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  • il y a 13 minutes
Chaque week-end, Anne Seften et Dominique Tenza vous accompagnent de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Allez, on va parler de cette menace qui nous concerne actuellement.
00:03Et c'est peut-être un cap dans cette guerre au 72e jour de guerre.
00:07Pour la première fois, la République islamique d'Iran menace la France.
00:11Téhéran avertit clairement Paris que si les bâtiments français devaient aider les Américains dans le détroit d'Hormuz,
00:16la réponse iranienne serait immédiate.
00:17Et on pense évidemment ce soir au Charles de Gaulle, notre porte-avions et son escorte qui font actuellement route
00:22vers la zone.
00:22Pourtant, Paris a toujours été clair dans ses intentions.
00:26Il ne s'agit pas de prendre part à la guerre mais d'envisager, une fois cette guerre terminée, une
00:31mission de sécurisation.
00:33Bonsoir Anthony Lebeau, vous êtes à Nairobi au Kenya.
00:35Vous suivez le chef de l'État en visite.
00:37Il l'a répété Emmanuel Macron en début de soirée que la France n'avait pas l'intention d'entrer
00:42en guerre.
00:46Oui, il l'a même répété plusieurs fois.
00:48Nous n'avons jamais envisagé un déploiement pour ouvrir le détroit d'Hormuz.
00:52Ça n'est pas l'option de la France.
00:55Fin de citation, ça c'est la réponse claire, directe, sèche du chef de l'État à cette menace iranienne.
00:59Qui d'ailleurs est tombée en pleine conférence de presse du président de la République au Kenya, au palais présidentiel
01:05kenyan.
01:06Emmanuel Macron a dénoncé, je le cite, une escalade langagière de la part de l'Iran.
01:10Alors effectivement, cette réponse du chef de l'État survient au moment où le porte-avions français, le Charles de
01:16Gaulle,
01:16s'est rapproché à proximité du détroit d'Hormuz dans le cadre de cette coalition mission internationale.
01:22Un message, explique l'Élysée, pour montrer que la France est prête et capable d'agir pour sécuriser le détroit
01:26d'Hormuz
01:27avec d'autres pays de cette coalition internationale.
01:29Mais cette mission, a martelé une nouvelle fois le chef de l'État, ne sera activée qu'à la fin
01:34de cette guerre,
01:34quand les conditions le permettront.
01:36Écoutez le chef de l'État.
01:38Il n'y a jamais eu, il n'a jamais été question d'un déploiement français ou franco-britannique.
01:43J'ai pris la décision il y a quelques jours de basculer le Charles de Gaulle, les frégates qui l
01:49'accompagnent,
01:50ainsi que l'ensemble de ce qui fait notre groupe aéronaval, vers, au-delà du détroit de Bab-el-Mandeb,
01:57et donc de passer de Méditerranée orientale à la proximité.
01:59Il n'a jamais été question d'un déploiement, mais on se tient prêt.
02:04Voilà, les mots du président sont soigneusement pesés et choisis.
02:07Il appelle une nouvelle fois au calme, à la responsabilité, à la réouverture pacifique du détroit d'Hormuz,
02:13concerté, dit-il, avec l'Iran, avec les pays du Golfe, avec les États-Unis aussi.
02:17C'est la priorité immédiate selon lui.
02:18C'est l'urgence, clairement, nous sommes tous victimes de cette situation.
02:21C'est ce qu'a dit le président.
02:22Les Français payent déjà le prix de cette guerre que nous n'avons pas voulu.
02:25Fin de citation.
02:26Évoquant ici, vous l'aurez compris, en sous-texte, la hausse des prix du carburant.
02:30– Anthony Lebos, en direct de Nairobi au Kenya, avec Jean-Baptiste Margotta.
02:34Thierry Arnaud, intéressant, cette prise de parole d'Emmanuel Macron.
02:38Pas de déploiement, mais on s'y est prêt.
02:40On est à cheval entre les deux.
02:42– Oui, c'est équilibré.
02:44Et franchement, elle n'était pas sérieuse.
02:47Elle n'est pas sérieuse, cette menace iranienne,
02:49parce que les Iraniens savent évidemment qu'il n'a jamais été question,
02:52dans les propos du président et les propos français,
02:54qui sont très clairs depuis le début,
02:55que dans les jours qui viennent, le Charles de Gaulle se rend dans l'étroit d'Hormuz
03:00pour y faire la police.
03:01– Il a dit stop à l'escalade langagière.
03:03– Ça n'a jamais été le sens de l'engagement des forces françaises sur place.
03:08Donc, il y a une volonté de lancer un avertissement à peu de frais du côté iranien,
03:14de dire qu'on a peur de personne, pas plus des Français et des Britanniques
03:17que des États-Unis ou des Israéliens.
03:21Mais à ce stade, évidemment, ni les Français ni les Britanniques
03:25ne sont une menace pour l'Iran.
03:27Donc, l'emploi de ce mois n'a pas vraiment de sens.
03:30– Olivier Lasmole, est-ce que la position de la France,
03:33elle est tenable sur la durée ?
03:34J'entends, c'est-à-dire que le Charles de Gaulle,
03:36il est en route vers la zone.
03:37Une fois qu'il sera sur place, qu'est-ce qu'il fait ?
03:39Il attend, il attend que la guerre se termine.
03:41Qu'est-ce qu'on fait avec un porte-avions ?
03:43On n'en a qu'un ? Sur zone ?
03:45– Alors, c'est le groupe aéronaval, comme l'a dit le président.
03:48La force du marin, c'est d'attendre, d'attendre, d'attendre
03:54et de réagir au moment où on lui demande de réagir
03:56alors qu'il attend depuis longtemps.
03:57Et c'est ce qui va sûrement se passer.
03:59On va être là dans une posture défensive de longue durée.
04:03Tout est calibré pour que ça soit du défensif.
04:06Le nombre de rafales qu'on a à bord, rafales marines,
04:08il y en a 20.
04:09C'est pas, on ne cherche pas à être dans une posture d'attaque.
04:14On aurait 40 rafales qui peuvent être sur le...
04:17Là, on se dirait, là, il va y avoir une offensive.
04:19On sait qu'on a une augmentation du nombre de rafales,
04:23par exemple, de rafales marines.
04:24On sait que l'HMS Dragon des Britanniques va arriver,
04:28c'est un destroyer qui est de la même...
04:30Alors, pas la même classe, mais c'est l'équivalent
04:31de notre frégate de défense antiaérienne.
04:34Donc, on a quand même une puissance qui est là,
04:37qui est politique, qui est symbolique.
04:39Et ils vont attendre, effectivement,
04:40ils vont attendre la fin du conflit
04:41pour pouvoir, après, il l'avait dit, rouvrir.
04:45Mais on va jusqu'où, pardon, on voit cette carte-là.
04:47On rentre jusque dans le golfe...
04:49On rentre, voilà.
04:52Là où s'arrête, en gros, la flèche,
04:53voire peut-être un peu après.
04:54Donc, on passe le golfe d'Adennes,
04:55on rentre jusque dans le golfe d'Aumans ou pas ?
04:58À peine, parce que sinon...
04:59Là, on est à portée, les iranais.
05:01C'est un signal si on entre dans ce golfe d'Adennes, là ?
05:04D'Aumans, pardon.
05:06Ah, bien sûr.
05:06C'est un signal, ça c'est un vrai signal.
05:08Un, personnellement, on est à portée des missiles iraniens.
05:12Et deux, on n'est plus en haute mer.
05:14Et là, symboliquement, le fait d'être en haute mer
05:17est un signe.
05:18On est en haute mer, ça c'est très important
05:19pour la marine française.
05:21Général Cidot.
05:24Déjà, je dirais un bon point aujourd'hui,
05:25les Iraniens ont remarqué que le porte-avions français
05:27était là, ce que le président Trump n'a pas remarqué.
05:31Déjà, c'est déjà une bonne chose.
05:32Ça, c'est un premier point.
05:34Le deuxième point, moi je vous avoue,
05:36je me méfie toujours.
05:38Déjà, il y a une incompréhension.
05:40Effectivement, le président français dit
05:41qu'on n'est pas là pour se battre,
05:44mais néanmoins, on ira dans le détroit d'Harmouz
05:46pour déminer.
05:47Le problème, c'est que les Iraniens ne veulent pas
05:48qu'on démine le détroit d'Harmouz.
05:49Le détroit d'Harmouz, c'est eux qui le commandent,
05:51c'est eux qui diront ce qu'il faut faire dedans.
05:53Donc, si les Français et les Anglais
05:54et d'autres viennent en disant
05:56« Nous, on va faire le ménage »,
05:58déjà, ça ne leur plaira pas.
05:59Déjà, c'est une première étape.
06:00Et ensuite, moi je me méfie toujours des menaces
06:03des Iraniens parce qu'ils ont des proxys.
06:05Ils ont des proxys qui ont des journaux.
06:08Et dans les journaux, ils écrivent depuis novembre 2025
06:12que les Français de la finule ne sont pas bien,
06:15qu'ils font le travail des Israéliens.
06:16Les proxys, il y en a notamment au Yémen.
06:20On doit être menacé par les outils.
06:21On le dit, honnêtement, un petit peu moins
06:23parce qu'ils ont été un petit peu calmés, j'avoue.
06:26On a une frégate française qui a riposté,
06:27qui s'est battue.
06:28Les hélicoptères ont détruit des drones.
06:33Donc là, les outils, honnêtement, un petit peu moins.
06:35Et puis c'est moins vulnérable
06:36parce qu'on s'attaque à des bateaux.
06:37Il y a toute une technologie.
06:38Mais c'est tellement facile de s'attaquer
06:40à des soldats français.
06:41Rappelez-vous, la simple annonce
06:42du déploiement du porte-avions en Méditerranée,
06:45il y a eu l'incident avec la juge en chef en Irak.
06:48C'est vrai.
06:48Alors, ce n'est pas revendiqué.
06:49Bien sûr, ce n'est pas nous.
06:50Mais enfin, le fait est là.
06:51Il a été tué.
06:52Donc pour vous, cette menace,
06:53elle est tout de même à prendre ce soir au sérieux ?
06:55Moi, je prends toujours au sérieux.
06:56Ce disent les Iraniens, il faut le prendre au sérieux
06:57parce qu'ils ont des proxys.
06:59Et puis, vous savez,
07:00ils s'attaquent énormément aux Émirats arabes unis
07:02pour 36 raisons politiques.
07:03Et bien, ils peuvent très bien s'attaquer
07:04aux Français, aux Anglais,
07:06pour des raisons politiques.
07:07On est quand même un objectif soft
07:10par rapport à d'autres.
07:11S'attaquer à des porte-avions américains,
07:12c'est une chose.
07:13S'attaquer de façon indirecte.
07:15Mais enfin, rappelez-vous tout ce qui s'est passé
07:16dans les années 80,
07:17les journalistes enlevés.
07:19Il ne faut jamais oublier ça.
07:20Toutes les menaces étaient là.
07:21En quoi un journaliste français est une menace ?
07:23En aucun cas.
07:25Et pourquoi on les garde
07:26pendant un an ou deux dans des caves ?
07:28Parce qu'on fait pression sur le gouvernement
07:29et en avant, et c'est parti.
07:31S'ils n'arrivent pas à faire pression
07:32sur le gouvernement américain,
07:33ils feront pression.
07:34Alors, on est des mauvais alliés pour les Américains.
07:36OK, on a compris.
07:37On est un tigre de papier de l'OTAN, certes.
07:39Mais enfin, le porte-avions est là.
07:41Bon, c'est quand même une réalité.
07:43Donc, vous voyez un petit peu cet aspect-là ?
07:45Moi, je le prends au sérieux.
07:46Mais de toute façon,
07:47les services français le prennent au sérieux,
07:49bien évidemment.
07:50Il y a des mesures de sécurité
07:51qui sont prises un peu partout.
07:53Maïa Kadra, vous partagez l'analyse,
07:55l'avis du général Sidos ?
07:56Oui, oui.
07:57Il faut prendre au sérieux les menaces iraniennes,
07:59d'autant plus qu'on a eu des antécédents.
08:00Que ce soit l'adjudant-chef Frion en Irak,
08:03que ce soit les deux soldats de la Finule,
08:06au sud de Liban aussi,
08:07qui ont été visés directement par des tirs du Hezbollah,
08:11dans un guet-apens,
08:13clairement fomenté par le Hezbollah.
08:15Le président a dit que la France n'était pas visée.
08:17La France n'est pas visée ?
08:19Oui, il a joué sur cette ambiguïté.
08:20Est-ce que c'est la France ?
08:21Est-ce que c'est l'ONU ?
08:23Voilà.
08:23On joue toujours sur cette ambiguïté.
08:25Pareil pour l'histoire,
08:26l'incident du navire aussi français
08:29qui a été attaqué.
08:30On a dit que l'équipage n'était pas français,
08:33etc.
08:33Mais que...
08:34Voilà.
08:35Donc il y a toujours cette ambiguïté
08:36dans le discours diplomatique,
08:38mais ça ne veut pas dire que la France,
08:39elle n'est pas consciente de ce danger.
08:41Je trouve qu'il y a un décalage
08:42entre les communications officielles,
08:45surtout diplomatiques,
08:46émanant que ce soit du Quai d'Orsay
08:47ou bien de notre président de la République,
08:49et entre la conscience réelle
08:51de la menace iranienne.
08:52D'ailleurs, c'est ce qui expliquerait,
08:54peut-être un peu,
08:56cette forme de frilosité
08:57dans l'expression politique française,
09:00c'est que la France est vraiment consciente
09:02du danger que pose
09:03la République islamique d'Iran.
09:06Et concernant le Charles de Gaulle,
09:07aujourd'hui, qui est au golfe d'Aden,
09:11il n'est pas là pour se balader,
09:13il n'est pas là pour faire du tourisme,
09:15même si la région, elle est très belle.
09:17Mais il est là, justement,
09:18pour préparer quelque chose
09:20dans le cadre d'une mission,
09:22peut-être avec les Britanniques,
09:23de sécurisation de la navigation
09:25dans le détroit d'Hormuz.
09:26Il faut nommer les choses.
09:27Et ça serait une mission similaire
09:29à la mission à Spides.
09:30Une fois qu'il y aura un accord,
09:31évidemment,
09:32entre les Américains et les Iraniens.
09:34Si jamais les Iraniens
09:35essayent d'attaquer les Français,
09:37les Français, ils vont riposer.
09:39Ils ne vont pas rester les bras ballants
09:40ou bien les bras croisés.
09:42Donc ça dépend vraiment
09:43de l'évolution de ce conflit.
09:45Les Iraniens peuvent entraîner eux-mêmes
09:47la France dans cette guerre
09:49si jamais ils attaquent nos intérêts.
09:51Justement, Olivier Lasmole,
09:53Emmanuel Macron répète ce soir
09:54qu'il n'a pas l'intention
09:55d'entrer en guerre.
09:56Ce n'est pas aujourd'hui,
09:57en tout cas ce soir,
09:58l'intention de la France.
09:59Mais plus le Charles de Gaulle
10:01se rapproche de cette zone sensible,
10:04plus il prend un risque
10:05de se laisser peut-être entraîner
10:07aussi malgré lui dans ce conflit.
10:09Alors se laisser entraîner
10:10malgré lui,
10:10je n'y crois pas une seconde.
10:12Un tir par exemple ?
10:13C'est pour ça qu'on se tient
10:14à distance des tirs.
10:15Par contre, le gros problème
10:17au-delà de l'uranium
10:18qui, je pense, j'ai l'impression,
10:20je ne suis pas un spécialiste,
10:21mais il va être repoussé
10:22au calendre grec de la fin des conflits,
10:24ça va être le point de bocage structurel
10:26sur Hormuz et la liberté
10:27de circuler dans Hormuz
10:28avec le fameux péage et tout.
10:29Or, la mission française
10:31avec la Grande-Bretagne
10:35et les autres pays,
10:36c'est de dire
10:36on va venir ouvrir le Détroit.
10:39Mais une fois que les conflits sont...
10:40Cette fameuse coalition
10:41franco-britannique
10:42avec d'autres pays.
10:43Et là, à un moment donné,
10:44il va se poser la question,
10:46je ne vois pas le Déranien dire
10:47ok, je laisse trouver,
10:48parce que pour eux,
10:48c'est un point structurel pour eux
10:51et structurant.
10:53Et donc, je les vois mal dire demain
10:54on ouvre,
10:56ils disent même
10:57une réouverture encadrée.
10:58Ils disent par une réouverture totale.
11:00Et donc, à terme,
11:01je me pose la question
11:03de savoir
11:04quelle va être la montée en puissance,
11:06parce qu'il peut y avoir
11:06une vraie montée en puissance rapide,
11:08parce qu'on va être sur place
11:09avec la coalition,
11:10mais au-delà,
11:10qu'est-ce qu'on fait ?
11:11Une fois que,
11:12admettons,
11:13un accord avec la Chine
11:14est passé,
11:15ok,
11:16on a cessé le feu,
11:18même si c'est...
11:18Après, c'est cessé le feu.
11:20Et après,
11:20qu'est-ce qu'on fait avec Hormuz ?
11:22Et bien là, par contre,
11:23personne ne s'est encore posé
11:24la question de savoir concrètement,
11:25opérationnellement,
11:25comment on allait faire ?
11:26Si les Iraniens disent non,
11:28est-ce qu'on est reparti
11:28dans une discussion
11:29ou est-ce qu'on y va ?
11:30Ben, Franco,
11:31où est-ce qu'on fait demi-tour ?
11:33Ça me paraît compliqué.
11:34Et vous, vous dites
11:35qu'on ne reviendra pas
11:36à la situation initiale
11:37avant le début du conflit
11:38dans le détroit d'Hormuz ?
11:39J'ai même peur
11:40qu'on ne revienne jamais
11:41à la situation initiale
11:42dans Hormuz.
11:43C'est ça, moi,
11:43qui me fait vraiment peur.
11:44On citait,
11:45Manéli Mirkan,
11:46les Iraniens,
11:46ce week-end,
11:47qui disaient même
11:47que le détroit
11:48était pour eux
11:49comme la bombe nucléaire.
11:50C'est-à-dire qu'ils avaient
11:51finalement découvert
11:52ce privilège
11:53qui était ce blocage
11:55du détroit
11:55avec ses conséquences.
11:57Ils ont utilisé
11:57cette guerre,
11:59provoqué même
12:00cette guerre,
12:01moi, j'ai tendance à dire,
12:02pour pouvoir faire
12:03leur essai nucléaire
12:04du détroit d'Hormuz,
12:06pour le révéler.
12:06En fait, sans ça,
12:07ça fait 40 ans
12:08qu'ils disent
12:09le détroit d'Hormuz,
12:09ça nous appartient.
12:10C'est à l'Iran
12:12et ils sont très fermes
12:14là-dessus.
12:15En revanche,
12:15tant qu'ils n'avaient pas
12:16démontré au monde
12:17qu'ils étaient capables
12:18de bloquer,
12:18qu'ils étaient capables
12:19et qu'ils n'hésiteraient
12:21pas à tirer
12:22sur ces pays
12:23autour du Golfe Persique,
12:25ils n'avaient pas
12:26encore révélé.
12:27Aujourd'hui,
12:27ils le mettent
12:27sur le même plan
12:28que l'arme nucléaire.
12:31C'est une arme
12:32de dissuasion
12:33qui nous permet
12:34de contrôler
12:35et de faire la loi
12:35sur l'économie mondiale.
12:37Il ne s'agit pas
12:38des pays du Golfe,
12:39il s'agit de l'économie mondiale.
12:41Il s'agit de poser
12:42sur le prix du pétrole,
12:44etc.
12:44Donc, moi,
12:45je suis vraiment d'accord
12:47avec ce qui vient
12:47d'être dit.
12:48Le problème,
12:49ce n'est pas tant
12:50est-ce que la France
12:51est en position offensive
12:52ou défensive.
12:53Le problème,
12:53c'est quand on est
12:54dans la rhétorique
12:55de on va aider
12:56à gérer ce détroit
12:58avec les Iraniens,
12:59les Iraniens,
13:00ça veut dire quoi
13:01aujourd'hui ?
13:02Est-ce que les gardiens
13:03de la Révolution
13:04peuvent un jour
13:06s'asseoir autour
13:07de la table
13:08et dire
13:08on va gérer
13:09avec la France
13:09et l'ensemble du monde
13:10ce détroit ?
13:11Ce n'est pas du tout
13:12leur logique.
13:13Les gardiens de la Révolution,
13:13ils sont jusqu'au boutiste.
13:15Ils veulent contrôler
13:16l'économie mondiale.
13:17ils sont jusqu'au boutiste.
13:17Ils sont jusqu'au boutiste.
13:17Ils sont jusqu'au boutiste.
13:17Sous-titrage Société Radio-Canada
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