00:00Ce soir, vous emmenez au cœur de l'océan Indien, un petit atoll qu'on appelle Diego Garcia.
00:06Alors, il y a du sable blanc, il y a une eau turquoise, mais surtout, il y a une base
00:09militaire américaine.
00:10C'est un territoire britannique, mais que les Britanniques louent à Washington.
00:14Oui, et cette base, elle sert surtout de point d'appui stratégique pour toutes les opérations aériennes au Moyen-Orient.
00:19Et si on vous parle ce soir de Diego Garcia, c'est parce qu'un navire américain a été aperçu
00:22sur zone.
00:23Pauline Sarafi, on parle du Ocean Trader. Dites-nous tout sur ce navire bien connu.
00:29Oui, effectivement, tout laisse à croire qu'il serait donc de retour, notamment depuis la publication de ces images satellites.
00:36Regardez ce petit trait blanc, ce serait donc l'Ocean Trader, le navire fantôme de la marine américaine.
00:43Regardez désormais ces images. D'apparence, il fait penser à un simple porte-conteneur, mais en réalité, il s'agit
00:50d'un centre de commandement.
00:52Une véritable base flottante qui peut accueillir jusqu'à 140 membres des forces spéciales américaines et peut être déployée pendant
01:0045 jours.
01:01Ce qui est troublant avec ce bateau, c'est qu'il apparaît toujours à la veille d'intervention majeure.
01:06Quand je parle de la veille d'intervention, on se rappelle la dernière fois qu'on l'a vu, c
01:09'était au large du Venezuela, quelques semaines avant l'intervention américaine
01:13et juste avant l'arrestation de Nicolas Maduro.
01:17En général, effectivement, ce bateau ne se déplace pas pour rien. Où se trouve aujourd'hui, Pauline, ce bateau ?
01:23On parle donc à nouveau de la base de Diego Garcia.
01:25Et oui, l'Ocean Trader se trouverait près de cette île qui sert aux Etats-Unis, la base de Diego
01:31Garcia en pleine océan Indien.
01:34C'est une base très importante. Elle dispose d'une piste d'atterrissage de 4 kilomètres, des dépôts de carburant,
01:40des postes de renseignement et de ravitaillement
01:42et peut accueillir 3000 soldats en même temps.
01:46Derrière ces apparences que vous allez voir d'île paradisiaque s'y trouve en fait le centre névralgique des opérations
01:52des Etats-Unis qui a servi lors d'opérations majeures.
01:56Alors, on peut citer notamment 1990, la guerre en Irak, également 2001 avec l'invasion de l'Afghanistan et puis
02:04deux ans plus tard, le renversement du régime de Saddam Hussein en 2003.
02:08Une base donc stratégique pour les Américains. El Iran le sait. Le 20 mars dernier, la République islamique avait envoyé
02:17deux missiles en direction de la base, missiles qui avaient été interceptés avant d'atteindre leur cible.
02:23Merci Pauline. Général Sidos, pourquoi est-il là ce Diego Garcia ? Comme on parle de Nicolas Maduro, est-ce
02:29que c'est pour aller enlever Mojtabar Amenei ?
02:32Je ne suis pas dans le commandement des opérations spéciales américaines. Je ne sais pas. C'est un bâtiment très
02:37secret, bien évidemment, avec des systèmes d'information spécifiques pour les forces spéciales.
02:43Alors, il fait partie en fait de toute cette gamme de moyens qui est quand même assez complète des Américains
02:47dans la zone de la mer d'Arabie, de l'océan Indien.
02:50Bien sûr, on parle beaucoup des deux porte-avions nucléaires, des frégates, enfin des destroyers dans le vocable américain.
02:56Mais il y a d'autres bâtiments d'intervention au sol, des bâtiments de déminage. Il y a vraiment toute
03:00une flotte très très complète.
03:02Et donc, il y a ce bâtiment unique.
03:04Et lui, il pourrait mener une opération, aller tout seul ou pas ?
03:06Non, non, bien sûr que non. Il ne peut pas mener une opération. Il serait forcément protégé. Il a quelques
03:10moyens de protection, mais pas de quoi résister à ce qu'on subit les destroyers américains dans la nuit du
03:157 au 8 mai.
03:16Non, non. Mistry, il n'irait pas tout seul. Mais par contre, il a cette capacité d'envoyer des forces
03:20spéciales au sol.
03:21Bon, mais des forces spéciales en Iran, moi, je suis persuadé qu'il y en a déjà, des forces spéciales
03:25américaines.
03:25Ce n'est pas possible qu'il n'y en ait pas. Déjà, elles sont déjà intervenues. Les SEALS, les
03:29fameuses SEALS de la marine américaine, étaient intervenues pour aller récupérer ce colonel interdit pendant 36 heures dans la montagne.
03:36Ce héros dont on n'a jamais vu la photo, d'ailleurs.
03:38Oui, c'est vrai.
03:39Bon, on attendait qu'il soit décoré à la Maison Blanche. Mais il devait encore lui aussi faire une opération
03:43un peu bizarre.
03:45Donc là, ce bateau, oui, effectivement, ça ne doit pas dater d'aujourd'hui qu'il est dans la zone.
03:52Certainement pas.
03:52Mais il fait partie de cette palette de moyens qui est à la disposition du commandement central pour agir.
03:58Alors, on parle beaucoup de grosses opérations. On parle beaucoup de frappes ciblées, éventuellement, sur un endroit, sur une base.
04:05On a parlé de l'Urkart, mais ça peut être ailleurs. Mais on n'a pas beaucoup parlé, effectivement, d
04:09'actions de forces spéciales très ciblées.
04:12Peut-être, oui, sur des individus. C'est possible. Tout est possible.
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