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Les invités de Thierry Cabannes débattent de l'actualité dans #PunchlineWE

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00:00Il est 18h, bonsoir, merci de nous accueillir pour ce Punchline, version un petit peu plus courte, de manière exceptionnelle.
00:06Je vous présente l'équipe qui m'accompagne en ce dimanche, dans quelques instants, mais tout de suite on commence
00:09par un tour de l'info avec Audrey Berthaud que je salue.
00:12Bonsoir Audrey.
00:16Bonsoir Thierry, bonsoir à tous. L'Iran a annoncé avoir répondu à la proposition américaine visant à mettre fin au
00:22conflit au Moyen-Orient.
00:23Cette réponse iranienne transmise via le médiateur pakistanais est axée sur la fin de la guerre, sur tous les fronts,
00:30en particulier au Liban et sur la garantie de la sécurité de la navigation maritime.
00:35Regardez cette réaction du président iranien. Peu de temps après, nous ne courberons jamais la tête devant l'ennemi.
00:43Et si un discours sur le dialogue ou la négociation est évoqué, cela ne signifie ni capitulation ni recul.
00:51Autre réaction, celle de Benyamin Netanyahou. La guerre a permis d'accomplir beaucoup de choses, mais elle n'est pas
00:57finie, car il reste encore des matières nucléaires, de l'uranium enrichi, qui doivent être retirées d'Iran.
01:03Déclaration donc de Benyamin Netanyahou.
01:07Dans le reste de l'actualité, les cinq Français qui se trouvaient à bord du navire MV Ondus, où a
01:12été détecté un foyer d'antavirus, sont bien arrivés à l'aéroport du Bourget près de Paris.
01:18Ces cinq passagers, vous le voyez, ont été transportés à l'hôpital Bichat. Ils vont être placés à présent en
01:23quarantaine pendant 72 heures, le temps d'une évaluation complète.
01:28Et enfin, Manuel Bompard, coordinateur de la France Insoumise, était l'invité du grand rendez-vous CNews Europe 1 et
01:34Les Echos ce matin.
01:35Il était interrogé sur les bénéfices déclarés de TotalEnergie et sur les propositions de nationalisation exprimées par certains politiques. Écoutez
01:43-le.
01:44C'est une option tout à fait envisageable. Vous savez, si vous achetez une entreprise et qu'en moins de
01:50dix ans, elle a déjà remboursé le coût de l'achat, c'est plutôt une bonne affaire.
01:55Les gens qui nous écoutent, je pense qu'ils le comprendront. S'ils achètent un appartement et qu'en dix
02:00ans, ils arrivent à le rembourser, ils sont plutôt contents.
02:02Donc, c'est quelque chose qui sera extrêmement rentable. Et surtout, parce que c'est aussi ça le sujet, c
02:07'est pas juste pour régler des histoires avec Total.
02:10La question, c'est de savoir est-ce qu'on considère que dans le monde tel qu'il est aujourd
02:13'hui, avec la nécessité aujourd'hui de préparer la société de l'après-pétrole,
02:18parce que la vérité, c'est ça qu'on doit faire. Est-ce qu'on n'a pas intérêt d
02:20'avoir une maîtrise stratégique des groupes pétroliers ?
02:24Moi, je pense qu'on en a besoin.
02:26Voilà pour l'essentiel à 18h, Thierry.
02:28Merci beaucoup, mon cher Audrey. Allez, je vous présente l'équipe de ce Punchline du dimanche.
02:33Sarah Salman est avec nous, avocate. Bonsoir, Sarah.
02:35Bonsoir, Thierry.
02:36Plaisir de vous avoir. Amory Boilet est avec nous. Bonsoir, mon cher Amory.
02:39Bonsoir, Thierry.
02:40Richard Haddad, politologue et spécialiste du Moyen-Orient. Ça tombe bien. On va évoquer le Moyen-Orient dans quelques instants.
02:46Hubert Coudurier est avec nous. Bonsoir, mon cher Hubert.
02:49Sans oublier Joseph Touvenel, fidèle également de cette émission.
02:52Allez, on commence par le Moyen-Orient. Je vous l'ai dit avec cette information importante que nous donnait il
02:56y a quelques instants Audrey Berthaud.
02:58L'Iran a transmis sa réponse à la proposition américaine visant à mettre fin à la guerre par l'intermédiaire
03:03du Pakistan.
03:03On voit tout ça avec François Tiskevitch.
03:11Donald Trump attendait une réponse de l'Iran vendredi soir.
03:15C'est finalement ce dimanche que Téhéran a répondu au plan américain pour mettre fin à la guerre.
03:19Une réponse transmise via le médiateur pakistanais et qui, selon des médias d'État iranien, est centrée sur la fin
03:27de la guerre et la sécurité maritime.
03:30Pendant ce temps, le bras de fer américano-iranien dans le stratégique des Trois-Dormous se poursuit.
03:36Selon le ministère qataris de la Défense, un navire commercial en provenance d'Abu Dhabi a été visé par un
03:42drone dans les eaux territoriales du Qatar avant de reprendre sa route.
03:46Sans dire explicitement qu'il l'avait visé, l'Iran affirme que le bateau battait pavillon américain et appartenait aux
03:53Etats-Unis.
03:54Le régime iranien multiplie les salves de menaces verbales, prévenant les Américains et leurs alliés qu'ils n'étaient pas
04:01les bienvenus dans le détroit d'Hormuz.
04:05Désormais, les pays qui emboîteront le pas aux Etats-Unis en imposant des sanctions contre la République islamique d'Iran
04:10rencontreront certainement des difficultés pour traverser le détroit.
04:14Vendredi, deux pétroliers iraniens ont été attaqués par l'armée américaine alors que Washington impose un blocus des ports iraniens
04:21depuis le 13 avril.
04:23Les Etats-Unis, les pays du Golfe ont appelé jeudi le conseil de sécurité de l'ONU à exiger que
04:28l'Iran arrête d'empêcher la navigation dans le détroit.
04:34Allez, avant de faire réagir mes invités, ce soir autour de moi, on va être avec Ramzi Malouki, notre correspondant
04:40permanent aux Etats-Unis, histoire d'y voir un petit peu plus clair comment les choses sont perçues aux Etats
04:43-Unis.
04:44On va prendre la direction d'Israël dans quelques instants également avec Pauline Trezer et Fabrice Elsner et puis on
04:48aura le regard de notre spécialiste en géopolitique et spéciste également des Etats-Unis, Sébastien Boussois.
04:54Mais je vais commencer tout d'abord avec Ramzi Malouki. Bonsoir Ramzi Malouki. Comment les choses sont perçues là-bas
05:01aux Etats-Unis ? Cette fameuse réponse des Iraniens aux Etats-Unis.
05:09Écoutez, en fait, le signal le plus fort, c'est que quelque part, comme il y a une réponse de
05:14la part du régime de Téhéran, malgré les déclarations du président qui se veulent un petit peu défiantes,
05:19ça veut dire que ce signal, en fait, c'est qu'on ne ferme pas la porte à un accord
05:23et on voudrait effectivement essayer de trouver un accord à la fois économique et puis stabiliser un petit peu la
05:30région.
05:30Ça, c'est le signal. Alors maintenant, la réaction, comme on ne sait quasiment rien, mis à part quelques fuites,
05:36mais toujours pareil, il faut rester prudent,
05:38il faut voir du côté conservateur, et bien le côté conservateur ici aux Etats-Unis, et là on parle bien
05:44sûr politique,
05:45on ne cède pas, on ne cède pas sur l'uranium, la suspension de 5 ans que demande Téhéran, il
05:51ne faut absolument pas l'accepter,
05:53le fait d'utiliser cet uranium à des fins civiles, il ne faut absolument pas l'accepter, toujours selon les
05:57conservateurs,
05:58il faut rester sur la proposition de Washington qui est de 12 à 20 ans, on parle de cette suspension.
06:03Maintenant, côté démocrate, toujours politique, on est en train de critiquer l'attitude de Washington qui,
06:10a priori pour eux, serait un signe de faiblesse si jamais on cède en fait aux propositions de Téhéran.
06:17Donc pour résumer, voilà un petit peu la situation politique.
06:19On est dimanche ici, et je vais vous donner peut-être ce qui va vous sembler un petit peu anecdotique.
06:23On est dimanche ici, c'est la fête des mers ici aux Etats-Unis, et pour tout vous dire, au
06:28niveau de la réaction des Américains,
06:30c'est une fatigue, ça on le sait, on ne le cache pas, mais je vais vous donner un exemple.
06:34Tout à l'heure, je suis allé chercher des fleurs, c'est la fête des mers, et bien le bouquet
06:37de fleurs qui était à 12 dollars est passé à 16,99 dollars.
06:42Voilà pourquoi les Américains sont fatigués.
06:44Ce n'est pas uniquement à la pompe, c'est le pouvoir d'achat, c'est l'inflation, et la
06:49géopolitique ici se mesure en dollars.
06:52Merci Ramzi Malouki pour ce point très précis.
06:55On va prendre la direction d'Israël maintenant, et retrouver notre équipe, Pauline Trevzer et Fabrice Elsner,
07:00avec cette déclaration du Premier ministre Netanyahou, la guerre en Iran n'est pas finie, il faut encore retirer l
07:08'uranium iranien.
07:08Comment les choses sont perçues chez vous en Israël, Pauline Trevzer ?
07:16Oui Siri, alors vous l'avez entendu, dans cette proposition faite par l'Iran aux Etats-Unis,
07:22et bien la question du nucléaire n'est pas abordée, c'est pourtant l'un des points non négociables pour
07:29le gouvernement israélien.
07:31L'uranium doit être arrêté d'être enrichi, toutes les infrastructures nucléaires iraniennes doivent être neutralisées.
07:40C'est ce qu'a encore affirmé aujourd'hui Benyamin Netanyahou.
07:44Le Premier ministre israélien a d'ailleurs affirmé que la guerre contre l'Iran n'était pas terminée.
07:50Seulement le problème c'est que les Etats-Unis tentent d'être le maître du temps dans ces négociations.
07:57C'est d'ailleurs ce qui agace ici en Israël.
08:00Les habitants ne comprennent pas pourquoi Donald Trump ne met pas ses menaces à exécution.
08:06Ici en Israël, les habitants veulent que la guerre reprenne, ils veulent en finir avec ce régime des Molas,
08:13car c'est une question existentielle pour eux et non une guerre économique comme pour les Etats-Unis.
08:20Ce qu'on voit notamment ici, c'est qu'en réalité le gouvernement israélien attend toujours le feu vert de
08:27Donald Trump.
08:28Merci Pauline Trafzer avec Fabrice Elstner depuis Israël.
08:32Avant de retrouver Sébastien Boussois, votre regard Richard Haddad, vous connaissez bien le Moyen-Orient.
08:38Comment tout ça pour ça ? Quelles sont les attentes ? On voit bien, je ne cesse de le dire,
08:43on assiste à une partie de poker menteur.
08:45Oui, notamment les Iraniens parce qu'en fait ce qu'ils demandent les Iraniens, c'est de revenir à la
08:50case zéro.
08:51C'est-à-dire que tout ce qui les intéresse eux, c'est d'ouvrir le détroit d'Hormuz et
08:56de revenir à la situation de fin février.
08:59Or, on l'oublie, mais cette guerre a été déclenchée par les Américains et les Israéliens à cause du nucléaire
09:05iranien et à cause de la menace que faisaient peser les Iraniens sur ses voisins.
09:10Donc s'il s'agit juste d'ouvrir le détroit d'Hormuz, mais il était déjà ouvert avant la fin
09:14février.
09:14Donc les Américains ne vont pas accepter ce genre d'accord parce qu'ils auraient fait une guerre pour rien
09:20avec les Israéliens.
09:21Et donc le nucléaire, on a l'impression que le nucléaire, c'est juste une option.
09:25En fait, c'est le cœur du sujet, le nucléaire, ainsi que la menace.
09:28Il n'y a pas que le nucléaire, la menace que fait peser l'Iran sur Israël et aussi sur
09:33ses voisins.
09:34Donc ils essaient de faire une sorte d'entourloupe, si je peux m'exprimer ainsi.
09:40Sans surprise, hein ?
09:41Sans surprise, de gagner du temps.
09:43On connaît la stratégie des Iraniens.
09:45Il n'y a pas que les Américains qui sont pressés.
09:49Eux aussi sont pressés parce que depuis quelques jours maintenant, ils n'arrivent plus à sortir leur pétrole.
09:56Donc ils vont manquer de tout, d'argent, mais pas qu'eux, un peu de tout.
09:59Toute leur économie est à l'arrêt.
10:01Donc eux aussi sont pressés, même s'ils ne le montrent pas.
10:03Parce que quand ils font des déclarations, ils s'adressent aussi à leur population.
10:07Vous savez, ils disent qu'on veut défendre les intérêts du peuple iranien.
10:10Je pense que le peuple iranien, son intérêt, c'est qu'ils s'en aillent, eux, ceux qui dirigent ce
10:15régime.
10:16Et puis, dernière chose, s'il s'agit de faire une...
10:18Alors ça, les Israéliens l'ont compris, mais les Américains, je n'ai pas l'impression qu'ils ont bien
10:23intégré ça.
10:24C'est que s'il s'agit juste de faire un accord avec l'Iran sur le nucléaire, on en
10:29a déjà fait un en 2015.
10:31On sait très bien, alors tout le monde dit, oh là là, Donald Trump est sorti de l'accord.
10:35Mais parce qu'il trichait, tout le monde sait aujourd'hui qu'il trichait.
10:38Donc s'il s'agit de faire un accord de gel sur 5 ans, par exemple, ils tricheront.
10:44C'est-à-dire qu'en cachette, ils continueront à enrichir de l'uranium et à essayer d'obtenir une
10:48arme nucléaire.
10:49Hubert, Hubert Coudivoyer.
10:51Bon, je pense qu'aujourd'hui, tout le monde a intérêt à la fin du conflit, mais ça dépend comment
10:55et comment habiller la sortie.
10:58Les Américains ont obtenu un succès tactique en bombardant les côtes iraniennes et en faisant passer leurs destroyers dans le
11:06Détroit.
11:07Ils ont réussi à briser le blocus.
11:09Ils ont montré par ailleurs qu'il n'y avait pas de mine réellement déployée.
11:14Mais les Américains, ils ont aussi un problème de reconstitution de leurs stocks.
11:19Il y a une hostilité marquée de l'Arabie saoudite à la poursuite du conflit.
11:24Ils refusent d'ailleurs que les Américains utilisent leurs bases qui ont d'ailleurs été un peu endommagées, même un
11:30peu plus qu'un peu, par le conflit.
11:33Et bien sûr, comme vous l'avez dit, le point principal, ça reste l'uranium, parce qu'effectivement, Trump ne
11:40peut pas sortir de ce conflit uniquement en réouvrant le Détroit.
11:45Et puis, il y a une échéance, c'est la semaine prochaine, c'est sa visite en Chine.
11:49La visite de Trump en Chine, qui est importante parce que malgré tout, les Chinois, même si effectivement le blocage
11:56du Détroit les ennuie,
11:59ils s'en sortent pour l'instant bien en observateur, ils donnent une image de sérénité, de calme, ce qui
12:05n'est pas le cas des Américains et de leur communication un peu contradictoire.
12:09Donc aujourd'hui, le problème, il est là.
12:12Mais moi, je pense quand même qu'on va vers la fin du conflit.
12:16Le potentiel iranien est très amoindri quand même.
12:21Les Iraniens font de la communication un peu ridicule, ils se surestiment comme toujours.
12:29Je rappelle qu'ils ont déclaré que le Détroit d'Hormuz était plus fort que la bombe nucléaire.
12:33Et c'est vrai que le Détroit d'Hormuz pèse considérablement sur l'économie, comme le disait notre ami Hamzi
12:39Malouki.
12:39Et puis, les mid-terms s'approchent, mais enfin, c'est quand même pas demain.
12:44L'usure que fait peser actuellement l'Amérique sur l'Iran, elle produit des résultats.
12:50Je termine au tour de table dans quelques instants.
12:52Je voudrais entendre la réaction de Sébastien Boussois, spécialiste des Etats-Unis.
12:56Quelle lecture faites-vous de cette réponse ?
12:59Encore une fois, je le dis et je me répète, depuis le début de ce conflit,
13:03on assiste à une véritable partie de poker menteur.
13:05D'un seul coup, on répond, mais derrière, il y a aussi des menaces, des mollas indiscutablement.
13:12C'est toujours le même scénario.
13:14Alors, est-ce que vous partagez le même optimisme que notre ami Hubert Coudurier ?
13:17Est-ce que vous sentez la fin ?
13:21Alors, je ne crois pas qu'on soit sur une fin du conflit.
13:24On risque peut-être, par contre, d'être sur une normalisation.
13:26Et que finalement, ce conflit, comme la pandémie à un moment,
13:28ou comme la question russo-ukrainienne,
13:30va se normaliser avec des points de négociation
13:33qui concerneraient peut-être en particulier Hormuz.
13:35Ce qui est clair, c'est qu'on s'achemine quand même très difficilement
13:38sur un renversement de la République islamique,
13:40qui était théoriquement un des objectifs majeurs, avant tout des Israéliens,
13:44mais également de Donald Trump, qui, évidemment, espérait quelque part
13:47que la force américaine, que le rapport de force,
13:49se fasse évidemment en faveur de Washington.
13:52Or, les cartes ont été redistribuées.
13:54Le régime est tant et moins une théocratie
13:57qu'il n'est devenue aujourd'hui, une autocratie militaire
13:59qui reste quand même extrêmement solide
14:01et qui joue ces deux vatous,
14:03que sont ces deux produits, je dirais, d'assurance-vie,
14:06que sont le nucléaire, évidemment,
14:07et que sont le détroit d'Hormuz.
14:09Donc, je ne sais pas si on va vers la fin d'un conflit.
14:11Je ne sais pas, en fait, en réalité, ce qu'est la fin d'un conflit
14:14dans tous ces conflits qui se transforment
14:15et qui évoluent, évidemment, de manière extrêmement compliquée.
14:19En tout cas, ce qui est clair, c'est qu'il y a une division
14:21au sein des pays du Golfe,
14:22entre, vous l'avez dit, l'Arabie saoudite et le Qatar,
14:24qui ne sont certainement pas pour une reprise
14:27des bombardements,
14:28et qui voient avant tout, évidemment, l'argument économique,
14:30parce que tout ça pèse énormément sur leur économie,
14:34et d'autres pays, comme les Émirats,
14:35qui auraient tendance à embrayer avec Israël
14:38pour reprendre une politique, je dirais, hostile
14:42et voir des bombardements.
14:44Donc, je crois qu'aujourd'hui,
14:46la priorité des Américains, c'est la réouverture du détroit.
14:50En tout cas, Donald Trump a compris qu'en frappant
14:52au porte-monnaie l'Iran,
14:54ça avait des conséquences en termes économiques
14:56pour le régime iranien.
14:58C'est bien pour ça que le régime iranien
14:59met en premier sur sa liste de Noël
15:02cette question d'Hormuz.
15:04Mais évidemment, il ne va pas se défausser
15:06de la question du nucléaire,
15:07puisque c'est ce qui lui permet aujourd'hui
15:09de jouer la carte de la menace dans le rapport de force.
15:12Et on sait aujourd'hui à quel point, évidemment,
15:13le rapport de force est favorable,
15:16en partie, à l'Iran.
15:18Je ne crois pas que l'Iran soit totalement affaibli.
15:21C'est une puissance de nuisance majeure,
15:22mais c'est une puissance qui est bien présente.
15:25Et aujourd'hui, Donald Trump, effectivement,
15:26a beaucoup de mal à s'en sortir.
15:28Ce qui est clair, c'est que l'inquiétude globale,
15:31régionale, et avant tout pour les Israéliens,
15:32c'est que Donald Trump arrive à chipoter
15:35et finalement faire un mauvais accord
15:38pour s'en sortir.
15:39Et ça, c'est une inquiétude, évidemment,
15:41qui a de quoi être partagée.
15:42Mais la poursuite de la guerre
15:44et le risque d'engrenage,
15:45notamment si des bateaux français et anglais
15:47s'embarquent sur Hormuz,
15:49la réponse iranienne, elle est déjà claire.
15:51On risque effectivement l'embrasement.
15:53Et justement, vous l'avez dit,
15:55on dit, nous, chez nous, en France.
15:57Et vous le savez, ce n'est pas notre guerre.
15:59Mais en fait, l'Iran avertit d'une réponse immédiate
16:00en cas de déploiement français et britannique
16:03dans le détroit d'Hormuz.
16:04Donc ça nous concerne, un temps soit peu quand même.
16:07Amor Ybollet.
16:07Oui, je partage totalement cette analyse.
16:10On voit bien que les États-Unis, aujourd'hui,
16:12font tout ce qu'il leur est possible
16:13pour sortir de la crise.
16:15Et par l'eau, si possible,
16:16à quelques jours de la rencontre
16:18avec le président chinois,
16:20et alors que les sondages sont de plus en plus mauvais
16:23pour Donald Trump
16:24à quelques mois des mid-terms,
16:26la vérité, c'est que l'Iran, aujourd'hui,
16:28à la main, à l'écarte en main,
16:29contrairement à ce que prétendait
16:30le président américain il y a quelques semaines,
16:32et continue à perpétuer sa stratégie
16:34du pourrissement.
16:35C'est la stratégie du statu quo.
16:37On gagne du temps, on joue la montre.
16:40C'est la stratégie qui est menée depuis plus de 30 ans
16:43par ce régime,
16:44qui a fait de son programme nucléaire
16:47une obsession, un objectif stratégique
16:49et quasiment existentiel,
16:51et qui ne reculera pas.
16:53Donc, la vérité, c'est que je ne crois absolument pas
16:55à la conclusion d'un accord
16:57demain, après-demain, dans six mois,
16:58lui-même, dans un an.
17:00Ou au pire, j'allais dire,
17:02ou au mieux, plutôt,
17:02on aura un accord à minima,
17:04c'est-à-dire un faux accord,
17:06un semblant d'accord,
17:08un écran de fumée,
17:08mais qui ne réglera rien
17:10des problèmes en Iran,
17:11et notamment de la question
17:13du programme nucléaire,
17:14qui est quand même le cœur du sujet.
17:15Alors, on verra,
17:16vous le savez,
17:17Emmanuel Macron est au Kenya,
17:19il est à Nairobi,
17:19je ne sais pas si on a l'image à l'écran,
17:21si vous le voyez,
17:22on verra si Emmanuel Macron
17:24a réagi ou pas,
17:26on surveille ça avec toutes nos équipes,
17:28avec une grande attention,
17:29évidemment.
17:30Richard Haddad.
17:31Oui, un mot, juste,
17:32c'est vrai que c'est une obsession,
17:33le nucléaire pour les Iraniens,
17:35mais les Iraniens sont aussi
17:36dépendants de la Chine,
17:37et la Chine
17:39veut arrêter ce conflit
17:40parce que l'économie chinoise
17:43en souffre.
17:44Et puis,
17:45il y a 48 heures,
17:46il me semble,
17:46je ne sais plus,
17:47le président chinois
17:48a déclaré que,
17:50oui,
17:50pour le nucléaire civil en Iran,
17:52mais non pour le nucléaire militaire.
17:53Et je peux vous dire
17:54que les Iraniens,
17:55ils sont obligés d'obéir
17:56un peu aux Chinois.
17:57Oui, c'est ça.
17:57À un moment donné,
17:58si les Chinois
17:59sifflent la fin de la partie,
18:01je peux vous dire
18:01que les Iraniens
18:02sont obligés
18:03d'aller à l'accord.
18:05Est-ce qu'on peut s'attendre
18:06à quelque chose
18:07avec cette rencontre
18:08qu'on évoquait
18:08avec Hubert Coudurier
18:11entre Donald Trump
18:12et son homologue chinois ?
18:13Oui, parce qu'il va y avoir
18:14beaucoup de sujets,
18:16mais y compris ce sujet-là.
18:18Et encore une fois,
18:18je vous dis,
18:19l'économie chinoise souffre
18:20parce qu'ils exportent
18:22énormément vers l'Occident
18:23et vers le Moyen-Orient
18:24et les exportations ont baissé.
18:27L'économie chinoise,
18:29d'une part,
18:30ils ont besoin du pétrole
18:31du Moyen-Orient en partie
18:32et en même temps,
18:33ils ont besoin aussi d'exporter.
18:34Ils n'ont pas intérêt,
18:35les Chinois,
18:35à ce que l'économie mondiale
18:36soit en récession
18:37parce qu'ils en dépendent.
18:38Et donc, oui,
18:40il va y avoir beaucoup de choses
18:41à négocier
18:41entre les États-Unis
18:43et la Chine,
18:43mais y compris ce sujet-là.
18:45Après, Donald Trump
18:45n'a plus beaucoup de soutien.
18:46À chaque fois,
18:47il met des ultimatums,
18:48il ne tient pas ses délais,
18:49il n'avait pas de plan concret
18:50à la différence d'Israël.
18:51Donc, ce n'est pas très clair non plus.
18:53Et y compris dans son propre camp,
18:54il y a beaucoup de dissensions.
18:56Donc, ça va être assez compliqué
18:57pour lui, je pense.
18:58Joseph Tunnel.
18:59Aujourd'hui, on n'a pas de vainqueur.
19:00On ne sait pas
19:01s'il y aura un vainqueur,
19:02mais on a un grand perdant.
19:03C'est le droit international.
19:05C'est le concept
19:05de libre circulation maritime.
19:07C'est le naufrage de l'ONU
19:08et du droit international.
19:10Ça, c'est un constat.
19:11Et les Iraniens,
19:12ils avancent bien leur pion quand même
19:14parce que quand ils déclarent
19:15« Vous devez vous habituer
19:17au nouvel ordre régional. »
19:19Quand ils disent ça aux Américains,
19:20on voit très bien
19:21qu'ils se positionnent.
19:22Si les Américains
19:24n'obtiennent pas
19:25tout ce qu'ils veulent,
19:26le vainqueur,
19:27ça sera quand même
19:27le gouvernement des Molas,
19:29le nouvel ordre régional.
19:30Après, Donald Trump dira
19:31« C'est moi qui ai gagné. »
19:32On aura une sortie comme ça.
19:34Vous voulez qu'on vienne
19:35et Sébastien Boussois
19:36peut-être venir à tout moment.
19:37Vous voulez qu'on vienne également
19:38parce que l'Iran menace la France
19:40très clairement.
19:42Réponse immédiate
19:43en cas de déploiement français britannique
19:44dans le détroit d'Hormuz.
19:45C'est aussi un élément majeur ce soir.
19:47Il y avait un conseiller diplomatique
19:49d'un président français
19:50qui disait
19:50« Les Iraniens sont très intelligents
19:53mais ils se surestiment souvent un peu. »
19:55Et il y a tout un narratif
19:56aujourd'hui anti-occidental
19:58et anti-américain
19:59pour expliquer que...
20:00Alors, il faut quand même dire
20:01que les Américains sont moins dépendants
20:03que nous sur le plan du pétrole
20:05et que, évidemment,
20:07Donald Trump a intérêt
20:08à trouver la porte de sortie,
20:10que sa communication
20:10est parfois un peu illisible
20:12mais que, malgré tout,
20:14il marque des points
20:15même s'il n'y a aucune transparence
20:17sur la réalité
20:19du potentiel iranien résiduel.
20:23Et que, donc,
20:24tout ça va profondément changer
20:26la configuration de la région.
20:28Les Israéliens n'ont peut-être pas réussi
20:30à la reconfigurer complètement
20:32comme ils le souhaitaient
20:33mais, malgré tout,
20:34ils ont marqué des points.
20:36Et pour les pays du Golfe,
20:38c'est aussi un problème existentiel
20:39parce que l'économie heureuse,
20:43tranquille et bénéficiaire
20:45des Émirats arabes unis
20:47qui sont de plus en plus engagés
20:48aux côtés d'Israël,
20:49elle est modifiée.
20:51Et donc, je pense que
20:53on peut avoir quand même
20:55un peu d'optimisme
20:56parce que, je le répète,
20:57tout le monde a intérêt
20:58et l'économie mondiale a intérêt
21:00à ce que ce conflit s'arrête.
21:02Et donc, on va voir
21:03le poids des Chinois
21:04dans la diplomatie mondiale,
21:06comme vous le disiez.
21:06Ça va être une rencontre
21:07ô combien importante, évidemment.
21:09Sébastien Boussoir,
21:10je vois qu'on vienne justement
21:11sur l'Iran
21:12qui avertit la France
21:14très clairement ce soir.
21:17Oui, écoutez,
21:18juste pour rebondir
21:19par rapport à ça,
21:20le véritable optimisme,
21:21ça va être que la guerre se finisse
21:22et que la République islamique
21:24soit toujours là, malheureusement.
21:25Parce que quand on voit
21:26au bout de deux mois et demi,
21:27si on avait été dans le contexte
21:28d'une guerre tout à fait classique,
21:30le rapport de force
21:31des Américains et des Israéliens
21:32aurait fait que peut-être
21:33qu'un régime iranien
21:36mais peut-être autre
21:37se serait effondré.
21:38Aujourd'hui, l'intérêt majeur
21:39à commencer par le nôtre
21:41comme l'intérêt des Chinois,
21:43quelque part,
21:44ça va être évidemment
21:44que la guerre se finisse,
21:46que l'Iran reste là,
21:47malheureusement,
21:48mais qu'on lui donne des gages,
21:50je dis aussi malheureusement,
21:52pour que les routes commerciales
21:53et les routes énergétiques
21:54puissent être réouvertes
21:55tout à fait naturellement.
21:56Parce que c'est le nerf de la guerre
21:58et malheureusement pour les Iraniens,
22:00malheureusement pour la démocratie
22:01dans cette région
22:02et dans ce pays,
22:03je crois qu'il faudra
22:04faire une croix,
22:05en tout cas pour un bout de temps.
22:06Ça aura été tenté,
22:07ça aura été à mettre
22:08au crédit de Donald Trump
22:09d'avoir essayé
22:10de renverser le régime iranien,
22:12mais aujourd'hui,
22:13on est dans une situation
22:14où effectivement,
22:14ça nous concerne,
22:15nous directement,
22:16et pour la question du porte-monnaie,
22:17mais également pour la question
22:18évidemment de la menace.
22:19Parce que l'Iran a,
22:20on l'a vu,
22:21cette capacité de développer
22:22à la fois des proxys
22:23et de développer une menace
22:25qui soit délocalisée,
22:26qui soit véritablement articulée
22:29sur plusieurs continents
22:31avec des relais en Europe
22:32comme aux Etats-Unis
22:33comme ailleurs.
22:34Et je crois qu'en fait,
22:35il va falloir revenir
22:36vers une forme de statu quo,
22:37c'est-à-dire une normalisation
22:38de ce conflit
22:39où malheureusement,
22:40on devra faire avec
22:41plutôt que faire sans.
22:43Encore une fois,
22:44je vous le dis,
22:45je surveille avec attention
22:46mon écran,
22:47puisque Emmanuel Macron
22:48s'exprime,
22:50on verra s'il répond
22:51aux menaces
22:52très clairement affichées
22:53de l'Iran ce soir.
22:54On a marqué une première pause
22:55dans ce punchline.
22:56On va revenir dans quelques instants
22:58évidemment sur cette information
23:00majeure
23:01et cette réponse
23:02attendue
23:03de l'Iran,
23:04mais bon,
23:05hormis Hubert Coudurier
23:06qui partage un grand opinion.
23:07Thierry, un régime iranien
23:08qui ne tombe pas,
23:09c'est un régime iranien
23:10qui ressort
23:11renforcé.
23:12Et c'est l'Occident
23:13qui aura perdu.
23:16Évidemment,
23:17et je le dis souvent,
23:18j'ai souvent reçu ici
23:19Sarah Doraghi,
23:21notre consoeur franco-iranienne,
23:24qui n'a qu'une envie
23:25évidemment
23:26que le régime des Mola
23:27disparaisse,
23:27sans quoi
23:28tous les peuples iraniens
23:30qui ont osé
23:31défier le régime
23:32et qui ont payé
23:33à l'autre tribu
23:34tout ça pour ça,
23:35ce serait-ce que je tentais
23:36de le dire.
23:37On va écouter
23:38Emmanuel Macron
23:39qui s'exprime
23:39à Nairobi.
23:40de cette Méditerranée orientale
23:41à la proximité.
23:43Il n'a jamais été question
23:43d'un déploiement,
23:44mais on se tient prêt.
23:47Depuis le début,
23:48nous nous disons
23:48une chose très simple,
23:50liberté de navigation.
23:52Mettre fin
23:53à tout blocus
23:54d'où qu'il vienne
23:55et quel qu'il soit.
23:56Refuser quelques péages
23:58d'où qu'il vienne
23:59et permettre
23:59la liberté de navigation.
24:01Nous en avons parlé
24:02avec le Président.
24:03Le continent africain
24:04tout entier
24:05est victime aujourd'hui
24:06du blocus
24:07depuis des mois
24:08d'Hormuz.
24:10Et donc,
24:10nous n'avons jamais
24:11envisagé,
24:12je vous invite à revoir
24:13depuis le premier jour
24:14toutes mes déclarations,
24:15à faire un déploiement
24:16pour réouvrir Hormuz.
24:17Ça n'est jamais été
24:18l'option de la France.
24:19Nous avons bâti
24:20une mission ad hoc,
24:24copilotée
24:24avec les Britanniques,
24:26qui a rassemblé
24:2750 pays
24:28et organisations internationales
24:30pour permettre
24:31de manière concertée
24:33avec l'Iran
24:34et en déconflictant
24:36la chose
24:36avec tous les pays
24:37de la région
24:37et les Etats-Unis
24:39d'assurer,
24:40dès que les conditions
24:40le permettront,
24:41la reprise
24:43du trafic maritime
24:45et des voies
24:46à la fois
24:46des engrais,
24:47de la nourriture,
24:48du gaz,
24:49du pétrole
24:50et des marchandises.
24:51Donc,
24:52je ne sais pas
24:53qui commande quoi,
24:54mais enfin,
24:54ce qu'on commande,
24:55ce n'est pas ce que la France propose.
24:56Donc, nous,
24:57nous continuons
24:57de nous tenir
24:58dans cette position.
24:59J'appelle chacun
24:59au calme
25:00et à la responsabilité.
25:01Je pense qu'il y a
25:02beaucoup trop
25:02d'escalades langagières
25:03qui conduisent toujours
25:04aux escalades physiques.
25:06Et les plus vulnérables
25:07de la planète
25:08en sont les premières victimes,
25:09mais nous sommes aujourd'hui
25:10tous les victimes
25:11de ce qui est en train
25:12de se passer.
25:13Et nos compatriotes
25:14en France aussi
25:15payent chaque jour
25:16le prix de cette guerre
25:17que nous n'avons pas voulu.
25:19Et donc,
25:20aujourd'hui,
25:20retour au calme,
25:22priorité à la réouverture
25:23pacifique et concertée
25:24d'Hormuz,
25:25reprise de discussions
25:26responsables
25:27sur les questions
25:27nucléaires et balistiques
25:28dans un cadre adapté.
25:29Et la France
25:30est là
25:31pour fournir
25:32des solutions
25:33de manière respectueuse
25:34et dans le cadre
25:35du droit international.
25:37Pour ce qui est
25:38de l'Algérie,
25:38je me félicite
25:40des dernières heures
25:41du déplacement
25:41de la ministre déléguée
25:42aux armées
25:44qui était un geste important
25:45sur le plan mémoriel,
25:47des bonnes discussions
25:47qu'elle a pu avoir.
25:48Voilà, c'était Emmanuel Macron
25:49qui s'exprimait
25:50depuis Nairobi
25:52au Kenya.
25:53Je vous propose
25:53de marquer une petite pause
25:54et puis on va revenir
25:55sur ces quelques petites phrases
25:56d'Emmanuel Macron.
25:57Il continue à dire
25:59que ce n'est pas notre guerre
26:00en fait,
26:01très concrètement,
26:01mais il n'y a pas de surprise.
26:03On va décrypter tout ça,
26:04évidemment.
26:04On retrouvera
26:05Claude Moniquet
26:06et puis nos envoyés
26:07spéciaux sur le terrain.
26:08Restez avec nous,
26:09restez-nous fidèles.
26:09A tout de suite.
26:13Merci de nous accueillir
26:15pour cette version
26:15accourcie
26:16de votre punchline
26:17du dimanche.
26:19Nous revenons
26:19sur cette information
26:20du jour,
26:21évidemment,
26:22cette information importante
26:23au combien.
26:24On verra.
26:24L'Iran qui a donc
26:25transmis sa réponse
26:26à la proposition américaine
26:28visant à mettre fin
26:29à la guerre
26:30par l'intermédiaire
26:31du Pakistan.
26:32L'axe principal
26:33de la réponse
26:33de la réponse
26:33de l'Iran
26:34porte sur la fin
26:35de la guerre
26:36et la sécurité
26:36en sans doute maritime
26:37dans le golfe de Persée
26:38qui est le fameux détroit
26:39d'Hormuz
26:40puisque les mots-là
26:42ont dit
26:42que c'était
26:43le détroit d'Hormuz
26:44plus fort
26:44que la bombe nucléaire.
26:46On le mesure
26:48allègrement
26:49et la pression
26:50est énorme.
26:51Je voudrais saluer
26:52Claude Moniquet
26:53qui est avec nous,
26:54notre spécialiste
26:54du renseignement.
26:55Bonsoir Claude.
26:57On va revenir
26:59sur les propos
27:00tenus par Emmanuel Macron.
27:01Oui, bonsoir Claude.
27:02Merci d'être avec nous.
27:03Je viens vous voir
27:03dans quelques instants
27:04sur les propos
27:05tenus par Emmanuel Macron.
27:07Ça a suscité
27:07un certain nombre
27:08de réactions
27:10autour de mes invités.
27:12Joseph Touvenel,
27:13vous avez trouvé
27:13qu'il était dans son rôle
27:14notre président de la République ?
27:16Eh oui,
27:16il n'a pas d'autre choix
27:18que d'insister
27:19sur le droit international.
27:20Il nous dit
27:21la liberté de navigation.
27:22Oui, c'est le concept
27:23de la libre circulation
27:24et c'est peut-être
27:25le bon choix
27:25pour la France.
27:26d'être le partenaire
27:27qui peut trouver
27:28une solution
27:28sans que les uns
27:29et les autres
27:29perdent la face.
27:30De toute façon,
27:31on n'a pas d'autre choix
27:32ou on ne va pas
27:33intervenir militairement.
27:35On ne va pas dire
27:36non plus
27:36qu'on se désintéresse
27:37complètement du problème.
27:38La France est
27:39là pour venir
27:40des solutions
27:40mais la France
27:41n'est pas très acteur.
27:43La France est spectatrice.
27:45En rappelant
27:45le droit international,
27:47elle le devient
27:48en disant
27:49est-ce qu'on va
27:49respecter le droit international ?
27:50Je pense que
27:51je ne suis pas
27:53un macroniste
27:54fermement.
27:54Non, je suis surpris
27:55par votre réaction.
27:56C'est assez intelligent,
27:57assez habile
27:58parce que derrière...
27:59S'il y a la paix.
28:00Ça peut amener la paix.
28:02Ça peut être la voie
28:03qui fasse dégager
28:04et puis qui nous permette
28:05aux navires de passer
28:06ce qui intéressera
28:07à la fois les Iraniens,
28:08les Chinois,
28:09les Français,
28:10les Anglais,
28:10les Occidentaux.
28:11Donc,
28:11ce n'est peut-être
28:12pas la mauvaise voie.
28:13Oui, mais je m'attendais
28:13peut-être potentiellement
28:14parce qu'on a dû l'informer
28:16quand même
28:16que l'Iran menaçait
28:17clairement la France.
28:18Mais qu'est-ce que vous voulez
28:19qu'ils disent d'autre
28:19à part ce discours ?
28:19Je ne sais pas,
28:20mais quand même,
28:21c'est clair,
28:21n'était pas si...
28:22Ce n'est pas nouveau,
28:23Thierry,
28:23vous vous rappelez
28:23combien de parachutistes
28:24les Iraniens nous ont tués
28:26via le Hezbollah ?
28:28Mais là,
28:28ils viennent d'en tuer
28:28trois de nos soldats.
28:30Oui, ils ont encore
28:30tué nos soldats.
28:31Ça, ce n'est pas nouveau.
28:31C'est important de le rappeler aussi.
28:33Et on maintient ce discours,
28:34ce n'est pas notre guerre,
28:36mais la France a joué un rôle
28:37et a battu une mission ad hoc.
28:39Mais je ne vois pas bien
28:39ce qu'il aurait pu dire.
28:40Il y a un petit décalage
28:40quand même entre,
28:41effectivement,
28:42les trois victimes.
28:42Il a peur d'une escalade,
28:43en fait.
28:44Oui, mais le droit international
28:45a besoin,
28:45le droit en général,
28:46pour l'appliquer,
28:47il faut une police.
28:48Et donc, lui,
28:49il parle de droit international,
28:50mais il dit,
28:50nous, nous n'intervenons pas.
28:51Mais qui fait respecter
28:52le droit international ?
28:53Il faut bien une armée
28:54qui intervienne.
28:55Alors, où on intervient,
28:55on n'intervient pas.
28:56Mais si on n'intervient pas,
28:57Sauf si les billigérants
28:59jugent que c'est leur porte
29:00honorable de sortie
29:01sans perdre la face.
29:02Oui, c'est-à-dire...
29:04Tout le problème ?
29:06Amaury,
29:06il y a votre regard
29:07sur l'intervention courte
29:08sur le conflit au Moyen-Orient.
29:12Emmanuel Macron invoque
29:12le droit international
29:13qui est vraiment
29:14la tarte à la crème
29:15et qui a été violé,
29:17piétiné depuis des années,
29:18depuis des décennies
29:19par l'Iran.
29:20La France est signataire
29:21de cet accord.
29:22En 2015,
29:22l'accord de Vienne,
29:23qui prévoyait,
29:24justement,
29:25que l'Iran,
29:26que le régime de Téhéran
29:27ne poursuive pas
29:28son programme nucléaire,
29:29ce qu'il a fait,
29:30en violation de cet accord.
29:31Il a continué
29:32à construire
29:32des installations souterraines.
29:34Cela a été confirmé
29:35par des enquêtes
29:35et par le renseignement américain.
29:37Il a dépassé
29:37les limites
29:38d'enrichissement
29:39de l'uranium
29:40et cela a l'air
29:41de convenir à tout le monde.
29:42La réalité,
29:42c'est que la France
29:43est de fait impliquée
29:44dans cette guerre.
29:45On l'a dit,
29:45qui a fait trois morts
29:46dans les rangs
29:48de nos soldats.
29:49On déplace là-bas
29:50le Charles de Gaulle,
29:52ce n'est pas pour faire
29:53des ronds dans l'eau.
29:54On a mobilisé sur place
29:56ces dernières semaines
29:57plusieurs dizaines
29:57de rafales
29:58qui ont abattu
30:00des drones
30:00pour protéger
30:01notamment
30:01nos alliés arabes.
30:03Et puis,
30:03je le rappelle aussi
30:04et on l'a évoqué,
30:05l'Iran est le premier
30:06argentier du terrorisme
30:07international
30:08qui,
30:09en finançant le Hezbollah
30:10et le Hamas,
30:11a assassiné
30:11des dizaines
30:13de Français
30:13au cours
30:14des dernières décennies.
30:15Le Hezbollah
30:16lors des attentats
30:18en Ile-de-France
30:18dans les années 80,
30:20en effet,
30:20les 58 parachutistes
30:22lors de l'attentat
30:22du Drakkar
30:23dans les années 80 aussi.
30:24Le Hamas,
30:26financé là aussi
30:26par l'Iran
30:27qui a massacré
30:2850 Français
30:29lors du 7 octobre
30:30et puis,
30:31depuis plusieurs années,
30:32des tentatives
30:34d'assassinats
30:35qui ont été
30:37produites
30:37sur le sol français,
30:39pilotées depuis
30:39Téhéran.
30:40Tout cela a été révélé
30:41là aussi
30:42et confirmé
30:42par la DGSI.
30:43Donc,
30:44il y a une menace
30:44iranienne
30:45non seulement
30:45pour nos intérêts
30:46dans la région,
30:47et une nouvelle menace
30:47également ce soir
30:48pour la France
30:49chez nous.
30:50Donc,
30:50il me semble tout de même
30:51que cette forme
30:52de désinvolture
30:53du président de la République
30:54est particulièrement
30:55choquante.
30:56Retour au calme.
30:56En même temps,
30:59il ne va pas avoir
30:59un discours alarmiste
31:01en disant
31:01que c'est catastrophique
31:03et la France
31:03est plutôt spectatrice
31:04qu'actrice.
31:05C'est ça.
31:05On a le sentiment
31:06qu'il est acteur.
31:07Non,
31:07ce n'est pas spécial.
31:08Vous savez la formule
31:14sur la diplomatie française,
31:15un ambassadeur
31:16m'avait dit un jour
31:17c'est comme si
31:18les Jordaniens
31:18nous donnaient des conseils
31:19sur le problème corse.
31:21La diplomatie française
31:22elle se pousse
31:22toujours du col.
31:23Donc aujourd'hui
31:24on va se donner l'impression
31:25qu'on joue un rôle.
31:26Effectivement,
31:27si la paix arrive
31:28et finit par arriver
31:29parce que je pense
31:30que c'est l'intérêt
31:30de tout le monde
31:31et pour la première fois
31:32les Iraniens
31:33parlent de la fin
31:35de la guerre.
31:35C'est quand même
31:36dans leur communiqué.
31:37Avant c'était plutôt Trump
31:38qui mettait ça en avant
31:38et on voit bien
31:40qu'ils sont tout de même
31:40asphyxiés.
31:42Il leur reste
31:42un mois de réserve
31:43de pétrole.
31:44Ils ne vont pas pouvoir
31:45tenir indéfiniment.
31:47Donc nous on a
31:47un narratif
31:48anti-occidental
31:49et anti-américain
31:50permanent
31:50mais en réalité
31:52c'est quand même
31:53ils sont épuisés
31:54là physiquement
31:55et le régime
31:56est très fragilisé.
31:59Avant de retrouver
32:01Claude Moniquet
32:01Richard Haddad
32:02Quand on est menacé
32:04comme c'est le cas
32:04aujourd'hui
32:05par l'Iran
32:05nous mettons en garde
32:07ceux qui nous menacent
32:07que si jamais
32:09vous nous touchez
32:09on peut vous faire
32:10ceci.
32:10Moi je m'attendais sincèrement
32:12qu'il y ait une prise de parole
32:13par rapport à cela.
32:14Oui,
32:14je vous mets en garde
32:16ne nous menacez pas
32:17parce que nous
32:17nous sommes une puissance nucléaire
32:19nous avons un porte-avions
32:20etc.
32:20On ne dit pas
32:21ah non mais
32:22il ne se passe rien
32:22parce que c'est
32:23retour au calme.
32:24Pourquoi voulez-vous
32:25sur l'Algérie
32:26on a un profil bas
32:27pourquoi voulez-vous
32:28que sur l'Iran
32:28vous n'avez pas tout à fait
32:29l'histoire
32:29je vous l'accorde.
32:30Vous vous attendez
32:31encore des choses
32:32non mais je me dis
32:33quand même
32:33c'est pas anodin
32:33quand même
32:34c'est pas anodin
32:34l'Iran qui avertit
32:37ce que vous dites
32:37les Iraniens
32:38ils savent très bien
32:39qu'il y a des puissances
32:39nucléaires etc.
32:40ils en affrontent
32:41qui s'appellent
32:42les Etats-Unis
32:43donc c'est pas ça
32:44qui va les faire trembler
32:45Code Moniquet
32:46nous attend
32:47Code
32:48merci d'être avec nous
32:50deux choses
32:51d'abord
32:51sur cette réponse
32:53de l'Iran
32:55aux Etats-Unis
32:56et également
32:57sur cette menace
32:58très clairement affichée
33:00contre nous
33:01français
33:02Code
33:03d'abord
33:04sur la réponse
33:05de l'Iran
33:05à la proposition américaine
33:07on ne connait pas
33:08son contenu
33:09ni d'ailleurs
33:10de la proposition américaine
33:11ni de la réponse
33:11de l'Iran
33:12et il faut encore
33:13que les Etats-Unis
33:14l'acceptent
33:15je vous rappelle quand même
33:16que ça fait deux semaines
33:18que presque tous les jours
33:19on a des échanges
33:20de propositions
33:21de réponses
33:22de réponses aux réponses
33:23etc.
33:23et que la situation
33:24n'a pas du tout évolué
33:26au contraire
33:27on a eu une très très forte
33:28montée de tension
33:29la semaine dernière
33:30avec des bombardements
33:31sur les Émirats arabes unis
33:32sur le Koweït
33:35également
33:36avec des
33:37des tirs
33:38sur des bateaux
33:38etc.
33:39ça c'est le premier point
33:40donc en fait
33:42l'équation
33:42elle est très simple
33:44enfin très simple
33:45oui elle est relativement simple
33:47les Etats-Unis
33:48Donald Trump
33:49plus exactement
33:50veut
33:50se débarrasser
33:51de cette guerre
33:52et trouver une sortie
33:53honorable
33:54les Iraniens
33:55le pouvoir iranien
33:56veut rester en place
33:57donc il y aura
33:58solution
33:59le jour
34:00
34:00ils arriveront
34:01à trouver une formule
34:02qui ne sera pas trop indigne
34:04elle le sera
34:04sur le fond
34:05mais qui en apparence
34:07ne sera pas trop indigne
34:08et qui permettra
34:08à Donald Trump
34:09de dire qu'il a gagné
34:10et aux Iraniens
34:11de dire oui
34:11il peut dire ce qu'il veut
34:12mais nous sommes toujours
34:13en place
34:13ça c'est ça
34:14qui va se passer
34:16deuxièmement
34:16sur les menaces
34:17de la France
34:19je me mets
34:19la place des Iraniens
34:22ils ont raison
34:22ça coûte rien
34:23de molester la France
34:25je veux dire
34:26les Iraniens
34:26le régime iranien
34:28a tué
34:2858 parachutistes français
34:30en octobre 83
34:31quelle a été
34:32notre réponse
34:32zéro
34:33le régime iranien
34:35a organisé
34:36des attentats
34:36en France
34:37en 85
34:3886
34:38et de multiples
34:39tentatives
34:40d'attentats
34:40depuis
34:41quelle a été
34:41notre réponse
34:42zéro
34:44le régime iranien
34:46vient de tuer
34:47trois soldats
34:47dans deux séquences
34:49différentes
34:49en Irak
34:50et au Liban
34:52via le Hezbollah
34:53et via des milices
34:54irakiennes
34:55qu'ils pilotent
34:55et contrôlent totalement
34:56quelle a été
34:57notre réponse
34:57zéro
34:58en fait
34:59ces menaces iraniennes
35:02montrent la limite
35:03de la proposition
35:04d'Emmanuel Macron
35:06qui dit
35:06ce n'est pas notre guerre
35:07nous allons aller
35:08dans le golfe
35:09pour assurer
35:10pacifiquement
35:11la libre circulation
35:13on ne peut pas
35:14assurer pacifiquement
35:15la libre circulation
35:16dans un détroit
35:17à partir du moment
35:19où un des pays
35:19riverains de ce détroit
35:20s'y oppose
35:21c'est le cas de l'Iran
35:22par ailleurs
35:24le président vient
35:25de déclarer
35:25le président Macron
35:26jamais la France
35:27n'a envisagé
35:28un déploiement
35:29dans le détroit
35:30alors pourquoi
35:31est-ce qu'on a envoyé
35:32le Charles de Gaulle
35:33il y a quand même
35:34quelques incohérences
35:36dans la position française
35:38en fait la réalité
35:39c'est que
35:40la voix de la France
35:40au Moyen-Orient
35:41aujourd'hui
35:42ne compte plus
35:42que personne ne l'écoute
35:44et que les Iraniens
35:45écoutent encore moins
35:47la France
35:47que tout autre pays
35:48puisque les Iraniens
35:49ont été largement payés
35:51depuis 47 ans
35:52pour savoir
35:53que la France
35:53était
35:55quand les Iraniens
35:56sont de mauvaise humeur
35:58un peu tendus
36:00mais qu'ils veulent
36:01rester polis
36:01ils disent que la France
36:03comme l'Europe
36:03sont des nains politiques
36:04voilà ce qu'ils pensent
36:06de nous
36:06et voilà ce que nous
36:07leur prouvons une fois de plus
36:09voilà c'est l'image
36:10de la France
36:10Claude restez avec nous
36:11on va reprendre
36:12la direction d'Israël
36:13retrouver Pauline Trevzer
36:14et Fabrice Elsner
36:15Pauline je voulais vous avoir
36:16parce que Netanyahou
36:18s'est exprimé
36:18la guerre en Iran
36:20n'est pas finie
36:21a-t-il déclaré
36:26Oui tout à fait
36:27l'uranium
36:28ne doit plus
36:29être enrichi
36:30les infrastructures
36:31nucléaires
36:32iraniennes
36:33doivent être
36:33neutralisées
36:34c'est ce qu'a affirmé
36:35Benyamin Netanyahou
36:37aujourd'hui
36:38et vous l'avez dit
36:38le premier ministre
36:39israélien
36:40a d'ailleurs affirmé
36:41que la guerre
36:41contre l'Iran
36:43n'était pas terminée
36:44car cette proposition
36:45faite par l'Iran
36:47aux Etats-Unis
36:48n'est pas acceptable
36:49pour Israël
36:50puisque la question
36:51du nucléaire
36:53n'est pas mentionnée
36:54c'est pourtant
36:54l'un des points
36:55non négociables
36:56pour le gouvernement
36:58israélien
36:59seulement le problème
37:00c'est que les Etats-Unis
37:01et bien semblent vouloir
37:02être les maîtres du temps
37:04dans ces négociations
37:05aucun accord
37:07semble possible
37:08avec Téhéran
37:09et Washington
37:10jusqu'à présent
37:11Washington n'a pas
37:12cessé rompre
37:13cesser le feu
37:14et c'est d'ailleurs
37:15ce qui agace
37:16ici en Israël
37:17les habitants
37:18nous disent
37:19ne pas comprendre
37:19pourquoi
37:20Donald Trump
37:21ne met pas
37:22ses menaces
37:22à exécution
37:23puisqu'ici en Israël
37:24les habitants
37:25veulent reprendre
37:26cette guerre
37:27en finir
37:27avec le régime
37:29des Molas
37:30mais ce qu'on voit
37:31c'est que
37:31le gouvernement
37:32de Benyamin Netanyahou
37:34attend tout de même
37:35le feu vert
37:36de Donald Trump
37:37et on le comprend
37:38aisément
37:38et on le subodorait
37:40merci Pauline Trevzer
37:41avec Fabrice Elsner
37:42nous sommes avec
37:42David Rigoleroz
37:43rédacteur en chef
37:44de la revue
37:44Orient Stratégique
37:46il se passe des choses
37:46ce soir
37:47David Rigoleroz
37:48a besoin d'avoir
37:48votre regard
37:49d'abord
37:50sur cette réponse
37:52du gouvernement
37:54des Molas
37:54aux Américains
37:55est-ce que ça débouchera
37:57sur quelque chose
37:58le seul optimiste
38:00de ce plateau
38:01c'est notre ami
38:02Hubert Coudurier
38:02et puis cette menace
38:03très clairement
38:04affichée
38:05des Iraniens
38:06à l'égard de nous
38:07la française
38:09oui d'abord
38:10sur l'appellation
38:11je suis plus réservé
38:13maintenant
38:13sur la désignation
38:15de régime des Molas
38:15parce qu'en réalité
38:17les Molas
38:18sont en arrière-plan
38:19c'est le régime
38:20des Képis
38:21ce sont les gardiens
38:22de la révolution
38:22qui dominent
38:23et c'est eux
38:24qui fixent l'agenda
38:24mais par-delà
38:26cette précision
38:27on va dire sémantique
38:28la réponse iranienne
38:30a été quand même
38:32on n'a pas tout le contenu
38:33mais manifestement
38:34il y a une demande
38:35de cessation
38:36des hostilités
38:37sur tous les fonds
38:39qui confluent
38:39le front libanais
38:40ce qui était recevable
38:41pour les Israéliens
38:41évidemment
38:42et par ailleurs
38:43il y aurait
38:44dans la réponse iranienne
38:47l'idée
38:48pour la problématique
38:50de la sécurisation
38:51du Détroit
38:52une levée simultanée
38:54du blocus iranien
38:56et du contre-blocus américain
38:57ce qui va être difficilement
38:59recevable pour les Américains
39:00puisque le fond du problème
39:01c'est le nucléaire
39:02qui est remis à plus tard
39:03et que pour l'administration
39:06américaine
39:07la levée du blocus
39:08ne pourrait être que
39:09consécutive
39:10au début
39:11d'une validation
39:13des paramètres
39:14sur la problématique
39:15nucléaire justement
39:16ça n'empêche pas
39:17les Iraniens
39:18de menacer
39:18effectivement
39:19comme vous le dites
39:19notamment les Français
39:21et les Britanniques
39:21d'abord parce qu'il y a eu
39:23l'envoi effectivement
39:23de le déploiement
39:24en mer rouge
39:25notamment
39:25et puis vers le golfe
39:27du Charles de Gaulle
39:29mais aussi l'envoi
39:30du destroyer
39:31MHS Dragon
39:32de Britannique
39:33même si
39:34les deux capitales
39:36ont toujours précisé
39:36que de toute façon
39:37la sécurisation
39:38du Détroit
39:39une fois que ça aurait
39:41été établi
39:42se ferait
39:43après un accord
39:44et pas avant
39:45un accord
39:46justement
39:46entre les bénigérants
39:48mais on sent
39:49qu'il y a une montée
39:50de la tension
39:50effectivement
39:51de la part des autorités
39:53iraniennes
39:53pour manifester
39:54que c'est toujours
39:55Téhéran
39:56qui a la main
39:56sur le Détroit
39:57Et on continue
39:58à jouer à cette partie
39:59de poker menteur
40:00si vous me permettez
40:00l'expression
40:01on en est là
40:02et depuis
40:03quelques temps déjà
40:05Oui
40:05mais ça ça fait partie
40:06avec les Iraniens
40:08il faut accepter
40:10l'idée
40:10qu'on est dans
40:11une logique
40:12effectivement
40:12de négociation
40:14très difficile
40:15très complexe
40:16et d'autant plus
40:17complexe
40:17que la situation
40:19au sein du Nézab
40:20le régime iranien
40:21est beaucoup plus confuse
40:22qu'elle n'était précédemment
40:23dans la mesure
40:24où avant
40:25l'élimination
40:26justement
40:27du feu
40:29Ali Khamenei
40:29l'ancien guide suprême
40:30c'était lui
40:31qui en dernier ressort
40:32fixait les directives
40:33et les paramètres
40:35d'une éventuelle négociation
40:36aujourd'hui
40:37c'est beaucoup moins clair
40:38et du coup
40:38c'est très difficile
40:40effectivement
40:40de pouvoir valider
40:42un processus
40:43on ne sait jamais
40:43si celui
40:44qu'on a comme interlocuteur
40:46est décisionnaire
40:47ou en tout cas
40:48le résultat
40:49d'un consensus
40:49de toutes les parties
40:50au sein de ce système
40:52c'est la grande difficulté
40:53aujourd'hui
40:54sur lequel d'ailleurs
40:55enfin Donjou
40:56Téhéran
40:56par ailleurs
40:57mais qui est réelle
40:59cette confusion
40:59effectivement
41:00des factions
41:01est réelle
41:02et c'est ce que ne cesse
41:03de répéter Donald Trump
41:04en disant qu'il ne sait pas
41:05à qui parler
41:06effectivement
41:06et vous avez raison
41:08de le rappeler
41:08David Rigolet
41:09Rose rédacteur en chef
41:11de la revue
41:11Orient Stratégique
41:12très rapidement
41:13deux mots Hubert
41:14Hubert Coudurier
41:14quand on dit
41:15quand on dit que la France
41:15ne réagit jamais
41:16si quand même
41:17après l'attentat du Dracar
41:18on a bombardé
41:19une caserne
41:20dans la Bécard
41:20du Hezbollah
41:21le problème
41:21c'est que le ministère
41:22de la Défense
41:23avait prévenu
41:24caserne vide
41:24caserne vide
41:25parce que le ministère
41:26de la Défense
41:26avait prévenu
41:27quelqu'un
41:28au ministère
41:28de la Défense
41:29qu'on connaît
41:29d'ailleurs aujourd'hui
41:30bon ensuite
41:31il y a eu
41:31des attentats
41:32contre des chefs
41:33notamment un
41:34du Hezbollah
41:35il y a eu
41:35des voitures piégées
41:36mais vous savez
41:37le problème en France
41:38c'est que quand Hollande
41:39a révélé
41:40il a été révélé
41:41dans un livre
41:42le président ne devrait pas
41:43dire ça
41:43des opérations homo
41:44tout le monde
41:45lui est tombé dessus
41:45comme si la France
41:46était condamnée
41:47à être une espèce
41:48de grosse ONG
41:49qui ne pouvait pas
41:50avoir une diplomatie
41:51c'est ça
41:52on n'a pas le sentiment
41:52que la voix de la France
41:54pèse énormément
41:55ça a toujours été
41:56comme ça
41:57mais la France
41:58a toujours essayé
41:59de parler à tout le monde
42:00et c'était aussi sa force
42:02le problème aujourd'hui
42:02c'est que les Iraniens
42:03ils tapent sur tout le monde
42:04même sur les pays du Golfe
42:05qui ne leur avaient rien demandé
42:06ils sont jusqu'au boutiste
42:07on a cesse de répéter
42:08Claude Moniquet
42:09le mot de la fin Claude
42:10très rapidement
42:11tout à fait
42:12sur cette histoire
42:12de la réaction
42:13à l'attentat du Drakkar
42:14c'est une vaste plaisanterie
42:16il y a eu effectivement
42:17deux rafales
42:18qui avaient décollé
42:19du Clémenceau
42:20pour bombarder
42:21la caserne
42:21Cheikh Abdallah
42:22dans la plaine de la BKA
42:23après un travail
42:24de la DGSE
42:25qui avait bien démontré
42:26que c'était de là
42:27qu'était partie
42:27l'organisation
42:29de l'attentat
42:29contre le Drakkar
42:30et contre les Américains
42:31et une demi-heure
42:32avant le décollage
42:34le Quai d'Orsay
42:35enfin quelqu'un
42:36au cabinet
42:37du ministre
42:37au Quai d'Orsay
42:38avait prévenu les Iraniens
42:39et la caserne
42:40avait été évacuée
42:41par les gardiens
42:41de la révolution
42:42voilà le type de réponse
42:44que nous avons apporté
42:45aux agressions iraniennes
42:46depuis 47 ans
42:47merci Claude
42:48c'est la fin de cette édition
42:50spéciale au final
42:51avec cette information
42:52enfin ces trois informations
42:53importantes
42:53que je résumerai
42:54c'est l'Iran
42:55qui a répondu
42:56aux Américains
42:57parti de poker venteur
42:58on est d'accord là-dessus
42:59la guerre en Iran
43:01n'est pas finie
43:01il faut encore retirer
43:02l'uranium iranien
43:04a dit le premier ministre
43:04israélien
43:05et également l'Iran
43:07qui menace très clairement
43:08la France
43:09voilà les trois informations
43:10importantes
43:11qu'il fallait retenir ce soir
43:12merci les amis
43:13de m'avoir accompagné
43:13merci à Déborah
43:15Smadja
43:15Coralie Deloplace
43:16Sarah
43:16Gaudron
43:17Camille Guédon
43:17Henri Bertho
43:18pour l'information
43:18Franck Ska
43:19Bemelé
43:20et Louis Lallemand
43:20pour la programmation
43:21merci aux équipes
43:22je dis tout de suite
43:23votre face à face
43:24je vous viendrai
43:24Eric Revelle
43:26belle semaine sur CNews
43:27et je vous retrouve
43:28la semaine prochaine
43:28vendredi
43:29bye bye
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