00:00Frédéric Valtout est avec nous, l'ancien ministre de la Santé. Bonsoir aujourd'hui, député.
00:04On voit bien que du côté du ministère, il y avait une volonté de mettre en place une opération transparence.
00:09Voilà, on dit tout ce qu'on sait. Alors on ne sait pas tout, mais on met tout sur la
00:12table,
00:13avec donc la partie politique, la ministre, Madame Riste, mais aussi les spécialistes,
00:18les plus grands spécialistes qui travaillent pour certains à Bichat.
00:22Est-ce que c'est convaincant ? Est-ce que vous pensez que ce soir, ils ont pu rassurer les
00:26Français ?
00:27En tout cas, je pense que tout a été mis sur la table de manière, effectivement, comme vous le dites,
00:31transparente.
00:31C'est-à-dire ce qu'on sait et ce qu'on ne sait pas.
00:33Ce qui reste encore à préciser, l'état des personnes qui sont aujourd'hui hospitalisées,
00:39comment, quelle est la viralité réelle de ce virus.
00:43Voilà, donc il y a des choses qui ont été dites de manière très claire.
00:46Et de ce point de vue-là, je trouve que oui, c'est plutôt rassurant.
00:49En tout cas, on ne pourra pas faire la comparaison avec les démarrages du Covid il y a six ans,
00:54où on se rappelle que c'est parti de Chine.
00:57Dans une opacité réelle, il a fallu que les premiers cas arrivent en Europe,
01:01que les clusters européens s'installent pour comprendre ce qu'était ce virus qui nous tombait dessus.
01:06Parce que les Chinois ont été plutôt avares, et c'est effectivement un euphémisme,
01:11en information dans les premiers temps, même après.
01:14Donc là, de ce point de vue-là, sur une épidémie qui effectivement...
01:17On n'est pas dans le scénario Covid.
01:19On n'est pas dans ce scénario-là.
01:20Et je pense que tous ceux qui essaient de faire des comparaisons, il faut vite s'arrêter là.
01:24D'abord parce que des épidémies, il y en a, il y a deux ans, quand j'étais au ministère,
01:28on a géré le choléra à Mayotte, qui était le retour du choléra sur le sol français.
01:34Bon, ça arrive, c'est arrivé, ça arrivera encore.
01:38Aujourd'hui, c'est un antivirus.
01:41On ne le connaît pas bien, parce que sur le sol français...
01:44Ce qu'on nous dit, on est dans une situation exceptionnelle et inédite.
01:47On nous dit que c'est un virus qui est extrêmement dangereux et sévère.
01:50Mais peu transmissible.
01:51Mais bien sûr, mais je trouve que les spécialistes n'ont pas eu peur de mettre des mots...
01:55Mais en isolant tout de suite tout le monde, la priori, on circonscrit ce qu'il faut.
02:00Oui, mais c'est des mots qui, si on les détache du contexte qui a été rappelé, peuvent faire peur.
02:04Et néanmoins, la situation, ça a été dit, elle est sur quelques dizaines de personnes,
02:08c'est contrôlé et tout a été mis en œuvre pour que les chaînes de viralité soient tenues.
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