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  • il y a 22 minutes
Chaque week-end, Anne Seften et Dominique Tenza vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Alors il y a la Chine, évidemment, et puis l'autre allié de l'Iran, c'est la Russie.
00:04La Russie qui, en ce 9 mai, accueillit à Moscou sur la Place Rouge son traditionnel défilé militaire.
00:10L'occasion pour Vladimir Poutine d'attaquer une nouvelle fois l'OTAN
00:14en déclarant que son armée, je le cite, affrontait en Ukraine des forces agressives soutenues par l'OTAN.
00:20Oui, Sergei Gironov, on va le voir ce défilé.
00:22Un mot sur ce défilé particulier, avant qu'on parle de la collaboration Russie-Iran.
00:26C'était un défilé, on va voir les images dans un instant,
00:28sans armes lourdes, certains observateurs ont même parlé d'un défilé au rabais.
00:33Est-ce que c'est parce que Poutine craint pour sa sécurité ?
00:35Alors on nous a dit qu'il n'y avait pas de T-34, il y avait des hommes marchands
00:37ou pas,
00:38notamment il n'y a pas eu de gros missiles nucléaires comme parfois on les présentait.
00:42Est-ce que c'est parce qu'il y a une fébrilité de la part de Poutine ?
00:44On nous dit qu'elles sont apparues, ces vidéos.
00:46Voilà les images de ce défilé dont vous parlez, ces hommes marchands ou pas,
00:49pas de missiles nucléaires, pas de T-34, pas d'invitation formelle faite au chef d'État cette année.
00:55On note qu'il y avait notamment, et on en parlera de la mère Caspienne dans un instant,
00:57le chef d'État du Kazakhstan, et ça nous dit beaucoup,
01:01mais déjà un mot sur ces images qui tranchent avec les années précédentes.
01:04C'est le défilé le plus rikiki depuis les 19 ans, mais c'est vraiment rien du tout.
01:09Ça dure 45 minutes tout pour tout, à partir du moment où on a commencé,
01:15et 10 minutes de discours de Poutine, toute la technique qui devait défiler,
01:22donc elle n'a pas défilé parce qu'il craignait des drones.
01:27Oui, il y avait cette crainte qui a été formulée par Peskov et par Poutine,
01:31et Poutine est allé jusqu'à demander, commander à Trump la possibilité de faire la pression de Zelensky
01:38pour donc permettre la tenue de ce défilé.
01:45Il y avait un peu plus d'étrangers parce qu'il y avait donc Tokayev, Kazakhstan,
01:50il y avait Merzyev, Ouzbékistan, il y avait Loukachenko, Bélorusse,
01:55il y avait aussi un sultan de Malaisie et encore un petit État.
02:02Il y avait Fitsso qui est allé, mais il n'est pas allé à la parade militaire,
02:07il a juste déposé une gerbe et il a rencontré Poutine.
02:10Et puis il y a eu la République serbska, enfin il y avait trois personnalités politiques de la République serbska,
02:17et puis les deux machins qui étaient volés à la Géorgie, etc.
02:22Mais le problème c'est que Poutine a été humilié parce que Zelensky hier a publié Loukaz.
02:30Une sorte de décret, c'est ça ?
02:32Décret, décret sur lequel, pour des raisons humanitaires,
02:36une fois concertée, après la concertation avec la partie américaine,
02:42je ordonne, je permets, je ordonne la tenue du défilé militaire sur la place rouge.
02:48Et en plus il a donné le carré, en fait, les forces ukrainiennes ne vont pas être impliquées
02:54dans la frappe de ce carré.
02:57Vraiment, il a ridiculisé Poutine.
02:59Et c'est rien que la menace, quand on pense à la menace ukrainienne, c'est la menace des drones.
03:03On se rappelle qu'en mai 2023, il y a eu ces deux drones, cette image de deux drones survolant
03:07le Kremlin.
03:08Poutine n'y était pas.
03:09Mais quelle image un peu désastreuse.
03:10C'était 23, mais surtout en 24, il y avait la fameuse opération toile d'araignée.
03:16D'ailleurs, on se posait la question peut-être qu'elle était préparée pour le défilé de l'année dernière.
03:22Mais comme il y avait Xi Jinping, comme c'était la grande date, etc.
03:26Il y avait Maduro d'ailleurs l'année dernière.
03:29Donc, le pauvre, il a apporté la poisse à Poutine.
03:33Ou l'averse.
03:34Et donc, non, non, c'est défilé.
03:37C'est franchement un échec.
03:39Parce qu'en Russie, je dois vous dire que même parmi les correspondants de guerre,
03:43les correspondants Z en Russie,
03:47il se paye actuellement la tête de Poutine.
03:50D'ailleurs, Poutine est attaqué de tous les...
03:52Alors, les correspondants Z, ceux qui sont affiliés à l'armée, etc.
03:56Et donc, en fait, il est critiqué depuis trois semaines frontalement par beaucoup de personnes.
04:01Donc, il se passe quelque chose en Russie.
04:04Alors, on va écouter Vladimir Poutine parce qu'il s'est exprimé sur cette guerre en Iran.
04:06Écoutons le chef du Kremlin.
04:10Il s'agit d'un conflit très difficile et complexe.
04:13Et cela nous place dans une situation délicate.
04:16En effet, nous entretenons de bonnes relations avec l'Iran,
04:18ainsi que des relations véritablement amies avec les pays du Golfe Persique,
04:23sans aucune exagération.
04:24Et nous continuons à rester en contact avec les deux parties.
04:28Nous espérons que ce conflit pourra prendre fin.
04:31Et ce, dès que possible, à mon avis,
04:33aucune des parties n'a plus d'intérêt à ce que cette confrontation se poursuive.
04:40On le sent sincère, on va dire, Poutine.
04:42La conscience dit ça.
04:43Hyper sincère.
04:44Ça vous fait rire ?
04:45Oui, ça me fait rire.
04:46Non, enfin, je ne rigole jamais quand Poutine parle.
04:48Mais ce que je trouve quand même intéressant, c'est...
04:51Ce que je trouve intéressant, un, c'est que l'Ukraine s'est renforcée,
04:55la position de l'Ukraine s'est renforcée depuis le début de la guerre avec l'Iran,
04:59donc depuis le 28 février.
05:00La deuxième chose, c'est que je pense que la Russie, en tout cas Poutine,
05:04avait mal lu les intentions de Trump.
05:07C'est-à-dire qu'ils ont basé Trump, version 2.0,
05:10donc Trump de maintenant, sur Trump d'avant, du premier mandat.
05:13Du premier mandat.
05:14Du premier mandat.
05:15Et en fait, non.
05:16En fait, les Russes sont arrivés maintenant à une sorte de...
05:18Vous avez parlé de satellites.
05:20On est en pleine compétition entre les puissances.
05:21C'est les armes, c'est l'épaule, c'est l'espace, les navigations.
05:26Enfin, on est vraiment au milieu.
05:28Et les Russes pensaient arriver dans une position beaucoup plus forte,
05:30surtout qu'ils voyaient bien que Trump n'avançait pas là-dessus.
05:33Et tout en fait, on est obligé de se dire que même on peut critiquer l'histoire de la...
05:39On va regarder après ce que les Américains et les Israéliens ont obtenu en Iran.
05:43Il n'empêche que, d'un point de vue hégémonique,
05:47les États-Unis se sont imposés au Moyen-Orient.
05:50Les Chinois ne vont pas chercher au Moyen-Orient.
05:52Ils ont bien compris que c'était chasse gardée des États-Unis.
05:55Et de ce point de vue-là, la position américaine s'est vraiment beaucoup renforcée.
05:58Et si la position américaine se renforce, c'est sûr que la Russie est affaiblie.
06:02Les relations avec l'Iran sont bonnes, dit Vladimir Poutine.
06:08Regardez ce titre, Pierre Bertelot, j'aimerais vous faire réagir.
06:12Cette enquête du New York Times qui nous parle de l'importance de la mer Caspienne pour l'Iran.
06:17Et c'est vrai que la mer Caspienne, on n'en pensait pas forcément.
06:20Longtemps négligé, la mer Caspienne offre une voie commerciale stratégique à l'Iran.
06:25Cette petite étendue d'eau enclavée qui permet finalement des relations aujourd'hui directes entre la Russie et l'Iran
06:31et qui renforce encore ces relations entre les deux pays.
06:34Tout à fait.
06:35En fait, alors déjà, c'est des partenaires.
06:38La Chine et la Russie, ce n'est pas des alliés.
06:41C'est-à-dire que si la Chine, l'Iran est attaqué, ce qui s'est passé, il ne va
06:45pas y avoir d'intervention militaire.
06:47Mais c'est un partenariat qui est plus ou moins fort.
06:49Pour les Chinois, il est très fort, puisqu'effectivement, vous l'avez rappelé,
06:53on voit la stratégie de Trump, c'est couper un peu la jugulaire chinoise à travers l'énergie.
06:58Ce qu'ils ont en partie réussi au Venezuela et ce qu'ils vont tenter de faire, on verra en
07:02Iran.
07:03Bon, mais après, c'est vrai que l'Iran est soutenu à bout de bras par la Chine.
07:07C'est-à-dire, s'il y a les sanctions qui sont renforcées depuis Trump 1,
07:11si l'économie iranienne ne s'est pas effondrée, c'est en grande partie grâce à la Chine.
07:16Et je suis plutôt mesuré quand on nous dit, oui, il n'y a plus de pétrole.
07:20Mais en 2020, il n'y avait quasiment rien qui sortait.
07:23Et pourtant, les Iraniens ont tenu.
07:24Sur la Russie, il faut savoir qu'il y a un projet de corridor qui relierait,
07:29qui irait de Saint-Pétersbourg à Chabar, et qui ensuite irait vers l'Inde.
07:34Donc, effectivement, ce corridor, il est censé passer par Russie, Azerbaïdjan, Iran.
07:40Avec l'Azerbaïdjan, il y a des hauts et des bas.
07:42Alors, l'alternative, les Russes ont dit, bon, ce n'est pas grave, on fera par la Caspienne.
07:46C'est plus compliqué, parce qu'il faut mettre les marchandises dans des bateaux,
07:51mais techniquement, c'est faisable.
07:52Donc, de ce point de vue-là, la Russie a tout intérêt à ce qu'effectivement, l'Iran ne chute
07:58pas.
07:58C'est beaucoup plus important, l'Iran, pour la Russie que la Syrie, par exemple.
08:03La Syrie, ça n'a pas beaucoup d'intérêt.
08:04De toute façon, ils ont gardé leurs deux bases.
08:06Pour le moment.
08:07Pour le moment, voilà.
08:08Effectivement.
08:08Bon.
08:09Donc, là, effectivement, il y a un soutien, mais il est quand même moins fort que celui de la Chine.
08:13Et en même temps, la Russie veut garder des bonnes relations avec les Américains.
08:18Et aussi, il ne faut pas l'oublier, avec l'ensemble des protagonistes de la zone,
08:22parce que finalement, la Russie, quoi qu'on dise, c'est le seul pays qui a des bonnes relations avec
08:26tout le monde.
08:27Y compris avec Israël.
08:28Il ne faut pas l'oublier.
08:29Donc, avec Israël, avec effectivement la Chine, avec l'Iran.
08:33Donc, on va voir comment la Russie arrive dans cette situation complexe à maintenir et son influence
08:39et des bonnes relations avec l'ensemble des protagonistes, voire à espérer que le régime iranien subsiste.
08:45Ils ont beaucoup de projets aussi dans le nucléaire civil, parce qu'en fait, ils ont signé un accord.
08:50Boucher.
08:51Boucher, mais encore quatre stations nouvelles pour 25 milliards.
08:56Ce qui est très important sur Boucher, ils ont dit, attention, si l'Iran passe au nucléaire militaire,
09:01c'est une menace contre Israël, on annule l'accord civil.
09:04Donc, ça, c'est très important de ce point de vue-là.
09:06Mais en même temps, ils ont aussi un accord militaire.
09:09Donc, ils fournissent aussi des armes, y compris en 26, 27, 28.
09:14Allez, on vous soumet aussi à ce que disent les gardiens de la Révolution ce soir.
09:18Ils en disent encore un peu plus.
09:19Les missiles et drones iraniens sont déjà braqués sur des cibles américaines et prêts à tirer sur ordre.
09:25Voilà ce que nous dit la marine des gardiens de la Révolution.
09:28Anthony Dabila, c'est vrai que ça se précise de plus en plus.
09:30On fait monter la tension, là.
09:32Trump l'a fait d'un côté, les Iraniens de l'autre.
09:34Oui, on se prépare, on se barricade, on met les munitions dans le canon et on est en train de
09:45se préparer parce qu'il y a une négociation où l'équilibre des forces est primordial.
09:50Et donc, une situation qui n'a pas été réglée au niveau opérationnel, tactique et une stratégie qui repose encore
09:58sur des incertitudes quant à la capacité de l'un ou de l'autre à imposer sa volonté à l
10:05'autre camp.
10:06Et les cibles américaines, c'est principalement les cibles dans les bases américaines, dans les pays du Golfe ?
10:09Oui, bien sûr, c'est le levier et on comprend qu'une partie du régime, j'ai eu l'occasion
10:14de le dire plusieurs fois, a intérêt à une reprise parce que pendant la crise, les affrontements, il y avait
10:20deux leviers.
10:21Le blocage du Détroit et les frappes sur le programme pétrolier, les installations gazières, etc.
10:28Et maintenant que les combats sont arrêtés, il n'y a plus que le blocage du Détroit qui est une
10:34mort à petit feu quand même pour l'économie mondiale, une dégradation très lente.
10:38Alors que viser le Qatar et lui enlever 30% de sa capacité d'exportation, c'est bien plus radical
10:44et rapide comme moyen de rééquilibrer l'équation de paix en vue d'un accord.
10:49Et donc là, on a vu qu'il y a eu des frappes sur Foudjahira. Elle, ce n'est pas
10:53innocente.
10:54En début de semaine, oui.
10:54Et donc c'est un moyen très concret, plus rapide pour l'Iran d'arriver à ses fins.
11:00Si vous nous rejoignez sur BFMTV, on va résumer avec vous, Général Sidos, la situation ce soir.
11:04Donald Trump attend depuis hier déjà une réponse iranienne à sa proposition de paix.
11:11Ce soir, les Iraniens répondent en expliquant que les missiles et les drones sont braqués sur des cibles prêts à
11:16tirer.
11:17Ce n'est pas ce qu'on peut appeler une réponse à une proposition de paix.
11:20Alors vous savez, dans les situations de renseignants, on appelle ça une situation volatile.
11:25– C'est plus que volatile. C'est très volatile.
11:29– Ça veut dire que voilà, tout est possible.
11:31Tout est possible. Effectivement, on attendait cette menace des Iraniens.
11:34La dernière action, ça a été le tir des Américains sur les deux pétroliers iraniens.
11:40– Hier donc.
11:41– Hier. Et depuis, il n'y avait rien.
11:43Donc maintenant, on a la réponse.
11:44On n'a pas la réponse aux 14 points ou aux propositions de négociation.
11:48On a une autre réponse. La réponse, elle est là en fait, tout simplement.
11:52Elle est de dire, écoutez, vous n'infléchissez sur rien.
11:57Vous présentez toujours des conditions drastiques vis-à-vis de nous, Iraniens.
12:00Eh bien nous, voilà notre réponse.
12:02C'est-à-dire que la vulnérabilité des pays du Golfe, elle est toujours existante.
12:07On a toujours ce levier.
12:09– Et Généracido, il y a aussi ces Iraniens qui sont énervés, entre guillemets,
12:12par la collaboration des Émirats Arabes Unis, notamment avec Israël,
12:15et qui ne cessent de le rappeler, et qui ont frappé les Émirats Arabes Unis
12:19qui ont été les plus touchés dans cette guerre
12:21et qui ont recommencé là en début de semaine.
12:23On en parlait tout à l'heure.
12:24– Alors les Émirats Arabes Unis ont reçu en renfort un escadron de rafales égyptiens.
12:29C'est intéressant ça aussi à observer.
12:32Donc c'est très bien parce qu'aux Émirats Arabes Unis…
12:33– Avec le président égyptien qui était en voyage d'ailleurs cette semaine dans la région.
12:36– Oui, il y avait une belle délégation officielle égyptienne aux Émirats Arabes Unis.
12:41C'était impressionnant.
12:42Donc les Émirats Arabes Unis, c'est un laboratoire intéressant
12:44parce que vous avez des rafales françaises, vous avez une base française,
12:48vous avez des accords de défense, vous avez des mirages émiratis,
12:52et puis maintenant vous avez des rafales égyptiens.
12:54Donc effectivement, il y a quand même des pays qui s'intéressent aux Émirats Arabes Unis
12:56qui sont vulnérables.
12:58– Léa Longman, quand le général dit que la situation est volatile,
13:01quand ce soir l'Iran dit que des missiles sont braqués sur des cibles américaines,
13:05est-ce qu'il faut attendre une réponse à la proposition de paix
13:07ou alors est-ce que la réponse c'est ça ?
13:09C'est nos missiles sont prêts à tirer ?
13:10– Déjà les missiles sont prêts à tirer depuis…
13:12– En permanence ?
13:14– Oui, en permanence.
13:15Là c'est juste, on accroît un peu la menace.
13:18Ce qui va être intéressant surtout, c'est pas tant si les Iraniens tirent,
13:22c'est comment les Américains vont répondre cette fois.
13:24Puisqu'ils sont quand même fait taper sur les mains,
13:26on l'a dit tout à l'heure, par les Saoudiens et les Émiratis.
13:29Là, ça va être intéressant de voir la réponse américaine.
13:33Et je pense sincèrement que les Iraniens se sont tirés une balle dans le pied
13:37en bloquant Hormuz.
13:39C'est-à-dire que sur le court terme, on a l'impression que c'est à leur avantage,
13:43mais sur le long terme, ce que ça provoque,
13:45c'est des développements de routes alternatives.
13:48Et en plus de ça, ça met quand même tout le monde…
13:51ça rend nerveux tout le monde.
13:53Et ça, c'est pas possible sur le long terme.
13:55Donc en fait, ils se sont vraiment…
13:57– Avec des pétroles qui commencent à débrouiller.
13:59– Oui, à part ça, il faut dire quand même que le pétrole,
14:02c'est assez contrôlé, on n'a pas de grosses crises majeures.
14:05– Pour l'instant ?
14:05– Oui, pour l'instant, mais en fait, ça fait déjà presque
14:08depuis le 28 février qu'on dit « pour l'instant ».
14:10Et pour l'instant, ça tient.
14:12Mais encore une fois, les Iraniens, je pense comme vous,
14:17sont en train de surestimer ce qu'eux ont gagné,
14:20puisque la seule chose qu'on leur demandait, c'est de tenir en fait.
14:22Sauf qu'en fait, plus ça avance,
14:24on leur demande plus que juste de tenir et de survivre.
14:27Et là, je pense qu'ils sont rentrés dans une phase un peu de hybris
14:31qui risque de se retourner vraiment contre eux.
14:33– D'accord avec ça ?
14:35– Je voudrais juste rajouter un truc.
14:38Vous avez vu les publications de Trump sur son réseau,
14:42et donc en fait, il a publié trois photos avec les drones qui tombent.
14:46– On les a vus il y a quelques minutes, on va peut-être les revoir effectivement, ces drones.
14:50– Donc vous dites que c'est la réponse immédiate justement aux trois postes de Donald Trump.
14:53– Ils disent que les missiles et les drones sont prêts,
14:55et ils disent, ils publient les trucs, les drones tombent comme des papillons,
15:01les drones sont éliminés, etc.
15:04Donc voilà, il y a un tout petit peu, une petite guerre des réseaux là.
15:08– Après, il ne faut pas écouter, pardon, il ne faut pas écouter,
15:10c'est très compliqué cette guerre parce qu'en fait,
15:12on s'attache à chaque tweet et chaque déclaration.
15:16Mais en vérité, on ne peut pas s'attacher ni à chaque tweet de Trump,
15:18ni à chaque déclaration des gardiens de la Révolution.
15:20Ils sont en train de se checker, et Trump peut dire quelque chose un jour,
15:25et le lendemain, ça va être exactement l'inverse.
15:27– On disait d'ailleurs que quand il ne parlait pas, il agissait.
15:30C'est-à-dire que ce qu'il fait en général, il ne prévient pas avant, et il le dit.
15:33Thierry Arnault, est-ce qu'on peut, malgré ces menaces ce soir,
15:37se dire que les négociations, elles continuent,
15:41et que les discussions, elles se poursuivent, malgré ça ?
15:43– Oui, elles continuent, elles se poursuivent,
15:45elles ne se sont d'ailleurs jamais véritablement arrêtées,
15:47elles se font sur plusieurs canaux à la fois,
15:49ceux qu'on connaît, ceux qu'on ne connaît pas,
15:51le rôle évidemment important du Pakistan,
15:54la visite hier à Washington du Premier ministre du Qatar,
15:57venue échanger avec le vice-président J. Lee Vance,
16:01donc ces discussions, elles se poursuivent, bien sûr.
16:04Et encore une fois, on sent bien qu'il y a la volonté,
16:08de part et d'autre, à la fois de montrer ses muscles,
16:11de montrer qu'on est prêt à y aller, à y retourner,
16:14mais aussi qu'il n'y a pas beaucoup d'appétit pour la reprise d'une guerre à grande échelle.
16:22On est prêt, si ça peut arriver,
16:25mais ce n'est pas manifestement la solution privilégiée, me semble-t-il, par l'Iran.
16:29Et s'agissant de Donald Trump, ça me semble assez clair,
16:33même si évidemment ça peut basculer.
16:34Pierre Berthelot, mais cette menace, elle doit être particulièrement scrutée par ces pays du Golfe,
16:38quand on sait que, et c'est le Washington Post qui nous a révélé ça hier,
16:41que l'Iran disposait encore de 60% de ses missiles balistiques.
16:44Là, je suis dans un pays du Golfe, je ne me sens pas forcément très bien ce soir.
16:48Non mais c'est clair, alors je voudrais apporter un correctif par rapport à ce qui a été dit.
16:51On a parlé d'un duo saoudo-émirati.
16:55Au contraire, il y a un divorce aujourd'hui.
16:56Pour moi, les Émirats sont isolés, et c'est la stratégie iranienne.
17:00En fait, ils veulent montrer que, quand on se rapproche d'Israël et des Américains,
17:05enfin les deux en même temps, c'est mortel d'une certaine manière.
17:08Alors qu'on voit très bien qu'au contraire, contrairement à ce qu'on dit,
17:10les Saoudiens sont pour la désescalade.
17:13Et il y a un jeu avec d'autres pays, donc le Qatar, effectivement, le Koweït aussi,
17:19le Bahreïn, ils sont très dépendants des Saoudiens,
17:21et Oman, par définition, c'est un pays neutre.
17:24Donc finalement, les Émirats sont cornerisés.
17:27Et donc, je ne vois pas trop quelle est leur stratégie, d'une certaine manière.
17:30Ils sont isolés, de mon point de vue,
17:32et c'est d'ailleurs ce que veut faire passer comme message l'Iran.
17:35Après, on les comprend, ils veulent aussi avoir des moyens de défense.
17:39Donc, ils peuvent jouer cette carte, effectivement, de la défense,
17:43y compris, pourquoi pas, française,
17:45mais c'est quand même très risqué pour eux.
17:47Alors après, deux mots sur Fujaira, les frappes.
17:49Il y a, effectivement, je l'avais dit, il y a une semaine sur votre plateau,
17:52que ce seraient les prochains à être frappés, c'est ce qui s'est passé.
17:55On dirait aux Émirats arabes uniques.
17:56Tout à fait.
17:57Et deuxième élément, à part la présence, effectivement, israélienne qui a été révélée,
18:01c'est aussi parce qu'il y a des expulsions d'Iraniens et de Pakistanais chiites.
18:07Ça, ça ne plaît pas.
18:08Solidarité avec la communauté chiite.
18:10Et troisièmement, il y a de l'argent qui est bloqué dans les caisses des Émirats
18:13parce qu'il y a du business qui se fait, effectivement, avec, notamment, Dubaï.
18:18Et donc, ça, c'est aussi un message, c'est-à-dire, vous libérez l'argent,
18:21sinon on va continuer à frapper.
18:23Donc là, ils sont dans une position extrêmement inconfortable, les Émirats,
18:26mais les Iraniens n'ont pas été jusqu'au bout parce que Fujaira n'a été que partiellement touché.
18:31Mais s'ils touchent Fujaira, c'est fini, d'une certaine manière, à court terme pour les Émirats,
18:35parce que c'est de là qu'ils font sortir leur pétrole, puisqu'on rappelle que Fujaira, c'est sur
18:40l'océan Indien.
18:41Alors qu'avant, ils faisaient sortir leur pétrole et par Fujaira et par Hormuz.
18:45Hormuz, c'est fini, reste Fujaira, mais si Fujaira est totalement détruit,
18:50après, c'est l'équilibre de la terreur, parce que ça veut dire que l'argent,
18:53les centaines de millions ou de milliards de dollars qui sont bloqués, ils ne les verront pas.
18:57Donc, c'est aussi un gros risque.
18:59Il faut trouver une alternative à Dubaï comme centre de contournement.
19:02D'ailleurs, vous savez, ils ont créé actuellement une organisation
19:07qui va répertorier toutes les frappes qui ont été portées aux Émirats.
19:13Et comme ils ont l'argent des Iraniens chez eux,
19:15et donc, en fait, ils vont nous dire, on va vous confisquer.
19:18Mais les Iraniens disent l'inverse.
19:19Ils disent, non, au contraire, vous allez nous payer les destructions iraniennes,
19:22parce que c'est à cause de vous, parce que vous aviez des bases américaines
19:25à partir desquelles les frappes sont parties.
19:26Antony Dabila, Thierry disait qu'il n'avait aucun intérêt, ni l'un ni l'autre, finalement,
19:30à ce que la guerre reprenne, ni les Iraniens, ni les Américains.
19:33Ce soir, on voit que l'Iran menace de tirer.
19:36On a vu des échanges de tirs ces dernières heures, des échanges de frappes,
19:40même si Trump minimise et parle de broutilles et de tapes amicales.
19:43Est-ce que cette escalade peut mener à une reprise de la guerre ?
19:48On voit bien que les Iraniens ont des moyens de pression très précis sur les pays de la région,
19:55notamment via leur programme de missiles, leur programme balistique,
19:59qui s'est révélé tout à fait efficace.
20:02Là, il y a un porte-avions en moins, donc la capacité aérienne à reprendre une campagne,
20:07elle est un peu affaiblie.
20:08Un petit peu, mais en tout cas, il y a des moyens de concentration et d'intervention accrus au niveau
20:14sol.
20:15Donc, ce qui est potentiellement envisageable, et je parle avec beaucoup de précaution,
20:21ce serait éventuellement des raids assez précis sur des capacités.
20:26Là, je pense à quelque chose qui s'est passé en Syrie,
20:29avec le raid sur la base souterraine de Masiaf,
20:32qui avait été installé en coopération avec l'Iran
20:37et qui ressemble assez aux bases dans lesquelles sont stockés les missiles
20:42et sont stockés les lanceurs de missiles
20:44qui sont assez imperméables aux attaques aériennes américaines.
20:49Qu'est-ce qui s'est passé ?
20:50Les Israéliens ont envoyé 650 commandos dans cette ville qui est en Syrie,
20:54donc en territoire syrien, à quelques dizaines de kilomètres du territoire israélien.
21:00Mais tout de même, c'est un pays très hostile et ils ont pénétré dans la base souterraine
21:05et ils l'ont détruit de l'intérieur.
21:06C'est quelque chose qui est assez impressionnant au niveau opérationnel,
21:11mais on peut imaginer que ce soit quelque chose qui soit un modèle
21:14pour une éventuelle réduction des moyens de pression de l'Iran
21:20avec des raids non pas pour aller récupérer l'uranium enrichi,
21:25parce que Nathan, c'est vraiment plusieurs centaines de kilomètres à l'intérieur des terres iraniennes,
21:30mais ça pourrait être quelque chose qui permet d'amoindrir énormément
21:34les capacités de blocage du Détroit.
21:36Ça pourrait être une manière de réduire les capacités de lancement de missiles
21:40parce que certaines bases ont peut-être été plus incapacitées que d'autres
21:44et s'il y en a une ou deux qui sont vraiment à plein régime,
21:47eh bien on pourrait les viser.
21:48Je fais des suppositions, bien entendu, mais on voit qu'avec ce raid sur Masiaf,
21:54et j'invite les gens à regarder, il y a une page Wikipédia sur ce site,
21:58je n'invente rien, eh bien ça s'écrit avec un Y, très précisément,
22:03et vous pouvez voir que ça pourrait être quelque chose qui permettrait
22:06de rééquilibrer par l'usage de la force l'équation de paix,
22:10ce que j'appelle dans mes travaux l'espérance stratégico-politique,
22:14c'est-à-dire la capacité à atteindre des objectifs politiques par la force,
22:18mais il faut vraiment que ce soit efficace et penser dans une stratégie
22:21qui a une finalité opérationnelle et politique.
22:23Général Sidos, des missiles sont braqués déjà sur les cibles américaines,
22:27nous disent les gardiens de la Révolution,
22:28est-ce que si Trump met à exécution son projet Freedom, peut-être plus, on verra,
22:34est-ce que vous vous dites qu'on peut de nouveau assister à ce qui s'est passé
22:38en début de semaine, à savoir une attaque par exemple sur les Émirats
22:41ou ailleurs dans un pays du Golfe par les Iraniens ?
22:43C'est tellement facile, c'est ça qui est dramatique d'ailleurs de penser,
22:45c'est que c'est tellement facile de taper sur les Émirats
22:48ou sur d'autres pays du Golfe, qui ne sont pas sympathisants, qui ne sont pas proches.
22:51Avec des États-Unis qui n'ont pas trop réagi cette semaine, vous vous rappelez ?
22:53En plus, exactement, qui ont profondément vexé les Saoudiens et le Koweït,
22:57qui pendant quelques heures ont interdit le survol, l'atterrissage, les mouvements.
23:01Ça a été rétabli avec une promesse également,
23:04une promesse de vente de missiles antiaériens patriotes.
23:08Ils ne sont pas encore arrivés, ils sont certainement payés, mais pas encore arrivés.
23:11Mais enfin, l'équilibre a été rétabli un petit peu comme ça,
23:14parce que les Américains savent que, et c'est ça qui est incroyable finalement,
23:17c'est que cette vulnérabilité a-t-elle vraiment été compensée ?
23:20Et les Iraniens ont certainement envie de tester ça, peut-être même à faible échelle.
23:26Il n'y a pas besoin de se lancer dans des frappes gigantesques.
23:28On peut faire un petit test.
23:30Des petites piqûres, quoi.
23:31Alors, ils ont consommé effectivement beaucoup de missiles
23:35contre les trois destroyers américains, sans les toucher, ok, bravo.
23:39Ils ont énervé, c'est certain, les Émirats arabes uniques
23:41qui ont potentiellement riposté, on en a parlé, mais on ne sait pas.
23:44Mais effectivement, on peut s'attendre.
23:47Vous savez, les objectifs mous, il n'y a rien de mieux.
23:51Ils sont mous au niveau technique, mais ils sont lourds au niveau politique.
23:55Alors, les Iraniens se préparent ce soir, en tout cas,
23:57c'est ce que disent les gardiens de la révolution.
23:58Les missiles sont braqués déjà sur les cibles américaines.
24:01Les Américains aussi se préparent.
24:03Et on voulait justement vous emmener ce soir au cœur de l'océan Indien.
24:07Alors, sur les images, c'est paradisiaque.
24:09Un petit récif corallien, un petit atoll qu'on appelle Diego Garcia.
24:13Il y a du sable blanc, l'eau est turquoise,
24:15mais il y a surtout une base militaire américaine.
24:17C'est un territoire britannique, mais les Britanniques le louent à Washington.
24:21Exactement.
24:21Cette base, elle sert surtout de point d'appui stratégique
24:24pour toutes les opérations aériennes au Moyen-Orient.
24:26Et si on parle ce soir de Diego Garcia,
24:29c'est parce qu'un navire américain a été aperçu sur zone.
24:32Pauline Sarafi, on parle du Ocean Trader.
24:35Dites-nous tout sur ce navire bien connu,
24:37qui en général ne se déplace pas pour rien, Pauline.
24:40Je vous laisse à croire qu'il serait donc de retour,
24:44notamment depuis la publication de ces images satellites.
24:47Regardez ce petit trait blanc, ce serait donc l'Ocean Trader,
24:51le navire fantôme de la marine américaine.
24:54Regardez désormais ces images.
24:56D'apparence, il fait penser à un simple porte-conteneur,
25:00mais en réalité, il s'agit d'un centre de commandement.
25:03Une véritable base flottante qui peut accueillir jusqu'à 140 membres
25:07des forces spéciales américaines et peut être déployée pendant 45 jours.
25:12Ce qui est troublant avec ce bateau,
25:13c'est qu'il apparaît toujours à la veille d'intervention majeure.
25:16Quand je parle de la veille d'intervention,
25:18on se rappelle la dernière fois qu'on l'a vu,
25:20c'était au large du Venezuela,
25:21quelques semaines avant l'intervention américaine
25:24et juste avant l'arrestation de Nicolas Maduro.
25:28Et en général, Pauline, ce bateau, il ne se déplace pas par hasard.
25:31Où est-ce qu'il se trouve aujourd'hui ?
25:32On va parler à nouveau de la base de Diego Garcia.
25:35L'Ocean Trader se trouverait près de cette île
25:38qui sert aux Etats-Unis, la base de Diego Garcia,
25:41en pleine océan Indien.
25:43C'est une base très importante.
25:45Elle dispose d'une piste d'atterrissage de 4 km,
25:48des dépôts de carburant, des postes de renseignement et de ravitaillement
25:51et peut accueillir 3000 soldats en même temps.
25:55Derrière ces apparences que vous allez voir d'îles paradisiaques
25:58s'y trouve en fait le centre névralgique des opérations des Etats-Unis
26:02qui a servi lors d'opérations majeures.
26:05On peut citer notamment 1990, la guerre en Irak,
26:10également 2001 avec l'invasion de l'Afghanistan
26:12et puis deux ans plus tard, le renversement du régime de Saddam Hussein en 2003.
26:17Une base donc stratégique pour les Américains.
26:20Et l'Iran le sait.
26:21Le 20 mars dernier, la République islamique avait envoyé deux missiles
26:27en direction de la base, missiles qui avaient été interceptés
26:31avant d'atteindre leur cible.
26:33Général Sidos, dites-nous sur ce navire secret, pas si secret que ça.
26:39Est-ce qu'il peut mener des opérations à lui tout seul ?
26:41Et où est-ce qu'il se trouve par rapport au côte iranienne actuellement ?
26:43Il est relativement loin quand même là.
26:45Mais il a été vu dans le Golfe d'Omane il y a quelques semaines,
26:50quelques jours, lors d'une interception d'un bâtiment iranien
26:54avec un destroyer qui accompagnait.
26:57Alors on l'appelle fantomatique, on le voit réapparaître
26:59parce que là on est dans la mythologie des forces spéciales.
27:01Mais pourquoi vous dites fantôme en fait ?
27:03Parce que moi j'ai l'impression qu'on ne peut pas le capter sur les radars, c'est ça
27:06?
27:06Non, non, il n'a pas une coque furtive, il n'a pas la silhouette furtive qui empêche ça.
27:10Mais c'est fantomatique parce qu'il va remplir des missions secrètes.
27:12C'est une base mobile pour les forces spéciales américaines.
27:16Donc ça leur permet d'avoir une base où ils ont tout leur matériel.
27:20Ils ne sont pas obligés d'avoir des avions à demander à droite à gauche.
27:23Ils ont tout le matériel avec eux.
27:24Ils ont des petits bateaux d'intervention, ils ont leurs hélicoptères,
27:27ils ont leur hôpital, ils ont leur système de renseignement,
27:30ils ont toute la panoplie d'armement dont ils ont besoin.
27:33Ils ont un gymnase très important pour les forces spéciales.
27:36Pour l'entraînement.
27:37Bien sûr, bien sûr.
27:39Ça c'est intéressant.
27:40Non mais non, évidemment, mais il faut être prêt à n'importe quel moment.
27:44Il faut voir la durée des déploiements des militaires américains, c'est gigantesque.
27:47C'est minimum un an, ça va jusqu'à 18 mois quelquefois.
27:50Parce que c'est vrai qu'on a vu cette île paradisiaque,
27:51on se dit finalement rester un petit peu de temps là-bas,
27:54ce n'est pas non plus une punition pour les soldats.
27:56C'est tout à fait possible que les Seals, a priori c'est un bateau,
28:00donc ce sont des Seals qui viennent, ils font de la natation,
28:02mais la natation des Seals c'est 20 km.
28:04Alors je plaisante à moitié.
28:05Vous voyez, c'est ça, il faut respirer, il faut vivre, c'est évident.
28:09Il faut continuer l'entraînement, il y a peut-être de la préparation sous-marine.
28:13Vous avez des, ça ne s'appelle pas des drones, mais vous avez des équipements
28:16pour naviguer sous l'eau, bien évidemment.
28:19Ça aussi, c'est un élément intéressant à observer.
28:21Mais est-ce que ça nous dit qu'il y a une action à venir ?
28:23Bien sûr, il y a une palette.
28:25Mais lui ne mène pas une action tout seul, c'est ce que vous nous disiez tout à l'heure.
28:29Non, pas forcément tout seul, mais accompagné, protégé par des destroyers,
28:32protégé par des hélicoptères d'attaque, protégé par des avions,
28:35protégé bien sûr, mais pour remplir des missions spécifiques, tout à fait.
28:39Ce qui s'est passé dans les années 87-88,
28:42quand ils ont attaqué des petites îles dans le golfe Persique,
28:47donc ils sont capables de faire ça.
28:48Donc là, il pourrait attaquer par exemple la petite île d'Abu Moussa ou pas du tout ?
28:50Bien sûr, c'est tout à fait dans la gamme des moyens techniques.
28:55Alors après, quel est l'objectif politique ?
28:57Ça, c'est encore autre chose, ça c'est Trump qui décidera.
29:00Mais techniquement, le commandement central, avec tout ce qu'il a sur zone,
29:04a une force de frappe réelle.
29:06Antoine Bassebouze, Pauline Sarafi disait que c'était le même bateau
29:09qui avait été aperçu au large des côtes vénézuéliennes
29:11quelques semaines avant l'enlèvement de Nicolas Maduro.
29:15Est-ce qu'il faut s'attendre au même type d'opération en Iran ?
29:20Et est-ce qu'il faut s'attendre surtout à une opération terrestre
29:22avec ce type de bâtiment ?
29:23Le bâtiment en question est à 4000 km des côtes iraniennes.
29:28Ça m'intrigue de faire autant de bruit autour d'un bâtiment
29:31alors qu'il y a deux porte-avions sur site,
29:34il y a deux petits porte-avions USS Boxer et Tripoli
29:37sans compter les destroyers qui sont sur site, qui ne sont pas loin.
29:41Pour bien comprendre, 4000 km pour vous, c'est trop loin, c'est très loin.
29:45Pour un avion, c'est bien, c'est rapide.
29:47Oui, mais vous avez entendu le général, ce n'est pas la même mission.
29:49Oui, évidemment, mais comme il était emmerdement,
29:53il a été expédié à 4000 km, donc est-ce qu'il a déjà fini sa mission ?
30:00Il n'y a que 170 hommes à bord, ou 169 je crois.
30:04Et donc de ce fait qu'on lui en fasse toute une sauce,
30:08qu'on monte la sauce à son sujet, ça m'intrigue.
30:10Donc celui qui a lancé cette opération de communication,
30:15il faut savoir ce qu'il y a derrière.
30:17Mais sur site, 4, 2 gros porte-avions, 2 petits porte-avions,
30:23une vingtaine de destroyers et d'autres bâtiments de guerre,
30:26parlons de ça.
30:27Pas besoin de Sean Trader pour faire une action.
30:30Peut-être que lui, il aura une mission,
30:32mais pour venir de 4000 km en bateau jusqu'aux côtes iraniennes,
30:36il faut du temps.
30:37Donc il y a des gens qui sont tout prêts,
30:39sans compter les bases terrestres,
30:41qui sont en face d'Iran à 100 ou 200 km.
30:45Au Koweït, à 200 km, dans les Émirats, c'est moins de 200 km.
30:51Anthony Dabila, vous avez entendu ce que dit le général aussi,
30:53il pourrait débarquer sur une petite île,
30:56on fait une petite action sur une petite île.
30:57Oui, d'autant que Abu Moussa est revendiqué par les Émirats arabes unis,
31:00ainsi que la grande et la petite Toum, si je ne me trompe pas.
31:04Et il y a donc des îles qui sont contestées,
31:08et évidemment, c'est quelque chose qui compte,
31:11parce qu'elles étaient occupées par l'Iran tout de suite,
31:15après la décolonisation, on peut dire comme ça,
31:18que l'Angleterre a rétrocéder,
31:20enfin accordé l'indépendance plutôt,
31:21à ces territoires dans les années 70, en 1971.
31:26Donc il y a cette capacité,
31:29cette incertitude politique dans le Détroit,
31:32ces prétentions iraniennes qui sont maximalistes à présent,
31:37qui ne bougent absolument pas,
31:38et à un moment, les dégâts vont être tels
31:42que l'incitation à utiliser la violence
31:44va remonter mécaniquement pour débloquer la situation,
31:49parce que s'il n'y a pas des négociations dynamiques
31:51où les lignes rouges se rapprochent,
31:54même si c'est lentement,
31:56eh bien l'espérance en accord va s'effondrer,
31:59et les gens diront qu'il faut se résoudre
32:02à reprendre le chemin, le sentier de la guerre.
32:06Et ça peut être des petites opérations,
32:09et comme vient de le dire très bien Antoine Bassebousse,
32:12il y a 40 000 soldats américains déjà de base dans la région,
32:18et maintenant on est passé à quasiment 60 000.
32:20Plus les troupes que pourraient mettre les Émiratis,
32:23qui sont, comme on l'a dit, assez remontées,
32:26plus éventuellement les Israéliens.
32:27Donc on commence à avoir plusieurs dizaines de milliers
32:30de soldats disponibles,
32:32et ce ne sont pas 160 soldats
32:34qui feront pencher la balance davantage du côté américain.
32:37Nicolas Tenzer, est-ce que vous êtes d'accord
32:39avec Antoine Bassebousse qui dit qu'on fait monter la sauce ?
32:41Je reprends vos termes ce soir.
32:43Il ne l'a pas dit vraiment comme ça.
32:45Je revendique.
32:46Vous revendiquez, voilà, très bien.
32:48On fait monter la sauce autour de ce ocean trader,
32:52alors qu'on a des forces en place dans le Golfe,
32:54qui pourraient permettre de mener une action,
32:56ou alors c'est un vrai message d'envoyer,
32:58de faire savoir que ce bateau est là.
33:00Oui, mais vous avez une série de messages,
33:02mais le vrai sujet, c'est que vous avez des messages,
33:04effectivement, de force, vous avez des messages forts,
33:06puisqu'effectivement, il y a une capacité d'intervention
33:08avec 60 000 hommes, on peut intervenir.
33:11Bon, là, effectivement, il y a la mythologie
33:12des forces spéciales qu'on comprend.
33:14Effectivement, ce sont quand même des gens
33:15qui sont d'un niveau, je dirais, d'entraînement superbe,
33:17et probablement plus adaptés que d'autres
33:19pour mener des opérations extrêmement spécifiques.
33:22Mais pour l'instant, on est dans la communication
33:24et la démonstration de force.
33:26Et on a, effectivement, ce à quoi on assiste quand même
33:29depuis le cessez-le-feu, entre guillemets,
33:31ou le cessez-le-feu partiel déclaré par Trump
33:34après 40 jours, même déjà un peu, d'ailleurs,
33:36pendant les opérations,
33:37on est sur une sorte de vague permanente
33:40qui va, qui vient, une marée haute, marée basse,
33:43si vous voulez, entre des déclarations tonitruantes
33:46et offensives, et puis une action
33:48qui reste, aujourd'hui, extrêmement limitée.
33:51Et là, on est devant ce dilemme,
33:52c'est qu'effectivement, si les choses n'aboutissent pas,
33:55il va falloir que Trump, sauf à perdre
33:57complètement la face, se dise,
34:00ben, maintenant, il faut quand même passer
34:01à une action un peu plus sérieuse,
34:03pas juste deux, trois opérations,
34:05comme ce qui s'est passé, la bataille navale
34:06de l'autre jour, mais quelque chose,
34:08probablement, d'un peu plus fort,
34:10mais en même temps, avec des risques,
34:12voilà, d'abord, effectivement, d'échec,
34:15des risques de mort,
34:16et puis, peut-être, derrière, aussi,
34:18que ça reste tout à fait insuffisant
34:21par rapport aux objectifs
34:22que poursuivent les États-Unis.
34:24Et donc, on reste, je dirais,
34:26dans cette espèce de dilemme,
34:29et on est, en plus, à un moment spécifique,
34:31comme vous le savez,
34:33Trump devrait voir, maintenant,
34:34dans quelques semaines, quelques jours,
34:36Xi Jinping.
34:37Jeudi et pendant lundi prochain.
34:38Est-ce que vous vous dites qu'il ne se passera justement rien
34:39avant cette rencontre-là ?
34:40Alors, c'est difficile.
34:41C'est-à-dire qu'il faut qu'il se passe aussi quelque chose,
34:44parce qu'il faut que les États-Unis
34:45arrivent en position apparemment de force,
34:48au moins en termes de communication,
34:49avant de voir Xi Jinping.
34:51Si Trump continue à se faire, pardon,
34:54balader, quand même, par les Iraniens,
34:56même s'il les affaiblit par ailleurs,
34:58la difficulté vis-à-vis de Xi Jinping,
35:00c'est qu'évidemment, il va paraître comme faible.
35:03On peut compter aussi sur lui
35:04pour se construire un récit
35:06qui explique que, finalement,
35:07les États-Unis sont en position de force.
35:09On a commencé l'émission avec ces trois démarches.
35:11Est-ce qu'il va convaincre ?
35:13Est-ce qu'il va convaincre ?
35:13Encore une fois, il y a eu des résultats de l'action.
35:15On ne peut pas dire qu'il y a eu zéro résultat.
35:17Il y a eu de l'action.
35:17Mais par rapport aux objectifs qui avaient été affichés,
35:20on est quand même très loin du compte.
35:22On a des Iraniens qui résistent.
35:24Donc, le récit, si vous voulez,
35:26le récit ne suffit pas,
35:27ni vis-à-vis de Xi Jinping,
35:28qui n'est quand même pas né de la dernière pluie,
35:30ni vis-à-vis du public américain.
35:32Alors, Général Sido,
35:33avant qu'on revienne justement
35:34sur cette affaire de frappe
35:35de la nuit de jeudi à vendredi.
35:37Oui.
35:37Vous voulez y réagir ?
35:38Oui, je voulais réagir.
35:40Effectivement, les forces spéciales
35:41sont déjà intervenues.
35:43Le colonel américain
35:44qui a passé 36 heures dans la montagne,
35:46c'était des forces spéciales.
35:48C'était des forces spéciales de la marine,
35:49des SEALS.
35:51Avec des avions, des forces spéciales,
35:53des petits hélicoptères, des forces spéciales.
35:55Alors, il faut se rappeler que...
35:56Et le colonel, alors lui,
35:57on ne sait pas pourquoi il était du côté disparant,
35:59mais ça, c'est encore une autre histoire.
36:02Mais il faut se rappeler également
36:03que cette opération s'est plus ou moins bien passée.
36:06Il y a quand même deux avions
36:08qui se sont embourbés sur la piste.
36:09Il y a eu une prise de risque,
36:10c'est certain, bravo, très bien.
36:12Mais ça ne s'est pas si bien passé que ça, non plus.
36:15Donc, des actions de forces spéciales
36:16et de la présence,
36:17c'est la base d'une opération américaine,
36:19c'est la base d'une opération.
36:20Il y en a plein au Koweït,
36:21il y en a plein partout.
36:22On ne peut pas être dupes.
36:23Donc, ce bateau, on en parle, pourquoi ?
36:24Parce que quelqu'un l'a repéré sur un satellite,
36:26on l'a spoté.
36:29D'en parler, mais c'est un complément.
36:31Général, on voulait aussi, ce soir,
36:33vous soumettre une hypothèse.
36:35Une hypothèse qui circule
36:36concernant les dernières frappes
36:38qui ont eu lieu.
36:38Donc, on parle des frappes
36:39qui ont eu lieu dans la nuit
36:40de jeudi à vendredi.
36:41Pour rappel, les Américains ont envoyé
36:43trois destroyers dans le Détroit,
36:45l'Iran a répliqué
36:46et les États-Unis ont ensuite frappé
36:49des cibles, cette fois sur le sol iranien.
36:51Ce qui ressemble à un échange de tir,
36:53était-il en réalité un leurre ?
36:56Dans le langage militaire général,
36:57on appelle cela la reconnaissance en force.
36:59Expliquez-nous, on provoque l'ennemi
37:01et on le force à se découvrir.
37:03Oui, alors on a beaucoup épilogué
37:05effectivement sur la raison de ce combat naval,
37:07sur la présence de ces trois destroyers.
37:09Alors, sur l'option du leurre,
37:11effectivement,
37:14on envoie trois destroyers
37:15pour servir d'appât,
37:18pour servir,
37:20pour provoquer un combat.
37:21C'est ça l'explication que vous abordez.
37:24C'est-à-dire qu'ils y vont,
37:27ils sont prêts à combattre,
37:28on sait que les Iraniens vont réagir,
37:30on sait qu'ils vont lancer des missiles.
37:32Quel type de missiles ont-ils lancés ?
37:34On ne sait pas exactement.
37:35Est-ce qu'ils ont lancé des missiles supersoniques
37:37de conception d'origine chinoise portée sur camion ?
37:40Est-ce qu'ils ont lancé des missiles subsoniques ?
37:43Parce qu'ils ont toute une gamme de missiles antinavires,
37:46les Iraniens.
37:47Donc, est-ce qu'ils ont lancé toute la gamme ?
37:48On n'en sait rien.
37:50Bon, en tout cas,
37:50ce qu'on sait,
37:51c'est qu'il y a eu,
37:52ce qu'on sait,
37:52ce qui a été annoncé,
37:53c'est qu'il y a eu riposte sur des bases au sol,
37:55des systèmes de commandement,
37:57la base navale de Bandar Abbas,
37:59qui avait déjà été bombardée,
38:00sur un certain nombre,
38:01tout un arc de cercle,
38:03effectivement,
38:04de la zone côtière iranienne.
38:06Alors, est-ce que c'est ça la version ?
38:09C'est une version,
38:10c'est une hypothèse.
38:11On n'en sait rien.
38:12Il y a une autre version
38:13qui est celle qu'on avait au début.
38:15On avait ces trois destroyers
38:16qui étaient dans le golfe Persique
38:18et qui voulaient rejoindre la mer d'Arabie
38:20en passant par les tourteurs d'Hormuz.
38:21Ça, c'est la version.
38:22Alors, moi,
38:23ce qui m'étonne dans cette affaire-là,
38:24c'est que sur les trois destroyers,
38:26il y en avait deux
38:26qui avaient accompagné
38:28les deux cargos américains,
38:30enfin,
38:30battant en pavillon américain,
38:32le mardi matin.
38:34Donc, ça voulait dire
38:34qu'ils étaient sortis du golfe Persique,
38:36ils étaient là en mer d'Arabie.
38:37Puis là, tac,
38:37on les voit réapparaître
38:38dans le golfe Persique.
38:39Quand est-ce qu'ils sont venus par en haut ?
38:41Bon.
38:42Et puis, il y a une autre version
38:43qui apparaît,
38:44qui est qu'en fait,
38:45ils ont été abordés en mer d'Arabie
38:48et qu'ils n'ont pas pu rejoindre
38:50le golfe Persique,
38:51qu'ils n'ont pas pu aller
38:53franchir le détroit d'Hormuz.
38:54Et là,
38:55ils se sont pris en montant
38:56un déluge de missiles iranien.
38:59Voilà.
38:59Et qu'après,
38:59ils sont revenus plus bas.
39:01Effectivement,
39:01tout le monde était inquiet.
39:02Il y avait 36 versions.
39:04Et Senkom a quand même communiqué
39:06le 8 mai soir
39:08en disant,
39:09non, non,
39:09ils sont en mer d'Arabie,
39:10ils ont rejoint le gros
39:11de la flotte américaine.
39:12Donc, vous voyez,
39:13en fait,
39:13on communique avec quelques éléments.
39:15On a le nom des bateaux,
39:16c'est déjà pas mal.
39:18Et puis,
39:18on découvre qu'en fait,
39:19il y a déjà,
39:19sur les trois destroyés,
39:21il y en a deux
39:22qui ont essuyé le feu iranien
39:23deux fois dans la semaine.
39:24Mais sur cette reconnaissance
39:26de force
39:27comme dont parlait Anne,
39:29est-ce qu'on peut estimer
39:29que ces bateaux
39:30aient servi d'appât
39:31quelque part,
39:32plutôt que de taper,
39:33d'aller cartographier,
39:35en fait,
39:35la zone pour une action militaire
39:37plus forte que l'Ordre
39:39un peu plus tard ?
39:40Vous aurez plein d'opinions
39:41là-dessus.
39:41Mais vous,
39:41la vôtre ?
39:42Moi,
39:42mon opinion,
39:43c'est qu'ils voulaient monter
39:43et qu'ils se sont fait intercepter.
39:46Donc,
39:46c'est pas un leurre.
39:47On explique aujourd'hui
39:47que c'était un leurre,
39:48mais c'est une opération
39:48qui a m'attourné.
39:49Les bases iraniennes,
39:51ils les connaissent.
39:54Ensuite,
39:54les missiles antinavires
39:55sont quand même
39:56très souvent portés
39:57sur camions.
39:59Alors,
39:59les camions,
40:00ils bougent par principe.
40:01Ils bougent,
40:02ils se déplacent,
40:02alors ils ont leur système
40:03de repérage.
40:04Bon,
40:04là,
40:05ça s'est passé deux nuits.
40:07Il y aura toujours des arguments.
40:08Alors,
40:08il faudra faire des cases
40:09avec plus,
40:09plus,
40:09moins,
40:10moins.
40:10Dans un raisonnement même
40:12d'état-major,
40:13il y a des cases
40:13un petit peu comme ça,
40:14plus,
40:14plus,
40:15moins,
40:15moins.
40:15Bon,
40:16là,
40:17risquer trois destroyers
40:18pour aller repérer
40:19des bases
40:20pour de matériel
40:22plus ou moins efficace,
40:23c'est quand même
40:23prendre une sacrée prise
40:24de risque quand même.
40:26Parce que s'il y avait
40:26un missile supersonique
40:27qui était passé,
40:28c'est possible.
40:30Là,
40:31ça faisait un trou
40:31dans la coque
40:32d'un destroyer,
40:33ça faisait...
40:34Mais c'est possible.
40:35Vous savez,
40:35prise de risque,
40:36c'est la guerre.
40:37C'est possible.
40:38Donc,
40:38vous voyez,
40:38il y a plein...
40:39Après,
40:39vous aurez un intervenant
40:40qui va vous donner une opinion
40:42en fonction de ce qu'il ressent.
40:44Moi,
40:44par exemple,
40:45faire prendre du risque
40:47pour déceler
40:48des bases de missiles
40:49que l'on connaît
40:50par reconnaissance aérienne
40:5150 fois,
40:53je ne vois pas tellement
40:54l'utilité.
40:55C'est risquer la vie
40:55des gens
40:56pour pas grand-chose.
40:57Antoine Bassebouz.
40:59Je crois que
41:00les Iraniens
41:01ont tenté,
41:02ont voulu,
41:03jusque-là,
41:03ils ont privatisé
41:04par le fait
41:06accompli le détroit.
41:07Les Américains
41:08contestent cela.
41:09Et pour le contester
41:10sur le terrain,
41:12en mer,
41:12ils ont envoyé
41:13les destroyer.
41:14Alors,
41:15tout ça,
41:16ça permet aussi
41:16de tester
41:17le dispositif
41:19iranien
41:19qui se découvre
41:21et ça veut dire
41:23aussi contester
41:24le statut court.
41:26L'Iran
41:27n'a pas
41:28à privatiser
41:28le détroit
41:29et les Américains
41:32traversent
41:33et n'essuient pas
41:35de pertes.
41:36Le rêve
41:37des Iraniens,
41:38c'est de couler.
41:39Combien de fois
41:40ils ont tiré sur,
41:41ou annoncé,
41:43avoir tiré
41:43sur le Lincoln ?
41:44Combien de fois ?
41:45Ils disent parfois
41:46qu'ils l'ont touché,
41:48ils l'ont coulé.
41:48Combien de fois
41:49ils ont tiré
41:50sur les bâtiments
41:51américains ?
41:52Leur rêve,
41:53c'est de pouvoir dire
41:54nous avons coulé
41:55un bâtiment américain.
41:57Le défi était là
41:59et ces trois bâtiments
42:01sont rentrés
42:01sains et saufs.
42:02un bâtiment américain.
42:02Un bâtiment américain.
42:02Un bâtiment américain.
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