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Sport
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00:00Dans les années 70, il n'était pas seulement un champion, il était une star.
00:04Barry Sheen a révolutionné l'image du pilote moto entre vitesse, charisme et médiatisation.
00:10Un homme qui a marqué la piste et changé le sport pour toujours.
00:14Barry Sheen est né le 11 septembre 1950 à Londres dans le quartier de Bloomsbury, non loin de Grace Inroad.
00:20Son père, Frank Sheen, travaille comme ingénieur résident au Royal College of Surgeons.
00:25Ancien pilote moto amateur et mécanicien expérimenté, il transmet très tôt à son fils le goût de la mécanique et
00:31de la vitesse.
00:33Barry grandit dans le quartier de Queen Square à Holborn, dans un environnement déjà imprégné de moteurs et d'huile.
00:39A seulement 5 ans, il monte pour la première fois sur une moto, une mini-machine artisanale construite par son
00:45père.
00:45Ce moment marque le début d'une relation presque instinctive avec la conduite.
00:51Avant même de penser à la compétition, il enchaîne les petits boulots liés à sa passion, travaillant notamment comme coursier
00:57et livreur à moto dans les rues de Londres.
00:59Une manière de vivre déjà à pleine vitesse et de se préparer, sans encore le savoir, à devenir l'un
01:05des pilotes les plus emblématiques de son époque.
01:07Très tôt, Barry baigne dans un environnement entièrement tourné vers la moto.
01:11Son père entretient une relation étroite avec Paco Bulto, créateur des motos Bultaco, après leur rencontre lors des 24 heures
01:19de Montjuic à Barcelone en 1959.
01:22Grâce à ce lien privilégié, la famille Shin bénéficie régulièrement des derniers modèles de la marque, offrant à Barry un
01:29accès rare à des machines de pointe.
01:31Dans un premier temps, le jeune Shin s'intéresse aux compétitions tout terrain, mais il réalise rapidement que ce qui
01:37l'attire vraiment, c'est la vitesse pure.
01:39Accéléré entre les sections, l'enthousiasme bien plus que la technique des épreuves.
01:44Il se tourne alors naturellement vers les circuits routiers.
01:48Pourtant, au départ, il ne se voit pas pilote professionnel.
01:50Il préfère apprendre la mécanique, en particulier le réglage des moteurs de temps, un domaine complexe qui exige patience et
01:57précision.
01:57Mais son père perçoit très vite son talent naturel.
02:00En 1968, à seulement 17 ans, Barry dispute sa première course sur une Bultaco.
02:06Sur le circuit de Brands Hatch Circuit, ses débuts sont mouvementés.
02:10Le moteur de sa 125 casse en pleine course, provoquant une chute.
02:15Loin de se décourager, il remonte sur une 250 quelques minutes plus tard et termine troisième de sa catégorie.
02:21Une semaine plus tard, sur ce même circuit, il remporte sa première victoire.
02:25Après cette entrée remarquée, il met temporairement la compétition entre parenthèses pour devenir mécanicien de course auprès du pilote privé,
02:33Lewis Young, participant à plusieurs Grands Prix européens.
02:37Cette immersion dans le milieu professionnel agit comme un déclic.
02:40Shin comprend que sa place est sur la piste.
02:43Peu attiré par l'école et réfractaire à l'autorité, il commence à envisager sérieusement une carrière dans la course,
02:49allant jusqu'à sécher les cours pour assister aux entraînements à Brands Hatch.
02:53En 1969, il adopte un style unique pour se démarquer.
02:58Un casque orné de Donald Duck qui deviendra sa signature, accompagné du célèbre numéro 7.
03:04Rebelle jusque dans les détails, il perce même un trou dans son casque pour pouvoir fumer une cigarette sur la
03:09grille de départ.
03:11Cette même année, il l'impressionne en terminant deuxième du championnat britannique, 125, derrière chasse Mortimer, avant de dominer la
03:18saison suivante en 1970.
03:21Il se classe également troisième en 250.
03:24Son père reste à ses côtés comme mécanicien, un rôle qu'il conservera tout au long de sa carrière.
03:30Pour franchir un cap, père et fils investissent en 1970 dans une Suzuki de compétition ex-usine, une machine coûteuse
03:37mais déterminante.
03:38Ce choix marque le véritable début de sa carrière internationale.
03:41L'année suivante, il rencontre le champion américain Gary Nixon, lors des courses transatlantiques.
03:48Les deux hommes nouent une amitié solide et Sheen adopte même un rituel.
03:52Porter un t-shirt de Nixon sous sa combinaison à chaque course, comme un porte-bonheur.
03:56A ce stade, tout est en place.
03:59Le talent, le style, l'audace.
04:01Barry Sheen n'est plus un simple espoir.
04:03Il est déjà en train de devenir une figure à part entière dans le monde de la moto.
04:08En 1971, Barry Sheen entre dans le championnat du monde 125 CC au guidon de sa Suzuki.
04:14Très vite, il se fait remarquer, autant pour son talent que pour son franc-parler.
04:18Lors du mythique touriste trophy de l'île de Man, il chute alors qu'il occupe la deuxième place.
04:23Mais ce qui choque davantage, c'est sa réaction.
04:25Il critique ouvertement l'épreuve, la jugeant trop dangereuse et indigne du statut de grand prix.
04:30À une époque où cette course est considérée comme le sommet du sport motocycliste, ses propos font scandale.
04:35Malgré cette controverse, Sheen brille en piste.
04:38Il décroche sa première victoire en grand prix lors de l'épreuve 125 CC en Belgique sur le redoutable circuit
04:44de Spa-Francorchamps.
04:46Dans le même temps, il joue un rôle indirect mais décisif dans la lutte acharnée du championnat 50 entre Angel
04:53Nieto et Jan de Vries.
04:55Engagé pour soutenir ce dernier, Sheen remporte notamment le grand prix de Tchécoslovaquie avec une avance écrasante, contribuant ainsi à
05:04la conquête du titre mondial par de Vries.
05:06La saison se poursuit avec succès pour les Britanniques qui enchaînent les victoires en Suède et en Finlande, prenant la
05:12tête du championnat 125 avant la dernière manche en Espagne.
05:15Mais une blessure aux côtes contractée lors d'une course hors championnat vient compromettre ses chances.
05:21Diminué physiquement, il termine troisième lors de la dernière course, tandis que Nieto s'impose et décroche le titre mondial.
05:29Pour une première saison, Sheen doit se contenter de la deuxième place.
05:33Un résultat déjà impressionnant qui confirme son immense potentiel.
05:36En 1972, il est recruté par Yamaha pour courir en 250 avec une machine spécialement développée.
05:43A cette époque, la marque ne dispose pas encore d'une véritable équipe officielle, mais soutient plusieurs pilotes, dont Sheen.
05:50Toutefois, la collaboration tourne au cours.
05:52Frustré par les performances de sa moto après une course en Autriche, il exprime ouvertement son mécontentement.
05:58Peu après une chute à Imola, lui cause une fracture de la clavicule, le contraignant à manquer plusieurs épreuves importantes,
06:04dont le TT de l'île de Mane, et une grande partie de la saison.
06:09Durant son absence, sa moto est confiée à Jarno Sarinen, qui en profite pour dominer la catégorie et remporter le
06:15titre mondial de 150.
06:17De retour en forme en fin de saison, Sheen retrouve une Yamaha compétitive pour quelques courses estivales en Grande-Bretagne,
06:24avant de conclure l'année par une troisième place en Espagne.
06:27Une saison frustrante, marquée par les blessures et les occasions manquées,
06:32mais qui n'entame en rien la réputation grandissante d'un pilote aussi rapide que rebelle.
06:36A l'intersaison de 1972-1973, Barry Sheen franchit un cap décisif,
06:41en rejoignant officiellement l'équipe d'usine Suzuki, aux côtés de Jack Findlay et Paul Smart.
06:48Dès le début de la saison 1973, il représente l'équipe britannique lors du prestigieux transatlantique Trophy.
06:56Sur sa Suzuki TR 750, il se distingue notamment à Holton Park,
07:01où il décroche une solide troisième place face à une concurrence relevée.
07:06Engagé ensuite dans le championnat britannique 500 avec une Suzuki TR 500,
07:11Sheen se heurte rapidement aux limites de la machine qu'il juge instable.
07:15Refusant de subir, il prend une décision audacieuse,
07:18remplacer le châssis d'origine par un cadre conçu par le britannique Colin Sale.
07:23Ce choix illustre déjà son intelligence technique et son exigence de performance.
07:29Parallèlement, il s'aligne en 750 avec la TR 750 et réalise une saison remarquable.
07:35Il remporte le tout nouveau championnat d'Europe de Formule 750 en 1973,
07:41devenant à la fois le premier et le seul pilote non affilié à Yamaha à décrocher ce titre.
07:46Une performance qui assoit définitivement sa crédibilité au plus haut niveau.
07:49Grâce à ses résultats et à son charisme, il est élu Man of the Year par les lecteurs du magazine
07:54Motorcycle News.
07:56Avant la saison 1974, une opportunité majeure se présente.
08:01La mythique équipe MV Agusta, alors ultra-dominante avec ce titre mondiaux consécutif en 500,
08:07lui propose de la rejoindre.
08:09Contre toute attente, Sheen décline.
08:11Il fait le pari que Suzuki prépare une machine capable de rivaliser dans la catégorie reine.
08:16Un choix risqué, mais révélateur de sa vision à long terme.
08:20En 1974, il participe de nouveau au Transatlantique Trophy et y fait une rencontre déterminante.
08:26Celle de l'américain Kenny Roberts, futur rival légendaire.
08:30Les deux hommes s'affrontent sans relâche.
08:32Roberts prend d'abord l'avantage en battant Sheen à Mallory Park.
08:35Mais le britannique prend sa revanche à Holton Park, avant que l'américain ne s'impose à nouveau lors de
08:41la manche finale.
08:42Leur duel annonce déjà l'une des rivalités les plus marquantes de l'histoire du sport motocycliste.
08:47Malgré ses performances, Sheen doit composer avec les limites de sa Suzuki TR750,
08:53largement dominée par la Yamaha TZ750 de Roberts,
08:57une machine plus moderne et redoutablement efficace, qui s'impose comme la référence de la catégorie.
09:03Une frustration de plus pour Sheen, mais aussi une motivation supplémentaire pour viser plus haut.
09:08En 1974, Suzuki introduit une toute nouvelle machine destinée à révolutionner la catégorie reine, la RG500.
09:15Encore brute, imparfaite et difficile à maîtriser, cette moto représente un pari audacieux.
09:22Barry Sheen est chargé de la piloter et malgré ses défauts, il parvient rapidement à en tirer le meilleur.
09:27Dès le début de saison, il décroche une deuxième place en France, puis une troisième en Autriche,
09:31offrant à la RG500 ses premiers résultats significatifs sur la scène mondiale.
09:36Mais cette progression prometteuse est brutalement stoppée.
09:39Lors du Grand Prix des Nations à Imola, Chine est victime d'une lourde chute et se fracture la jambe.
09:45Cette blessure le contraint à manquer six manches du championnat du monde, compromettant ses ambitions.
09:50A son retour, encore marqué physiquement, il réussit néanmoins à terminer quatrième en Tchécoslovaquie
09:56avant de conclure la saison à une modeste sixième place au classement général du championnat 500.
10:01En parallèle, il remporte toutefois une victoire prestigieuse lors du Race of the Year à Mallory Park,
10:08confirmant qu'il reste l'un des pilotes les plus talentueux du plateau, malgré les obstacles.
10:13A la fin de la saison, le projet RG500 traverse une période critique.
10:17Les résultats décevants et les difficultés techniques poussent Suzuki à douter de la viabilité de leur moto.
10:24L'enthousiasme en interne commence à s'éroder.
10:27Mais Chine, lui, refuse d'abandonner.
10:29Convaincu du potentiel de la machine, il s'investit personnellement dans son développement.
10:34Fier de voir ses suggestions techniques progressivement intégrées,
10:37il devient bien plus qu'un pilote, un véritable acteur du projet.
10:41Déterminé à faire de la RG500 une moto gagnante,
10:44il va jusqu'à proposer de rester au Japon durant l'intersaison pour travailler directement avec les ingénieurs.
10:50Suzuki accepte.
10:51Pendant cinq semaines, Chine participe activement à l'évolution de la machine,
10:56peaufinant les réglages, testant des améliorations
10:58et contribuant à transformer cette moto encore instable en une future arme redoutable.
11:04Une implication rare qui témoigne de son engagement total
11:07et qui prépare le terrain pour les succès à venir.
11:10Au milieu des années 70, la course mythique des 200 miles de Daytona
11:14est devenue un enjeu majeur pour les constructeurs.
11:17Avec l'explosion du marché américain, portée par la génération du baby-boom,
11:21les marques s'y livrent une bataille féroce pour s'imposer.
11:24La victoire en 1974 du légendaire Giacomo Agostini,
11:2815 fois champion du monde,
11:30a définitivement consacré l'épreuve
11:32comme l'une des plus prestigieuses du sport motocycliste.
11:36En 1975, Barry Sheen débarque à Daytona, sous les projecteurs.
11:40Une équipe de la BBC le suit de près
11:42pour un documentaire capturant chaque instant de son aventure américaine.
11:46Mais ce qui devait être une vitrine pour son talent tourne rapidement au drame.
11:50Lors d'une séance d'essai,
11:52à près de 290 km heure,
11:55le pneu de sa moto se désintègre brutalement.
11:57La machine devient incontrôlable,
11:59se met en travers et éjecte Sheen
12:01avec une violence extrême.
12:03Le pilote est projeté sur la piste,
12:05roulant et glissant sur plusieurs mètres,
12:07dans une scène d'une brutalité saisissante.
12:09Le bilan est lourd.
12:11Fémur gauche brisé,
12:12bras droit cassé,
12:14clavicule fracturé,
12:15ainsi que plusieurs côtes.
12:17Une accumulation de blessures
12:18qui aurait pu mettre fin à sa carrière.
12:21Mais paradoxalement,
12:22cet accident va transformer son destin.
12:24Les images tournées par la BBC
12:26diffusées au Royaume-Uni
12:27marquent profondément le public.
12:29Le combat de Sheen,
12:31sa souffrance,
12:31puis sa détermination à revenir au plus haut niveau
12:33touche toute une nation.
12:35En quelques jours,
12:36il passe du statut de pilote prometteur
12:38à celui de véritable héros populaire.
12:41Cette chute à Daytona,
12:42aussi violente soit-elle,
12:43ne brise pas Sheen.
12:45Elle forge sa légende.
12:46Malgré la gravité de ses blessures à Daytona,
12:49Barry Sheen fait preuve d'une résilience exceptionnelle.
12:52A peine 7 semaines après son accident,
12:54il remonte déjà sur une moto.
12:55Et le 28 juin 1975,
12:57soit seulement 3 mois après sa chute,
12:59il effectue un retour spectaculaire
13:01au championnat du monde
13:02lors du Dutch TT à Assen.
13:04Loin d'un retour discret,
13:06Sheen frappe fort d'entrée
13:07en décrochant la pole position
13:08devant Giacomo Agostini,
13:10désormais pilote Yamaha
13:12et légende vivante en fin de carrière.
13:14A 25 ans,
13:15Sheen est lui en pleine ascension.
13:18La course devient rapidement
13:19un duel intense entre les deux hommes.
13:21Dans un final haletant,
13:22le Britannique réalise
13:23un dépassement audacieux
13:24dans le dernier virage
13:25par l'extérieur pour s'imposer.
13:27Les deux pilotes franchissent la ligne
13:28avec un temps identique,
13:30mais la victoire revient à Sheen.
13:31Un retour aussi inattendu qu'impressionnant.
13:34Il enchaîne lors du Grand Prix de Suède
13:36avec un week-end exceptionnel.
13:38Le samedi,
13:39il remporte la manche de Formule 750
13:41en battant le record du Tour.
13:43Le lendemain,
13:44il récidive en 500,
13:46établissant à nouveau
13:47le meilleur tour en course.
13:49Parti prudemment,
13:50il remonte progressivement le peloton
13:51avant de dépasser Agostini
13:52et Phil Raid,
13:53les leaders du championnat.
13:55Sheen s'impose facilement
13:57devant Raid
13:57tandis qu'Agostini chute.
13:59Une démonstration de talent
14:00et de détermination.
14:02Il termine la saison
14:04à la 6ème place
14:05du championnat du monde 500,
14:06mais ses performances
14:07en fin d'année
14:08envoient un message clair.
14:09Suzuki est désormais
14:10un sérieux prétendant la victoire.
14:12En parallèle,
14:14Sheen brise également
14:15en Formule 750,
14:16remportant trois courses,
14:18mais échoue à un point du titre
14:19face à Jack Findlay,
14:20plus régulier.
14:22Il s'impose aussi,
14:23une nouvelle fois,
14:24au prestigieux Race of the Year
14:25à Mallory Park,
14:26confirmant sa montée en puissance.
14:28En 1976,
14:30il retourne à Daytona
14:31avec une attitude
14:32toujours aussi flamboyante,
14:33se faisant remarquer
14:34en circulant en Rolls Royce,
14:36prêté par un concessionnaire local.
14:38Mais sur la piste,
14:40la réalité est plus difficile.
14:41La Yamaha TZ 750
14:43domine désormais largement
14:45la catégorie.
14:46Malgré une belle performance initiale
14:48où il pointe jusqu'à la 3ème place
14:50avec sa Suzuki moins performance,
14:52il est contraint à l'abandon
14:53à cause de problèmes mécaniques.
14:55De retour en Europe,
14:57Sheen reste le meilleur pilote britannique
14:58lors du transatlantique trophy.
15:01Il est même seul
15:02à offrir une victoire
15:03à son pays à Mallory Park,
15:04contribuant au succès
15:06de la Grande-Bretagne
15:06face aux Etats-Unis.
15:08Cependant,
15:09la compétition est dominée
15:10par l'américain Steve Blyker,
15:12auteur de 4 victoires
15:14en 6 courses.
15:15Ce retour après l'accident de Daytona
15:17ne marque pas seulement
15:18la reprise de Sheen.
15:19Il symbolise sa transformation,
15:22celle d'un pilote déjà talentueux,
15:23devenu un véritable prétendant au titre,
15:25prêt à défier les plus grands.
15:27En 1976,
15:28tout le travail acharné de Barry Sheen
15:30finit par porter ses fruits.
15:31Depuis plusieurs saisons,
15:33il s'investit pleinement
15:34dans le développement de la Suzuki RG500,
15:36collaborant étroitement
15:37avec les ingénieurs
15:38pour en faire une machine
15:39capable de dominer la catégorie renne.
15:42Cette année-là,
15:43la moto atteint enfin
15:44un niveau technologique de pointe,
15:45parfaitement adapté
15:46aux exigences
15:47du championnat du monde 500.
15:48Le contexte est pourtant incertain.
15:51Yamaha s'est retiré
15:52officiellement du championnat
15:53et Suzuki envisage
15:54de faire de même
15:55pour se concentrer
15:56sur ses motos de route,
15:57notamment la future gamme GS.
15:59Mais l'importateur britannique
16:01de la marque intervient
16:02et convainc le constructeur
16:03de continuer l'aventure.
16:05Ainsi naît l'équipe
16:06Aaron Suzuki,
16:07avec Sheen comme leader,
16:08entouré de pilotes
16:09comme John Newbold
16:10ou John William.
16:12Privé du soutien direct
16:13des ingénieurs japonais,
16:15Sheen doit improviser.
16:16Il s'appuie sur une équipe réduite
16:18composée notamment
16:19de son père Frank
16:19et de Don McKay,
16:21un électricien.
16:22Une structure artisanale
16:24face à un défi mondial.
16:26Pourtant,
16:27la RG500,
16:27version client,
16:28se révèle immédiatement redoutable,
16:30adoptée par de nombreux
16:31pilotes indépendants
16:32comme Phil Red,
16:33Tevo,
16:34Lance Viori
16:35ou encore de jeunes talents
16:36comme Marco,
16:37Le Kennelli
16:38et Pat Hennen.
16:40Totalement remis
16:40de son accident de Daytona,
16:42Sheen entame
16:43la saison de manière fulgurante.
16:44Il remporte
16:45les trois premières courses,
16:47imposant d'emblée
16:47son rythme.
16:49Lors du Grand Prix
16:50des Nations,
16:50il s'impose au terme
16:51d'un duel intense
16:52face à Phil Red
16:53à vasse seulement
16:54un dixième de seconde d'avance.
16:56Une démonstration
16:57de sang-froid
16:57et de maîtrise.
16:58Il continue sur sa lancée
16:59en dominant largement
17:00le Dutch TT
17:01qu'il remporte
17:02avec 45 secondes d'avance.
17:04Seuls quelques problèmes mécaniques
17:06viennent perturber son parcours,
17:07notamment en Belgique
17:08où il termine deuxième
17:09derrière son coéquipier
17:10John Williams.
17:11Mais l'absence
17:12de soutien technique officiel
17:13se fait parfois
17:14cruellement sentir.
17:16Lors d'une course
17:17à Snellerton,
17:18une erreur grave,
17:19des goupilles de freins oubliés,
17:21provoque une chute de Chine
17:22après une défaillance
17:23totale des freins.
17:24D'autres incidents suivent.
17:26Mauvaise pièce montée,
17:27erreur de réglage,
17:28montage défectueux
17:29de composants critiques.
17:31Autant de fautes
17:31qui auraient pu être dramatiques.
17:33Malgré tout,
17:34Shin garde le silence
17:35et refuse de blâmer son équipe,
17:37même lorsque les soupçons
17:39se portent
17:39sur son propre père.
17:41Au-delà de la piste,
17:42il fait aussi preuve
17:43d'un esprit sportif remarquable.
17:45Lors des qualifications en Suède,
17:47son coéquipier John Williams
17:48chute violemment
17:49et perd connaissance.
17:51Shin s'arrête immédiatement
17:52à court pour lui porter secours
17:54et lui sauve la vie
17:55en dégageant ses voies respiratoires.
17:57Quelques jours plus tard,
17:59il scelle son destin.
18:00En remportant le Grand Prix de Suède,
18:02il décroche le titre mondial 500
18:04avec trois courses d'avance.
18:06Une domination écrasante.
18:08136 points au total,
18:09soit 81 de plus
18:10que son défunt.
18:12Shin devient ainsi
18:13le premier champion du monde 500
18:14sur une Suzuki
18:15et reste l'un des rares
18:17à avoir remporté
18:17plusieurs titres avec la marque.
18:19Sans équipe d'usine dominante,
18:21la RG500 client
18:23envahit le championnat,
18:25preuve que la qualité du travail est accomplie.
18:28Mais Shin ne se contente pas
18:29de gagner sur la piste.
18:30Fin stratège,
18:32il joue aussi sur le mental
18:33de ses adversaires,
18:34utilisant son influence
18:35pour obtenir les meilleures machines
18:36au sein de son équipe.
18:38Ce statut privilégié
18:39crée des tensions,
18:40notamment avec John Williams
18:42qui quitte l'équipe
18:43à la fin de la saison,
18:44estimant que Shin
18:45bénéficie d'un traitement de faveur.
18:47Mais une chose est certaine,
18:49en 1976,
18:50Barry Shin n'est plus seulement
18:51un pilote talentueux,
18:52il est devenu le roi incontesté
18:54de la catégorie reine.
18:56En 1977,
18:57Barry Shin revient
18:58avec un objectif clair,
18:59confirmer sa domination.
19:01Au sein de l'équipe Suzuki,
19:02les changements ne passent pas
19:03inaperçus.
19:04John Williams s'est remplacé
19:06par un jeune talent prometteur
19:07de 23 ans,
19:08l'américain Pat Hennen,
19:09premier pilote des Etats-Unis
19:10à avoir remporté
19:11un Grand Prix 500.
19:13Conscient de la menace
19:14que représente
19:14ce nouveau coéquipier,
19:16Shin ressort
19:17ses armes favorites,
19:18l'intimidation psychologique.
19:20Fidèle à son style provocateur,
19:22il lance au journaliste
19:23une phrase restée célèbre.
19:25Si vous payez des cacahuètes,
19:26vous obtenez un singe,
19:28visant directement à Hennen.
19:30A ses côtés,
19:30Steve Parrish
19:31rejoint également l'équipe,
19:33pilotant l'ancienne machine
19:34de Shin.
19:35Mais malgré ses ajustements,
19:37Suzuki reste désavantagé
19:39dans certaines compétitions,
19:40notamment face à la Yamaha
19:42TZ 750,
19:43dominante en 750.
19:46Lors des transatlantiques
19:47Match Race,
19:48Shin s'impose
19:49comme le meilleur pilote britannique,
19:51mais doit faire face
19:52à Kenny Roberts redoutable,
19:53vainqueur des 4 premières courses.
19:55Ce n'est qu'après
19:56une défaillance mécanique
19:57de l'américain
19:58qu'il parvient à s'imposer
19:59à Alton Park.
20:01Hennen, de son côté,
20:02impressionne
20:03et confirme
20:03qu'il sera un sérieux prétendant
20:05pour le championnat du monde.
20:06Mais en 500,
20:08Shin est tout simplement intouchable.
20:10Face à une Yamaha
20:11redevenue compétitive
20:12avec des pilotes
20:13comme Giacomo Agostini,
20:14Johnny Sessotto
20:15et Steve Baker,
20:16il élève encore son niveau.
20:18Il remporte 6 grands prix
20:20et décroche
20:20un deuxième titre mondial consécutif
20:22avec un large avance
20:24sur Baker.
20:25Lors du grand prix de Belgique,
20:27il entre dans l'histoire
20:28en signant la course
20:29la plus rapide
20:29jamais enregistrée,
20:30avec une moyenne
20:31de plus de 217 km heure
20:34sur le circuit
20:35de Spa-Francorchamps.
20:36Un record
20:37qui ne sera jamais battu.
20:39Le tracé étant jugé
20:40trop dangereux
20:41et remplacé
20:41l'année suivante
20:42par une version
20:42plus courte
20:43et sécurisée.
20:44Cette question de sécurité
20:45devient d'ailleurs
20:46centrale pour Shin.
20:47Lors du grand prix d'Autriche
20:48au Salzburg Ring,
20:50un terrible accident
20:51en 350
20:52coûte la vie
20:52à Hans Stadelmann
20:54et blesse gravement
20:55plusieurs pilotes
20:56dont Johnny Sessotto.
20:58L'absence de moyens médicaux
21:00adaptés
21:00choque profondément
21:01le paddock.
21:02Révolté,
21:03Shin prend position
21:04et refuse de courir,
21:05entraînant avec lui
21:06la majorité des pilotes
21:07de la catégorie reine,
21:08malgré les pressions
21:09et les anticipations
21:10financières
21:11des organisateurs.
21:12Son engagement
21:13lui vaut
21:13des avertissements officiels
21:14de la part
21:15de la fédération
21:15mais renforce
21:17son image de leader
21:17prêt à défendre ses pairs.
21:20Derrière son attitude
21:21parfois provocatrice,
21:23Shin sait aussi
21:23faire preuve
21:24de solidarité.
21:25Lorsque Steve Baker,
21:26vice-champion du monde
21:27derrière lui,
21:28est abandonné
21:29par Yamaha,
21:30Shin l'aide
21:31à rebondir.
21:32Grâce à son soutien,
21:33l'américain trouve
21:34une place
21:34et un financement
21:35au sein de l'équipe Suzuki,
21:36Italie,
21:37dirigée par Roberto Gallina.
21:39En 77,
21:41Barry Shin
21:42ne se contente pas
21:43de gagner.
21:43Il domine,
21:44influence,
21:44protège
21:45et impose
21:45sa vision du sport.
21:46Un champion complet
21:48au sommet
21:48de son art
21:49est désormais
21:50incontournable
21:50dans l'histoire
21:51du motocyclisme.
21:52La saison 1978
21:54s'annonçait passionnante.
21:56Après des années
21:57de domination
21:57de l'équipe MV Agusta
21:58et de stagnation
21:59du championnat,
22:00les constructeurs
22:01japonais affichaient
22:02un regain d'énergie
22:03et l'arrivée
22:04de pilotes américains
22:05menés par Kenny Roberts
22:06insufflés
22:07à un nouvel élan
22:07à la compétition.
22:09La popularité
22:09de Shin
22:10contribuait également
22:11à raviver
22:12l'intérêt du public
22:13et à dynamiser
22:14la couverture télévisée
22:15des courses.
22:16Kenny Roberts,
22:17avant tout un spécialiste
22:18des dirt tracks américains,
22:20n'avait initialement
22:21aucun intérêt limité
22:22pour le championnat mondial européen.
22:24Mais une remarque de Shin
22:25dans une chronique
22:26pour Motorcycle News,
22:28le traitant de
22:29pas une menace
22:30à cause de son manque
22:30de connaissance
22:31des circuits européens,
22:33convaincu Roberts
22:33de se mesurer au meilleur.
22:35Sur la piste
22:36comme en dehors,
22:37les deux pilotes
22:38se livrèrent
22:38une rivalité féroce,
22:40teintée de respect mutuel.
22:41Roberts introduisit
22:43un style de pilotage révolutionnaire,
22:44hérité des ovales américains,
22:46où le glissement
22:47de la roue arrière
22:48pernait de négocier
22:49les virages
22:50avec plus d'agilité.
22:51Shin,
22:52dernier défenseur
22:53du style européen traditionnel,
22:54basé sur le maintien
22:55de la vitesse en courbe
22:56sans glisser,
22:58voyait le championnat
22:59évoluer vers une domination
23:00future des pilotes américains
23:01et australiens
23:02formés au dirt tracks.
23:04Avant le début
23:05de la saison
23:06au Transatlantic Trophy
23:07Match Race,
23:09Shin remporta
23:09la première
23:10des deux courses
23:10à Brands Hatch.
23:12Mais Hennen
23:13réussit à le dépasser
23:14dans le second affrontement
23:15sur le dernier virage,
23:16déclenchant la colère
23:17de Shin
23:18qui reprocha publiquement
23:19à son coéquipier,
23:20sa manœuvre jugée
23:21dangereuse.
23:22Hennen
23:23s'imposa au classement
23:24général des Match Race
23:25tandis que Shin
23:26poursuivit sa gare
23:28psychologique
23:28via sa chronique
23:29dans Motor Cycle News.
23:31La Suzuki RG500
23:33bénéficiait
23:34d'un nouveau châssis
23:34raccourci
23:35pour 1978.
23:36Shin
23:36commença
23:37bien l'année
23:38avec une victoire
23:39au Grand Prix
23:39du Vénus Villars.
23:40Mais cette version
23:41du RG500
23:42ralentit son développement.
23:44Hennen
23:44remporta l'Espagne
23:45puis Roberts
23:46enchaîna 3 victoires.
23:47Après 5 courses,
23:49Shin
23:49se retrouva
23:508 points
23:51derrière Roberts
23:52et 5 derrière Hennen.
23:53La saison
23:54fut marquée
23:55par un tournant dramatique.
23:56Hennen se bléza gravement
23:57à l'île de Mann
23:58mettant fin à sa carrière.
23:59Pour le remplacer,
24:01Suzuki engagea
24:02Will Hartog,
24:03un néerlandais
24:04chargé de soutenir
24:05Shin face
24:06au Yamaha
24:06de Roberts
24:07et ses sautons.
24:08Mais Shin
24:09fut frustré
24:10lorsque
24:10Hartog
24:11remporta
24:12le Grand Prix
24:12de Belgique
24:13devant lui
24:13et Roberts
24:14grâce à un choix
24:15de pneus judicieux.
24:17Shin
24:17répliqua
24:18en enchaînant
24:18les podiums
24:19et en s'imposant
24:20au Grand Prix
24:20de Suède,
24:21réduisant l'écart
24:22à 3 points
24:22avec Roberts
24:23à 3 courses
24:24de la fin du championnat.
24:26Cependant,
24:26la relation entre Shin
24:27et Suzuki
24:27commença à se détériorer.
24:29Au Grand Prix
24:30de Finlande,
24:31Shin aurait pu
24:31prendre la tête
24:32du championnat
24:32après la défaillance
24:34mécanique de Roberts
24:34mais sa propre Suzuki
24:36rendit l'âme.
24:37Il avait prévenu
24:38son équipe
24:38d'un problème
24:39au palier de Villebrequin
24:40mais ses mécaniciens
24:41refusèrent d'intervenir.
24:43La panne
24:44lors de la course
24:44lui coûta cher
24:45et provoqua
24:46de vives critiques publiques
24:47de sa part.
24:48Le Grand Prix
24:49de Grande-Bretagne
24:50se termina
24:51dans la confusion.
24:52La pluie diluvienne
24:53et les arrêts
24:54au stand
24:54pour changer de pneu
24:55compliquèrent le classement.
24:57Shin déclara
24:58à haute voix
24:58sa victoire
24:59mais le jury FIM
25:00attribua finalement
25:01la victoire à Roberts
25:02reléguant Shin
25:03à la troisième place
25:04derrière le privé
25:05Steve Mönchip.
25:07Lors du dernier
25:08Grand Prix
25:08en Allemagne,
25:09Roberts termina
25:10troisième devant Shin
25:11qui finit quatrième
25:12et vit le titre mondial
25:14500 lui échapper
25:15pour une seconde place.
25:17Shin imputait
25:18sa défaite
25:18à la lenteur
25:19de son équipe
25:20en Finlande.
25:21Malgré tout,
25:22il remporta
25:22pour la troisième fois
25:23consecutive
25:23la Mallory Park
25:25Race of the Year.
25:26confirmant sa stature
25:28de star incontournable
25:29du championnat mondial.
25:30Les relations
25:30entre Shin et Suzuki
25:31se tendirent encore
25:32avant la saison 1979.
25:34La firme demanda
25:35à ses trois meilleurs pilotes
25:37Shin,
25:37Virginio Ferrari
25:38et Will Hartog
25:39de choisir
25:40la nouvelle moto d'usine
25:41en comparant deux versions.
25:43Habitué à recevoir
25:44un traitement préférentiel,
25:46Shin se retrouva minoritaire.
25:47Ferrari et Hartog
25:48choisirent le modèle
25:50qu'il avait rejeté
25:51et il dut se plier
25:52à leur décision.
25:53Au Transatlantique
25:55Trophy Match Race
25:55de 1979,
25:57Shin domina
25:58les quatre premières courses
25:59face à une équipe
26:00américaine affaiblie,
26:01privée de Roberts
26:02et Hennen
26:02pour blessure.
26:03Mais des problèmes
26:04de moteur
26:05à Hotline Park
26:06le forcèrent
26:07à laisser
26:08les deux dernières courses
26:09à Jier Romero.
26:11Shin commença
26:12la saison mondiale
26:13avec une victoire
26:13au Grand Prix du Venezuela
26:14devant Ferrari,
26:15tandis que Roberts
26:16se remettait
26:17d'une grave blessure au dos,
26:18subie lors du test
26:19de précision au Japon.
26:21Lors de la deuxième manche
26:22en Autriche,
26:23Roberts,
26:23encore convalescent,
26:24l'emporta,
26:25tandis qu'une erreur
26:26de mécanique
26:27sur les plaquettes de frein
26:28de Shin
26:28le fit terminer douzième.
26:30Les courses suivantes
26:31furent difficiles.
26:33Shin abandonna
26:34trois fois sur quatre,
26:36tandis que Roberts
26:36remporte trois victoires
26:38consécutives
26:39en Italie,
26:39Espagne et Yougoslavie,
26:40prenant la tête
26:41du championnat.
26:43Shin termina
26:43deuxième du Dutch TT
26:45derrière Ferrari,
26:46puis la plupart
26:47des équipes d'usines
26:47boycottèrent
26:48vers le Grand Prix de Belgique
26:49pour cause de pistes dangereuses.
26:51Shin remporta ensuite
26:52le Grand Prix de Suède
26:53et termina troisième
26:54en Finlande.
26:55Le Grand Prix
26:55de Grande-Bretagne
26:561979 à Silverstone
26:58reste l'une des courses
26:59les plus mémorables
27:00de la décennie.
27:01Shin et Roberts,
27:02accompagnés de Hartog,
27:04prirent rapidement
27:04les commandes.
27:06Hartog décrocha,
27:07mais les deux leaders
27:08se livrèrent
27:08une lutte acharnée
27:09pendant 28 tours.
27:10Dans le dernier tour,
27:12des retardataires
27:12ralentirent Shin,
27:13offrant un léger avantage
27:15à Roberts.
27:16Imperturbable,
27:17Shin rattrapa son rival
27:18et tenta un dépassement
27:19dans le dernier virage,
27:20mais Roberts
27:21s'imposa de justesse,
27:22trois dixièmes de seconde seulement.
27:24La course,
27:25diffusée en direct
27:26par la BBC,
27:27s'éla la rivalité légendaire
27:28entre les deux pilotes.
27:30Des années plus tard,
27:31après la mort de Shin,
27:32en 2003,
27:33Roberts confia
27:34« Je ne serai pas
27:35Kenny Roberts
27:36sans Barry Shin. »
27:37Shin se remit
27:38et termina la saison
27:39sur une victoire
27:40au Grand Prix de France.
27:41Malgré ce succès
27:42et le plus grand nombre
27:43de victoires
27:44parmi les pilotes Suzuki
27:45en 1979,
27:46il termina troisième
27:47du championnat
27:48à seulement deux points
27:49de Ferrari
27:49sur la Galinka Suzuki,
27:51laissant le titre mondial
27:53à Roberts
27:53pour la deuxième année
27:54consécutive.
28:02Convaincu
28:03qu'il recevait
28:04un matériel inférieur
28:05à celui de ses coéquipiers Suzuki,
28:07Shin décida
28:08de changer de constructeur
28:09pour la saison 1980.
28:11Il courut sur une Yamaha
28:12YZR 500 de privé,
28:14mais Yamaha
28:15se souvenait
28:16de ses critiques virulentes
28:16de 1972
28:17et réserva
28:18sa meilleure machine
28:19à Kenny Roberts
28:20qui décrocha
28:21son troisième titre
28:22consécutif
28:23en 500 cette année-là.
28:25Grâce à l'importateur
28:26britannique de Yamaha,
28:28Mitsuyamaa,
28:29Shin commença
28:30à bénéficier
28:30d'un traitement
28:31plus favorable
28:32de la part de l'usine.
28:33En 1981,
28:34il engagea
28:35Herb Kanemoto,
28:37l'ancien mécanicien
28:38de Gary Nixon,
28:39récemment retraité,
28:40qui permit à Shin
28:41de décrocher deux podiums
28:42avant de reporter
28:43la dernière manche
28:44de la saison
28:44à Understorp,
28:45en Suède,
28:46terminant quatrième
28:47du championnat du monde 500.
28:49Cette saison fut dominée
28:50par Marco
28:51Luki Ennelli
28:52sur Galina Suzuki,
28:54victorieux dans quatre
28:55des cinq courses
28:56et sacré champion du monde
28:57devant Randy Mamola,
28:59le remplaçant de Shin
29:00chez Heron Suzuki.
29:02La victoire de Shin
29:03au Grand Prix de Suède
29:04de 1981
29:05restera la dernière
29:06d'un pilote britannique
29:07en Grand Prix
29:08pendant 35 ans
29:09jusqu'à ce que
29:10Cal Crunchlow
29:11mette fin à cette série
29:13en remportant le Grand Prix
29:14de République Tchèque 2016.
29:16Avant la saison 1982,
29:18Shin reçut la toute nouvelle
29:20Yamaha
29:20OW-60TZ500
29:23équivalente
29:24à la machine de Roberts.
29:25Il montra
29:25qu'il était de retour
29:26au sommet
29:27en remportant
29:27cinq des six courses
29:28des Transatlantique Trophy
29:29Match Race 1982
29:31bien que l'équipe américaine
29:33fut diminuée
29:33par l'absence de Roberts
29:34et Randy Mamola
29:35pour des tests.
29:36Le jeune américain
29:38Freddy Spencer
29:38s'écrasa
29:39dans la première course
29:40endommageant sa Honda
29:41au point de devoir
29:42abandonner le reste
29:43de la série.
29:44Seul un petit accident
29:46à basse vitesse
29:46dans le dernier tour
29:47du virage de Mallory Park
29:48permis à Roger Marshall
29:50de le dépasser
29:51et de lui ôter
29:52un bonus de 40 000 dollars
29:54pour avoir remporté
29:55les six courses de l'année.
29:56Avec la meilleure machine,
29:57Yamaha
29:58pour la saison 1982,
30:00Shin était immédiatement compétitif.
30:02Après le boycott
30:03du Grand Prix de France
30:03par les principaux pilotes,
30:05il enchaîna les podiums
30:06et se retrouva de nouveau
30:07en liste
30:07pour le championnat du monde.
30:09Mais lors des essais officieux
30:10du Grand Prix
30:10de Grande-Bretagne 1982
30:12au circuit de Silverstone,
30:13il eut le deuxième accident
30:15grave de sa carrière.
30:17Arrivant sur une bosse,
30:18Shin entra en collision
30:19avec la moto
30:20de Patrick Higua
30:21à plus de 260 km heure,
30:23se fracturant
30:24les deux jambes
30:24et un bras.
30:25Ses jambes furent sauvées
30:27grâce à l'intervention
30:27du chirurgien orthopédiste
30:29Nigel John Cobb
30:31au Norton General Hospital.
30:34Bien qu'il revient
30:35au championnat du monde
30:35en 1983
30:36sur une Suzuki RG500 privée,
30:39il ne retrouvera jamais
30:40son ancien niveau
30:40et prit sa retraite
30:41en 1984.
30:43De manière symbolique,
30:44pour un pilote
30:45dont le nom était devenu
30:45indissociable
30:46de la Suzuki RG500
30:47après avoir obtenu
30:49son premier podium
30:50sur cette moto
30:50en 1974,
30:52il fut également celui
30:53qui lui assura
30:54son dernier podium
30:55avec une troisième place
30:57lors du Grand Prix
30:58de République Sud-Africaine
30:591984.
31:01Shin demeura
31:02le seul pilote
31:03à avoir remporté
31:04des courses de Grand Prix
31:05dans les catégories
31:0650 et 500.
31:07La dernière grande victoire
31:09de sa carrière
31:09survient lors de la
31:11Scarborough Gold Cup
31:131984
31:14sur le circuit
31:15d'Oliver Munt,
31:16l'un de ses tracés favoris.
31:18Il l'emporta
31:19face à son vieil adversaire
31:20Mike Grants,
31:22marquant ainsi
31:22sa quatrième victoire
31:24à cette épreuve.
31:25A la fin des années 80,
31:26la famille Shin
31:26s'installa en Australie
31:28espérant que le climat
31:29plus chaud soulagerait
31:30les douleurs liées
31:30à l'arthrite
31:31provoquées par ses blessures.
31:33Ils s'installèrent
31:34sur une propriété
31:35près de la Gold Coast.
31:36Shin combina alors
31:37une activité
31:38dans le développement immobilier
31:39avec un rôle de commentateur
31:40en sport mécanique.
31:42Il débuta sur CBS TV
31:44puis passa au Nine Network
31:46aux côtés de Darrell
31:47S-Like
31:48avant de suivre
31:49les droits de diffusion
31:50du championnat du monde de moto
31:51sur Network 10.
31:53Sur 10,
31:54il co-animait
31:55l'émission hebdomadaire
31:56RPM de 1997 à 2002
31:58avec les journalistes
31:59Bill Woods
32:00et Greg Rust
32:01et participé
32:02à la couverture
32:03d'autres compétitions,
32:04notamment les 8-8 supercars.
32:06Dans les années 90,
32:08Shin a apparu également
32:09dans une série de publicités
32:11populaires pour Shell
32:12aux côtés de l'icône
32:13du sport automobile australien
32:15Dick Johnson.
32:17Grâce à ses contacts
32:18dans le milieu de la moto,
32:19Shin contribua à lancer
32:21les carrières
32:21de jeunes pilotes australiens
32:22comme Mike Dohan,
32:23qu'un tuple champion du monde 500,
32:25Troy Corsair,
32:26double champion du monde
32:27superbike
32:28et Chris Vermeulen,
32:30vainqueur en Grand Prix MotoGP.
32:32Dans ces dernières années,
32:34il participa
32:34à des courses de moto historiques,
32:36retournant souvent en Angleterre
32:37pour courir à Dunnington Park
32:39et disputa sa dernière course britannique
32:41lors du Good Road
32:43Rui Vey Vol
32:44en 2002.
32:45Il fut également choisi
32:47pour porter le bâton de la reine
32:48lors des préparatifs
32:49des Jeux du Commonwealth
32:502002 à Manchester.
32:52En juillet 2002,
32:54à 51 ans,
32:55Shin fut diagnostiqué
32:57d'un cancer de l'œsophage
32:58et de l'estomac.
32:59Refusant la chimiothérapie traditionnelle,
33:01il opta pour un traitement holistique
33:03basé sur un régime strict
33:05conçu par le guérisseur autrichien
33:08Rudolf Bross,
33:09destiné à priver
33:10le cancer de nutrimine.
33:12Shin s'est émis
33:13dans un hôpital de la Gold Coast
33:15en mars 2003
33:16à l'âge de 52 ans
33:17après avoir lutté
33:18contre la maladie
33:19pendant 8 mois.
33:28Merci.
33:28Merci.
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