ?
17:33Et sur quels critères vous vous basez pour ça ?
17:35Eh bien, comment dire ?
17:36Des éléments de facture,
17:38des éléments...
17:38Nous achetions notre plastique
17:41à ce prix-là aujourd'hui.
17:42Regardez notre facture,
17:43on l'achète à ce prix-là.
17:44Les billets, elles ont doublé.
17:45Des éléments très précis
17:47et argumentés,
17:48ce qu'on avait encore peu
17:49jusqu'à présent.
17:50Et je fais la distinction
17:52entre la prise de parole
17:54des syndicats d'industriels
17:56qui sont dans leur rôle
17:57de dire il faut réouvrir...
17:59Ah ben, eux disent
17:59il faut réouvrir maintenant.
18:00Il faut réouvrir maintenant.
18:01Et la réalité derrière,
18:03le nombre d'entreprises
18:04qui restent limitées pour l'instant
18:06parce qu'elles ont assumé,
18:08parce que les coûts
18:09arrivent seulement maintenant
18:10et vont arriver progressivement.
18:12Et après, il faut rappeler les choses.
18:14On sert de quoi
18:15dans cette situation
18:16un peu de digue anti-inflation ?
18:18Parce que si on réouvre demain,
18:20c'est la facture directement
18:22pour les consommateurs
18:23qui va reprendre.
18:24Et ça, aujourd'hui,
18:25nous, tout de suite,
18:26dans la situation
18:28extrêmement déjà tendue
18:29de pouvoir d'achat des Français,
18:32c'est très difficile.
18:34– Pardon, les industriels,
18:35les représentants des industriels,
18:36alors on cite tout le temps
18:36l'ANIA pour les téléspectateurs
18:38qui est l'association
18:39qui rassemble un certain nombre
18:41de grands groupes agroalimentaires.
18:43Ils vous disent
18:43non, non, mais on veut rouvrir,
18:44mais c'est pour quelques centimes.
18:46On veut augmenter
18:47de quelques centimes,
18:47pas de quelques dizaines de centimes,
18:49de quelques centimes.
18:49Faites-nous confiance
18:51d'une certaine manière,
18:52ce sera limité.
18:53– Oui, mais beaucoup de Français
18:55ne peuvent pas se payer
18:56ces quelques centimes supplémentaires.
18:58C'est ça que ces mêmes industriels
19:00ne comprennent pas.
19:01Il y a un tiers des Français
19:03qui sont très tôt à l'europrès,
19:06le 15 du mois,
19:07dans le temps c'était le 25,
19:08aujourd'hui c'est le 13,
19:10dit madame,
19:11et vous avez raison.
19:12Donc, voilà,
19:13même ces quelques centimes
19:15qui pour eux n'ont pas l'air beaucoup,
19:17pour beaucoup de Français,
19:19c'est de trop.
19:19Et donc, nous ce qu'on dit,
19:21il y aura peut-être quelques centimes,
19:22mais de manière très ponctuelle
19:23et de manière très justifiée,
19:25mais pas généralisée aujourd'hui.
19:26– Et pas forcément tout de suite,
19:28c'est ce que vous nous dites ?
19:28– Et pas forcément tout de suite.
19:29– Ce sera sur le caddie
19:29du mois de septembre.
19:30Pour la rentrée scolaire des enfants,
19:32il vaut mieux acheter les fournitures
19:34maintenant, c'est ça que vous dites.
19:35– Ah mais de toute façon,
19:36les fournitures scolaires,
19:37elles sont commandées depuis longtemps
19:39et sont déjà quasiment bientôt
19:42dans nos entrepôts,
19:43donc ne sont pas concernées par la crise.
19:45– Dominique Schellcher,
19:46on a fait le test la semaine dernière
19:47lors du forum avec les Français
19:49qui étaient là,
19:50où effectivement,
19:51on avait Olivier Dover,
19:51spécialiste de la consommation
19:52qui disait,
19:53mais l'augmentation de l'alimentation
19:54dans les grands magasins,
19:55c'est zéro, 0% pour l'instant.
19:56Ce que vous nous dites ce soir,
19:57il n'y a pas d'effet.
19:58Sauf que les Français
20:00qui étaient avec nous,
20:01ce n'est pas du tout
20:01le sentiment qu'ils ont.
20:02– Oui, je sais.
20:03– Et ils pouvaient citer
20:04un certain nombre de cas.
20:05Là, j'ai un paquet de viande,
20:06de steaks hachés par exemple.
20:08On voit que la viande,
20:09le poulet notamment,
20:10il y a eu des augmentations
20:11très fortes encore
20:12cette dernière année.
20:13On est à plus 15%,
20:14me semble-t-il,
20:14sur la viande
20:15entre Mars et Mars.
20:17– Mais tout à fait,
20:18mais nous n'avons jamais
20:19dit le contraire,
20:19Maxime Sutec.
20:21Pourquoi ?
20:21Parce que quand on dit zéro,
20:23et c'est un rapport officiel
20:24qu'il a dit,
20:25le rapport du médiateur
20:25des relations commerciales
20:28qui a rendu son rapport,
20:29il a dit 0,05.
20:30Quand on dit 0,05,
20:32c'est-à-dire qu'il y a
20:32des produits qui baissent
20:33de manière importante.
20:34Tous les produits
20:35de droguerie,
20:35parfumerie, hygiène,
20:37là, les Français
20:37peuvent voir qu'ils baissent.
20:39Par contre,
20:40le bœuf que vous aviez
20:41en main à l'instant,
20:42la volaille,
20:43les œufs parce qu'il y a
20:45pénurie d'œufs,
20:46eux ont effectivement augmenté.
20:48Mais je n'ai jamais dit
20:48le contraire, par exemple,
20:49dans mes prises de parole.
20:51Voilà, quand vous dites zéro,
20:52il y a quelques plus,
20:53mais il y a aussi des moins.
20:55Et malheureusement,
20:56dans cette période
20:56inflationniste qui dure,
20:58les Français sont toujours
20:59frappés par les hausses
21:00et ne voient pas trop les baisses.
21:02– L'UFC que choisir,
21:04vos amis, j'allais dire,
21:05disent à terme,
21:06on va vers 4 ou 5 %
21:07de hausse en rayon.
21:08– Alors écoutez,
21:09ça, c'est un chiffre
21:10que je ne comprends pas,
21:11que je ne sais pas
21:13d'où ils le sortent
21:14et que je conteste en fait
21:16parce qu'on ne voit pas
21:17du tout ça aujourd'hui.
21:19Zéro à date,
21:20vous venez de le redire,
21:21et toutes les mesures,
21:24même l'INSEE l'a mesuré.
21:25Ce qui tire les prix actuellement,
21:27c'est une seule chose,
21:28c'est le prix des carburants,
21:29mais pas le prix
21:30des produits alimentaires à date.
21:32– Bon, il n'y aura pas
21:32de réouverture des négociations,
21:34on l'a bien compris pour l'instant.
21:36Vous dites,
21:36il n'y a pas d'augmentation
21:38des prix dans les rayons
21:39pour l'instant,
21:39attention à la rentrée,
21:41on verra à ce moment-là.
21:43les consommateurs
21:43qui, eux,
21:45doivent encaisser
21:45le prix du carburant,
21:46la hausse du prix du carburant,
21:47comment est-ce qu'ils arbitrent
21:48en ce moment ?
21:48Qu'est-ce que vous voyez
21:49dans les rayons ?
21:50– Premier comportement,
21:51on l'a largement dit,
21:52le comportement autour
21:53de la voiture
21:54et du carburant.
21:55Ensuite, dans le magasin,
21:57toute la partie non alimentaire,
21:59par exemple,
21:59en ce moment,
22:00c'est la période
22:00des salons de jardin,
22:01du jardinage, etc.
22:03on vend plus difficilement
22:05les salons de jardin
22:06qu'habituellement.
22:07Je pense que ça,
22:08c'est totalement arbitré.
22:09On se dit,
22:09ben non,
22:09je garde le vieux salon
22:10une année de plus
22:11et je vais me concentrer
22:13sur l'alimentaire.
22:13C'est exactement ce qui se passe,
22:14première chose.
22:15Deuxième chose,
22:16les marques distributeurs,
22:18particulièrement la nôtre,
22:19encore,
22:20les chiffres sont sortis
22:20hier ou avant-hier,
22:22continuent à progresser.
22:25Elles sont,
22:25ces marques,
22:26depuis deux ans au plus haut
22:27et ça se confirme encore.
22:28Ça devient des valeurs refuge.
22:30C'est 20 à 25 % moins cher
22:32et c'est de bonne qualité.
22:34Donc,
22:34les gens ont compris ça.
22:36Donc,
22:36ça,
22:36c'est les premiers phénomènes.
22:38Il n'y a pas d'arbitrage
22:39sur les types de produits ?
22:40Sur les types de produits,
22:41on va se concentrer,
22:42chaque fois qu'il y a
22:43ces phénomènes-là,
22:44on se concentre sur l'assiette
22:45et ce qu'on mange.
22:46C'est dire qu'un produit
22:47de droguerie,
22:48parfumerie,
22:49on va peut-être acheter
22:51une lessive,
22:51mais pas l'assouplissant.
22:52On va vraiment se concentrer.
22:54C'est pour ça qu'ils constatent
22:54peut-être moins d'ailleurs
22:55la baisse sur ces produits-là.
22:56Vous avez raison,
22:57peut-être.
22:58On est en train
22:59de reprendre
23:00les mêmes réflexes
23:00que pendant la guerre
23:02en Ukraine ?
23:02Mais les Français
23:03sont très résilients maintenant.
23:04Ils vont de crise en crise
23:06et ils ont appris,
23:07ils ont des réflexes
23:09qu'ils sont en train
23:11de remettre en place
23:12par précaution
23:15pour se préparer
23:16l'avenir en fait.
23:17Et quand vous dites
23:18les marques de distributeurs,
23:19le réflexe,
23:20il revient au galop
23:21évidemment dans ces cas-là.
23:22À chaque fois.
23:22Encore plus
23:24quand on avance
23:25dans le mois ?
23:25C'est-à-dire que plus
23:26on avance dans le mois ?
23:27Tout à fait.
23:28Et plus on avance dans le mois,
23:30plus il y a aussi
23:30un intérêt pour les premiers prix.
23:33Moins on va acheter
23:33par exemple
23:34en fin de mois
23:34de viande
23:35et on va attendre
23:36la paye suivante
23:38pour redépenser
23:41un peu plus librement
23:42et se faire plaisir.
23:43Ce que vous dites
23:44en tout cas quand même
23:45c'est qu'on n'est pas du tout
23:45dans la situation
23:46de mi-2022.
23:48On n'est pas du tout
23:49aujourd'hui
23:49dans la situation
23:50de mi-2022.
23:52Mais on est avec
23:53des Français
23:53qui restent profonds.
23:54Moi je pense
23:55qu'ils n'étaient
23:56jamais sortis
23:56de la crise inflationniste
23:58précédente
23:58due à la guerre
23:59en Ukraine.
24:00Ils le disent d'ailleurs.
24:00Ils le disent.
24:03Voilà.
24:03Et là
24:04c'est un choc
24:05supplémentaire.
24:05Mais encore une fois
24:06ils trouvent
24:07des solutions.
24:10Les panélistes
24:10et particulièrement
24:11Sirkana le dit.
24:13Les panélistes
24:13sont ceux
24:14qui regardent
24:14les prix en rayon.
24:15Qui regardent
24:15les prix en rayon.
24:16Par dizaines de milliers.
24:17Qui analysent
24:17les comportements.
24:18les Français
24:18sont capables
24:19d'absorber
24:20jusqu'à 40%
24:21d'une hausse.
24:23Au-delà
24:23ils changent
24:24complètement
24:25de comportement.
24:25Ils arbitrent
24:26parce qu'ils n'ont
24:27pas les moyens.
24:2740% c'est énorme.
24:29Oui mais c'est
24:30à chaque fois
24:31ce qu'ils arrivent
24:32à faire.
24:33Malgré tout
24:34c'est des chiffres
24:35qu'on a encore
24:35partagés l'autre jour.
24:37Qu'est-ce que vous donnez
24:38ce soir comme recette
24:39aux téléspectateurs
24:39qui nous regardent
24:40pour faire baisser la facture ?
24:41Pour qu'eux réussissent
24:42à faire baisser la facture ?
24:43De cuisiner.
24:44Plus que jamais.
24:45il y a encore trop
24:46de produits
24:47très transformés
24:48qui sont vendus.
24:49Acheter
24:51un légume
24:52des carottes
24:53des pommes de terre
24:56une escalope
24:57de veau
24:58etc.
24:58ou de porc
24:59de cuisiner ça
25:00de recuisiner les restes
25:02etc.
25:02C'est ce qu'il y a
25:03en rapport qualité-prix
25:04de plus utile
25:06à faire actuellement.
25:07Et ça
25:07vous ne pouvez pas
25:09imaginer
25:10le nombre de produits
25:11ultra transformés
25:11vendus
25:12et qui coûtent plus cher
25:13et qui sont en plus
25:14parfois
25:14et c'est un distributeur
25:16qui le dit
25:16parfois maintenant
25:17controversés.
25:19Donc allons vers
25:20une consommation
25:21plus saine
25:22cuisinons comme dans le temps
25:23cuisinons les restes
25:25alors il y a
25:25quelque chose d'autre
25:26qui avance très fortement
25:28et qui est une forte source
25:30d'économie
25:30c'est de moins gaspiller.
25:32Saviez-vous
25:33que le gaspillage
25:34en France
25:34la première source
25:35de gaspillage
25:36c'est le frigo
25:37des français
25:37à 35%
25:3935%
25:40dans la grande distribution
25:41c'est encore 14%
25:43je pense qu'on a fait
25:43beaucoup d'efforts
25:44je pense qu'il y a
25:45beaucoup d'efforts
25:45à faire
25:46dans le frigo
25:47pour moins jeter
25:48c'est moins d'achats
25:49moins
25:50voilà.
25:52Dans un instant
25:52on parlera
25:54notamment du virus
25:55dans cette émission
25:56et je vous poserai
25:57peut-être d'autres questions
25:57pour voir si
25:58il y a déjà des petites choses
25:59qui se voient
26:00qui se voient en rayon
26:01mais d'abord les vacances
26:02vous nous parliez des vacances
26:03tout à l'heure
26:04comment est-ce que vous
26:04vous voyez cet été
26:07on sait que c'est un moment
26:08où on est capable
26:08de se faire plaisir aussi
26:09où les français
26:09peuvent se faire plaisir
26:10est-ce que vous dites
26:12normalement
26:12sur tous ces produits-là
26:13cet été on maintient
26:14il n'y aura pas de problème
26:15par rapport à ça
26:16on maintient les prix
26:17pour l'instant
26:18tout est parti
26:19comme cela
26:20nous ce qu'on voit
26:21c'est que si les français
26:23partent moins
26:24et moins loin
26:24ils vont continuer
26:25à consommer
26:26dans les magasins
26:27et donc ça
26:28c'est positif
26:29pour la consommation
26:29et après
26:30je vais vous reprendre
26:31l'exemple de l'année dernière
26:32vous savez nous
26:32on est très présent
26:33les magasins U
26:34les Super U
26:34les Hyper U
26:35sur les côtes de France
26:36en Vendée
26:37en Bretagne
26:38ce qui se passait
26:39l'année dernière
26:40c'est qu'on observait
26:41que les gens
26:42allaient beaucoup moins
26:43au restaurant
26:43malheureusement
26:44pour les restaurants
26:45et au lieu de faire
26:46le repas sur la plage
26:47à midi
26:48et le repas au restaurant
26:49le soir
26:50on faisait un repas
26:51à midi sur la plage
26:52et le soir aussi
26:54et donc avec des achats
26:55au magasin
26:55et je pense que c'est
26:57ce type de comportement
26:58qui va se poursuivre
26:59cet été
27:00donc par exemple
27:00pour vous c'est tout bénéfice
27:02c'est ça être bon
27:04pour le commerce
27:05en France
27:06dans les territoires
27:07chez nous
27:07et chez les autres
27:08qu'est-ce que vous voyez
27:09est-ce que vous voyez
27:11des réflexes revenir
27:12on parlait de la guerre
27:13en Ukraine
27:15et de nos habitudes
27:16de consommation
27:17est-ce que
27:18depuis quelques jours
27:19on parle beaucoup
27:20de cet antivirus
27:21on en parlera un peu plus tard
27:21dans cette émission
27:22est-ce que vous voyez
27:23certains réflexes
27:24revenir chez les français
27:25aussi dans les magasins
27:26pour l'instant
27:27il y a beaucoup de questions
27:29et une des questions
27:30qui vient ponctuellement
27:32dans certains magasins
27:33mais un peu au cas
27:35de coins de la France
27:35c'est avez-vous des masques
27:36voilà
27:37simple question
27:38pour l'instant
27:40alors j'ai des magasins
27:41qui avaient encore
27:42des stocks
27:43des épisodes précédents
27:44et qui ont vendu
27:45quelques boîtes
27:46et puis
27:47et puis d'autres
27:48qui n'en ont pas
27:49mais voilà
27:49mais c'est vraiment
27:50très ponctuel
27:51et pour l'instant
27:52je trouve que
27:52les informations d'aujourd'hui
27:54étaient plutôt rassurantes
27:55et que
27:55pas de vent de panique
27:56personne ne fait des réserves
27:57de papier toilette
27:58absolument pas
27:58pas du tout
27:58pas du tout
27:59beaucoup de questions
28:00et de questionnements
28:01bon mais sur les masques
28:02par exemple
28:02pour ceux qui n'en ont pas
28:03vous êtes en train d'essayer
28:04d'en acheter
28:04enfin de refaire des stocks
28:06de masques etc
28:06on est reparti là-dedans
28:07on n'est pas reparti là-dedans
28:09on s'est mis en vigilance
28:10on suit
28:12l'actualité
28:14les consignes
28:15gouvernementales
28:16et on sera
28:16on fera ce qu'il faut
28:17pour répondre au présent
28:19le cas échéant
28:20donc vous avez fait
28:20des commandes de masques
28:21ah non non
28:22on n'a pas fait
28:22de commandes de masques
28:23pour l'instant
28:24non non non
28:25et de gel hydroalcoolique
28:26parce qu'on va
28:27on va revivre
28:28enfin pas revivre
28:28les mêmes choses
28:29mais en tout cas
28:29on voit qu'il y a
28:30cette réflexion
28:31on va observer tout ça
28:31on va suivre
28:32encore une fois
28:33les consignes
28:34les consignes
28:35qui seront données
28:35par les autorités
28:37mais on s'est mis
28:37en vigilance
28:38on s'est mis en vigilance
28:39comme doit le faire
28:40toute grande entreprise
28:41quand il y a
28:42un événement nouveau
28:43comme celui-ci
28:44et est-ce que
28:44dans tout ça il y a du plastique
28:45pardon
28:45dans tout ça il y a du plastique
28:47ah oui dans tout ça il y a du plastique
28:48donc ça risque de coûter plus cher
28:49ça c'est peut-être
28:50la difficulté actuelle
28:51effectivement
28:52dans tous ces produits-là
28:53il y a du plastique
28:54donc si il devait y avoir
28:56des obligations à
28:58ça pourrait coûter plus cher
28:59effectivement
29:00vous avez raison
29:00vous disiez
29:01vous disiez pardon
29:02vigilance
29:04évidemment
29:04on regarde ce qui se passe
29:05du côté des masques
29:05est-ce que chez vos salariés
29:08il y a des remontées
29:09d'inquiétudes
29:10de choses comme ça
29:11liées à ce virus
29:12des demandes de protection
29:13peut-être
29:14non pas du tout encore
29:15pas du tout encore
29:16pour l'instant
29:17il y a des questions
29:17là aussi
29:19et c'est pour ça
29:20qu'on suit encore une fois
29:21l'actualité aussi
29:22grâce à vous
29:22la conférence de presse
29:24de cet après-midi
29:24était très intéressante
29:25et d'une certaine façon
29:26rassurante
29:27puisqu'il n'y a pas
29:28de sujet
29:29voilà
29:29de pandémie à court terme
29:31donc pour l'instant
29:31c'est plutôt encourageant
29:33d'avoir regardé cette vidéo
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