00:00Voilà, vous venez de suivre la conférence de presse de la ministre de la Santé avec différents médecins sur l
00:07'antavirus.
00:08Alors, on a eu quasiment une heure et quart, une heure et demie de conférence.
00:13Déjà, parlons de ce qui est rassurant, Margot de Frouville, puisque vous êtes notre spécialiste santé,
00:19c'est-à-dire en ce qui concerne le virus et sa circulation pour ceux qui prendraient en cours.
00:23Pas de circulation diffuse du virus sur le territoire selon la ministre.
00:29On a aussi abordé toutes les questions de contagiosité, de létalité,
00:33qui sont fondées au final sur des études qui ont été menées en Amérique du Sud,
00:39où seul territoire où cette souche des Andes circule habituellement.
00:43Et c'est Antoine Flau qui rappelait que sur les 32% de létalité, c'était dans un village de
00:49la cordillère des Andes
00:50et qu'on ne sait pas si ce serait le même taux de létalité chez nous.
00:53Voilà pour les choses plutôt rassurantes.
00:56On a, en revanche, des éléments plus préoccupants sur l'état de santé de la française
01:00qui est en réanimation, qui a besoin d'une circulation extra-corporelle,
01:06donc d'un poumon artificiel pour respecter.
01:08On va voir maintenant avec vous, Maé Valami, ce qu'il faut retenir plus globalement
01:12de ces annonces, de ces précisions apportées, je le rappelle,
01:15par la ministre de la Santé et les médecins qui l'accompagnaient.
01:18Oui, alors d'abord ces mots de la ministre de la Santé.
01:22Le gouvernement a agi immédiatement, c'est ce qu'elle a déclaré, au début de sa prise de parole.
01:28Elle est ensuite revenue sur plusieurs éléments importants.
01:31D'abord, effectivement, les cinq croisiéristes français qui étaient à bord de ce bateau.
01:36Donc il y en a quatre qui vont bien, qui ont donc été testés négatifs.
01:39Et il y a donc cette patiente qui a été testée positive,
01:42qui souffre, elle, d'une forme grave, qui est donc en réanimation dans un état grave.
01:46Tous les cinq sont donc pris en charge dans des chambres spécialisées,
01:50avec double flux et une surveillance médicale.
01:53Elle a aussi donné des informations sur les cas contacts, les fameux 22 cas contacts.
01:57Donc un travail de traçage a été mis en place.
02:00Il y a parmi ces cas contacts, huit ressortissants français,
02:03qui d'abord ont été identifiés sur un premier vol, Saint-Hélène-Johannesbourg.
02:06Eux, ils sont tous hospitalisés.
02:09Et parmi ces huit, il y a donc différents âges, et notamment des enfants.
02:12Il y en a également 14 qui étaient sur un second vol.
02:16Johannesbourg, Amsterdam.
02:17Alors pour eux, le risque est moindre,
02:19puisque la patiente malade qui était dans ces vols a été présente,
02:23mais elle a été débarquée de ce second vol.
02:26Donc l'exposition a été limitée.
02:27Eux, ils ont été identifiés.
02:29Ils sont soit hospitalisés, soit en cours d'hospitalisation.
02:32Donc ça fait bien 22 cas contacts.
02:35Elle a également donné des informations sur le stock de masques.
02:38Elle indique qu'ils sont en train d'être reconstitués,
02:40qu'il n'y a pas d'inquiétude à avoir,
02:42et puis qu'il n'y avait pas non plus de difficultés sur les places d'hospitalisation.
02:46Ensuite, pour ce qui est des spécialistes,
02:48la directrice générale de Santé publique France a donné quelques informations.
02:51Elle, elle parle de 11 cas confirmés dans le monde avec PCR positive,
02:56tous isolés jusqu'à 42 jours.
02:58Pour ce qui est de la période d'incubation,
03:00elle est de 9 à 40 jours,
03:01et la létalité est élevée de 21 à 50 %.
03:04Enfin, dernier mot pour ce qui est d'un infectiologue à l'hôpital Bichat
03:08qui a donné des précisions.
03:09Il parle d'une maladie qui est transmise par des rongeurs.
03:12Il indique qu'il n'y a pas de traitement antiviral à ce jour,
03:15ni aucun vaccin disponible.
03:17Merci Maëva Lamy.
03:18Frédéric Valtout est avec nous, l'ancien ministre de la Santé.
03:21Bonsoir aujourd'hui député.
03:22On voit bien que du côté du ministère,
03:25il y avait une volonté de mettre en place une opération transparence.
03:28Voilà, on dit tout ce qu'on sait.
03:29Alors on ne sait pas tout, mais on met tout sur la table.
03:31avec donc la partie politique, la ministre, Madame Riste,
03:34mais aussi les spécialistes, les plus grands spécialistes
03:38qui travaillent pour certains à Bichat.
03:40Est-ce que c'est convaincant ?
03:42Est-ce que vous pensez que ce soir,
03:43ils ont pu rassurer les Français ?
03:46En tout cas, je pense que tout a été mis sur la table
03:48de manière, effectivement, comme vous le dites, transparente.
03:50C'est-à-dire ce qu'on sait et ce qu'on ne sait pas.
03:52Ce qui reste encore à préciser,
03:54l'état des personnes qui sont aujourd'hui hospitalisées,
03:58quelle est la viralité réelle de ce virus,
04:01voilà, donc il y a des choses
04:02qui ont été dites de manière très claire
04:05et de ce point de vue-là, je trouve que oui,
04:06c'est plutôt rassurant.
04:07En tout cas, on ne pourra pas faire la comparaison
04:09avec les démarrages du Covid il y a six ans
04:12où on se rappelle que c'est parti de Chine
04:15dans une opacité réelle.
04:18Il a fallu que les premiers cas arrivent en Europe,
04:20que les clusters européens s'installent
04:22pour comprendre ce qu'était ce virus
04:24qui nous tombait dessus,
04:25parce que les Chinois ont été plutôt avares
04:27et c'est effectivement un euphémisme
04:30en information dans les premiers temps, même après.
04:33Donc là, de ce point de vue-là,
04:34sur une épidémie qui, effectivement...
04:36On n'est pas dans le scénario Covid.
04:37On n'est pas dans ce scénario-là.
04:39Et je pense que tous ceux qui essaient
04:40de faire des comparaisons,
04:41il faut vite s'arrêter là.
04:42D'abord parce que des épidémies,
04:45il y en a, il y a deux ans,
04:46quand j'étais au ministère,
04:47on a géré le choléra à Mayotte,
04:50qui était le retour du choléra
04:51sur le sol français.
04:52Bon, ça arrive, c'est arrivé,
04:56ça arrivera encore.
04:57Aujourd'hui, c'est un antivirus.
04:59On ne le connaît pas bien
05:01parce que sur le sol français...
05:02Ce qu'on nous dit,
05:02on est dans une situation exceptionnelle
05:04et inédite.
05:05On nous dit que c'est un virus
05:06qui est extrêmement dangereux
05:08et sévère.
05:08Mais bien sûr,
05:11mais je trouve que les spécialistes
05:13n'ont pas eu peur de mettre des mots
05:15qui peuvent, si on les détache...
05:17On circonscrit ce qu'il faut.
05:18Oui, mais c'est des mots
05:19qui, si on les détache
05:21du contexte qui a été rappelé,
05:22peuvent faire peur.
05:23Et néanmoins, la situation,
05:24ça a été dit,
05:25elle est sur quelques dizaines de personnes,
05:27c'est contrôlé
05:28et tout a été mis en oeuvre
05:30pour que les chaînes de viralité
05:32soient tenues.
05:33Ce qu'on a essayé de justifier également,
05:34je pense notamment à Xavier Lescure,
05:35l'infectiologue de Bichat,
05:37c'est qu'il faut malheureusement
05:39passer par là,
05:39c'est-à-dire confiner des gens
05:40en bonne santé.
05:41C'est le cas pour l'instant
05:42des cas contacts,
05:43c'est des gens en bonne santé
05:43à qui on va dire
05:44vous allez rester à l'hôpital
05:46au moins 15 jours.
05:47Bon, ce n'est pas évident
05:48parce qu'il fallait justifier
05:50ce protocole qui a évolué,
05:55notamment pour les 22 cas contacts
05:56qui ne sont pas
05:57à même niveau de risque
05:58puisque les 8 premiers,
06:00on le rappelle,
06:01ont emprunté un vol
06:02sur lequel a voyagé
06:04la Néerlandaise infectée
06:05sans le savoir
06:06et le deuxième vol,
06:08cette Néerlandaise,
06:09elle avait été débarquée
06:09avant le décollage.
06:12Donc il n'y a pas
06:13le même niveau de risque
06:13sur les deux vols.
06:14Pour autant,
06:14c'est le même protocole
06:15qui est appliqué
06:16à ces 22 Français.
06:18isolement à l'hôpital
06:19pendant une durée minimale
06:20de 15 jours
06:21et isolement à garder
06:23pendant 42 jours.
06:24On a compris
06:24qu'il y a une révolution
06:26qui serait faite
06:26au bout de 15 jours
06:27parce qu'on en saura
06:28peut-être davantage aussi.
06:29On arrivera peut-être
06:30au bout de la période
06:31d'incubation maximale
06:32puisqu'on sait
06:33que le virus
06:34n'a pas tout de suite
06:35été connu sur le bateau.
06:36La période qui a posé souci
06:38sur le bateau,
06:38c'est la période
06:39de fin avril
06:39où on ne savait pas encore
06:41qu'il y avait ce virus
06:43qui circulait à bord.
06:44On ne l'a su que le 2 mai
06:45alors que le premier patient
06:47était décédé le 11 avril.
06:48Il y a des choses rassurantes
06:49et des choses plus inquiétantes.
06:50Le même Xavier Lescu
06:51a quand même dit
06:52rappeler que le délai
06:53d'incubation est long
06:54mais l'expression
06:55de la maladie
06:56peut être très rapide.
06:58En quelques jours,
06:58les patients passent
06:59de « je suis fatigué »
07:01à « je suis en réanimation ».
07:03On en a eu le triste exemple
07:05dimanche soir
07:06avec la Française
07:07qui ne présentait absolument
07:08aucun symptôme
07:09dimanche matin
07:10à son débarquement
07:11à Ténérife
07:12qui a pris le Falcon
07:13de rapatriement
07:14entre à peu près
07:1513h et 16h30
07:17heure française
07:17qui a commencé
07:18à avoir un petit peu
07:19de fièvre,
07:20un petit peu de difficulté
07:21à respirer dans l'avion,
07:21rien de plus.
07:22Elle a été transportée
07:23comme les 4 autres croisiéristes
07:26dans une ambulance du SAMU.
07:28Il a été fait le choix
07:29de l'hospitaliser
07:30par précaution
07:31en réanimation
07:32mais en réalité
07:33son état ne le justifiait pas
07:34sauf que pendant la nuit
07:35elle s'est dégradée
07:36très brutalement
07:36et ça a surpris tout le monde
07:37parce que les scientifiques
07:39décrivent depuis le début
07:40une infection déjà silencieuse
07:43pendant la phase d'incubation
07:44qui est très longue
07:44et puis après en deux phases
07:46des symptômes
07:47pas très spécifiques
07:47un peu symptômes
07:49pseudo-grippales
07:50et puis après
07:50une dégradation
07:51au niveau cardio-pulmonaire
07:53mais qui intervient
07:54généralement
07:55dans un deuxième temps
07:56plusieurs jours après
07:56l'ACT
07:57dans la même journée.
07:58Marie Chantret
07:59donc exercice de transparence
08:00cet après-midi
08:01sachant que le gouvernement
08:02est mobilisé
08:03deux réunions désormais
08:04présidées par Sébastien Lecornu
08:06par jour
08:07le matin
08:08et l'après-midi
08:09il y en a une ce soir
08:10donc voilà
08:11ça va continuer
08:11on va être sur ce rythme
08:12dans les prochains jours
08:13oui avec un exercice
08:15d'équilibriste
08:16aussi pour le gouvernement
08:16la réunion
08:18ou en tout cas
08:18cette conférence de presse
08:19a été décidée
08:21en intégrant le risque
08:23de mettre
08:24dans l'opinion publique
08:25et dans la perception
08:26rétidienne
08:26des souvenirs
08:28d'il y a six ans
08:29parce que cette salle
08:30du ministère de la santé
08:31c'est là où se tenaient
08:33quotidiennement
08:33les conférences Covid
08:34donc c'est volonté
08:36de transparence
08:36de dire que
08:37eh bien
08:38on sait des choses
08:39mais on ne sait pas tout
08:40donc rassurer
08:42mais en même temps
08:42des mots de virologues
08:44de spécialistes
08:45d'épidémiologistes
08:46qui disent aussi
08:47que ça reste un virus
08:48extrêmement dangereux
08:49et vous au ministre
08:50que vous avez été
08:51c'est vrai qu'il y a
08:52la volonté d'accompagner
08:54le public
08:55l'acceptabilité aussi
08:57de ces patients
08:58on en parlait
08:59qui mettent sur pause
09:00leur vie
09:01pendant minimum
09:0214 jours
09:03c'est ça aussi
09:04qu'explique la ministre
09:05et il faut
09:06il faut l'accompagner
09:07ça également
09:07surtout que l'on a appris
09:08que parmi
09:09les 8 cas contacts
09:10du premier vol
09:11donc déjà hospitalisés
09:13il y a des enfants
09:14ça c'est l'information
09:15qu'on n'avait pas
09:16la donne
09:17et on imagine
09:18la contrainte
09:19pour ces enfants
09:21hospitalisés
09:21pour l'instant
09:22sans symptôme
09:22pendant 15 jours
09:23à minimum
09:23et à l'isolement
09:24pendant 42 jours
09:25pour leurs parents aussi
09:26moi je ne suis plus
09:27au gouvernement
09:28mais je veux témoigner
09:29quand même
09:29qu'aujourd'hui
09:31l'état est mieux armé
09:32parce que les leçons
09:34du Covid
09:34ont été
09:35retirées
09:37et qu'effectivement
09:39il y a aujourd'hui
09:39au ministère de la santé
09:40et pour le coup
09:41on l'a mis en place
09:43à l'époque où j'étais au gouvernement
09:44un centre d'urgence
09:48peut-être qu'il va dire ça aussi
09:49abonne-toi
09:49ce qui
09:49il va être
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