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Transcription
00:02Dans l'éco d'ici, le rendez-vous des entreprises de la région et de tous ceux qui font vivre
00:07l'économie chez nous.
00:08Clémence, on parle du premier secteur industriel de notre région, l'agroalimentaire.
00:13Bonjour Pierre Ginevre.
00:14Bonjour.
00:14Merci d'être là ce matin. Vous êtes le directeur général de l'Institut Régional de la Qualité Agroalimentaire d
00:19'Occitanie, IRCALIM.
00:22Pour ceux qui ne connaîtraient pas, c'est un institut qui accompagne les agriculteurs et les entreprises pour commercialiser, promouvoir
00:26les produits de notre région.
00:27Pas n'importe lesquels, les produits labellisés seulement.
00:30C'est ça. Tous ceux qui portent un signe officiel de qualité, soit des labels rouges, des AOP, des IGP
00:34ou des produits bio.
00:36Et comment vont-ils ces produits, ces entreprises autour de ces produits de notre région ?
00:41On est un peu entre deux eaux en attendant un petit peu de voir les répercussions économiques des différents événements
00:46et des derniers événements,
00:47un petit peu comme dans tous les secteurs.
00:48Notamment la guerre au Proche-Orient.
00:49L'agriculture agroalimentaire est très dépendante quand même des plastiques et du fioul,
00:56donc est impactée directement par les événements et la guerre au Proche-Orient.
01:00Ça veut dire quoi par exemple en termes économiques, vraiment concrets pour les entreprises de notre région ?
01:04C'est une perte de chiffre d'affaires ?
01:06Clairement, on le voit déjà ?
01:07Pour l'instant, c'est pas réellement une perte de chiffre d'affaires.
01:10C'est une inflation annoncée auprès des ménages qui devraient avoir une répercussion d'ici six mois à peu près.
01:16Et maintenant, l'impact et la profondeur de cette crise va dépendre de la durée des événements en cours.
01:23Et comme pour l'instant, on ne sait trop rien, tout le monde s'y prépare et fait un peu
01:26le droit en attendant de savoir où c'est que l'on va.
01:28Et est-ce que l'IRCALIM que vous dirigez, donc Pierre Ginebre, peut mettre en place des choses pour justement
01:32aider le secteur ?
01:33Oui, l'objectif est d'aider les entreprises et les agriculteurs à passer ce cap.
01:39Ça ne sera possible qu'à condition que les consommateurs puissent se suivre sur des produits qui sont quand même
01:45déjà un petit peu plus onéreux que les produits.
01:47Vous ne pouvez pas essayer de limiter cette hausse des prix par exemple ?
01:51Malheureusement, on la limite déjà un petit peu là-hauts des prix. On est dans un phénomène inflationnel depuis maintenant
01:56pas loin de 3-4 ans.
01:58Cette inflation-là, on la voit tous les jours. Dans un premier temps, les gens essaient d'arbitrer comme ils
02:03peuvent.
02:03L'alimentation étant un des secteurs où ils ont la possibilité de changer tout simplement de composition de leur menu
02:09et d'aller vers des produits moins chers.
02:12Maintenant, de plus en plus étrangers, c'est ça qu'il faut comprendre.
02:14Les signes officiels de qualité, c'est le haut de gamme, mais c'est des produits français.
02:17Et quelque part, c'est un peu les florons de l'agriculture française.
02:19Et on voit que les consommateurs s'intéressent de plus en plus, faute de budget, à des produits qui viennent
02:24de plus en plus loin.
02:24Donc vous leur dites ce matin, accepter de payer peut-être un peu plus cher, erronie sur autre chose, c
02:28'est ça l'appel que vous lancez ?
02:30Je leur dis surtout qu'ils fassent comme ils peuvent.
02:31Pour certains ménages, c'est vrai qu'effectivement, il y a la possibilité encore de profiter de nos produits.
02:36Pour certains autres ménages, la difficulté d'aller chercher, de manger proprement des produits d'origine française, ça devient de
02:45plus en plus compliqué.
02:45Est-ce que vous lancez alors peut-être un appel au pouvoir public, à la région, à l'État, pour
02:49aider ces entreprises, et notamment de l'agroalimentaire d'Occitanie ?
02:53J'appelle surtout à faire attention à se consommer dans l'assiette, à faire évoluer les recettes, effectivement, à l
02:59'État et au pouvoir public d'accompagner au mieux et comme ils peuvent ces démarches-là.
03:04L'objectif en ce moment, il y a tellement d'inconnus, c'est d'arriver à passer les quelques mois
03:09qu'on a devant.
03:10Un dernier mot peut-être sur le bio, puisqu'on est la première région bio en termes de surface, mais
03:14certains exploitants repassent au conventionnel.
03:17On disait la filière en crise, où en est-on ?
03:20Très clairement, on a deux cas de figure. Dans les réseaux spécialisés, on revoit des consommateurs qui achètent les produits.
03:26Dans les réseaux spécialisés, je ne vais pas en citer quelques-uns, mais c'est des enseignes qui sont vraiment
03:30spécialisées sur les produits bio.
03:32Là où c'est un peu plus compliqué, c'est dans les rayons des GMS, où on s'aperçoit que
03:35le linéaire bio a sérieusement réduit.
03:38Et malgré ça, les consommateurs qui le cherchent ne le trouvent plus devant tel qu'il était disponible.
03:45Merci beaucoup Pierre Ginab, directeur général d'Irkalim. Je note que vous organisez le samedi 27 juin un pique-nique
03:50au pic du midi.
03:51On mettra les infos sur l'appli ici. Bonne journée.
03:53On veut trop faire ça.
03:54Vous voulez y aller ?
03:55Au pic du midi, déjà le lieu.
03:57500 places, dépêchez-vous.
03:58Trop bien.
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