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  • il y a 7 minutes
Chaque week-end, Anne Seften et Dominique Tenza vous accompagnent de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Ces dernières heures, en tout cas, c'est en mer que les attaques se sont multipliées alors que le détroit
00:05d'Hormuz continue de faire.
00:07On vient d'en parler, l'objet d'un bras de fer entre Washington et Téhéran.
00:10Ce matin, un navire de marchandises, un vracquier, a été visé par un drone au large de Doha au Qatar.
00:17Et selon l'agence de presse iranienne Fars, ce navire battait pavillon américain.
00:21Il appartenait aux Etats-Unis, information qui n'a pas encore été confirmée par Washington,
00:25tandis que de leur côté, le Koweït et les Émirats arabes unis ont également rapporté plusieurs attaques de drones.
00:30Regardez ce que disait le porte-parole de la Commission de sécurité nationale du Parlement iranien.
00:34C'est très intéressant. Notre retenue est terminée à partir d'aujourd'hui.
00:38Toute agression contre nos navires sera confrontée à une réponse lourde et décisive de l'Iran contre les navires et
00:42les bases américaines.
00:43General Sidos, ça c'est la réponse de l'Iran pour remettre le contexte à l'attaque des deux pétroliers
00:49iraniens par les Américains ce week-end.
00:53C'est le retour des drones chèdent dans le détroit d'Hormuz ?
00:55De toute façon, ils ne sont jamais partis. Ils sont entretenus.
00:59C'est définitivement la meilleure arme des Iraniens.
01:01Si on ne pensait pas avoir un week-end tranquille, il y en a eu deux sur les Émirats, quelques
01:04-uns sur le Koweït.
01:05Il y en a un petit peu partout. On entretient quand même l'atmosphère.
01:08Il ne faut pas croire qu'on peut passer un week-end tranquille dans le golfe Persique en ce moment.
01:11C'est certain. Mais c'est vrai que le dernier coup violent des Américains,
01:15ça a été de tirer au F-18, ornette, super ornette, sur les deux pétroliers à vide.
01:22Et puis violemment quand même, parce que ça a quand même été tiré sur les salles des machines.
01:25C'est impressionnant. Les images qui ont été diffusées sont impressionnantes.
01:28Beaucoup plus que les images qu'on ait pu avoir avant.
01:31Donc là, c'était un message très fort de la part des Américains,
01:34que forcément les Iraniens ont reçu.
01:36Et forcément, ils y répondent.
01:37En disant, bon, ce week-end, ok, on laisse un peu la situation gentiment se passer.
01:42On entretient le petit feu.
01:44Mais effectivement, leur réponse, oui, elle sera brutale.
01:47Et ils ont les moyens.
01:48Et c'est là où, effectivement, on rejoint tout ce problème d'impasse, d'impasse opérationnelle.
01:53Parce que si les Américains veulent frapper, il y aura une réponse.
01:55Et ça, ça devient...
01:57Alors après, le problème, c'est qui a envie de perdre la face ?
02:01Parce que les Américains, là, dans cette affaire-là,
02:04la puissance aérienne n'a pas eu de résultat.
02:06L'US Navy, l'US Air Force, les B-52, tout ça, ça n'a pas eu de résultat.
02:11L'US Navy qui bloque le détroit d'Hormuz, enfin, qui le bloque au sud,
02:15oui, il y a un résultat dans la durée, peut-être.
02:19Les destroyers, l'affaire des destroyers dans la semaine,
02:21cette mission, ce projet Freedom n'a pas fonctionné non plus.
02:25Donc l'US Navy n'a pas obtenu un résultat,
02:28même s'il y a eu quand même un combat naval assez intéressant.
02:30Donc là, on a quand même une puissance américaine, militaire,
02:34qui n'obtient pas de résultat.
02:36Alors, est-ce que dans la grande stratégie américaine,
02:38il faut qu'il y ait un résultat pour aller au table de négociation,
02:41en disant, ben oui, nous, on a eu ça, on a eu ça ?
02:43Dans les médias, il n'y a pas.
02:44Donc là, les Chinois vont dire, Xi Jinping va dire,
02:48à l'empereur des États-Unis,
02:50tes bateaux et tes avions, bravo.
02:53Mais c'est un petit peu l'image qu'on avait eue il y a quelques jours,
02:56de la caricature iranienne,
02:58où on voyait Trump en couche-culotte de bébé,
03:02jouer avec ses petits soldats, sans résultat.
03:04Alors qu'on a quand même une puissance navale chinoise en devenir,
03:09qui n'a jamais, certes, jamais été utilisée,
03:11ce qui n'est d'ailleurs pas plus mal quelques fois,
03:13mais qui existe.
03:14Qui existe.
03:16Et là, voilà, perdre la face.
03:18Comment sortir de cette image de ne pas perdre la face ?
03:22Alors, on va continuer à parler de ce détroit à Dormuz.
03:24On vous interroge dans quelques instants, Jean-Claude Beaujour.
03:26Et on va se poser cette question.
03:27Et si cette guerre d'Hormuz se déroulait désormais aussi en partie sous l'eau ?
03:30Faut-il s'attendre dans les jours, dans les semaines qui viennent,
03:32à ce que des petits sous-marins prennent le relais,
03:34ou bien même des drones capables d'aller frapper au fond du détroit ?
03:37Si l'on s'interroge ce soir,
03:39c'est parce que le porte-parole de l'armée iranienne a prévenu
03:41que si les Etats-Unis attaquaient de nouveau l'Iran,
03:43ils seraient surpris.
03:44Écoutons-le.
03:47Si l'ennemi comette à nouveau une erreur de calcul
03:50et recourt à l'agression contre notre pays,
03:52il devra certainement faire face à d'autres options
03:54qui vont le surprendre.
03:58Ces options, outre la détermination
04:00et la volonté de nos collègues et camarades de forces armées,
04:03consisteront en des équipements plus sophistiqués,
04:06des méthodes de guerre renouvelées,
04:07et peut-être et surtout de nouveaux terrains de guerre.
04:12Cela signifie que la guerre entrera dans une phase d'opération
04:14que l'ennemi n'avait pas prévue.
04:19De nouveaux terrains de guerre et de nouvelles armes.
04:22On va justement en parler de ces petits sous-marins,
04:24ces sous-marins de poche.
04:25Regardez, on voulait vous montrer ce soir ces images.
04:28C'est une vidéo qui a été diffusée en 2019
04:31par le régime iranien qui célèbre alors
04:33les 40 ans de la révolution islamique.
04:35Aujourd'hui, on a fait mieux avec l'IA et les Legos,
04:36mais à l'époque, c'est encore un peu...
04:37Et vous voyez ce sous-marin sortir de l'eau.
04:40Ça, c'est un porte-avions américain avec son escorte.
04:42Et hop, petit à petit, le sous-marin va couler le porte-avions.
04:48Jusqu'à couler le porte-avions américain.
04:50Alors ça, c'était en 2019, c'était il y a 6 ans, Guillaume Ancel.
04:54On parle des Gadir.
04:55L'Iran dispose aujourd'hui d'une trentaine de ces petits sous-marins de poche.
04:59Est-ce que réellement, ils sont capables,
05:01c'est peut-être une partie de la réponse,
05:02de couler un sous-marin américain ?
05:04Alors, en fait, pour l'instant, sur le principe,
05:07quand on a une arme secrète, on ne la raconte pas.
05:10Sinon, c'est embêtant.
05:12Par nature, elle n'est plus tellement secrète.
05:14La deuxième chose, c'est que ce sont plutôt les Ukrainiens
05:16qui nous ont fait la démonstration de ce qu'ils pouvaient faire face
05:19à une force navale importante.
05:21Et ce ne sont pas des mini-sous-marins, ce sont des drones.
05:24Or, à ma connaissance, les Iraniens sont assez en retard sur les drones navals.
05:28Là où ils sont plutôt pointus sur les drones aériens,
05:32mais ils ont eu besoin de l'aide intense des Russes
05:35pour récupérer l'expérience du territoire ukrainien,
05:39pour se mettre à niveau,
05:40parce qu'ils se faisaient dessoudés par les défenses américaines.
05:43Et là, ils arrivent à les contrer,
05:44parce que justement, ils bénéficient de cette expérience,
05:46et pas les Américains.
05:47Pour ce qui est du naval, mes camarades...
05:50Mais là, on les voit à l'écran, pardon, c'est Gadir.
05:52Je vais sortir le schnorkel.
05:54C'est une vingtaine de mètres de long, c'est tout petit.
05:56Mais c'est des Gadget, pour vous, c'est inutile ?
05:59Oui, disons que ça n'est pas inutile, ça pourrait être dangereux,
06:01sauf que les Américains sont très, très bien équipés en drones sous-marins.
06:05D'ailleurs, c'est avec ça qu'ils sont allés vérifier
06:07qu'il n'y a pas de mines sous-marines dans le détroit d'Ormouche.
06:10Sinon, ils n'auraient jamais risqué d'être destroyés
06:12s'ils avaient eu un doute sur le sujet.
06:14Et la deuxième chose, c'est que ces sous-marins,
06:16s'ils étaient engagés, je pense, seraient détruits très rapidement.
06:19Donc, ils ont peu de chances d'obtenir le moindre résultat avec,
06:23parce que les Américains sont plutôt bien préparés
06:26à ce genre.
06:27Et d'ailleurs, il faut imaginer, ce n'est un secret pour personne,
06:29que quand on a un porte-avions,
06:31on a des sous-marins nucléaires d'attaque qui sont autour
06:33et qui, justement, cherchent ce genre de cibles.
06:36Ça, ça les amuse beaucoup.
06:38Je dirais, c'est presque un apéritif, pour vous voyez, ce genre de cibles.
06:42Donc, c'est trop gros pour passer inaperçu comme les drones.
06:45C'est relativement facile à détecter
06:47et c'est incroyablement facile à détruire.
06:49Donc, si c'était une arme nouvelle, comme le disent les Iraniens,
06:54il faudrait qu'ils nous montrent qu'ils aient quelque chose de nouveau.
06:56Ce qui serait plus emmerdant, c'est qu'ils aient récupéré,
06:59grâce à la Russie, des drones plus puissants
07:02ou des missiles que les Américains auraient du mal à intercepter.
07:04Pour l'instant, on n'en a pas la démonstration
07:06parce que les Américains, en Ukraine,
07:09ont aussi testé des défenses antimissiles très perfectionnées.
07:13Donc, l'Ukraine a servi de laboratoire aux deux côtés.
07:15Et quand l'ancien commandant de la marine iranienne nous dit
07:17qu'il les compare un peu aux U-boots allemands de la Seconde Guerre mondiale,
07:21est-ce que vous vous dites que c'est la même chose ou pas du tout ?
07:23Ou ça commence à y ressembler ?
07:24Vous vous souvenez qu'hier, on se demandait
07:26si finalement la bataille dans le détroit d'Ormuz
07:28ressemblait à la bataille de Midway.
07:30C'est un peu, comment dire, surestimé.
07:34Je pense que ça, ça relève plus des Legos, si vous voulez.
07:38On rappelle, pardon, ce que c'était Guillaume, les U-boots allemands ?
07:41C'était pendant la Seconde Guerre mondiale ?
07:42Les U-boots allemands, c'était des meutes de sous-marins d'attaque
07:45qui empêchaient les convois civils d'approcher la Grande-Bretagne
07:49pour l'approvisionner.
07:51Et en fait, ils ont rompu, ils ont essayé de rompre le flux logistique.
07:54Les nazis disaient à l'époque que c'était une machine de guerre toute puissante.
07:56Oui, on dit ça parce qu'on avait énormément de mal à les contrer.
08:01On savait mal les détecter.
08:02Et puis surtout, il y avait tellement de U-boots
08:04que même quand des destroyers, justement, alors plutôt britanniques,
08:08mais essayaient de les contrer,
08:09ils se faisaient toujours contourner par l'un ou deux.
08:11Et puis, c'est le développement des sonars
08:13qui a permis, en fait, assez rapidement de les mettre de côté.
08:16Et surtout, le flux logistique américain a été tel
08:20qu'en réalité, les U-boots ont été dépassés.
08:23Donc non, je ne pense pas que les Iraniens ont les moyens de faire ça,
08:26d'autant plus qu'aujourd'hui, le blocage du détroit d'Hormuz,
08:32ça ne gêne pas tant que ça les Américains.
08:34En fait, ça gêne d'abord le trafic commercial international.
08:37Et personne ne le forcera tant qu'on sera dans une situation de non-paix.
08:42Le vrai risque, c'est qu'il y ait une paix hybride.
08:45C'est-à-dire qu'on n'arrive pas à trouver un vrai accord de sortie de guerre
08:48et qu'il y ait un risque permanent sur la circulation maritime.
08:51Et ça, ça mettrait tout le monde dans une situation très compliquée.
08:55C'est la même chose en Ukraine.
08:57Le Soumarat, là, effectivement, je suis d'accord avec Guillaume.
09:01Quand on commence à parler d'une âme secrète, c'est qu'elle est plus secrète.
09:05Et donc, en fait, c'est une fanfaronnade.
09:09Parce qu'en plus, pour ajouter juste quelques idées,
09:13le Golfe Persique, c'est une mer fermée.
09:16C'est une mer très peu profonde.
09:18Le plus profond, c'est 100 mètres.
09:21Et nous ne sommes plus, en 1940, ni 1945,
09:25ça veut dire que vous avez des drones d'observation,
09:26vous avez des satellites qui peuvent voir,
09:28et vous avez les sonars des sous-marins,
09:31et même de tous les bateaux,
09:32parce qu'il y a aussi des bateaux de la lutte anti-sous-marine.
09:36Il n'y a pas que les sous-marins.
09:38Et donc, bien évidemment, tout ça, c'est bien pour raconter à la télévision iranienne.
09:43Mais je crois que, en fait, la flotte américaine rigole un peu.
09:47Alors, justement, la flotte américaine face au Gadir,
09:50et au Fateh iranien, la réponse américaine,
09:53elle aussi pourrait venir du fond des océans,
09:57du fond de l'eau, en tout cas.
09:58Il faut qu'on parle du programme Manta Ray,
10:00Ray Manta en français, des drones.
10:02Regardez, vous allez les voir à l'image,
10:04des drones sous-marins.
10:06Alors, pour le coup, extra-larges,
10:08capables de réaliser des missions de longue durée,
10:11à grande distance.
10:13Et c'est peut-être leur principal avantage,
10:16Guillaume Ancel, sans intervention humaine.
10:18– Oui, alors, l'avantage, c'est que vous n'avez aucun risque de perte.
10:22C'est le problème des drones et de la robotisation,
10:24c'est qu'en fait, vous pouvez engager des combats massifs
10:26sans crainte de perte.
10:27Mais du coup, on peut se demander à la fin qui gagne.
10:29On a eu le cas en Ukraine récemment,
10:31où les Ukrainiens ont reconquis une cible
10:33qui avait été prise par les Russes,
10:35uniquement avec des drones.
10:36Mais tout le monde se demande, en fait,
10:38qui contrôle ce terrain ?
10:40Puisqu'il n'y a pas de soldats ukrainiens,
10:42il n'y a que des drones,
10:43et qui sont harcelés tous les jours par des drones russes.
10:46Donc, ça vient surtout des no man's land.
10:48Vous me direz qu'en mer, c'est un peu compliqué,
10:49les no man's land.
10:50Mais ce que je veux dire, c'est que le problème,
10:52quand on utilise uniquement des drones,
10:53c'est qu'on détruit, on abîme, on menace.
10:56Mais en fait, on ne contrôle pas une zone,
10:58on l'empêche d'être utilisé par les autres.
11:01– D'accord avec ça, Général Sidot ?
11:02On l'empêche d'être utilisé par les autres ?
11:04– Oui, totalement.
11:04Le problème, il est là, c'est qu'effectivement,
11:06il y a toute la mythologie du drone depuis quelques années.
11:08Mais le terrain, on le tient ou on ne le tient pas.
11:11Il y a une prise de possession territoriale
11:13ou une prise de possession stratégique d'un lieu
11:15ou d'un changement d'un objectif politique qui a été modifié.
11:18Mais là, j'ai envie de dire, c'est de l'affrontement.
11:21C'est un petit peu, je vais essayer de me mettre personne à dos,
11:24mais c'est comme des pilotes de chasse qui abattent tant d'avions.
11:26Bon, ils mettent les victoires sur les avions,
11:28mais ce n'est pas ça qui change le sort de la guerre.
11:29Ce sont des victoires personnelles.
11:31Donc là, il faudrait que ça rentre dans une grande stratégie,
11:35soit de nettoyage du Détroit d'Hormoz,
11:36de la grande guerre du Détroit d'Hormoz,
11:38alors là, on rentre dans un quasi-apocalypse du 7 avril.
11:41Ça, c'est encore autre chose.
11:42Mais effectivement, ce ne sont que des armes.
11:44Ce ne sont pas des armes qui changent totalement le sort de la guerre.
11:47Vous voyez, c'est un petit peu comme pendant la guerre soviétique en Afghanistan,
11:50quand on a introduit le Stinger.
11:52Ce n'est pas que le Stinger, le missile antérien.
11:55Bravo, très bien, c'est extraordinaire.
11:56Il n'y a pas que ça.
11:57C'est un élément supplémentaire d'une stratégie globale.
12:01Mais cette course à la recherche, justement,
12:04et à l'innovation technique en matière d'armement,
12:06elle tient aussi parce que celui qui aura l'avantage technique pourra.
12:10Aujourd'hui, si les Américains envoient des drones sans le risque de perdre un seul soldat,
12:15on se pose moins la question d'intervenir.
12:17On parlait aussi des robots pour les interventions terrestres.
12:19On se pose moins la question de perte humaine.
12:21Oui, c'est vrai.
12:22Alors là, ça devient un jeu technologique, mais sans résultat.
12:25Et puis de toute façon, le problème, c'est qu'on est avec des gens qui possèdent une grande technologie
12:28face à des gens qui ont des contre-mesures, bon, et voire avec des contre-mesures faibles.
12:34C'est-à-dire que si, par exemple, ce type de matériel a un effet sur, je ne sais pas
12:40trop bien quoi,
12:40d'ailleurs, dans le golfe Persique, bon, les Iraniens vont aller frapper Koweït ou frapper d'autres bateaux,
12:46comme le pauvre petit bateau d'aujourd'hui.
12:48Et puis ils le couleront.
12:49Et puis là, hop, il y aura une escalade.
12:50Et ils diront, c'est en réponse à l'emploi de ces matériels-là, qui seront de facto neutralisés.
12:56On disait aussi les 25 000 robots en Ukraine.
12:58On les jugeait efficaces, pas efficaces et peu coûteux.
13:01Enfin, coûteux et pas efficaces, pardon.
13:04C'est ce qu'a annoncé Zelensky en disant, on va mettre 25 000 robots en Ukraine.
13:06C'est un peu, on est sur le même ordre de mesure, si j'ose dire.
13:09Pour vous donner un ordre d'idée, aujourd'hui, sur le front en Ukraine,
13:12je ne parle pas des jours où, soi-disant, on fait un cessez-le-feu qui n'a été respecté
13:15manifestement par personne.
13:17Mais on consomme entre 30 000 et 40 000 drones.
13:21Et donc, on est dans une échelle qui fait que là, actuellement, en Iran, en fait, il ne se passe
13:26rien.
13:26Militairement, c'est un jeu.
13:28C'est-à-dire qu'on le qualifierait pour les militaires d'escarmouches.
13:32C'est-à-dire qu'on montre qu'on pourrait faire ça.
13:34Et d'ailleurs, on menace beaucoup, mais en fait, on fait très peu.
13:37Et comme tu le rappelais tout à l'heure, Sergueï, à l'instant,
13:41la vraie riposte des Iraniens, c'est de s'attaquer au pays du Golfe Persique.
13:45C'est surtout pas de s'attaquer à l'armée américaine.
13:47Ils n'en sont pas capables.
13:48Par contre, commettre des destructions civiles,
13:50et notamment sur les infrastructures énergétiques,
13:54mais demain, ils pourraient s'attaquer aussi,
13:55vous vous souvenez, on en a beaucoup parlé,
13:57aux infrastructures de désalinisation de l'eau,
14:00dont dépend une grande partie de la population.
14:02Et ça, personne ne peut se le permettre.
14:04Donc là, on rentrerait dans une spirale suicidaire
14:08qui serait extrêmement inquiétante.
14:10Et donc, aujourd'hui, pour moi, c'est vraiment une impasse militaire,
14:12ce qui se passe en réalité dans cette région.
14:14La question, c'est comment on sort avec un accord
14:18et sous la pression et l'aide de qui ?
14:20Et là, il y a un jeu très lourd de la Chine.
14:23Et il y a probablement un jeu d'un acteur qui ne dit rien,
14:26mais qui est très impliqué dans la région, c'est la Russie.
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