- il y a 10 minutes
Chaque week-end, Anne Seften et Dominique Tenza vous accompagnent de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:02Générique
00:11Bonsoir à tous, soyez les bienvenus dans BFM Grand Soir, un 72e jour de guerre marqué par une nouvelle montée
00:17des tensions au Moyen-Orient.
00:18Donald Trump hausse le ton, les Iraniens ne riront plus longtemps.
00:22Voici la conclusion de son long message sur Trousse.
00:25Donald Trump qui vient de s'entretenir avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou.
00:29Tout cela alors que l'Iran a rendu sa copie concernant le fameux plan de paix américain articulé autour de
00:3414 fois.
00:35On en sait davantage ce soir, on va tout vous dire parce que le Wall Street Journal nous dit que
00:39les questions nucléaires seraient négociées par exemple au cours des 30 prochains jours.
00:43Que l'Iran aurait proposé aussi de faire diluer une partie de son uranium enrichi et de transférer le reste
00:48vers un pays tiers.
00:49L'Iran qui appelle à des garanties que cet uranium sera renvoyé si les négociations échouent.
00:53Et un 72ème jour de guerre marqué aussi par les menaces de la République islamique à l'encontre de la
01:01France.
01:01C'est la première fois que notre pays est ainsi visé nommément depuis le début du conflit.
01:05En cas de déploiement français près du détroit d'Hormuz, la réponse de l'Iran sera immédiate prévient le régime.
01:12Et l'on pense évidemment ce soir au porte-avions Charles de Gaulle en route pour la région.
01:16Emmanuel Macron a réagi en fin d'après-midi.
01:18Pas question de se déployer dans la zone ni d'entrée en guerre mais la France se tient prête.
01:24La position de Paris reste ce soir inchangée.
01:27Pas d'opération dans le détroit avant la fin de la guerre.
01:31La guerre est-elle donc sur le point de reprendre la nuit prochaine ?
01:35Il semblerait que certains indices le laissent penser ce dimanche.
01:38Alors que l'Iran a renvoyé ce jour sa réponse au fameux plan de paix américain au médiateur pakistanais.
01:44Donald Trump s'agace, les Iraniens ne vont plus rire longtemps.
01:47Voilà ce qu'il a écrit sur son réseau social.
01:49Bonsoir Axel Monien, président.
01:51Que l'on sent ce soir agacé, déterminé aussi visiblement à aller chercher l'uranium en richie.
01:57Et les choses s'accélèrent puisque à l'agenda du président américain,
02:01il y a eu cet appel téléphonique ce soir avec Benyamin Netanyahou.
02:08Oui, un appel qui a eu lieu tout à l'heure entre les deux hommes
02:11et durant lequel ils ont probablement discuté justement de la réponse iranienne au plan américain en 15 points.
02:18D'après le Wall Street Journal, les Iraniens ne sont toujours pas d'accord avec l'idée
02:22que les Américains s'emparent de leur uranium enrichi,
02:25mais ils sont prêts toutefois à le céder à un pays tiers.
02:28Et puis il y a la question de la durée, de la suspension de leur programme d'enrichissement.
02:32Les Iraniens ne veulent pas la même durée que les Américains.
02:36Bref, il y a encore beaucoup de points d'achoppement entre les deux pays.
02:38Beaucoup de désaccords qui font qu'un plan de paix semble difficilement accessible,
02:45en tout cas dans les prochains jours.
02:47Et puis surtout, cet appel avec Benyamin Netanyahou,
02:50c'est aussi un appel avec quelqu'un qui veut reprendre la guerre.
02:53Puisque le premier ministre israélien a été très clair sur ce sujet
02:58dans un entretien avec la chaîne de télévision américaine CBS.
03:01Il dit qu'il est désormais temps d'utiliser les capacités militaires
03:05qui sont positionnées dans la région.
03:07La guerre n'est pas finie, a-t-il dit, à la chaîne américaine.
03:11Et là-dessus, c'est peut-être là qu'il y a un point de dissension entre les deux hommes.
03:17Parce que d'après Mike Walls, qui est l'ambassadeur des États-Unis
03:21auprès de l'Organisation des Nations Unies,
03:23Donald Trump veut privilégier à tout prix la solution diplomatique avant tout autre.
03:28C'est ce qu'il a dit tout à l'heure sur une chaîne américaine.
03:31Les Américains veulent avant tout un accord.
03:35C'est vrai qu'on sait que l'administration veut sortir de cette guerre le plus rapidement possible.
03:39Alors, qui aura raison ?
03:41On sait que la guerre a commencé notamment parce que Benjamin Netanyahou
03:45a entraîné les États-Unis dans ce conflit.
03:48Est-ce que ce sera la même chose pour la reprise des hostilités ?
03:51Il y a encore beaucoup de questions ici.
03:52Et pas de réaction officielle de la part de la Maison-Blanche
03:55à cette réponse iranienne au plan américain pour le moment.
03:59Axel Monnier en direct de Washington, bien évidemment.
04:01Si vous aviez une réponse qui viendrait à vous parvenir,
04:04nous vous reprendrions bien évidemment en direct.
04:06Benjamin Pétrovert, comment vous voyez les choses ?
04:09Est-ce qu'on est revenu aux heures d'avant le déclenchement des pic-furies ce soir ?
04:12On sait que les deux hommes, Benjamin Netanyahou et Donald Trump,
04:14ne sont pas forcément sur la même longueur d'onde.
04:16Donald Trump réfléchit, palpe un peu la réponse iranienne.
04:20Et Benjamin Netanyahou, on sait qu'il pousse pour la reprise des hostilités.
04:23Oui, c'est très compliqué ce soir de savoir si on est à la veille d'une reprise des offensives.
04:28Ou au contraire, si on est à la veille d'une déclaration de Trump disant
04:32« Écoutez, je suis prêt à négocier, on va tenter la négociation durant 30 jours ».
04:36Pourquoi ?
04:37Parce que Netanyahou et Trump n'ont pas les mêmes intérêts dans cette guerre.
04:40Trump, comme on sait, veut la finir rapidement.
04:43On sait également qu'il a une rencontre très importante les 14 et 15 mai prochains,
04:46donc c'est jeudi et vendredi, rencontre avec Xi Jinping.
04:50Donc il a tout intérêt à calmer la situation.
04:53Benjamin Netanyahou, lui, a un autre agenda.
04:55Il a toujours l'obsession qui est l'origine même de cette guerre,
04:58à savoir mettre à bas définitivement la menace iranienne,
05:02qu'elle soit balistique ou nucléaire,
05:04d'un régime qui promet de rayer l'état d'Israël.
05:06L'état existentiel, oui.
05:07Maintenant, il n'empêche, quand on voit que Donald Trump,
05:10la première chose qu'il fait, ou l'une des premières choses qu'il fait,
05:12une fois qu'il a la réponse des Iraniens,
05:14c'est de contacter Benjamin Netanyahou,
05:16puisque les médias israéliens ont révélé que Netanyahou, en fait,
05:19était ce soir à un colloque, à la mer morte,
05:22et qu'il a dû en catastrophe rentrer à Jérusalem
05:25pour décrocher le téléphone et répondre à Donald Trump.
05:28Voilà, c'est à peu près trois quarts d'heure de route, la mer morte, Jérusalem.
05:31Mais il n'empêche, le coup de fil était d'importance,
05:32et Trump, donc, a voulu le prévenir.
05:34Mais le prévenir de quoi ?
05:36Option 1, il lui dit, écoute, Bibi,
05:38je ne peux pas continuer pour le moment de la guerre,
05:40ma priorité, c'est de calmer la situation,
05:43donc on en reste là, en tout cas pour l'instant.
05:45Option 2, on repart à l'attaque.
05:48Voilà, c'est très compliqué.
05:49Mais ce qui est intéressant, et je pense qu'on va le revoir ensemble,
05:51c'est les différents points de la réponse iranienne,
05:54qui au fond n'est pas tellement différente de la situation
05:56avant le début du conflit.
05:58Donc ça laisse penser que les protagonistes restent sur leur faim,
06:02et c'est ce qu'a dit d'ailleurs Benjamin Netanyahou
06:04dans l'interview accordée à CBS.
06:05Pour lui, il faut aller maintenant sur le terrain avec des hommes.
06:08Alors attention, ce n'est pas la guerre physique,
06:10c'est des hommes pour récupérer le matériel nucléaire.
06:12– Général Seedos, j'aimerais vous entendre
06:14sur ce qui est en train de se passer ce soir,
06:16mais d'abord on va entendre Donald Trump, justement,
06:17puisque le président américain, il a accordé
06:19une interview à la télévision américaine,
06:22et il parle justement de cette éventualité
06:24de poursuivre les opérations et la guerre.
06:26Écoutons-le.
06:28– Est-il exact de dire que vous pensez
06:30que les opérations de combat en Iran sont terminées et achevées ?
06:33– Non, je n'ai pas dit cela.
06:37J'ai dit qu'ils sont vaincus,
06:38mais cela ne signifie pas qu'ils sont terminés.
06:42Nous pourrions intervenir pendant deux semaines supplémentaires
06:45et frapper chaque cible, une par une.
06:47– Nous avons probablement atteint 70% des cibles,
06:52nous avons d'autres cibles que nous pourrions théoriquement frapper,
06:56mais même si nous ne le faisons pas,
06:58il leur faudrait de nombreuses années pour se reconstruire.
07:03– Il ne dit plus ce soir que la guerre est terminée,
07:06c'est pourtant ce que Pete Exet avait dit devant le congrès américain,
07:10et puis il tweet, et puis il met un message sur ses réseaux sociaux,
07:14les Iraniens vont arrêter de rire.
07:17– Ce soir, c'est un président belliqueux qui parle ce soir.
07:20– Oui, exactement.
07:20Et puis surtout, il donne deux semaines.
07:22Là, on a un objectif, avec les objectifs qu'ils ont repérés,
07:26effectivement, puis on a une durée de temps, deux semaines.
07:28Bon, ça c'est toujours délicat à dire.
07:30Quand on commence une guerre, ça va durer deux semaines,
07:32six mois et deux ans.
07:33Toutes les guerres doivent s'arrêter à Noël, c'est connu.
07:36Bon, là, deux semaines, effectivement.
07:37Et puis Netanyahou a quand même déclaré également aujourd'hui
07:40que la guerre n'était pas terminée en Iran.
07:42Et il a reparlé, effectivement, de ses affaires.
07:44– Ça, ce n'est pas très nouveau de la part de Benjamin.
07:45– Non, ce n'est pas très nouveau.
07:46– Qui le dit régulièrement.
07:47– Oui, exactement.
07:48Mais il est revenu à nouveau sur les affaires nucléaires.
07:50Il a parlé, effectivement, d'une prise, une possession,
07:55une prise de possession sur le terrain de ses affaires nucléaires.
07:58Et puis Trump l'a aussi évoqué.
08:00Et puis donc, effectivement, on a quand même un langage belliqueux.
08:03C'est le moins qu'on puisse dire.
08:04Et comme a dit le président Macron, une escalade langagière.
08:08Ce n'est pas un élogisme, ça existe.
08:09Ce n'est pas comme la bravitude.
08:12Ça existe.
08:13– C'est bien de le préciser, effectivement, pour ceux qui nous regardent.
08:15– Il faut faire attention à ça, parce que c'est honnêtement une découverte.
08:19Mais oui, on est quand même dans une rhétorique de guerre à chaque fois.
08:23Et puis de temps en temps, on distille une ouverture de la négociation.
08:26Voilà.
08:26On entretient.
08:28Autant les Iraniens, ils entretiennent le feu par des tirs de drones sporadiques,
08:33comme on en a eu aujourd'hui, quelques-uns.
08:35Une petite guerre à bas niveau pour maintenir la tension.
08:40Et puis là, c'est pareil.
08:41On a des présidents, des premiers ministres qui entretiennent le conflit,
08:45qui l'entretiennent à bas bruit, qui entretiennent le feu.
08:48Et puis on prépare une négociation quand même.
08:51Donc on a vraiment, effectivement, c'est très troublant.
08:53On ne sait plus où on en est.
08:54Parce qu'il y a des ouvertures, des fermetures, des réouvertures, des refermetures.
08:58C'est très dur, très dur à suivre.
09:00Alors j'espère que les états-majors de Senkom, en particulier,
09:04savent bien planifier les choses.
09:05savent où ils vont et quels sont leurs objectifs.
09:07Mais il l'a quand même dit.
09:08Il a dit deux semaines.
09:09On a encore des objectifs.
09:11On s'est frappé sur le territoire iranien.
09:14Alors on va écouter.
09:14Vous y faisiez référence, Général Sidos, Benyamin Netanyahou,
09:17qui s'est exprimé à la télévision israélienne.
09:19Et voici ce qu'il dit.
09:20Bien évidemment, c'est le nucléaire qui est dans la vision,
09:24et la visée de Benyamin Netanyahou.
09:28Comment envisagez-vous le retrait de l'uranium hautement enrichi d'Iran ?
09:32On y va et on le retire.
09:35Avec quoi ?
09:35Les forces spéciales israéliennes ?
09:37Les forces spéciales américaines ?
09:39Eh bien, je ne vais pas parler de moyens militaires.
09:41Mais d'après ce que le président Trump m'a dit,
09:43je veux y aller.
09:44Je pense que c'est physiquement possible.
09:47Ce n'est pas le problème.
09:48Si vous avez un accord et que vous y allez pour le retirer,
09:51pourquoi pas ?
09:51C'est la meilleure solution.
09:53Olivier Lasmol, vous vous dites,
09:55il va y avoir quelque chose qui se prépare
09:56quand vous entendez Benyamin Netanyahou ce soir.
09:58On évoquera la réponse iranienne sur le nucléaire précisément.
10:02Mais visiblement, on voit bien que...
10:04Alors, je précise que cette interview a été faite par CBS
10:06et l'émission 60 Minutes.
10:09Comme j'ai dit la sidose, je dirais qu'on est un peu pantois
10:13quand on voit la contre-proposition faite par l'Iran.
10:18On se dit, ça y est, on va avoir Trump qui va répondre calmement
10:23et on a une surenchère verbale à nouveau.
10:25Ça repart dans l'instabilité totale.
10:27Et puis, on a Benjamin Netanyahou qui s'amuse à ouvrir la bouteille d'huile
10:33et à la jeter sur le feu parce que c'est vraiment ça.
10:37On lui pose la question, il ne répond pas.
10:38Est-ce que vous allez envoyer des troupes à terre ?
10:41Mais personne ne va envoyer des troupes à terre.
10:42C'est bien ça le problème.
10:46Donald Trump dit ce soir aussi dans cette haute émission enregistrée et diffusée
10:50« Nous obtiendrons l'uranium enrichi de l'Iran à un moment donné ».
10:52Et il dit, nous avons la Space Force.
10:54Alors, je vous demanderai ce que c'est la Space Force qui surveille ce site.
10:56Vous, vous pensez qu'il n'y aura pas de personnel au sol pour aller récupérer l'uranium ?
11:00Ça va être extrêmement compliqué pour plein de raisons.
11:03C'est-à-dire que si on envoie des troupes à terre, il y aura des morts
11:06et pas deux, trois morts.
11:09La guerre ne terminera pas à Noël.
11:12Et ce qui est surprenant, c'est qu'il y a une fuite qui disait
11:16que le régime iranien serait prêt à un transfert conditionnel de l'uranium
11:20pour temporiser les choses.
11:22Et on a un écart qui se réduit entre ce que demandait Washington
11:25et ce que propose éventuellement Téhéran.
11:27Attention, c'est des jeux de dupes.
11:30Et finalement, on a Trump qui repart sur son cheval avec son Stetson.
11:34Et on a finalement Netanyahou qui dit, il va plus vite, on y va à Saint-Broclair.
11:39Et donc, effectivement, on pensait aujourd'hui, ce matin,
11:44il y a eu les incidents avec les drones qui ont fait, on s'est dit, ça repart.
11:48Cet après-midi, on se dit, enfin, on commence à avoir une petite lueur d'espoir.
11:51Et là, on repart dans l'incertitude la plus totale.
11:53Benjamin Petrovert, j'imagine que le président américain
11:56et le Premier ministre israélien, ils se parlent régulièrement.
11:58Pourquoi faire savoir ce soir qu'ils se sont appelés ?
12:02Est-ce que c'est un signe, ça ?
12:04Ça, c'est les médias israéliens qui sont au courant de tout ce qui se passe autour de Benjamin Netanyahou.
12:09Si ça avait été les médias américains, en l'occurrence, si ça avait été la partine Trump,
12:12peut-être qu'on n'en était pas au courant de ce coup de fil.
12:14Mais c'est parce qu'en Israël...
12:15Il y avait un intérêt, par exemple, il y avait un intérêt...
12:17Tous les coups de fil de Netanyahou, les médias israéliens sont au courant en général.
12:19Il y avait un intérêt à faire savoir que le président américain s'était en deuxième ce soir ?
12:22Oui, oui, parce que ça veut dire que les deux hommes ont une stratégie commune.
12:27Alors ce soir, on ne sait pas si c'est dans un sens ou dans l'autre,
12:29même si, en effet, les langages sont belliqueux.
12:31Mais en tout cas, ça veut dire que les deux hommes sont en phase
12:33sur ce qui va se passer dans les prochaines heures ou les prochains jours.
12:37Déjà la semaine dernière, si vous vous en souvenez, les deux hommes étaient déjà d'accord
12:40et on savait qu'il y avait un plan qui était dans les tuyaux.
12:43L'armée israélienne était le doigt sur la gâchette, prêt à partir si une opération devait avoir lieu.
12:48Et on parlait des avions rapides, d'ailleurs, vous vous souvenez, à l'aéroport Ben Gurion de Tel Aviv.
12:51Absolument. Et on a parlé également de quelques milliers de tonnes d'armement
12:54qui étaient arrivés à l'aéroport Ben Gurion, au port de Haïfa, au port d'Ajdon,
12:58comme si un épisode 2 de cette guerre devait repartir.
13:01Ce soir, ça dit autre chose, ces paroles belliqueuses.
13:04Parce que dans les faits, pour l'instant, il ne se passe rien.
13:08Il ne se passe rien à chaque fois.
13:09Ce sont les Iraniens qui montrent les muscles, mais jamais les Américains.
13:14Et on l'a vu il y a quelques jours, par exemple, lorsque les Émirats Arabes Unis ont été attaqués,
13:18les Américains n'ont rien fait du tout en disant, pour nous,
13:21ça n'est pas assez fort, ça n'est pas assez distinctif pour repartir à la guerre.
13:24D'ailleurs, les Émirats ont bien compris le message.
13:26Ils se sont équipés du domne de fer israélien.
13:28Ils ont bien compris que leurs seuls alliés aujourd'hui dans la région pour les protéger,
13:31c'est les Israéliens et personne d'autre.
13:33Donc, il faut bien voir que malgré les déclarations belliqueuses,
13:36ça ne veut pas dire pour autant que Trump va repartir au combat.
13:38Il faut faire très attention avec ça.
13:40On a même remarqué que dans les épisodes précédents, depuis le début de cette guerre,
13:43c'est plutôt quand Trump joue la calme, que le lendemain, il y a une opération.
13:46Et quand il a un langage extrêmement agressif, il ne se passe rien.
13:50Maintenant, dans les propositions iraniennes, il faut bien comprendre
13:52qu'il y a des choses qui sont surnaturelles.
13:54Par exemple, l'une des propositions iraniennes, c'est de dire,
13:57d'accord, pour diluer une partie de l'uranium enrichie,
14:00de le transférer vers un pétillère,
14:02mais si les négociations échouent, de le ramener.
14:07Pardon, mais ça n'existe pas, quelque chose comme ça.
14:09D'où ? Qui va le ramener ?
14:10S'il le confie, ce n'est pas pour le récupérer derrière.
14:13Donc, tout ça est très compliqué.
14:14On voit bien qu'il y a des choses qui ne tiennent pas rond dans cet accord.
14:17– Sergé Chirnoff, et s'il ne se passait rien ?
14:19Je vous pose aussi la question, parce qu'on avait Robert Maillet,
14:21chez Mark Fowell, qui est l'ancien négociateur iranien sur le nucléaire,
14:25du temps de Barack Obama, qui disait qu'il ne pensait pas
14:27qu'une intervention seule servirait à obtenir quoi que ce soit
14:30sur le dossier du nucléaire.
14:31Quand vous voyez les propositions iraniennes ce soir,
14:33vous vous dites qu'on peut s'en passer, cette intervention ?
14:36– Moi, je suis très peu optimiste par rapport à ça.
14:43Moi, je vois cette armada qui est sur place.
14:46Moi, je vois qu'il y a cette…
14:48En fait, en gros, pour dire que la paix reste au Proche-Orient,
14:55à quoi bon appeler Ndaniakou ?
14:59Si c'est la paix, pourquoi l'appeler ?
15:01On l'appelle uniquement si on va préparer quelque chose.
15:05Enfin, pour moi, la logique est là.
15:07Ça veut dire que, pour dire salut et en plus faire tout un cinéma autour de ça.
15:14Si on a fait le cinéma, c'est qu'ils ont certainement discuté,
15:18au contraire, de la possibilité de la reprise des opérations.
15:22Il y a autre chose.
15:23Dans la contre-proposition iranienne,
15:26qu'est-ce que vous trouvez d'optimiste ?
15:27À part ces histoires de peut-être transfert d'uranium à l'étranger,
15:32on ne sait pas où d'ailleurs,
15:34tout le reste, en fait, ils ont répété tout ce qu'ils…
15:37– Tout ce qu'ils avaient dit avant le conflit d'ailleurs.
15:38– C'est ce qu'ils ont dit avant,
15:40et ils veulent le maximum.
15:41Ils veulent reprendre,
15:43ils veulent garder le contrôle d'Hormuz,
15:45ils veulent qu'on enlève les sanctions, etc.
15:48Donc, la logique de guerre, pour le moment, il reste là.
15:51– Maya Khadra, bonsoir, merci de nous avoir rejoint.
15:54Je vous lis à l'instant,
15:55parce que Donald Trump vient de poster à l'instant
15:57un message sur son compte « to social ».
15:59Je viens de lire la réponse des soi-disant représentants,
16:02représentants avec des guillemets, de l'Iran.
16:04« Je n'aime pas ça, totalement inacceptable »,
16:07écrit le président américain en lettres majuscules.
16:10Merci de votre attention à cette question,
16:12président Donald Trump.
16:12C'est très court, ça veut dire ce que ça veut dire,
16:14ça a le mérite d'être claire.
16:15– C'est très court, c'est très clair.
16:18Il a posé les mots sur un problème qui existe, déjà.
16:25À chaque fois qu'on formule des propositions aux Iraniens,
16:30il donne du fil à retordre.
16:33Il refuse aussi, là, les Iraniens,
16:36d'après ce que j'ai compris, d'après leur réponse,
16:38ils ont refusé de parler du nucléaire,
16:41même pas les 440 kg d'uranium enrichis.
16:43– Wall Street Journal, je vous donne ce que dit le Wall Street Journal.
16:46Les questions nucléaires seraient négociées au cours des 30 prochains jours.
16:49L'Iran se propose de faire diluer une partie de son uranium enrichi,
16:51de transférer le reste vers un pays tiers.
16:53– Un pays tiers du choix de qui ?
16:55De l'Iran ou des États-Unis ?
16:56– Et l'Iran appelle à des garanties que l'uranium sera renvoyé.
17:00L'uranium pourrait être renvoyé si les négociations échouent.
17:03C'est ce que nous, on se disait.
17:04– Oui, c'est du chantage en fait.
17:06– Oui, c'est du chantage, c'est du chantage qui vient d'une situation
17:10de défaite militaire, cuisante,
17:13et qui vient aussi d'une forme d'irrationalité totale en fait.
17:17Parce que rationnellement, aujourd'hui,
17:19à la place de ce qui reste au pouvoir en Iran,
17:24un esprit avéré, rationnel, capitulerait.
17:27– Aujourd'hui, les Iraniens, ils montrent très bien
17:30qu'ils n'existent pas et qu'ils ne raisonnent pas
17:32d'un point de vue rationnel, cartésien,
17:34comme nous, en Occident.
17:36Non, au contraire, ils vont aller jusqu'au bout
17:39en suivant une trajectoire complètement suicidaire.
17:41Et ce n'est pas un hasard si, hier même,
17:45le Moustaba Khamenei, le guide suprême,
17:47voilà, on ne sait pas dans quel état il est,
17:49mais il est revenu sur la scène…
17:50– On nous a dit qu'il allait bien hier,
17:51on nous a dit qu'il était en forme.
17:51– Oui, il est revenu sur la scène médiatique
17:54juste pour donner une certaine forme de souffle et de force
17:56aussi au discours des gardiens de la Révolution.
17:59– Manéli Mirkhan, on vient de passer un week-end
18:01extrêmement tendu dans le détroit d'Ormuz
18:03avec des échanges de tirs de part et d'autre.
18:05On attendait cette réponse iranienne,
18:07elle est là ce soir, on a Donald Trump qui dit
18:09« c'est totalement inacceptable »,
18:11la suite c'est quoi ?
18:12– La suite, je pense que l'impasse continue, en fait.
18:16Moi, je ne pense pas que les frappes soient imminentes.
18:20Alors, je sais qu'ils se sont parlé avec Netanyahou,
18:23on va attendre de voir pourquoi les frappes
18:26ne seraient pas imminentes parce que…
18:27– Parce qu'il y a cette rencontre avec la Chine ou pas ?
18:29– Voilà, il y a la rencontre avec la Chine,
18:30il y a le fait que le blocus, pour l'instant,
18:32c'est ce qui agace le plus les Iraniens,
18:35c'est ce qui les impacte le plus,
18:36et c'est ce qui augmente le plus le risque
18:39d'activation de ce front intérieur
18:42qu'on oublie souvent sur la scène internationale.
18:46la société iranienne est en évolution
18:49et ça peut dégénérer,
18:52alors évidemment avec la répression qui va avec,
18:55mais en tout cas, contre le régime,
18:58le blocus, c'est ce qu'il y a de plus efficace à date.
19:02Pas de frappe imminente parce que je pense
19:04que Trump veut aussi tenter d'utiliser
19:06le levier chinois sur les Iraniens
19:09pour essayer de changer le contenu
19:11de ce cadre, protocole cadre.
19:16– Mais qui est une non-proposition, selon vous,
19:18quand on dit qu'on pourra récupérer l'uranium
19:19qu'on a transféré à un moment donné à un pays tiers ?
19:22– Ça, évidemment, on voit la trace de l'écriture
19:24des gardiens de la Révolution
19:25pour essayer d'enlever le blocus,
19:27tout est fait pour enlever le blocus,
19:29tout en maintenant le contrôle du Détroit
19:31par les gardiens de la Révolution
19:33et en remettant les questions du nucléaire à plus tard.
19:37– À dans 30 jours, c'est ce qu'ils disent, oui.
19:39– Oui, tout à fait.
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