00:00Le président de la République dit depuis le début du conflit que ce n'est pas notre guerre.
00:05Moi je crois que d'une manière ou d'une autre, c'est notre guerre, pas seulement par les conséquences
00:10économiques,
00:11mais parce que l'Iran est depuis plusieurs dizaines d'années stratégiquement notre ennemi, notre adversaire, soutient l'islamisme au
00:23niveau mondial,
00:23organiser des attentats sur notre sol, contre nos intérêts, contre ses opposants, et derrière sans doute la mort des soldats
00:32français il y a quelques semaines,
00:34puisque c'est imputé, j'ai que comprendre avec raison, au Hezbollah, l'Iran menace de déstabiliser le Proche et
00:42le Moyen-Orient depuis longtemps,
00:43nous y avons des alliés, on a commencé les Émirats, et menace à travers la bombe nucléaire, capacité de fabriquer
00:50cette bombe nucléaire,
00:51on sait que c'est possible entre 9 et 12 mois, et cette menace, elle existe toujours, et menace l
00:59'existence d'Israël,
01:00donc nos intérêts stratégiques à long et moyen terme, et même à court terme, sont là-bas, c'est pour
01:06ça que...
01:06Mais malgré vos désaccords, on va en parler tout à l'heure, Manuel Valls, la décision d'Emmanuel Macron d
01:10'envoyer le Charles de Gaulle dans la région,
01:12vous la soutenez, il fallait le faire.
01:14D'une certaine manière, les moyens que nous avons, et que nous opérons sur place, y compris avec l'objectif
01:21demain d'assurer la navigation dans le détroit d'Hormuz,
01:27je n'ai pas de problème particulier, nous sommes les seuls d'ailleurs aujourd'hui en Europe, les Britanniques n
01:32'ont pas la capacité à pouvoir exercer ce leadership.
01:36Mais c'est sur les mots, c'est-à-dire c'est sur l'idée que nous avons d'Huezbollah,
01:42qui est une organisation terroriste, alors que nous la traitons trop souvent...
01:45De parti politique avec une branche militaire.
01:47De parti politique. C'est une tension permanente avec Israël, je ne soutiens pas la politique de Benjamin Netanyahou,
01:53mais je trouve que nous allons trop loin dans le conflit avec un pays, la seule démocratie du proche et
01:59du Moyen-Orient.
02:00Pour être bien clair, vous auriez souhaité que la France participe aux frappes ?
02:04Je pense que nous n'avions pas la possibilité ni la capacité, mais je pense que nous aurions pu marquer
02:09un autre type de soutien,
02:11un autre soutien, une autre position, donc un soutien aux objectifs.
02:15Après, je partage avec beaucoup la critique qui est faite sur la difficulté de donner des objectifs,
02:23pourquoi on n'a pas anticipé ce qui se passait sur le détroit d'Hormuz, évidemment les déclarations,
02:28l'avalanche de déclarations de Donald Trump qui brouillent en permanence le message.
02:33Et en plus, je dois le rappeler, il y avait là derrière un objectif qui était la chute du régime,
02:40parce qu'on n'en parle plus, mais il faut penser au peuple iranien.
02:44Merci.
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