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  • il y a 2 mois
Patrick Kuhn dévoile ses photographies dans le cadre de l'exposition "Le réel etcetera", Louise-Ellie part "Rejoindre les géants" et ce n'est pas tout...

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00:01Votre dose quotidienne de spectacle avec le Casino 2000 de Montdorff-les-Bains au Luxembourg.
00:07Bonjour à toutes et à tous, je suis très heureuse de vous retrouver pour ouvrir avec vous une nouvelle boîte
00:11à Malice,
00:12dans laquelle il sera question de musique, avec l'auteur, compositrice et interprète Louise Elie, qui nous invite à rejoindre
00:18les géants.
00:19Nous pousserons également les portes du Burin Musique, qui soutient les artistes de la région, comme Louise justement.
00:25Nous irons faire un tour au lycée professionnel Simon Lazare de Sarguemines, dont une classe participe à Résidence Pro,
00:32un projet pédagogique créé par et pour la Villa Médici à Rome.
00:37Et puis bien sûr, je vous réserve quelques belles idées de sorties.
00:40Mais tout de suite, nous retrouvons le photographe Patrick Kuhn à la galerie de l'Arsenal à Metz.
00:45Avec le réel Etc, il convoque entre autres Mère Nature et Monet pour un voyage sensible et poétique.
00:50Bienvenue !
01:07Patrick !
01:08Oui, bonjour, je suis franissière.
01:11C'est un vrai plaisir de te retrouver ici à la galerie de l'Arsenal de Metz pour cette exposition,
01:16le réel, etc.
01:18La première chose qui marque quand on arrive ici, c'est qu'on ne sait pas trop si on a
01:23affaire à de la photo ou de la peinture, mais c'est de la photo.
01:26Tu photographe déjà depuis un certain nombre d'années.
01:30Oui, depuis que je suis né, quasiment.
01:32C'est ça ?
01:34Parce que mon père faisait de la photographie du dimanche, il photographiait la famille.
01:40Et il avait un appareil photo à Folding, tu vois comment c'est ?
01:43Les Folding, c'est des appareils accordéons, là, qui s'ouvraient.
01:46Et il utilisait de la Kodachrome à l'époque.
01:48Et moi, je me régalais déjà à l'odeur de la pellicule.
01:51Oui, j'adorais ça.
01:53C'est déjà une madeleine de Proust à ce niveau-là.
01:54C'est une madeleine, oui.
01:56Et j'adorais regarder les photos de famille.
01:58J'ai regardé ça pendant des heures et des heures.
01:59Et c'est un peu comme ça que j'ai fait mon éducation à l'image au début.
02:04Et j'avais aussi un grand-père qui était peintre du dimanche.
02:08Donc voilà, la peinture, elle a démarré là.
02:11Et donc, c'est ça.
02:11Alors, c'est ce qui fait qu'aujourd'hui, finalement, quand on regarde tes photographies, on est entre peinture et
02:16photo.
02:17Tu as un peintre photographe, comment vous pourriez le définir ?
02:19Il y a des moments où quand j'utilise la couleur, effectivement, je vais dans l'histoire de la peinture.
02:24Voilà, la matière de la peinture m'a toujours plu.
02:28Mais m'intéresser parce que j'étais un grand fan de monnaie, tous ces gens-là, des impressionnistes.
02:35Oui, forcément, on le sent qu'il y a une influence.
02:44La deuxième chose qui marque, c'est ton approche de la lumière, le travail de la lumière.
02:49On se demande un petit peu comment est-ce que tu travailles.
02:52Il y a un petit côté magicien, alchimiste à découvrir tes photos.
02:55Tout à fait, il y a un côté alchimiste, c'est vrai, merci.
02:57Il y a surtout le rapport au réel qui m'intéresse.
03:00Parce que le réel, tel qu'on le voit, ou la réalité, on va dire la réalité telle qu'elle
03:05est, elle est immuable.
03:06Donc, quand tu vois un arbre avec des feuilles vertes, les feuilles sont vertes.
03:10Et l'arbre est arbre.
03:11En tant que photographe, on s'exerce au début à faire une reproduction idéale et exacte de ce qu'on
03:18voit.
03:19Or, moi, ça, je sais le faire.
03:21Et après, qu'est-ce qu'on fait ?
03:23Et oui, on s'ennuie.
03:24Et voilà, moi, je m'ennuie.
03:25Et on ne rêve pas.
03:26Et on ne rêve pas.
03:27Or, moi, je suis un rêveur.
03:28Je suis un peu poète.
03:30Et c'est dans la photographie que je place ma poésie.
03:33Je me sens bien quand je crée des univers.
03:37Oui, c'est ça.
03:47Mon but, c'était de faire en sorte que ces chemins traversent l'image, qu'ils ouvrent l'image.
03:51Et donc, là aussi, j'ai utilisé les techniques numériques pour ouvrir cette image au milieu,
03:57pour faire comme une brèche lumineuse et noircir autour.
03:59Et donc, quand on est devant et qu'on se laisse un peu aller à la rêverie,
04:03eh bien, on est devant ce chemin ou ce chemin qui nous emmène dans une intériorité ou dans un voyage.
04:11Et donc, c'est une élevation pour moi.
04:23Il y a une dimension un petit peu magique.
04:24Oui, je trouve que le mot magique, il colle pas mal aussi à la photographie.
04:29Ce qui fait aussi ça, c'est que je ne donne pas d'indice aux gens sur le lieu où
04:34ça se passe.
04:34Donc, vous êtes contraint de regarder ce que je vous offre.
04:37Souvent, il n'y a pas de ciel.
04:39Le lieu n'est pas identifié.
04:41Et c'est donc uniquement mon cadrage.
04:49Ça, en fait, c'est un travail réactionnel après un gros travail que j'ai réalisé qui s'appelle le
04:55botanique.
04:56Et en fait, ma pièce maîtresse.
04:58C'est dans cette pièce-là, quand j'ai fait ce travail-là, que j'ai compris énormément de choses
05:01sur la photographie.
05:02Et surtout, sur ce que j'étais dans la photographie.
05:05Et comment la photographie avait un lien avec moi.
05:07Et ce lien, en fait, c'est un lien très intime.
05:15On est toujours devant les vitres de la serre.
05:189, 10 mètres de serre.
05:20Et moi, je suis là avec mon appareil photo.
05:22À l'époque, c'est un appareil carré.
05:24C'est mon dernier travail argentique.
05:26Et mon appareil photo de l'époque, c'est un Hasselblad.
05:29Donc, je le tiens là, sur le ventre.
05:31Et je décide de tout lâcher.
05:33Tout ce que je sais, je le lâche.
05:35Tout ce que je sais en photographie, je ne le veux plus.
05:37C'est-à-dire le trépied pour arrêter le mouvement.
05:40La vitesse rapide pour aussi avoir le mouvement.
05:42Et je rentre chez moi un jour.
05:45Je développe une série que j'avais faite là-bas.
05:47Et je vois une photo qui apparaît.
05:49Et je me dis, oh, c'est ça.
05:53Et je me suis donné une valeur aussi.
05:55J'ai accordé une valeur à mon travail.
05:57Une valeur intellectuelle et une valeur financière.
06:00Voilà.
06:00C'est à partir de ce moment-là que j'ai pu déterminer aussi des prix.
06:13Qu'est-ce qu'elle dit de toi, cette série, alors ?
06:16Elle dit déjà un truc sur la noirceur, sur la mélancolie.
06:19C'est quelque chose qui est complètement mélancolique.
06:21Et donc, à ce moment-là, moi, j'étais dans une situation intérieure assez fragile.
06:27Je l'ai dédiée à Joseph Sudec.
06:29Joseph Sudec, il était confiné dans sa maison.
06:32Et il a photographié une grande partie du monde depuis l'intérieur de son atelier.
06:37Au travers de ces vitres qui transpiraient.
06:38Ah oui, d'accord.
06:39Ce n'est pas un clin d'œil.
06:40C'est que moi, je ressentais la même chose.
06:42Quand j'étais devant ces vitres, je me regardais moi.
06:44Lui, il regardait le monde.
06:45Moi, c'était moi que je regardais.
06:47C'était moins vaste que lui.
06:48Mais maintenant, elles peuvent regarder le monde aussi, les images.
06:51Et traduire ça.
06:53Donc, c'était des grandes émotions.
06:55Et je me suis dit, ce mec-là, c'est mon père photographique.
07:03J'ai pris mes vérités en pleine figure ici.
07:06Et puis, au fil du temps, j'ai réussi à exprimer des choses plus légères, plus douces et plus joyeuses.
07:14Voilà, c'est ça.
07:15Ce n'est pas forcément joyeux, mais en tout cas, c'est vivant.
07:19Il y a plein de peps.
07:20Et puis, il y a des références photographiques.
07:22Il y a des références picturales.
07:24Et ça, pour moi, c'est du bonheur.
07:38Quels sont les artistes qui te nourrissent aussi, qui t'ont nourri, inspiré ?
07:42À l'heure actuelle, je suis vraiment fasciné par deux choses.
07:46Par le complexe de Stendhal.
07:48Ce qui est donc l'émotion sublime devant quelque chose.
07:54Ça peut être une photographie comme une peinture.
07:58Et en photographie, je ne pourrais pas dire qu'il y a quelqu'un qui m'émeut plus que ça.
08:04J'ai beaucoup aimé les travaux de Nan Golding.
08:06Parce que Nan Golding, elle a été dans le vif du sujet.
08:09Chose que moi, je n'aurais jamais réussi à faire de cette façon-là.
08:14Et récemment, je relis les deux.
08:16Parce que cette année, l'année dernière à Arles,
08:19elle a montré un travail justement sur le complexe de Stendhal.
08:22Qu'elle avait mené sur toute sa vie.
08:24La boucle était bouclée à ce moment-là.
08:25Un truc un peu caché, quoi.
08:26Et moi, j'ai ça.
08:27Donc, les émotions face aux images, je les connais.
08:30Je les connais, les émotions aussi face aux peintures.
08:32Je resterai toujours amoureux de Monet.
08:34Parce que mon premier choc, Stendhalia, je l'ai eu devant une peinture de Monet.
09:07L'art, pour moi, c'est ça.
09:09Découvrir qui tu es.
09:10Merci.
09:11Sublime voyage.
09:12Merci beaucoup, Patrick.
09:30Dans notre boîte à idées, cette semaine, on retrouve une invitation à prendre ses places Fissa pour le concert de
09:35Kézia Jones,
09:36qui se produira sur la scène du Casino 2000 de Mondorf-les-Bains, le 11 juillet prochain.
09:41Kézia Jones, dont on se rappelle le mythique tube Rhythm is Love, et qui depuis n'a cessé de nous
09:47faire groover.
09:48Il faut dire qu'il cultive un jeu de guitare bien à lui, qui le conduit à fusionner blues et
09:52funk pour donner vie à son propre style, le blue funk.
09:56Après une pause sans album de 10 années, le voilà de retour sur scène pour vous interpréter les titres de
10:01Live and Kicking,
10:03enregistrés dans les conditions du live, chez lui, au Nigeria.
10:06Vous y retrouverez des covers de Police ou Rick James, mais aussi ses plus grands tubes, ainsi que deux nouveaux
10:12titres,
10:13parmi eux Rainy Saturday, qui moi, perso, me rappelle le meilleur d'Otis Reading,
10:18et qui, j'en suis sûre, va vous donner envie de prendre la route, fenêtre grande ouverte, ou de chiller
10:23un cocktail à la main.
10:24Écoutez.
10:36Sous-titrage Société Radio-Canada
10:56Suivons en musique avec l'autrice, compositrice et interprète Louise Elie, qui ne cesse de dévoiler des projets musicaux singuliers.
11:02Après Ancrage, son premier album sorti en 2021, Triptych, son EP entièrement fabriqué à la main,
11:08et après avoir créé un spectacle pour enfants et égrené les salles de concert,
11:12voilà qu'elle dévoile aujourd'hui Rejoindre les Géants.
11:15Une chanson que vous pourrez écouter sur toutes les plateformes de téléchargement,
11:18mais aussi via un drôle de vinyle.
11:21Pour m'en parler, elle m'a donné rendez-vous chez Christophe, responsable du Burin Musique à Metz.
11:36On deviendra peut-être pas amis, c'était ambitieux de le croire,
11:42mais t'as pris ma peine pour acquise, en l'écrasant sur le trottoir.
11:47On deviendra peut-être pas géniaux, même si c'est ce qu'on croyait au bar.
11:52T'étais éclatée comme les autres, mais je faisais tout pour ne pas le voir.
11:58C'est une chanson qui se découpe en deux parties.
12:02La première, c'est plutôt, ça raconte un peu la fin d'une histoire d'amour un peu bancale,
12:06jouée live, donc avec des accords qui sont assez décousus,
12:09volontairement ça passe du majeur au mineur.
12:11Donc voilà pour parler un peu de ce côté bancal justement.
12:14Et la deuxième partie, elle, elle est vraiment figée sur deux accords au looper.
12:19Et du coup, j'empile des voix là-dessus.
12:21Et donc c'est plutôt, ça parle de l'émancipation et le fait de revenir à quelque chose de plus
12:26doux.
12:26Donc voilà, je voulais faire le contraste autant dans les paroles que dans la façon de jouer le morceau.
12:32Si je m'en fais tambour battant, je pars rejoindre les germes.
12:42Je pars rejoindre les géants.
12:46En écrivant la chanson, j'avais déjà un peu en tête cette image d'un géant.
12:50Et donc j'ai fabriqué le masque qu'on voit dans le clip en parallèle vraiment de l'écriture de
12:54la chanson.
12:55Et j'avais envie d'un lieu un peu onirique justement pour vraiment montrer cet univers-là qu'on retrouve
13:01dans la deuxième partie de chanson.
13:02Et du coup, j'ai fait appel à Giovanni Dilogami, qui est un ami vidéaste de Metz.
13:07Je lui ai donné pas mal de photos du lieu auquel je pensais.
13:11C'est notamment les Jardins Suspendus à Conce dans le 52.
13:15Du coup, c'est un lieu qui a beaucoup de constructions en pierre sèche,
13:18notamment des escargots, du coup des spirales qui ont été construites en 1800
13:22pour en fait faire des balades méditatives mais sur des petits périmètres.
13:26Voilà, j'ai vraiment imaginé que c'était un peu la maison de ce géant.
13:29Et donc on s'y retrouve au milieu du clip, on se rencontre et on se balade dans ces lieux.
13:36Comme si ton cœur allait tenir, rejoindre les géants.
13:41Même si t'aimer est un fragment, rejoindre les géants.
13:48Je pars rejoindre les géants.
13:52J'aime beaucoup l'aspect bricolé en fait globalement dans l'art en général.
13:56Et là, le fait de pouvoir passer de la musique à vraiment la création visuelle,
14:01j'aime bien, je trouve que ça crée un seul univers vraiment et on reconnaît un peu une certaine patte.
14:06Et du coup, là, le masque, c'était une envie que j'avais depuis longtemps de créer un gros masque
14:11et donc je suis contente d'avoir réussi à pousser jusqu'au bout, jusqu'à le faire venir dans un
14:15clip.
14:15Et si l'amour s'en va souvent, je peux rejoindre les géants.
14:25Il y a aussi un objet qui est sorti en même temps.
14:28C'est un vinyle carte postale avec seulement le single dessus.
14:33Donc voilà, c'est vraiment une carte postale avec les paroles et puis on peut envoyer avec une adresse.
14:37J'aimais bien l'idée de faire un petit pressage de 100 exemplaires seulement
14:40pour que ça reste un objet collector qui peut être acheté par vraiment les gens qui ont trop envie de
14:47l'avoir.
14:47Et j'aime bien cette idée qu'il y ait un grain un peu particulier
14:50qui puisse être différent selon le numéro du vinyle.
14:54Celui-là, c'est le numéro 7.
14:55Je pense que le fait de faire des objets aussi un peu exclusifs,
14:59ça permet aussi d'être plus proche des gens.
15:02Je trouve le triptyque que j'ai sorti en 2023, c'est un que j'ai vraiment fabriqué à la
15:07main, découpé, collé.
15:08Et j'aime bien que le côté bricolé permette juste d'être un peu plus proche.
15:12Et ça rend un peu la chose plus précieuse en tout cas que juste mettre sur des plateformes.
15:17J'aime bien ce côté artisanal.
15:18T'as tendance à te perdre au détour des travers qui causeront ta perte même si tu cours à contresens.
15:26T'es pas venu très tôt dans les bras de la terre, même si tu serres des lacets, tu n
15:32'en feras plus le tour.
15:34T'avais bien entendu les proverbes qui fâchent, escrutés à la place, tous ceux qui n'allaient pas.
15:41T'es en ta caisse, défoncée par le temps, tu fauches encore les routes même si tu cours à contresens.
15:55Si tu ne vieillis plus avec la tendresse de l'enfance, tout tombera dans l'oubli, mais tu cours à
16:02contresens.
16:03T'es pas venu très tôt dans les bras de la terre, t'évites un peu plus chaque jour
16:08De devenir quelqu'un, t'as tendance à tout faire pour te faire oublier, à tout faire pour tout désamorcer.
16:25T'es en ta caisse, défoncée par le temps, tu fauches encore les routes même si tu cours à contresens.
16:41Louis-Élie, qui a eu la gentillesse, vous venez de l'entendre, d'interpréter en exclusivité pour la boîte à
16:45Malice un extrait de la chanson Contresens.
16:48Quant au single Rejoindre les géants, il est disponible sur toutes les plateformes,
16:53sachant bien sûr que vous pouvez le commander en vinyle carte postale,
16:58histoire d'avoir en votre possession un objet musical unique en son genre.
17:02Enfin, notez que Louis-Élie se produira dans la plus petite salle de concert du monde,
17:07à l'occasion du festival La Remorque du Pâte.
17:09Elle a en effet aménagé une caravane à l'intérieur de laquelle vous pourrez faire tourner une route de la
17:15fortune,
17:15qui désignera une de ses chansons, qu'elle jouera ensuite pour 4 personnes maxi.
17:20Elle vous attend les 27 et 28 juin à l'éco-festival La Remorque du Pâte à Méserois.
17:24Et puisque nous nous trouvions chez Christophe, au Burin Musique à Metz,
17:28j'en ai profité pour en savoir plus sur cette boutique qui va fêter ses 38 ans et qui soutient
17:33les artistes locaux.
17:43Alors ici, on est au Burin, un magasin qui a un peu pignon sur rue sur Metz,
17:48qui a une véritable âme, un décor assez chaleureux,
17:53qui n'a rien à voir avec les décors plutôt modernes,
17:56qui sont souvent dictés par les marques qui proposent leurs instruments.
18:00Là, on a réussi à garder en fait un côté un petit peu foutraque, j'oserais dire,
18:07avec plein de choses.
18:08Il faut poser des questions ici parce que tout n'est pas forcément présenté.
18:13Mais ça a du charme, ça a du charme et ça plaît beaucoup, c'est une âme en fait.
18:16Je vends des instruments de musique, comme tout magasin de musique,
18:19mais aussi je fais pas mal de réparations, de réglages, des changements de cordes, des nettoyages.
18:26Donc voilà, là justement, par exemple, je suis sur une guitare dont je suis en train de recoller une partie
18:31du chevalet.
18:32Tout le monde passe, on discute, on boit le café et on parle surtout de beaucoup de matos, de passion
18:38et ainsi de suite.
18:39Louise, elle vient depuis déjà pas mal de temps.
18:41Depuis que j'ai repris le magasin, elle vient chercher ses cordes ici.
18:44Des cordes notamment d'Oukulélé et des Philippe Bossé.
18:47Je ne fais pas de pub, mais Philippe Bossé, c'est une marque qui est faite à 15 km d
18:54'ici,
18:54donc une marque mozélane de cordes.
18:56Louise-Élie aussi fait partie de tous ces artistes locaux qu'on a et qui galèrent souvent à sortir un
19:05petit peu du lot,
19:06à se démarquer par rapport à la pléthore de choses qu'il y a un petit peu sur tous les
19:11réseaux sociaux
19:11et sur toute la scène.
19:15J'essaie de leur donner un petit coup de pouce, notamment au niveau des réparations, des prix un petit peu
19:20sympas.
19:22Et puis aussi une espèce de fenêtre en leur prêtant le magasin pour faire des interviews,
19:30pour faire des clips, pour faire des choses comme ça à titre gratuit,
19:33pour leur donner un petit coup de pouce comme on peut.
19:36N'hésitez pas à rendre visite à Christophe Elland au Burin Musique de rue du Pont-Saint-Marcel à Metz,
19:41que ce soit pour boire un café, acquérir de beaux instruments ou restaurer les vôtres.
19:44Il vous accueillera toujours à bras grands ouverts.
19:48Et intéressons-nous maintenant à un très beau projet qui va vous faire voyager à Rome.
19:5112 lycées techniques de la région Grand Est, dont 4 lycées mozélans,
19:55participent en effet à Résidence Pro, un programme pédagogique créé par la prestigieuse Villa Médici.
20:01Depuis la rentrée, ils mettent tout en œuvre pour réaliser un chef-d'œuvre dans leur domaine
20:06sur le thème du bancaire aux mains, aux arts de vivre de demain.
20:09Au lycée Simon Lazare de Sarguemines, ce sont les fêtes antiques qui ont inspiré les lycéens
20:15en section boulangerie-pâtisserie.
20:17Pour leur projet, intitulé « Saturna Taberna »,
20:19ils ont réalisé des crackers, des macroutes ou des décors en pastillage.
20:23Je me suis glissée sur place afin d'en savoir plus.
20:36L'idée de départ de la Résidence Pro, c'est de finalement mettre dans la peau d'artistes les élèves.
20:45Parce qu'en fait, l'Académie de France à Rome, elle accueille des artistes tout au long de l'année,
20:50des peintres, des musiciens, vont à Rome pour une résidence et ils peuvent peaufiner leur art.
20:57Et ils ont eu cette idée très originale, au niveau à la fois de la région Grand Est et de
21:01l'Académie de France à Rome,
21:03de proposer en fait une résidence pro.
21:05On va s'intéresser uniquement à des élèves de lycée professionnel
21:11et leur offrir cette possibilité de créer un chef-d'œuvre.
21:14Et pas un chef-d'œuvre simplement à leur niveau individuel, mais c'est un chef-d'œuvre collectif.
21:24C'était mon idée, c'était un dessert du pays oriental, du Maroc.
21:28Ça vient de mon pays d'origine.
21:29C'est fait à base de semoule et de beurre et de la pâte de datz.
21:33On m'a dit que je devais faire une version plus locale.
21:36Du coup, moi et mes enseignants, on a eu l'idée de faire avec les mirabels.
21:40Et le schnapps, du coup.
21:45Pour moi, déjà, c'est une chance de partir à Rome,
21:47parce qu'on ne peut pas tous partir en Italie.
21:50Et participer à ce voyage, ça nous fait travailler ensemble,
21:54ça nous fait apprendre de nouvelles choses, comme le sucre d'art.
21:57Ce qui est génial, c'est que c'est raccordé avec notre filière,
21:59donc la boulangerie-pâtisserie.
22:01Je trouve ça chouette parce que je pense que peu importe la filière,
22:04chacun peut y mettre son grain de sel.
22:06Et du coup, là, nous, on fait, par exemple, des verres avec du sucre.
22:10C'est quelque chose qui est à proprement parler, juste spécialement pour nous.
22:14Il n'y a pas forcément tout le monde qui peut faire ça.
22:16Et je trouve que c'est ça qui rend le projet plus unique,
22:18c'est de mettre les compétences qu'on apprend dans le projet.
22:22Le projet Saturna Taberna mêlera les arts de la boulangerie-pâtisserie,
22:26comme vous venez de le découvrir,
22:27mais aussi les arts appliqués ou encore les lettres et l'histoire dans un objectif commun.
22:32Les élèves du lycée Simon-Lazare de Sargemin
22:35sont en ce moment même à Rome, à la Villa Médici,
22:38aux côtés des élèves des lycées techniques de Forbach,
22:41Freyman-Merlebach et Thionville
22:43pour présenter leurs chefs-d'œuvre respectifs.
22:46L'expérience promet d'être inoubliable,
22:48et je vous la ferai vivre de l'intérieur à l'occasion d'une boîte à malice spéciale,
22:52puisque je suis moi-même, en ce moment même, à Rome, avec eux.
22:55Et oui, ça ne se voit pas, mais ça s'appelle la magie de la télévision.
22:58En tout cas, gardez l'œil ouvert.
23:00Et l'heure est déjà venue de refermer la boîte à malice,
23:03je vous propose de le faire en musique,
23:04avec la schlappe sauvage qui, avec sa chanson « Béton »,
23:07dénonce la bétonisation à tout va,
23:10chanson que vous retrouverez dans leur dernier album,
23:12Musel Mussec.
23:13Alors prenez bien soin de la planète,
23:15sinon la nature pourrait bien reprendre ses droits.
23:18Allez, m'aie !
23:22Alluciné, un spectacle dégueulasse,
23:25tous ces arbres tronçonnés,
23:27avec un hypermarché,
23:29va bientôt être installé,
23:30le village doit faire place nette,
23:32pour qu'il puisse s'implanter.
23:34L'an dernier, pour un immeuble,
23:36on a détruit une forêt,
23:38chênes et êtres remarquables,
23:40ont été ratiboisés,
23:42ça pousse comme des champignons,
23:44c'est idée du banc béton,
23:46quand on a de gros salaires,
23:47au pays des trois frontières.
23:49Ça bétonne, un tas de fric à faire,
23:53millions de tonnes,
23:54la planète devient un enfer.
23:57Bétonne, ils se font des millions,
24:01c'est destructeur,
24:02écoute la planète qui pleure.
24:05Ça bétonne, tranquille,
24:07ils font leur beurre,
24:08et ça t'étonne,
24:10qu'aujourd'hui ton pays se meure.
24:13Bétonne, ils se font des millions,
24:16c'est destructeur,
24:17écoute la planète qui pleure.
24:35Cet infantalier m'aboule,
24:37raffole de ses cages à poules,
24:39vive la bétonisation,
24:41pour écouler leur pognon.
24:43Peu importe si c'est moche,
24:45promoteurs et conseillers,
24:47s'en foutent vraiment plein les poches,
24:49tant pis pour la canopée.
24:51Pour tracer des autoroutes,
24:52on massacre sans compter,
24:54les opposants en déroute,
24:56matraquer puis inculpé.
24:58Mégabassine, les fermes usines,
25:00c'est la nature qu'on assassine,
25:02garde au l'heure de l'extinction,
25:04alors je crie ma rébellion.
25:05Ça bétonne, un tas de fric à faire,
25:09millions de tonnes,
25:11la planète devient un enfer.
25:14Bétonne, ils se font des millions,
25:17c'est destructeur,
25:18écoute la planète qui pleure.
25:21Ça bétonne, tranquille,
25:23ils font l'ardeur,
25:24et ça t'étonne,
25:26qu'aujourd'hui ton pays se meure.
25:29Bétonne, ils se font des millions,
25:32c'est destructeur,
25:33écoute la planète qui pleure.
26:02Votre dose quotidienne de spectacle,
26:04avec le Casino 2000 de Montdorff-les-Bains au Luxembourg.
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