Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 7 heures
Invité : Pierre LATOURTE, Directeur Général Malézieux

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:01La rubrique éco en partenariat avec la semaine. La rubrique éco avec la chambre de commerce et d'industrie de
00:09Moselle.
00:17Dans la rubrique éco, direction les coulisses d'un métier indispensable mais souvent invisible.
00:24Assainissement, intervention d'urgence, hygiène immobilière, dératisation, entretien des réseaux.
00:29Chaque jour, les équipes de Malaisieux interviennent auprès des collectivités, des industriels, des commerces et des particuliers.
00:36Pour en parler, je reçois Pierre Latourte. Bonjour.
00:38Bonjour.
00:38Vous êtes le directeur général de Malaisieux. Vous êtes un pur produit malaisieux.
00:42Je crois qu'on peut dire ça.
00:4328 ans au sein de l'entreprise. Première question, est-ce que c'est un avantage quand on a gravi
00:49tous les échelons
00:50d'arriver à ce poste de directeur général ?
00:53Pour moi, ça a été un avantage incontestable puisque je suis rentré chez Malaisieux en 1998.
00:59J'ai été responsable de travaux, donc au contact direct des techniciens et des chantiers.
01:04Ensuite, responsable d'une agence pendant cinq ans.
01:07Ensuite, directeur des exploitations.
01:09Évidemment, j'avais l'habitude de dire quand il y avait des problèmes ou des discussions à l'intérieur de
01:13l'entreprise,
01:14il y a des sujets qui ne viennent pas puisque les opérateurs, les techniciens, tout le monde savait que je
01:19maîtrisais le métier.
01:20que je le connaissais. Et donc, pour moi, c'était un vrai atout, oui, évidemment, bien sûr.
01:24Qu'est-ce qui a changé ? C'est une question un peu surprise.
01:27Qu'est-ce qui a changé le plus pour vous en 28-30 ans dans le métier ?
01:32La technologie des camions. Ça a changé énormément.
01:36La preuve en est, c'est que chaque métier est devenu un métier en part entière.
01:40À l'intérieur de Malaisieux, vous avez plusieurs métiers.
01:42Et au fil des années, il y a des métiers qui sont sortis de Malaisieux puisque la grosse industrie, par
01:47exemple,
01:47en 2014, a été filialisée pour devenir une société filiale de l'entreprise,
01:52mais qui ne fait que de la grosse industrie puisqu'on avait un problème de compétence des techniciens
01:59qui ne pouvaient pas être aussi performants.
02:01Le matin, à déboucher un immeuble, à midi, être dans une usine,
02:05et puis le soir, être travaillé pour une collectivité.
02:08Ce ne sont pas les mêmes compétences, ce ne sont pas les mêmes moyens.
02:11Donc, à un moment donné, il a fallu que ça, ça change.
02:13Et c'est pour ça qu'on a filialisé au fil des années certaines parties.
02:16C'est intéressant parce que quand il est question de Malaisieux,
02:19on parle assainissement, mais on ne sait pas trop quels sont les métiers que vous pratiquez.
02:24Ce sont des camions avec des gens qui débouchent, des canalisations.
02:28Mais c'est bien plus que ça.
02:29Alors, effectivement, on a un certain nombre de métiers à l'intérieur du métier.
02:34Trois grandes parties.
02:36Une partie, collectivité, industrie.
02:38Collectivité, pardon, c'est celle pour laquelle on est le plus connu.
02:42On travaille pour les communautés d'agglomération, pour les mairies.
02:46Une autre partie qui est celle pour les professionnels.
02:48Donc, la grande distribution, tous les professionnels artisans, la grosse industrie.
02:53Et puis, la dernière partie qui est la partie hygiène immobilière que vous évoquiez.
02:57Donc, on travaille principalement pour des bailleurs sociaux, les particuliers et des syndicats de copropriété.
03:03Donc, effectivement, rien que pour ça, à l'intérieur de l'entreprise, il y a déjà trois grands métiers.
03:08Et donc, sur cette dernière partie, activité hygiène immobilière, qui est assez récente,
03:12elle commence déjà à peser très lourd dans le chiffre d'affaires.
03:15Donc, c'était une bonne idée de s'orienter sur ce secteur.
03:20Alors, effectivement, ça aussi, ça a été un choix, c'est-à-dire de ne pas la filialiser, de la
03:25laisser en interne.
03:25Mais en même temps, elle est devenue une partie à part dans l'entreprise,
03:30puisque tout le monde a vu les camions roses.
03:32Et puis, cette activité qu'on a mise sur pied en 2011, déjà, est devenue, en 15 ans,
03:38est devenue à peu près un quart, entre un quart et un tiers de l'activité globale de l'entreprise.
03:43Pour une activité qui n'existait quasiment pas, ça a été un vrai changement à l'intérieur de l'entreprise,
03:48effectivement.
03:49Alors, selon les chiffres que vous fournissez, vous intervenez dans 40 à 50 000 logements chaque année.
03:54Absolument.
03:55Néanmoins, vous manquez encore de notoriété chez le particulier,
03:59chez celui qui est au bout, j'allais dire, de la chaîne.
04:02Alors, ça fait partie des grands projets actuels.
04:06Malgré la renommée de l'entreprise sur la région,
04:10et je dirais le fait qu'on fasse de la dératisation, de la désinsectisation depuis plus de 20 ans,
04:15ça fait 20 ans cette année, on a commencé en 2006,
04:18énormément de gens ne nous connaissent que pour la partie débouchage, pompage,
04:22mais pas pour cette partie d'ératisation, désinsectisation.
04:25Donc, vous allez apprendre à vous vendre, j'allais dire, auprès du grand public ?
04:29Absolument.
04:30Ça fait partie des, je dirais, des carences de l'entreprise.
04:33Malaisu a grandi au fil des années en étant, je pense sincèrement, très professionnel, très réactif.
04:41Mais, on va dire que le commerce n'a jamais été notre point fort.
04:44Et donc, voilà, il faut qu'on...
04:46Donc là, vous montez un service commercial ?
04:47On a, depuis quelques années, depuis 3 ans, monté un service commercial
04:50qu'on est en train d'étoffer, de constituer, de travailler.
04:54Alors, j'avoue que pour moi, c'est une première,
04:55puisque moi, j'ai toutes mes études, c'était de la technique.
04:59J'ai toute mon activité professionnelle,
05:01j'étais dans les travaux publics pendant 9 ans, après, chez Malaisieux.
05:04Donc, je n'ai fait que de la technique.
05:05Et donc, pour moi, le commerce, c'est quelque chose de nouveau,
05:08mais c'est passionnant, c'est passionnant.
05:10Vous êtes l'un des plus gros, ou si ce n'est le plus gros,
05:13des indépendants français du secteur, face à des gens comme Suez ou Veolia.
05:17Comment vous l'expliquez ?
05:19Ah, mais je crois que c'est une...
05:22On le doit à notre président, je pense, tout simplement,
05:25parce qu'on est le plus gros indépendant français depuis plus de 10 ans.
05:29En clair, on est dans un métier où il y avait énormément d'artisans
05:33qui, au fil des années, se sont vendus,
05:35vous les avez nommés Suez, Veolia ou Sors,
05:38et aujourd'hui, il y avait un certain nombre d'entreprises
05:41qui avaient la même taille que Malaisieux en France,
05:43mais au fil des successions, les entreprises ont été vendues
05:47et Laurent Barbieri n'a jamais souhaité vendre.
05:49Et donc, c'est ce qui explique qu'aujourd'hui,
05:50on est le plus gros indépendant français dans le métier.
05:52Laurent Barbieri, donc le président auquel vous faisiez référence,
05:54180 salariés, 11 agences, c'est ça ?
05:57C'est ça.
05:57Pour 30 millions d'euros de chiffre d'affaires,
06:00une des dernières agences qui va se créer ou qui va plutôt évoluer,
06:03c'est celle de Thionville, qui a un gros projet.
06:05On verra quelques images.
06:07Mais une question d'abord sur l'énergie,
06:10puisque vous utilisez des moyens de transport,
06:13des camions pour vous déplacer.
06:14Vous réfléchissez à la façon de minimiser la facture énergétique
06:19qui aujourd'hui est devenue évidemment un sujet dans toute entreprise ?
06:22Effectivement, un sujet depuis trois mois particulièrement.
06:25Mais on suit ça de près.
06:28Les constructeurs nous font des propositions
06:29qui sont basées sur de l'hydrogène ou sur de l'électrique.
06:33Sur les poids lourds qu'on utilise aujourd'hui,
06:35c'est absolument pas prêt.
06:37Voilà, ça existe, mais ce sont des prototypes.
06:40Le deuxième aspect à ça, c'est que nous, on garde des véhicules très longtemps.
06:4415 ans, 18 ans, ça arrive.
06:4612, 13 ans, la majorité.
06:48Mais 15 ans, 18 ans, ça arrive.
06:49Et donc, on imagine bien qu'on ne peut pas investir dans des technologies
06:52qui vont peut-être disparaître dans trois ans.
06:55Et donc, aujourd'hui, effectivement, on achète des véhicules
06:57qui sont totalement électriques,
06:58que ce soit le porteur ou les équipements.
07:01Mais ce sont des véhicules légers.
07:05Pierre Latourte, c'est la dernière question.
07:07Le temps est déjà presque écoulé.
07:10Après les années Bernard Nucci à la tête de Malaisieux,
07:13qu'est-ce que vous aimeriez qu'on retienne de vos années
07:14dans quelques temps à la tête de Malaisieux ?
07:17Je ne sais pas s'il faut venir tous les matins en ayant cette prétention.
07:20En tous les cas, j'aimerais au moins que les années qui viennent
07:25soient aussi belles que celles que j'ai passées avec lui
07:27et aussi profitables pour l'entreprise et pour son développement.
07:31L'entreprise qui a fêté ses 70 ans récemment.
07:34Merci beaucoup, Pierre Latourte, le directeur général de Malaisieux.
07:37L'information continue sur Moselle TV.
07:47La rubrique Éco avec la Chambre de Commerce et d'Industrie de Moselle.
07:52La rubrique Éco en partenariat avec la semaine.
07:55Moselle TV
07:57Sous-titrage Société Radio-Canada
07:59Merci.
Commentaires

Recommandations